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 désinfectant & petits plats ((yunsoo))

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Bae Yool Hee
Occupation : héritière & future baronne des nuits de Busan
Quartier : Busanjin
Don : chronosentance
Niveau : 3
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Mer 14 Juin - 0:13
la patience s'apprend l'estomac vide, la robeu, ☾ Il n’existait pas un jour où elle n’était pas prise d’un ennui mortel. A croire qu’elle était née pour ça. Ou était-ce la raison pour laquelle elle avait hérité de ce don. L’ennui faisait partit de son quotidien depuis tellement longtemps. Il lui était presque plaisant. Elle s’y était habituée. Si bien que l’envie d’utiliser son don pour accélérer les choses ne se faisait plus ressentir. Comme s’il était devenu superflu. Aussi cela faisait plus d’une heure que Yool Hee était assise contre l’immense paroi vitrée du salon. Assise dans le silence elle regardait du dernier étage de la tour la ville. De son point d’observation ils n’avaient l’air de rien. Les voitures dans la rue ressemblaient à des jouets. Si insignifiants. Elle aurait pu rester ainsi des heures durant, immobile. Ses pensées focalisées sur ce qui semblait se passer à ses pieds. Pour ne pas avoir à penser au reste. A la vie médiocre qu’elle vivait dans un écrin doré.

Son ventre se tordit mettant fin à sa contemplation. Faim. Elle avait faim. La douleur naissante dans son estomac lui fit réaliser une chose : il n’était pas rentré. Pas d’Elvis qui raisonnait dans tout l’appartement. Aucun bruit. Ah, Yun Soo n’était toujours pas rentré. Yool Hee se leva sans un soupir. Elle se traina dans la cuisine en trainant des pieds. La pièce était vide. Pas une trace d’un potentiel repas. Rien. Nada. Et son estomac qui se mettait à crier famine. Son corps montrait plus de d’agacement que la jeune femme elle-même. Elle resta immobile quelques minutes sans savoir quoi faire. Elle avait terriblement faim mais savait seulement utiliser le cuiseur à riz. Ses compétences culinaires s’arrêtaient là. Elle était une extraordinaire mangeuse mais sa maladresse faisait d’elle une piètre cuisinière.

Pas question de commander à manger. L’idée qu’un inconnu arrive jusqu’à sa porte lui était inconcevable. Une seule solution. Harceler Yun Soo jusqu’à ce qu’il réponde et rentre pour la nourrir. Après plusieurs appels et messages envoyés sans grand succès elle se résigna à faire ce qu’elle avait en horreur : laisser un message vocal. « J’ai faim. Yun Soo… Rentre. Je sais pas comment faire et j’ai peur de commander. » Elle soupira. « Si tu te dépêches, je veux bien… Non oublies. Je t’attends. »  

Elle avait repris sa place contre la vitre. Cette fois en faisant dos à la vue. Le jour tomba sans qu’elle s’en rende compte et sans qu’elle se lève pour allumer la lumière. Puis soudain le son du digicode se fit entendre. Ni une ni deux elle courut jusqu’à la porte d’entrée pour accueillir l’homme qu’elle avait attendu comme le messie. Droite comme un i. l’air toujours aussi impassible. « Yun Soo. » Pas besoin d’en dire plus, le grognement de son ventre avait fait le reste. Yool Hee plaqua ses deux mains contre son abdomen avant de regarder son homme de main. Comme une enfant qui aurait fait une bêtise.
 
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Nam Yun Soo
#turquoise
Occupation : garde du corps, homme de main (officieusement esclave)
Quartier : Busanjin
Situation : libertin, c'est ça le mot ?
Don : analgésie. ne sent pas du tout la douleur. plus gênant qu'il n'y paraît.
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Mer 14 Juin - 11:25
que ferait-elle sans moi, feel de l'outfit + jogging noir cool , ☾ le sourire coupe son visage au couteau, d’un côté plus que d’un autre, et il passe d’un pied sur l’autre. il sent la brûlure à l’arrière de la gorge, quand il ne respire pas bien, et une fine pellicule de sueur habille ses bras nus. Quand il sent l’adrénaline courir dans ses veines, il lui semble pouvoir tout affronter, et alors qu’il est encore intact et que son adversaire est au sol, il se sent comme le roi du monde. Intouchable, insensible, immortel. Une pulsion de vie si forte qu’elle est son plus grand plaisir de mortel, douce euphorie en début de nuit. il en est réduit à son corps, à sa chair, ses circuits neuronaux ne semblent plus en action. il le tease, touche sa poitrine du bout de sa poitrine “on abandonne déjà ? tu me donnes une victoire si facile ? c’est toi qui es venu je te rappelle. profites en, je ne donne pas mon temps à tout le monde” il est arrogant, il n’a pas peur, et le jeune homme à terre n’est pas sur un dojo. il n’y a pas de règles, et lorsqu’il lui attrape la cheville et le fait tomber à terre, yunsoo se sent comme eu, trompé.

il atterrit lourdement sur le sol, sent le choc avec le pavé même s’il n’en ressent aucune douleur. la mince différence entre sentir le contact et sentir la douleur semble impossible à définir, et pourtant il la connaît mieux que personne. le jeune homme vient se mettre par dessus lui, yunsoo se dit soudain qu’il a peut-être un peu joué la comédie. il jure intérieurement, de l’avoir sous estimé, mais ne le fait-il pas constamment ? à se croire plus fort que tout le monde, invincible. il sent les phalanges du jeune homme rencontrer sa mâchoire, sa tête se balancer sur le côté comme si elle n’était attachée à rien. Le gars au dessus de lui se surprend, comme tous les autres, de son absence de réaction. Un robot, il n’est pas humain, c’est pas possible, et Yunsoo prend toujours avantage de ce moment là pour se reprendre. Quelques secondes d’hésitation suffisent pour qu’il retourne leurs situations, malgré le sang qui coule à l’intérieur de la bouche. Il crache par terre et rit, le gars en dessous de lui a l’air de voir le diable juste devant lui. Ah. Il aime ce pouvoir.

Mais son but n’est pas de faire mal à quelqu’un. En soit, provoquer de la douleur ne lui fait rien ressentir. Il considère qu’il a gagné le combat, il tient son adversaire fermement au sol, et au judo, ça s’arrête là. Plus de moyen de sorties. Il compte quelques secondes avant de se relever. “entraîne toi, hein ? même ton poing est un peu faiblard” dit-il finalement avant de se retourner pour repartir. pas de l’avis de l’autre, qui semble trouver une bonne idée de faire le truc le plus irrespectueux au monde : attaquer quelqu’un de dos. Yunsoo ne protège pas sa chute, se cogne la tête contre le pavé. Il saigne, mais ne s’en rend pas compte, il se sent juste un peu étourdi, alors qu’il se relève. Quel con. Il crache à nouveau sol et regarde le ciel. Il fait nuit. Quelle heure est-il ? S’il se fie à lui même, il est en retard. Merde. il n’a pas du tout vu le temps passer.

Il reprend sa voiture, et se dépêche de rentrer. Il ne prend même pas attention aux limites de vitesse, il n’y a que lui à l’intérieur de la voiture après tout. Il finit par arriver, tape le code, c’est qu’il habite dans un endroit de riche, même s’il doit supporter la colocataire. Colocataire. Penser qu’elle pourrait être ça le fait rire jaune, si telle était leur situation, il aurait quitté la résidence depuis longtemps. Il vérifie son téléphone en montant dans l’ascenseur : plusieurs appels, et même un message. Il prend panique : elle n’en laisse jamais, est-ce qu’il lui est arrivé quelque chose ? Il ne peut même pas l’écouter parce que ça ne capte pas, à l’intérieur. Il ne peut que se dépêcher d’arriver jusqu’à la porte, qu’il ouvre avec empressement. “Y…” commence-t-il, se préparant à l’appeler. Mais elle est là, juste devant lui, elle prononce son nom et il frissonne. Il ne voit pas grand chose car les lumières ne sont pas allumées, quelle idiote, qu’est-ce qu’elle fait dans cette pénombre. Il entend son ventre grogner. Il a peur quand même et pose sa main sur sa joue pour vérifier sa température, ou pour voir si ça va, comme si ce simple contact pouvait apporter tant d’informations. Il retire rapidement ses doigts. “j’ai peur que tu te laisse mourir si jamais il m’arrive un accident et que je rentre pas” dit-il tout haut, parce que c’est ce qu’il pense tous les jours. “il faut que t’apprennes à te débrouiller toute seule” dit-il en tirant son poignet pour la faire s’asseoir sur une chaise à la table de la salle à manger. Il ne prend même pas la peine d’allumer la lumière lui non plus, et il est habitué à la pénombre, il s’y retrouve très bien. “t’es un sacré cas, tu sais ça ? je devrais te laisser te débrouiller.” dit-il, juste pour se donner un genre. d’un côté, il est obligé légalement, de l’autre, il ne la laisserait jamais mourir de faim. il se sent déjà coupable qu’elle n’ait pas eu son repas en temps et en heure. il passe ses mains sous l’eau, sent que ses jointures sont ouvertes, mais quand ne le sont-elles pas ? il prend garde à bien nettoyer. sa tête tourne. mais il essaie d’ignorer cette sensation. il prend un couteau mais le fait tomber sans faire attention : ça commence mal. lui qui a des réflexes presque surhumains, il est peu probable que ça ne donne pas puce à l’oreille.
 
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Bae Yool Hee
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Mer 14 Juin - 22:41
la patience s'apprend l'estomac vide, la robeu, ☾ Trahie par son propre estomac. Yool Hee détestait ça. Elle aurait voulu avoir le contrôle jusque sur le fonctionnement de ses entrailles. Besoin paradoxal quand on savait qu’elle n’avait aucun contrôle sur ce que atterrissait dans son assiette. Mais c’était ce genre de bruit qui la rendait humaine et donc vulnérable. Les humains étaient des êtres faibles prêts à fuir à la moindre intempérie. Cruels et déloyaux. Et dans ses moments les plus sombres elle rejetait toute forme d’humanité latente et désirait ne plus être qu’une coquille vide. Il était tard et elle mourrait de faim. La fatigue n’avait jamais été son alliée.

Elle ne comprit pas lorsqu’il posa sa main sur sa joue. Elle s’attendait plutôt à ce qu’il se moque du grognement de son ventre. Se demandant même si elle ne sentait pas une forme d’affection sous les doigts de Yun Soo. Mais Yool Hee ne comprenait pas ce genre de choses. L’amour et la douceur avaient perdu tout leur sens à ses yeux. Comme si ces deux années d’incarcération avaient fait disparaitre toute trace de tendresse dans ses cellules et l’avaient rendu étrangère à la douceur du monde. Il parla et elle ne dit rien. Yool Hee écoutait toujours avec attention ce qu’il pouvait lui dire.  Faisant ensuite le tri entre ce qui lui semblait bon à prendre ou à laisser. Bien sûr que non. Elle ne se serait jamais laissé mourir. Elle savait quand même utiliser le cuiseur à riz ! Le repas aurait été bien triste mais elle aurait fini par abdiquer. Une coquille vide mais pas encore prête à accueillir la mort. Elle était à deux doigts de répliquer. D’affirmer fièrement sa seule et unique compétence culinaire. Mais elle ne dit rien et se laissa faire. Quelque part elle craignait qu’il ne lui dise de se débrouiller seule puisqu’elle savait. Et c’était bien trop confortable comme ça.

Ah. Assise à table les mains posées sur les genoux, la réplique de Yun Soo lui fit baisser la tête. Elle ne pouvait définitivement plus rien dire. « Je n’y arrive pas. Et personne ne m’a appris. » Elle n’avait que 17 ans lors de son jugement et à l’époque sa mère lui avait appris une seule chose : faire cuir du riz et faire des ramyuns. Mais il n’y en avait jamais chez eux. L’appartement était toujours plongé dans le noir. « Tu vas te faire mal si tu cuisine dans le noir. » Lui dit-elle en allumant enfin la lumière. La pénombre ne l’avait jamais dérangée mais elle s’en voudrait si jamais il se blessait en cuisinant pour elle. Une grimace vint tordre ses lèvres rougies. Son corps était de nouveau marqué. Elle aurait voulu qu’il cesse de se battre. De se blesser inutilement. La violence comme nécessité pour vivre était un concept qui lui échappait complètement. Sans un mot elle quitta la cuisine pour la salle de bain. Dans un placard était rangée une boite qui contenait tout le nécessaire pour ce genre de situation. Et cela arrivait bien plus souvent qu’on aurait pu le penser. Elle revint dans la cuisine et posa le nécessaire de secoure sur le plan de travail. « Tu ne peux pas cuisiner avec des mains dans cet état. » Dit-elle en ouvrant la boite pour y sortir de quoi penser les vilaines plaies. Si elle était un cas pour la cuisine, Yool Hee avait appris à soigner les blessures de son homme de main.

 
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Nam Yun Soo
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Ven 16 Juin - 20:59
que ferait-elle sans moi, feel de l'outfit + jogging noir cool , ☾ Il parle sans réfléchir, se plaint tout le temps de sa protégée, et lorsqu’il lui semble qu’il a touché une corde sensible, il se sent coupable, à chaque fois. Il ne répond rien, il n’avait pas eu l’intention de la critiquer véritablement. Oui, son mode de vie est assez particulier, mais YunSoo est plus peiné qu’elle ne puisse pas profiter des joies de la vie plutôt que par le fait qu’elle ne puisse se débrouiller. il suppose que l’un va avec l’autre, mais il lui ferait ses repas jusqu’à la mort si c’était la condition pour qu’elle puisse être heureuse, sourire et rire. Il ne l’a jamais connue autrement que durant ces années, comme portant la mort dans son coeur, mais parfois il a l’impression de voir ou d’imaginer une brèche.

Pas le temps de protester, la lumière vient agresser ses rétines. Il plisse les yeux sans se retourner vers elle, et profite de cette nouvelle donnée pour mieux organiser son espace de travail. Il ne sait pas à quel point il est abîmé, il n’a pas rencontré de miroir entre la bagarre et ici, et bien entendu il n’a pas d’autre indicateur. Il sait qu’il doit avoir quelques bleus sûrement.. Mais son corps est souvent marqué, elle a l’habitude, plus que personne. Il l’entend partir  et se retourne, apercevant seulement une figure à l’entrée de la porte de la salle de bain. Elle réapparaît bientôt et pose la trousse de secours sur le plan de travail de la cuisine. Elle parle et il ouvre les lèvres, pour répliquer, seulement, rien ne lui vient, là. “Tu n’es pas censée t’occuper de moi, tu sais” dit-il doucement, dans un soupir “ça c’est mon job. je me débrouille” Pas du genre du jeune homme d’accepter l’aide de quiconque, surtout pas des personnes qui lui sont proches. Il l’observe, elle et ses gestes dotés d’une grâce presque irréelle en toutes circonstances, et vient poser sa main sur son poignet. “Je n’ai rien” dit-il, mais en vérité il n’en sait rien, il n’est pas encore allé s’examiner. Il peut se bander les mains seul, si c’est pour ne pas avoir d’accident durant la préparation de son repas.

Il aime la toucher, il aime la regarder, il aime l’avoir si près de lui. Il ne sait pas exactement ce qui l’anime quand il est en sa présence, mais la force de ses sentiments est sa seule certitude. Elle est la personne la plus importante de sa vie, en dehors même des obligations du travail. Sa raison de vivre, la seule depuis que tout l’a quitté. Il se dit que si jamais un jour, elle n’a plus besoin de lui, il n’aurait plus rien, et cette pensée le terrifie. “Je suis désolé” dit-il doucement. Il ne sait pas lui même si c’est à cause du fait qu’il rentre blessé, qu’il soit rentré en retard ou qu’il l’ait laissée avoir faim. Si c’est parce qu’il n’est pas le parfait employé pour elle, puisqu’il est doté de la complexité de l’être humain.


 
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Bae Yool Hee
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Mar 20 Juin - 20:33
la patience s'apprend l'estomac vide, la robeu, ☾ La violence envers autrui était un concept qui la dépassait. Le plaisir suscité par la violence. De voir les autres souffrir ou même de souffrir soit même. C’était au-dessus de ses moyens. Elle avait beau tourner la chose mille fois dans sa tête, jamais elle ne trouvait de réponse. Pas même un peu crédible. Ça n’avait juste pas de sens. La violence sous toutes ses formes n’apportait jamais rien de bon. Aussi avait-elle en horreur de ceux qui en profitaient. Comme elle n’aimait pas ce besoin presque obsessionnel qu’avait Yun Soo de se battre. Mais elle ne disait jamais rien à ce propos. Elle lui disait bien peu de choses. Elle n’aimait pas ses agissements mais elle s’en voudrait de l’empêcher de faire quelque chose qui semblait presque vital pour lui. Et ce n’était pas comme si elle pouvait exercer un contrôle constant sur sa personne. Elle n’aimait, de toute façon, pas cette idée.

Elle soupira distraitement. Il ne se laissait jamais faire ou du moins il n’acceptait jamais complètement ses soins. Mais Yool Hee l’ignorait à chaque fois. Les jérémiades du jeune homme ne l’avaient jamais stoppée. Elle savait se montrer bornée quand il le fallait. « Ton travail c’est de t’occuper de moi. Ce qui veut dire aussi de me faire à manger dans de bonnes conditions. » Dit-elle sans le regarder et continuant de préparer les bandages. « Cela implique donc des mains propres et en état de marche. Si je dis qu’il faut te soigner c’est qu’il faut le faire. » Il émanait une certaine autorité dans le ton neutre et presque indifférent qu’elle utilisait. La nuance était subtile comme chaque fois qu’elle exprimait autre chose que de la nonchalance. Il fallait être suffisamment vigilant pour le remarquer.

Elle pourrait presque grimacer et peut-être même aller jusqu’à le traiter d’imbécile. C’est dire. Un peu agacée par son comportement elle se concentra deux fois plus sur la boite et ne lèva toujours pas les yeux vers lui. Ne portant aucune attention à sa main posée sur son poignet. Qu’il cesse de faire l’enfant et la laisse faire tranquillement. Ses excuses la stoppèrent. Pour la première fois elle leva les yeux pour le regarder lui. Il avait le don de faire fondre sa carapace. Pas beaucoup. Mais juste de quoi lui faire ressentir un frisson. Suffisamment pour la couper dans ses mouvements. Suffisamment pour qu’elle s’en veuille. Une pointe de culpabilité vint la chatouiller. Peut-être qu’il avait raison. Qu’elle devait se débrouiller seule. Yun Soo n’avait aucune raison de s’excuser. Il faisait déjà tellement pour elle. « Ce n’est rien. » Soufflât-elle en détournant le regard. Regarder quelqu’un dans les yeux lui était difficile. Trop de sentiments. Trop de choses à ressentir qu’elle ne pouvait contrôler. « Tu n’y ai pas allé de main morte. » Dit-elle pour combler le vide. Et elle se mit à panser ses blessures en silence.

 
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Nam Yun Soo
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Mar 20 Juin - 22:02
que ferait-elle sans moi, feel de l'outfit + jogging noir cool , ☾ Il y a de ces choses qu’on sent. Si on essaie de les toucher du bout des doigts, elles filent aussitôt, et il est impossible de trouver les mots pour les qualifier ou les rendre un tant soit plus tangible. La confusion dans laquelle Yun Soo se retrouve plongé lorsqu’ils partagent de ce genre de moments, où les silences se font longs et où les regards se baissent (surtout dans son cas), est aussi insoutenable que délicieuse. Il n’aime pas sentir ses poils se lever, lorsque ses doigts frôlent sa peau, il n’aime pas non plus sentir ce poids au fond de son estomac qui ne veut pas se lever. Il ne peut répliquer à son pragmatisme. Alors il la laisse faire, parce qu’au final, a-t-il vraiment envie de se débrouiller tout seul ? Son coeur et son cerveau balancent, et il sait que lorsqu’elle a une idée dans la tête, il est impossible de lui enlever.

Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle relève les yeux, à ses excuses. Il sent son souffle se stopper, alors qu’il croise ses pupilles, essayant sûrement de sonder l’insondable. Espère-t-il y découvrir quelque chose ? Un signe ? Et signe de quoi ? Il a l’impression que son corps se tend en anticipation à chaque fois que ses pas s’approchent, et pourtant impossible d’y mettre des mots. Il soutient son regard, rares sont les occasions où elle le lui accorde. Il lui semble que les secondes s’étirent, et finalement elle rompt le contact, écarte ses excuses d’un revers de la main. Il sent ses poumons se vider de leur air, et une certaine déception le prend. Pas tant pour lui, de ne plus l’avoir dans sa ligne de mire, mais plus pour elle. Il a l’impression qu’il y a tellement de choses en son intérieur, qu’elle laisse apparaître subtilement et rarement au fil du temps, sans jamais s’y laisser tout à fait.

Elle tente de détendre l’atmosphère, ou en tout cas c’est comme ça qu’il interprète la remarque. “Sur une échelle de 100 ?” demande-t-il. Il a pris l’habitude de lui demander, lorsqu’elle a l’occasion de le voir avant qu’il ne puisse s’examiner lui même. “il m’a attaqué de derrière. quel con. il y a vraiment des gens qui n’ont aucun honneur” dit-il, en évitant soigneusement de dire qu’ils avaient tout de même engagé un combat avant et qu’il aurait tout aussi bien pu être abîmé de cette façon. “tu t’inquiètes pour moi ?” finit-il par demander, un demi sourire montant sur son visage. ce n’est pas une question sérieuse, il veut la taquiner comme il aime tant le faire. il n’a jamais l’avantage sur elle, et ce n’est jamais bien méchant, une partie de ping pong amicale. Il a le chic pour utiliser l’humour là où il ne faudrait pas, parce que c’est sa manière de gérer les situations qui deviennent un peu trop lourdes pour son esprit. “en vérité, tu n’en sais rien, mon futur remplaçant pourrait être beaucoup plus beau, sexy, intelligent, drôle, vif, sportif, musclé, tout le tralala. j’en doute très fortement, mais je ne m’inquiète pas pour ton avenir. sans moi.” dit-il en tentant de soutenir son sourire et de ne rien laisser trahir.


 
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Bae Yool Hee
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Lun 26 Juin - 23:22
la patience s'apprend l'estomac vide, la robeu, ☾ Comment arrivait-il si facilement à la faire culpabiliser ? Elle qui se targuait presque de ne rien ressentir. D’éprouver le moins d’émotions possible. Négatives comme positives. Un confort qu’elle c’était octroyé. Celui de ne rien ressentir ou presque. Le confort d’avoir un cœur trop flemmard pour s’attarder sur des choses comme les émotions. De leur avoir fermé la porte de son esprit. Au point de ne plus comprendre leur sens profond. Pourtant Yun Soo semblait à chaque fois trouver un moyen pour la titiller et réveiller ce vieil organe mis au placard. Yool Hee aurait bien voulu connaître son secret. Mais il n’était pas question qu’elle lui dise qu’il arrivait l’exploit de lui faire ressentir des choses. Aussi infimes soient elles. Cet aveu lui paraissait trop dangereux. Parce que même elle voulait lui vouer une confiance sans borne, il y avait toujours une petite voix qui résonnait dans sa tête. Une petite voix toujours là pour la rappeler à l’ordre. Qu’il ne fallait pas croire les gens. Que même les meilleures personnes pouvaient retourner leur veste recouvrir un visage monstrueux. Sous un agneau il n’était pas rare de trouver un loup. L’histoire le lui avait montré trop de fois. Et la culpabilité se fit plus forte. Coupable de l’avoir poussé à s’excuser. Coupable de ne pas arriver à lui faire confiance dans le fond. Quand bien même elle en mourait d’envie.

Pour chasser ses pensées elle se mit à parler. Combler le vide pour ne pas avoir à trop se poser de question en silence. « 200. » En même temps qu’elle parlait et sans qu’elle ne s’en rendit compte, un sourire vint étirer le coin de ses lèvres. L’action était si naturelle. Si vraie qu’à aucun instant son esprit comprit ce qu’il se passait. Sans qu’elle ne prit peur. Un sourire qui ne dura que quelques secondes. Peut-être trop rapide pour elle. Bien vite ses lèvres se pincèrent. Se battre était une chose mais attaquer par derrière était bien pire. Il n’y avait pas de limite à la bassesse des gens. Il avait raison. Les gens n’avaient aucun honneur. Quitte à se battre autant le faire dans les règles de l’art. Sinon ils n’étaient pas mieux que des animaux. Ainsi faite était la nature humaine. Et chaque seconde. Chaque personne. Semblait lui rappeler combien ce monde était corrompu jusqu’à la moelle. « Pas vraiment. Je sais que tu ne perdras pas si facilement. » Répondit-elle avec sérieux. Bien loin de se douter qu’il pouvait s’agir d’une blague. Même son sens de l’humour lui avait été confisqué. Bien rangé, au chaud, avec le reste de ses émotions.

Son travail était terminé. Ou du moins les mains de Yun Soo étaient pansées. Elle n’avait pas encore vérifié le reste. Mais la faim la tiraillait et lui chuchotait à l’oreille que le reste des blessures pouvaient bien attendre. Attendre que le repas soit prêt et qu’elle soit rassasiée. Et elle abdiqua. Reconnaissant que sa plus grande faiblesse était son estomac. Yool Hee s’apprêtait à lui faire savoir qu’il pouvait se remettre au travail mais la suite des évènements créa un vent de panique chez elle. Elle le regarda les yeux luisants d’incompréhension. Voulait-il partir ? C’était qu’il essayait de lui faire comprendre ? Alors Yun Soo ne resterait pas à ses côtés indéfiniment. Cette révélation lui était insupportable. C’était pourtant l’ultime vérité. Il ne pourrait toujours être là. avec elle. il avait une vie et elle n’en était surement pas le centre. Ses entrailles se serrèrent et cette fois ce n’était pas la fin. C’était quelque chose de plus compliqué et terrifiant. Son corps se tendit de tout son long. S’il partait elle ne serait plus rien. Il ne devait pas partir. Pour rien au monde elle aurait échangé Yun Soo contre un autre. « Tu vas partir ? » Demandât-elle d’une petite voix. Sa main bougea d’elle-même pour venir attraper le tee-shirt du jeune homme. Elle le regardait comme une enfant. Coupable et effrayée.

 
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Mer 28 Juin - 18:34
que ferait-elle sans moi, feel de l'outfit + jogging noir cool , ☾ Il sent que la séance de soins touche à sa fin. Il a envie de la retenir, en attrapant son poignet, avant d’être définitivement relégué à la tâche de cuisinier pour préparer le repas du soir. Mais ce n’est pas raisonnable. Il la laisse faire, baisse les yeux et laisse son souffle se calmer. Sa tentative de détente de l’atmosphère semble tomber à plat. Peut-il vraiment s’en surprendre ? Il la connaît, la petite. Parfois, il se rend compte qu’elle a du mal à détecter la différence entre le premier et le second degré, le littéral de l’abstrait ou l’humour du sérieux. Il n’a le temps de rien dire qu’elle vient accrocher sa main à son t-shirt, et il se fige. Il a l’impression que son cerveau se débranche, tout d’un coup, il entrouvre les lèvres sans avoir quoi que ce soit à dire. Les mots qui sortent de sa bouche, comme une plainte, font s'affaisser ses sourcils. “Qu’est-ce que tu racontes…” finit-il par dire, dans un rire gêné. Il baisse les yeux vers sa petite main, dont les phalanges sont blanches à cause de la tension, et il vient poser ses doigts sur les siens. “C’est une blague. Je ne partirai pas” Son regard se lève à nouveau vers elle, pour rencontrer le sien. Il la déteste. pour être la femme la plus belle et la plus fascinante qu’il lui ait jamais été donné de rencontrer. Il faut bien qu’avec ça vienne les bugs, mais toutes les choses “normales” qu’elle n’a pas saisi ne font que renforcer son charme. Il a envie de sortir une petite blague à nouveau, quelque chose de noir, pour lui expliquer que seule la mort pourrait lui faire quitter son poste, mais il s’arrête à la dernière minute. Il ne veut pas la troubler un peu plus.

Mais se rend-elle compte à ce moment là, que celui qui est plus troublé que tous, est lui ? Il a envie d’y croire, que son toucher lui est indifférent, et qu’il ne la voit même pas comme une femme. Il aimerait ne pas se sentir lié pieds et mains par un accord méconnu d’eux deux, et pourtant il n’a que ça, il ne peut le renier. Il s’en nourrit, s’en repaît, malgré les entailles invisibles qui s’accumulent sur son dos. “Tu n’as qu’à te dire que.. à chaque fois qu’il me prend l’idée de dire quelque chose comme ça.. C’est une blague. Il n’y aura jamais de moment où je serai sérieux. Jamais. Je vis pour t..a protection” dit-il en tirant sur ses doigts, pour qu’elle détache sa main. Il ne supporte plus de la regarder et essaie de détendre sa gorge, anormalement resserrée. “Tu es satisfait de mon service, alors ?” demande-t-il. Trop occupé à la rassurer, il a oublié de se dire qu’elle avait eu l’air véritablement apeurée à l’idée qu’il puisse partir. Il ne sait pas si c’est pour son rôle, ou pour lui. “Est-ce que je suis.. l’homme à tout faire idéal ?” il aurait aimé lui poser la question, en rayant le "à tout faire".
 
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Bae Yool Hee
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Dim 16 Juil - 15:30
la patience s'apprend l'estomac vide, la robeu, ☾ Elle préférait se laisser mourir de faim plutôt que de trouver un remplaçant à Yun Soo. Et ce n’était qu’une question de nourriture. Son estomac vide avait été relégué au second plan. Yool Hee savait. Elle était intimement convaincue qu’elle ne pourrait jamais retrouver ce drôle d’équilibre qu’ils avaient créé ensemble. Il était irremplaçable. Elle le voudrait égoïstement à ses côtés. L’attacher à elle. L’enchainer dans l’appartement s’il le fallait. Elle en serait presque capable si elle ne savait pas qu’on ne peut faire ça. Et surtout si elle n’était pas déjà étouffée par sa culpabilité. Celle d’accaparer tout son temps. De l’obliger à la suivre comme son ombre. De l’avoir coupé de sa liberté de mouvement. Parfois il lui arrivait de penser qu’il fallait lui rendre sa liberté. Mais c’était plus fort qu’elle. Elle lui couperait les ailes s’il le fallait. Pour son propre confort. Parce qu’il était bien la seule présence qu’elle acceptait et appréciait aussi longtemps à ses côtés. Même sa tante ne jouissait pas d’autant d’égard de la part de sa nièce.

Son cœur se serra d’un coup. il lui sembla qu’il rebondissait dans sa poitrine. Et toute la pression dans son corps s’envola. Emportant avec elle toutes ses forces. Ses jambes se firent coton. A se demander comme elle faisait pour tenir encore debout. Une vague de soulagement était en train de la submerger. Elle le regarda avec de grands yeux interrogateurs. Une blague ? Elle se sentait presque idiote de ne pas avoir compris. Sans se rendre compte que c’était toujours comme ça. Qu’elle passait toujours à côté des tentatives d’humour de Yun Soo et que ce dernier avait la gentillesse de ne pas les relever. Elle l’écouta attentivement. Imprimant ses paroles. Il fallait qu’elle arrive à faire la différence. Au moins lorsqu’il s’agissait de Yun Soo. La plupart des gens blaguaient le sourire aux lèvres mais dès qu’ils affichaient une autre expression elle était complètement perdue. L’être humain était une créature trop subtile pour elle.

Elle décroche difficilement ses doigts. Un frisson lui parcouru l’échine. Il vivait pour…elle ? C’était la première fois qu’on lui faisait pareil aveu. Sans qu’elle ne put l’expliquer cette révélation était grisante. Satisfaisante. Alors elle n’aurait plus à se soucier de l’enfermer à double tour dans l’appartement. Son ventre se réchauffa. Plus à culpabiliser non plus. Un énorme poids s’ôtait de ses frêles épaules.

« Hum. » Elle hocha positivement de la tête. Telle une enfant. Les yeux grands ouverts et brillants. « Oui. » La détermination se sentant de sa voix. Personne avant Yun Soo n’avait joué ce rôle auprès d’elle mais elle était persuadée que personne n’aurait pu mieux faire. Il avait réussi l’exploit de l’apprivoiser et de l’habituer à sa présence. Elle. Yool Hee qui se méfie des autres. Yool Hee la pauvre fille perdue dans la banalité de la vie courante.

Puis soudain. Comme pour mettre un terme à ce désagréable interlude. Son estomac se manifesta de nouveau. Leur rappelant l’heure qu’il était. Et qu’on ne l’avait toujours pas rempli. Et chose extraordinaire. Yool Hee rougit.


 
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Nam Yun Soo
#turquoise
Occupation : garde du corps, homme de main (officieusement esclave)
Quartier : Busanjin
Situation : libertin, c'est ça le mot ?
Don : analgésie. ne sent pas du tout la douleur. plus gênant qu'il n'y paraît.
Niveau : 1
Multicompte : papy pilou est mon autre personnalité
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Mar 18 Juil - 14:37
que ferait-elle sans moi, feel de l'outfit + jogging noir cool , ☾ Elle le fatigue. Il ne comprend pas bien comment ça marche, dans sa tête, et nombreuses fois, il s’est dit qu’il devrait l’ouvrir pour essayer d’en faire un peu sens. Bae Yool Hee. Il est content d’avoir croisé son chemin. Content d’avoir foutu en l’air sa carrière, de s’être retrouvé à faire ces boulots de garde du corps insupportables, d’avoir été recruté par la tante. Quand il repense aux années derrière lui, il n’aurait pas fait différemment : et de toute façon, ce n’est pas comme s’il avait le choix. Quand confronté aux “si” et à ce qui pourrait être, on ne peut bien prendre que des leçons et pas regretter, hein ? Il ne veut pas devenir aigri, même s’il espère pouvoir faire semblant de l’être, vieux, pour embêter tout le monde.


Il sourit, doucement, de son oui si direct et sincère, celui qui vient du coeur, et essaie d’écarter la gêne qui vient remplir sa poitrine en toussant un petit peu. Il s’éloigne, histoire qu’elle ne voie rien sur son visage, mais il est stupide : on lui mettrait les choses devant le nez qu’elle n’y comprendrait rien. C’est une de ces grandes particularités, quelque chose qui fait à la fois craquer Yunsoo et qui l’exaspère. Il n’y a pas d’entre deux avec elle, de toute façon, tout est paradoxal dans la manière dont il réagit à sa personnalité.

Il rigola face à la couleur montant sur ses joues et se remit au travail. Il faut qu’il remplisse sa tâche. Si on lui avait dit des années auparavant qu’il serait aussi habile pour faire la femme au foyer, il en aurait ri. N’empêche que maintenant, il se débrouille : on ne peut pas dire qu’il est un chef, mais une femme serait sûrement très satisfaite de l’avoir en tant que mari; S’il avait compté se marier un jour, il aurait eu foule à la porte. Seulement, ce n’est pas dans ses plans, ça ne le sera jamais : il tient à la liberté. Assez bizarre, quand on voit le peu qu’il a à présent. “Va faire autre chose en attendant. Quand tu me regardes j’en perds mes moyens, je pourrais bien en perdre un doigt” dit-il avec humour. N’empêche que c’est vrai : il n’y a bien qu’elle pour le gêner et le rendre maladroit, cet homme si habile.

Il tente de se concentrer sur sa tâche et bien vite décide de faire rapidement du japchae : ça ne prendra pas trop de temps et elle ne se plaindra pas. Il coupe tous les légumes, la viande, fait cuire les nouilles, en sifflotant. Bien vite l’odeur vient emplir la pièce, et il arrive bientôt avec une seule assiette qu’il dépose devant la place de Yool Hee. “Mange avant que ça ne soit froid” dit-il, même s’il se doute de l’inutilité de ses paroles : si on lui donne de la nourriture, elle la mange, c’est tout. “Quel bon mari je fais, hein ? Tu devrais te vanter de m’avoir à tous les coins de rue” Il sait bien sûr qu’elle n’a pas vraiment foule de gens à qui raconter comme son garde du corps est exceptionnel, et elle ne l’imagine pas le faire de toute façon. Il la taquine, prend les baguettes et vient lui porter les nouilles à la bouche, impatient. “Tu vas t’évanouir, et si tu fais ça je devrai te porter jusqu’à ton lit, peut-être même veiller sur toi jusqu’à l’aube, imagine ça tiens.”
 
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désinfectant & petits plats ((yunsoo))
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