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 Unfolding Pain | ft. Choi Won Pil & Choe Boon No

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Choe Boon No
Âge : 24
Occupation : Avocat Junior
Quartier : Busanjin
Situation : Owned by Haneul~
Don : Amplification des sentiments
Niveau : 5
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Mar 30 Mai - 22:52

Unfolding Pain

Maybe I’ll kill you both. Maybe I’ll just show you how I could.

Choe Boon No & Choi Won Pil



Voyons voir, qu’est-ce que mon psy m’a interdit de faire. Je n’ai pas le droit d’avoir d’animal de compagnie, ni d’être en contact avec ceux des autres. C’est pour pas que je les tue, pour pas que je développe le goût de faire du mal aux êtres vivants. J’ai pas le droit de pêcher ou d’aller à la chasse pour les mêmes raisons. Ils n’ont pas penser qu’il y a des bêtes beaucoup plus intéressantes à chasser que ceux qui vivent dans la forêt ou dans la mer. J’ai pas eu le droit d’aller faire mon service militaire parce que je suis à risque de blesser mes camarades quand j’en ai la possibilité. Apparement, c’est seulement avec une arme à feu que je pourrais faire ça. On m’oblige à vivre avec au moins une autre personne, pour être sûr que je ne fasse rien d’horrible à la maison, en secret. Mais papa n’est jamais là. Il se fiche bien de ce que je fais sur l’ordinateur. Je n’ai pas le droit de conduire une voiture non plus, au cas où je commencerais à rouler en sens inverse pour le plaisir. Ils me prennent pour un con.

L'appartement que papa loue est assez près du bureau pour que je puisse m’y rendre à pied - c’était peut-être le but d’habiter là, on en a jamais discuté. Sinon, je dois voyager en taxi. C’est pratique pour garder la trace de où j’étais et quand j’y étais, ça fait des alibis faciles. C’est comme ça que j’ai rencontré Won Pil, le chauffeur de taxi. Je sais pas pourquoi, je tombais toujours sur lui durant un moment. J’ai pris son numéro.

Won Pil, je sais pas, il a un truc. Ses émotions sont confuses la plupart du temps, comme si j’essayais de regarder dans une fenêtre embuée. Je sais pas ce qu’il a dans la tête, il souris tout le temps. Normalement, quand je ne perçois pas bien les sentiments, c’est que la personne a un truc, elle a bu, elle a pris de la drogue, je sais pas. Mais Won Pil est toujours comme ça, dans cet espace de duvet épais qui ne me dis rien. J’ai essayé d’y toucher, ça ne fait rien. C’est mort.

J’ai commencé à l’appeler plus souvent, juste pour l’observer. Je veux creuser dans cette peluche inerte. Il conduit bien, il n’est jamais en retard. J’imagine qu’il a beaucoup d’amis, c’est le genre de personne que personne ne peut détester. Même moi je me surprends à rire de ses blagues stupides. Je me suis retrouvé à lui faire confiance, en quelque sorte. C’est ça qui a commencé à causer des problèmes. C’est pour ça que j’emmène une fille pour lui ce soir.

La semaine passée, j’ai fait une erreur. Comprenez bien, je ne fais jamais confiance à personne. Je ne fais pas d’erreurs. J’étais dans ce bar dans un coin reculé de Busan à faire ce qu’on fait la nuit. J’essayais de ramener une fille paumée à l’hôtel pour tester un nouveau truc, pour voir si je serais capable de la faire sauter en bas de l’immeuble sans qu’elle n’ait de sentiments terriblement négatifs au départ. Je voulais essayer de créer du désespoir à partir de rien, une horreur sortie seulement de son imagination. J’avais jamais ramener de fille avant cette nuit là. D’un point de vue logistique, c’est beaucoup plus facile de ne pas déplacer ses proies avant de les achever. Y a rien à ramasser après coup, et si l’inspection des lieux a bien été faite, il n’y a aucun danger.

Le danger. Le danger que Won Pil ne voit pas d’un bon oeil le fait que je ramène une fille complètement déchirée dans son taxi. Le danger que je ne me rende pas compte de ce danger. Avec le temps, je pensais avoir bien compris comment calculer les risques. Quand je l’ai appelé pour qu’il vienne nous chercher, Won Pil n’avait rien dit d’inquiétant. C’est la fille qui lui a fait pété un cable. C’est là que j’ai vu ses émotions pour la première fois. Ça se fait pas de coucher avec quelqu’un qui a trop bu! Non mais Boon No, à quoi tu penses!? Elle est même pas en état de marcher. Je voulais pas coucher avec, mais je ne lui ai pas dit. Déjà, l’illusion avait volé en éclats. Il avait bel et bien des sentiments. Et il n’était certainement pas digne de confiance.

L’expérience ratée - Won Pil m’a forcé à laisser la fille rentrer chez elle - m’a quand même donnée une autre idée. Un autre truc que j’ai jamais essayé. Qu’est-ce qui arrive si je détruis quelqu’un devant une autre personne? Qu’est-ce qui se passe quand je fais du mal à une fille devant Won Pil et qu’il ne peut rien y faire? Il va encore me faire la morale? Qu’est-ce qui arrive quand l’impuissance va le consommer?

Il pleut des cordes et mes cheveux me collent au visage. J’ai appelé Won Pil il y a quelques minutes pour qu’il vienne nous chercher. Non, je ne suis pas encore avec une fille saoule. C’est pire que ça. Je l’ai ramassé dans une ruelle où elle traînait. Dans le quartier le plus mal foutu en ville. Elle cherchait vraiment les mauvaises rencontres. Ses prières ont été entendues, je suis là. J’ai mon bras autour de ses épaules. Elle ne se débat pas, j’ai sa résignation serrée tellement fort dans mon poing qu’elle en est presque catatonique. Que sera, sera. J’entends sa respiration, rapide, comme si elle était en train de faire un exercice terrible.

Les pneus du taxi crissent contre la chaussé mouillée, brisant la monotonie du son de la pluie. Je la pousse dans l’auto et la suis de près. Je suis calme, concentré, je sais ce que je veux faire ce soir. Sans lâcher le sentiment de ma compagne, je guette ceux de Won Pil. Je sais que son nuage peut être effacé, c’est arrivé la dernière fois.

Salut Won Pil.” Je le dévisage à travers le rétroviseur sale. La fille halète à côté de moi, les yeux exorbités. Je souris à mon chauffeur, de mon vrai sourire. “Tu nous ramènes chez moi?

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Choi Won Pil
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Jeu 1 Juin - 10:31
unfolding pain

CHOE BOON NO & CHOI WON PIL

Il s’était assoupi quelques minutes, la tête renversée contre le dossier de son siège. Pas de clients depuis une demi heure, il en avait profité pour reprendre quelques minutes de sommeil précieuses et bien méritées. Il n’est pas rare qu’il ne touche pas son oreiller plusieurs jours d’affilée, et ainsi il a pris l’habitude de dormir en pointillé, dès qu’il a un petit moment de libre. Il a à peine le temps de commencer son rêve, de voir le visage de Myeong Hee qui le fait encore délicieusement souffrir, que la sonnerie de son téléphone vient le réveiller en sursaut. Il se donne une petite claque, meilleure façon de se remettre tout de suite dans le mouvement, et attrappe rapidement l’appareil. Il se crispe un peu face au numéro à l’écran. Avant ça ne lui faisait rien. Mais depuis cette fois, Won Pil n’arrive plus à être totalement détendu par rapport à Boon No.

Ce n’est pas tant dans les faits (qu’il n’accepte pas), que dans les sentiments qui le prennent et qu’il commence à réaliser en sa présence. Il a l’impression que son centre de défense se réveille enfin, et l’instinct de fuite commence à se réveiller lorsqu’il est là ou qu’il pense ne pas pouvoir échapper à une interaction. D’un autre côté, il culpabilise de laisser tant de place à des émotions sûrement erronées, ce ne serait pas la première fois qu’il faisait des suppositions illusoires. Alors il serre les dents et essaie d’écarter ces signaux d’alarme, ce phare rouge qui s’éveille dans un coin de sa tête, et il répond en disant. “Je serai là dans quelques minutes” dit-il, et il se surprend à conduire plus lentement que d’habitude pour rejoindre sa destination.

Il n’y a pas de raison de s’en faire. Il allume la radio pour écouter des chansons joyeuses, des chansons de kpop passent, et il murmure les paroles en unisson. Il n’a pas honte de son amour des idoles, c’est ce dont il a besoin dans des moments comme ça pour se détendre. Il se sent sur le point de sursauter à chaque fois que les gouttes viennent taper contre la carrosserie, tout son corps semble prêt pour quelque chose, quoi il n’en sait rien. Les images de la dernière fois lui reviennent en tête, mais pourtant ce n’est rien, beaucoup de garçons font ça, il parait. Pas des bons garçons, pour lui en tout cas, mais des gars quand même.

Il finit par freiner et sent une petite douleur commencer derrière ses yeux à le voir accompagné. Il jure. à croire que ses intuitions lui servent vraiment. Peut-être aurait-il dû dire qu’il avait un autre client, mais il ne sait pas mentir, ce n’est même pas la peine d’essayer. Wonpil essaie de se rassurer, en se disant qu’il n’y a peut-être rien de bizarre cette fois-ci, que la fille est parfaitement sobre, et pourtant la peur vient le prendre aux tripes en croisant le regard de la demoiselle. Des frissons remontent le long de sa colonne vertébrale.

Alors qu’ils entrent dans la voiture, il serre les mains sur le volant au point de se faire mal. Il lève ensuite le regard pour croiser celui de Boon No dans le rétroviseur. Il a envie de croire que cet homme a quelque chose de bon en lui. Tout le monde en a. Mais pourtant, à l’instant où il sonde ses prunelles, le vide lui fait douter de sa certitude. Il ne lui répond pas. Là, il est plus concentré sur le fait de sortir cette fille de cette situation, car celle-ci n’a pas envie d’y être, il n’y a rien de plus clair. Elle a l’air apeurée, et le jeune homme sent ses boyaux se tordre à nouveau, comment fait-il, pour avoir l’air si insensible face à la peur ? Peut-être que le plus effrayant est qu’il semble presque en jouir.

Il essaie de croiser le regard de la jeune femme dans le rétroviseur. Mais elle ne lève pas le regard. Qu’importe. Il finit par se tourner pour venir la regarder et ses yeux se voilent, absorbant malgré lui la peur qui émane de toutes ses pores. Wonpil ne sait pas la démarche à adopter dans ce genre de situation. Il a presque peur d’une dangerosité. Il ne veut pas y croire, malgré tous les signes. “Bonsoir” dit-il à la jeune femme, pour essayer d’établir un contact. Il tourne le regard vers le jeune homme ensuite, essaie de garder une légèreté feinte. “Elle n’a pas exactement l’air d’avoir envie de rentrer chez toi. Je la déposerai chez elle après t’avoir ramené.” il préfère ne pas la déposer premièrement, s’il ne sait pas son adresse autant ne pas lui donner une information de plus. Il ne lui demande pas, ne lui donne pas de choix, de toute façon une autre option n’est pas possible, pas envisageable. Il espère juste que le jeune homme sera raisonnable et ne contestera pas.

Wonpil démarre et commence à conduire assez lentement pour pouvoir vérifier que tout se passe bien à l’arrière. “Vous voulez venir sur le siège avant ?” demande-t-il finalement à la demoiselle, lui donner au moins la possibilité de mettre de la distance. Il s’arrête le long du trottoir et sort pour aller ouvrir la porte passager de son côté et lui tendre la main.

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Choe Boon No
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Ven 2 Juin - 13:25

Unfolding Pain

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Choe Boon No & Choi Won Pil



L’espace d’un instant, son regard croise le mien. À quoi il pense? Il comprend que c’est pour lui que je fais ça? Ses émotions s’agitent déjà, mon récidivisme l’affecte plus que je ne le pensais. Il ne répond pas à ma salutation mais je vois des balbutiements de colère, d’exaspération et d’inquiétude se former à l’intérieur de lui. Il est plus facile à lire, on dirait que quelque chose est tombé. J’ai brisé quelque chose en lui, la dernière fois, je sais pas comment, mais maintenant son nuage est beaucoup plus sondable.

Quand il finit par dire quelque chose, je relève les yeux, étonnés qu’il me parle. Mais il s’adresse à la fille. Je me tourne vers elle pour voir sa réaction. Elle n’en a pas, elle ne répond pas. Elle est déjà résigné à tout ce qu’il va lui arriver, elle n’a aucun idée qu’elle pourrait s’en sortir. Elle pourrait lui demander de partir, à Won Pil. Mais elle ne peut pas. J’ai sa résignation dans mon poing, j’ai jamais serré quelque chose aussi fort de toute ma vie. Je l’alimente, je la garde éveilllé. C’est plus facile de la garder dans cet état stable que d’essayer de la pousser dans une panique de plus en plus grande - et c’est plus pratique de l’avoir dans un état calme que si elle commence à pleurer et hurler. Je déteste quand elles commencent à faire trop de bruit, c’est difficile de les faire taire sans les tuer.

Mon chauffeur essaie de me confronter. Il trouve qu’elle n’a pas envie de rentrer. C’est vai? Tu as deviné ça tout seul Won Pil? J’ignore sa remarque comme il m’a ignoré quand je suis monté. Qu’est-ce qu’il veut que je lui dise? Oui, bien sûr, excuse moi, j’avais oublié à quel point tu aimes te mêler de ce qui ne te regarde pas.Tu aimes ça à un point tel que tu préfères détruire une relation d’affaire tout à fait enviable pour sauver une fille tellement saoule que si je n’étais pas parti avec, elle se serait probablement fait emporté par un autre. Il pense qu’il peut aider tout le monde? Il veut juste se donner bonne conscience. Les gens sont complètement noirs à l’intérieur.

Il doit prendre mon silence pour un consentement parce qu’il part finalement. Lentement. Trop lentement. Il regarde ma fille dans le rétroviseur, constamment. C’est bon, elle va pas s’évaporer. Elle est là, je suis là, tu es là; on est tous en vie. Pour l’instant. Il s’arrête et je soupire. Son inquiétude est palpable, elle monte en vagues le long de ses mollets. Bientôt, ses amis vont nous rejoindre, j’espère. Effroi, crainte, peur, panique. Won Pil sort, fait le tour de son taxi pour aller ouvrir la porte de l’autre côté. Il lui parle doucement. Je sais qu’il essaie de la rassurer. Ça me fait sourire. Puis, je sens mon emprise commencer à glisser.

Ma surprise me coûte un mot, un geste. Elle le dit à mi-voix, mais je sais qu’on l’a tous entendu. Oui. Et elle attrape sa main, comme ça, comme s’ils se connaissaient, comme s’ils étaient venus ensembles. Elle s’installe dans le siège avant tandis que j’essaie de rafermir ma prise. Son émotion est toujours là, mais elle a diminué de moitié. Ça m’a pris une heure la rendre oû j’en étais! Won Pil lui dit deux-trois trucs et c’est foutu!? Il lui ferme doucement la porte côté passager tandis que j’ouvre la mienne. Je sors du taxi à mon tour, claque ma porte sans douceur. Il a laissé la place du conducteur vide, juste devant moi. Lui, il est de l’autre côté de son auto, à gérer sa nouvelle copine. Je me glisse rapidement sur le banc du chauffeur, derrière le volant, et je vérouille ma portière. Je vérouille la portière de la fille, aussi.

Assied toi derrière!”, je lui hurle à travers la fenêtre fermée. Je sais ce qui bouille en moi mais j’ai besoin de mon calme. Je ferme les yeux un instant. Inspiration. Expiration. Il m’ennerve, il m’ennerve, il m’ennerve, il mennerve, ilmennerve, ilmennerve, ilmennerve, ilmennerve! Il veut pas arrêter de jouer à Superman? J’essaie de lui donner une leçon. D’ailleurs, on peut commencer tout de suite, s’il tient tant que ça à rendre tout plus compliqué que ça a besoin de l’être.

Je relâche son émotion d’un coup, causant un véritable tsunami sur les autres. Est-ce que quelque chose va survivre à ce cataclysme? Ce n’est pas un désastre, c’est une force galvanisatrice pour rassembler ce que je veux, ce que je cherche en elle. Elle pannique, toute seule, sans que je ne l’y incite. Elle est confuse, elle a peur. C’est normale, après ce que je lui dis tout à l’heure. Je ressens ses larmes qui montent avant qu’elles n’atteignent ses yeux. C’est une pression qui s’exerce contre ses autres émotions, une tentative d’évacuation physique à sa situation psychologique. Je plonge la main en elle, violemment, à la recherche d’une vieille amie.

Son effet paralysant est immédiat, envoutant. Ses yeux me crient à l’aide, sa bouche est déchiré en une grimace immonde, un hurlement muet qui ne passe pas ses lèvres. Elle prend sa tête entre ses mains, se balance d’avant en arrière. J’ai vu un gorille faire la même chose au zoo, une fois. Il était devenu fou, dans un cage trop petite, sans rien pour animer son cerveau. Mais cette fille, elle n’est pas soudainement folle, j’ai juste agrippé sa terreur et l’ai tiré à la lumière du jour.

Sans plus attendre, j’appuie sur l’accélérateur, faisant crisser les pneus. J’ai passé le permis, ne vous inquiétez pas.

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Choi Won Pil
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Ven 2 Juin - 17:54
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CHOE BOON NO & CHOI WON PIL

Elle attrape sa main et le sourire de Wonpil s’agrandit. Il avait eu peur un instant qu’elle n’ose pas, qu’elle refuse, par crainte, mais il vient serrer ses doigts entre les siens. Il sent sa paume moite, mais elle a l’air plus détendue que ce qu’il aurait espéré, ce fait vient semer la confusion dans son esprit, alors qu’il referme la porte du côté passager. Il ne prête pas du tout attention à ce qu’il se passe du côté de Boon No, il a pour ainsi dire quitté la conscience de Wonpil bien trop occupé à se demander comment sortir de la situation et rassurer la demoiselle, à tort. Il mène la jeune femme jusqu’au siège passager avant et l’aide à s’installer, lui attache sa ceinture au cas où elle n’y pense pas, et referme la porte. à ce moment là, un petit signal d’alarme vient se déclencher dans son ventre, mais bien trop tard.

Wonpil a à peine le temps de voir quelque chose bouger dans l’habitacle qu’il entend sa voix, qui lui glace le sang. Il ne s’était pas attendu à une telle réaction. Il a prévu un certain mécontement, certes, mais là il n’arrive plus à imaginer les futurs possibles, à trouver un moyen de réagir. Ses pieds, sûrement d’un instinct de survie, se dirigent vers l’arrière de la voiture pour en ouvrir la porte et suivre son ordre. Un air totalement perdu est posé sur son visage, et il s’arrête un moment pour se dire que peut-être il a mal compris, ou que c’est une blague, que tout va se résoudre dans quelques minutes.

Le jeune homme sent son portable dans la poche arrière. Il sait que si ce n’est pas le cas, il pourra intervenir, d’une façon ou d’une autre. Une émotion qui ne lui vient pratiquement jamais monte en lui, la rancoeur, l’impression de s’être fait avoir. Et pourtant, encore une fois, il se persuade qu’il a mal compris, et lui laisse une nouvelle chance. Il regarde ce qu’il voit du dos de la jeune femme, ses cheveux qui tombent sur sa nuque, ses épaules qui commencent à se mouvoir bien trop vite. Sa respiration est désordonnée, et Wonpil sent son coeur accélérer de même. Il n’a pas le don d’empathie, mais il est empathe de nature, et voir la jeune femme dans cet état lui est insupportable.

Il essaie d’activer son cerveau pour trouver une issue, mais il se sent coincé, impuissant, la douleur n’en est que deux fois plus forte. S’il se passe quelque chose qu’il ne faut pas, ça sera de sa faute et de sa faute à lui entièrement, il ne pourrait s’en pardonner. Il ne comprend pas ce qui se passe, pourquoi la panique est montée d’un coup en cette jeune femme, et pourquoi maintenant elle s’agite ainsi, alors que Boon No ne l’a pas touchée physiquement, qu’il ne semble rien faire du tout.

Alors qu’il se penche en avant pour attraper l’épaule du jeune homme, l'accélérateur est actionné et Wonpil propulsé contre son siège. Il serre les dents, et se mord la langue au passage, sentant le goût ferreux du sang dans sa bouche. Il doit arrêter. Il ne doit plus penser que Boon No ne fait pas exprès, qu’il est bien intentionné, ou alors qu’il passe juste un mauvais jour, et pourtant il ne peut pas s’en détacher. Il est persuadé qu’en lui parlant il pourra arranger la situation, alors il appelle le nom du jeune homme une fois, deux fois. S’il y avait une once de sentiment positif en lui, il aurait essayé de l’amplifier, mais il lui semble être face à un trou noir.

Il essaie d’attraper les épaules de la jeune femme, il ne sait pas comment la calmer, que ce soit avec son don ou pas, alors il use juste de sa personne, de sa chaleur, de son toucher, de sa présence. Il lui dit que ça va aller et qu’il va la sortir de là, avant de tourner le regard vers celui avec qui il pensait entretenir une relation semi amicale. “Arrête ça. Tu as peut-être passé une mauvaise journée, mais ne va pas relâcher la pression sur les autres. Gare toi le long du trottoir.. Je vais te ramener, tu dois être fatigué”

Le pire est qu’il ne veut pas du tout paraître condescendant, mais sûrement que pour Boon No il doit le sembler. Il caresse la tête de la jeune femme, qui continue de s’agiter de façon irrationnelle. “Je vais devoir appeler quelqu’un si tu n’arrêtes pas, Boon No. Et je ne veux pas que tu aie de problèmes, je crois juste que tu n’agis pas de façon rationnelle ce soir. Rends moi le volant.”

Son coeur bat à toute allure. Il essaie de paraître calme, parce qu’il ne veut pas empirer l’état de la jeune femme dans le siège passager, mais il panique, totalement, et il sent que les connexions se perdent dans son cerveau, que les signaux vont dans tous les sens, et qu’il n’arrive pas à former une pensée du début à la fin. “Et si tu as quelque chose contre moi, laisse la au moins sortir. Je resterai.” Il ne sait pas pourquoi cette idée lui est venu, logiquement il n’a rien fait contre Boon No, mais peut-être a-t-il mal jugé la situation, peut-être lui en veut-il de ne pas avoir été d’accord avec… La façon dont il se comporte avec les filles. Peut-être qu’il est en colère, qu’il faut juste en parler, s’expliquer. “Parlons, hein ? Je suis désolé si j’ai paru indélicat par rapport à ton mode de vie… Je ne le juge pas. Ou en tout cas, ce n’était pas mon intention de le faire, si tu l’as pris comme ça je m’en excuse. Laisse la en dehors de ça.”

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Sam 3 Juin - 1:25

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Une mauvaise journée!? Il pense que j’ai passé une mauvaise journée? Ça veut dire quoi? Il croit que je veux me défouler parce que j’angoisse trop devant l’inutilité de mon existence? Je soupire entre mes dents, agacé. Ça aurait pu être si simple. Depuis le début, depuis la dernière fois. Il dit que je dois être fatigué. Il rationalise trop, il essaie de me justifier à ma place. Ce n’est pas la première personne à faire cette erreur. Même mon psy pense qu’il a réussi un tour de force avec moi, qu’il a réussi à ce que je me sente concerné par les autres, que je me soucie d’eux. Mais ça ne me fait rien.

Quand j’ai appris mon diagnostique, et ce que ça signifiait, j’ai essayé de ressentir ce que les docteurs disaient que je ne pouvais pas. J’ai essayé d’imaginer qu’on tuait violemment mon père devant mes yeux. Rien. Mes camarades de classe, ceux avec qui j’ai passé tellement d’heures à travailler en droit. On devrait être amis à force, c’est bien comme ça que ça marche? Les gens se tiennent ensembles et ils deviennent amis, organiquement. L’un d’eux s’est suicidé après avoir coulé un examen de dernière année. Rien. Ça ne m’a rien fait. Mais la réalisation de cette particularité n’a pas été douloureuse, j’en ai fait une source de pouvoir. Qui est plus libre que celui qui n’a pas d’attaches?

Je conduis le taxi à travers Gangseo, formant une idée globale de l’endroit où je me diriges. Vers l’ouest. Vers les montagnes qui séparent Gimhae de Busan. Les routes sont assez vides à cette heure, et plus on avancera moins il y aura d’autres conducteurs. Éventuellement, on va se ramasser complètement seuls. C’est mon plan.

J’enregistre la menace de Won Pil en serrant les dents. Je le regarde dans le rétroviseur. Est-ce qu’il est sérieux? Il veut appeler la police? Pourquoi est-ce qu’il dit quelqu’un, c’est un euphémisme pour quoi? Il a peur, c’est clair. Il a peur, il s’inquiète pour la fille, il ne comprend pas ce qui se passe. Je sais qu’on ne pense pas de la même façon. Il pense que je suis irrationnel. Pourtant, c’est lieu qui panique, qui essaie de marchander avec moi. La police, je préférerais qu’il ne l’appelle pas. Mais s’il décide de continuer à faire des conneries, je suis préparé.

Tais-toi, Won Pil.” je lui grogne. Je le vois qui tripote la tête de ma fille du coin de l’oeil. Il veut tellement qu’elle aille mieux, je peux voir qu’il essaie d’emmurer sa panique pour la contrôler, pour ne pas infecter sa compagne. Il est doué, il fait fondre sa terreur doucement. Je me retourne vers lui un instant “Arrête ça. Arrête de la toucher.

Quelque chose frétille à l’intérieur de lui, quelque chose le rassure. Il me donne son explication, la raison pour laquelle il pense qu’on est là. Il essaie encore de sauver le monde, de rescaper cette fille d’entres mes griffes. Pour quoi faire? Elle n’a aucun avenir. C’est une pute, une droguée. Elle va se tuer elle-même si ça se trouve, pourquoi ne pas en faire un objet d’art au lieu de la laisser faner sans l’utiliser. J’ai jamais détruit quelque chose d'utile. Rien qui n’avait d’utilité pour moi, en tous les cas.

Ses supplications m’agressent. Est-ce qu’il pense pouvoir me convaincre de revenir sur une décision? Ah mais bien sûr Won Pil, aller je vous laisse filer tous les deux. Tu m’as eu, c’était une mauvaise blague. Haha! Aller, à demain. Les filles ne me parlent pas beaucoup d’habitude. Elles ne veulent pas discuter: elles crient, me hurlent d’arrêter, de ne pas faire ça. Même devant les faits, elles ne peuvent pas se résoudre à le dire, elles continuent d’utiliser leurs euphémismes.

Personne ne sort. Vous restez tous les deux.” On est finalement arrivé sur l’autoroute qui mène vers Gimhae. Là aussi, c’est chez moi. C’est là qu’on avait notre première maison. C’est là que j’ai tué maman. Entre les deux villes, il n’y a rien. Des montagnes, de la forêt. C’est la campagne.

De quoi tu veux parler Won Pil? On dirait que tu sais déjà tout ce que tu veux savoir.” Il n’a pas tort, je l’ai choisi un peu pour le punir. La vengeance est douce, je sais. Mais j’ai aussi vu que je pouvais percer son armure, et c’est vraiment ce à quoi j’ai envie de m’attaquer. Il m’a pris de haut, c’est vrai. Ça m’a surpris, j’ai pas aimé ça. Est-ce que je suis fâché? Non. Ça impliquerait qu’il ait eu une quelconque valeur à mes yeux, et clairement, c’est impossible. Ça n’a rien de personnel.

J’accélère sans y penser. Je relâche la pression sur la fille, la laisse respirer. Elle recommence à pleurer automatiquement, je n’ai pas besoin de la manipuler. Elle pense sûrement qu’elle va mourir. Je déclare à personne en particulier, “On arrive bientôt.”. Je sors de l’autoroute pour rapidement m’engager sur une petite route de campagne pas éclairée. Voyons voir si ce terrain de chasse a beaucoup changé depuis les années.

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Lun 5 Juin - 0:50
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CHOE BOON NO & CHOI WON PIL

Il finit par se dire que ça ne sert à rien. Là où il voit une étincelle il n’est confronté qu’à l’obscurité, et il se demande en cet instant si cet homme ressent quoi que ce soit. De la colère, apparemment, sinon il ne réagirait pas comme ça, hein ? Et puis il se sent blessé dans sa fierté, sûrement. C’est tout ce que Wonpil arrive à en déduire, et encore une fois la rancoeur contre lui monte, ce n’est pas parce qu’il a des problèmes dans sa tête ou dans la vie qu’il doit les faire subir à d’autres personnes. S’il était seul avec lui, d’accord, peut-être qu’il ne lui en voudrait pas autant, mais là ils sont trois, et il doit se défendre pour pouvoir défendre la jeune femme. Quand un tiers est là, il se force à être moins gentil, moins compatissant, parce que parfois il ne le peut juste pas.

Il lui ordonne d’arrêter de toucher la fille et il ne sait pas quoi faire. Qu’est-ce qui est le plus sage ? le problème avec Wonpil, c’est qu’il n’est pas prudent. Pas du tout. Pas très raisonnable aussi parfois, et qu’il n’aime pas suivre des ordres de un, de deux surtout si cela peut nuire à quelqu’un. Alors il ne bouge pas sa main, il n’a pas l’impression que Boon No lui ferait réellement du mal, ou en tout cas il l’espère naïvement, et continue à essayer de rassurer la jeune femme. Ce qu’il fait pendant un temps, c’est vrai, c’est écouter son ordre de silence. Mais ça c’est parce qu’il n’a rien à dire et qu’il a compris, senti, perçu que plus il parle, plus Boon No semble sur les nerfs. Il se sent impuissant et la sensation vient le prendre au ventre, il a envie de crier à cet idiot d’arrêter, qu’il n’y a que les pires pour se foutre autant de la souffrance d’autrui, mais à quoi bon, lui dire ça ne vaudrait pas plus que de lui effleurer l’épaule.

Boon No parle, et Wonpil suit sagement en n’ouvrant pas la bouche. Il fait ce qu’on attend de lui, sur ce point là, parce qu’il se dit pouvoir feindre donner un peu de pouvoir à cet homme, à ce moment il a envie de dire gamin, dans l’espoir de calmer sa rage. Tous les sentiments positifs qu’il avait essayé de cultiver pour cet inconnu semblent se muer en quelque chose de sombre, quelque chose qui lui ronge l’estomac, qu’il n’aime pas. Il n’y a pas plus envahissant que ces sentiments, il les trouve inutiles, mais pour l’instant ils lui semblent essentiels pour sa survie ou celle de l’inconnue. Cela n’atteint pas sa conscience bien entendu, il réagit plus par instinct que par grande réflexion.

Il finit par tourner le regard, il connaît ces routes, l’avantage du métier, mais il ne comprend pas où ils vont, pourquoi. Et le fait qu’ils “arrivent bientôt” lui donne l’espoir de pouvoir au moins sortir d’ici et d’emmener la jeune femme quelque part. En tout cas si Boon No ne les amène pas au milieu de nulle part. Ce dont Wonpil commence à douter lorsqu’il s’engage sur une route de campagne. Il plisse les yeux. Est-ce que le moment est arrivé ? Devrait-il appeler avant de ne plus avoir de signal mobile du tout ?

Encore une fois, il laisse passer l’occasion. Au lieu de sortir l’appareil, il le garde soigneusement dans sa poche. Il veut garder l’espoir, c’est bête, il balance toujours, peut-être que dans quelques dizaines de minutes ça ne sera plus le cas. Il décide de briser son mutisme. “On arrive où ?” finit-il par demander, mettant son entêtement de côté. Il regarde la route dont l’éclairage se fait de plus en plus absent. “Que cherches-tu ? Si c’était de juste partir avec elle, je ne vois pas pourquoi tu m’amènes au milieu de nulle part. Tu aurais pu me dégager de la voiture et partir, alors à quoi t’attends-tu ? Est-ce que tu t’accroches, toi aussi ?” demande-t-il en essayant d’ignorer les frissons le long de ses bras. Oui, il a peur.

devant, la jeune femme pleure un peu plus fort. mais là il est à la merci du conducteur, place qu’il a rarement, et tout ce qu’il peut faire est attendre la fin du voyage en espérant que tout se passera le mieux possible.

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Choe Boon No
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Mar 6 Juin - 15:00

Unfolding Pain

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Choe Boon No & Choi Won Pil



Silence. C’est la première fois que j’entends Won Pil se taire, je crois. Quelques minutes de silence, c’est tout ce dont j’ai de besoin pour retrouver mon sang froid. Ce n’est pas un vrai silence, la fille continue de pleurnicher, les pneus font grincer la route en pierre concassé, j’entends nos respirations saccadés à tous les trois. Deux sont essoufflés par la détresse, l’autre est excité, enivré par ce qu’il présent. C’est moi.

Le commentaire - ce n’est même pas vraiment une question, à ce stade il ne peut pas vraiment croire que je vais lui répondre - rompt le silence et mon contentement d’un seul mouvement. Je sens la colère s’enserrer autour de moi, grimpant lentement le long de mes jambes comme un serpent brûlant. Là, tout de suite, j’ai envie de le frapper, lui casser les dents jusqu’à ce qu’il ait la bouche tellement en sang qu’il ne puisse plus parler sans risquer de s’étouffer avec son hémoglobine. Mais ce n’est pas pour ce genre de violence physique que je suis venu ici. Je dois me calmer, garder mon focus sur mon but.

Won Pil pose encore des questions auxquelles il ne veut probablement pas vraiment de réponse. Il doit avoir l’imagination d’une truite s’il continue à penser que je veux me faire la fille et qu’il est un accessoire dans cet affaire. C’est elle qui est collatérale, Won Pil. C’est mon appât; la carotte et le bâton; la victime et l’arme du crime. Comment tu vas la défendre contre elle-même, Won Pil? Je n’ai pas envie de lui dévoiler ce qu’il l’attend, pas tout de suite. On n’est pas dans un film où le supervillain débite tout son plan avant de le faire, juste assez longtemps pour que le superhéros trouve le moyen de lui casser la gueule. Ou de le tuer.

Je veux te montrer un truc.”, je lui réponds sans élaborer. Je sais qu’il a peur. Elle a peur aussi, encore. Pas autant de moi que celui qui continue de lui caresser la tête.

J’ai un ami, il va te faire du mal ma chérie. Il va te faire très mal, parce que c’est le seul moyen qu’il va trouver pour te sauver. Je l’avais trouvé dans la ruelle, droguée. Je lui avais dit pleinement mes intentions et avait saisi sa peur pour en faire une esclave. On avait attendu que son high passe, sous la pluie battante, puis j’avais appelé Won Pil. La terreur lui avait bousillé les sens, mais elle reprenait du sien. Les filles de rue se débattent toujours plus pour survivre; ce sont des proies d’envergures, un premier défi de taille pour Won Pil.

Les mains du chauffeur de taxi font fondre sa peur, mais la fille sait que quelque chose s’en vient. Elle n’a pas oublié ce que je lui ai dit. Je ne suis pas surpris de la voir s’affoler alors que je ralentis. La voiture s’arrête et je soupire pour reprendre le contrôle sur ma respiration. Je sors les clés de l’ignition sans me presser, puis les glissent dans ma poche. Elles frappent contre l’autre truc que j’ai dans ma poche, un outil de secours quand les choses tournent trop au vinaigre. Je lève les yeux dans mon rétroviseur pour observer Won Pil. Je n’ai pas encore décidé comment je vais lui introduire mon dilemme. Je lui souris.

Qu’est-ce que tu sais sur la douleur, Won Pil?

Ce n’est pas un sentiment, c’est une sensation. Comme la faim, la soif. Je le regarde: il va penser que je veux le torturer. Oui, il aurait raison, dans un sens. Mais la douleur physique est très éphémère, sans couleurs. Ennuyante, tout au plus. C’est un voile qui vient cacher les autres émotions, l’espace d’un instant. Un douleur physique pour contrer une douleur psychologique. C’est ce que je veux lui proposer. Un échange.

J’empoigne tous les sentiments de la fille en même temps. Certains filent entre mes doigts, trop fébriles pour être contrôlés. C’est sans importance, je ne veux pas faire dans la dentelle, c’est un coup de poignard que je veux lui donner. Elle hurle automatiquement. J’écrase ses sentiments dans mon poing avant de les relâcher. Ils ne vont pas disparaitres, je leur ai donné un coup d’envoi. Le cri me revigore et m’incite à continuer mon soliloque.

Pour moi, il y en a deux: physique et psychologique. Elle, elle a peur. Elle panique. Ça c’est psychologique.

Je me tourne vers le siège passager, à ma droite. Elle continue de paniquer, de crier, de supplier. Je jette un regard en coin à Won Pil avant de gifler la fille avec force. Calme toi. Reprend tes esprits. Le coup laisse ma main brûlante, comme si j’avais été mordu. La fille halète et je vois ses émotions se rééquilibrer. C’est fascinant, vraiment. La douleur balaie tout, et, par dessus la peur, la colère se fraie un chemin. D’autres choses aussi, mais je n’y prête pas attention.

Et ça c’est physique.

Le fille détache sa ceinture, déverrouille sa porte. Elle veut essayer de se sauver, j’imagine. Il y a quelque chose parmis ces ombres qui cache de l’espoir, une lueur en elle qui lui fait croire qu’elle va pouvoir s’en sortir. Qu’elle a encore une chance d’y échapper. De nous échapper. Parce qu’on est ensembles maintenant, Won Pil. On va la détruire, ensembles. Elle sort, essaie de courir. Elle s’arrête en se rendant compte qu’elle ne sait même pas où elle va, où elle est. La panique revient vite comme elle se rend compte qu’elle est toujours piégé. Je sors aussi, sans me presser, laissant Won Pil en plan, abandonnant ma portière ouverte. Elle a fait une centaine de mètres, me tourne le dos. J’attrape sa panique comme un lasso. Elle tombe, hurle encore. Personne ne va t’entendre chérie. Il n’y a personne à des kilomètres. Panique, peur, terreur; je les noue ensembles, les tords autour de son cou. À quelques mètres d’elle, je m’accroupis à sa hauteur, les talons piqué dans la terre battue. J’ai envie de la plaquer au sol, de la détruire complètement, rapidement, comme un château de cartes. Mais ce n’est pas elle ma cible. Les émotions tressées me tremblent entre les mains, difficilement contenues dans leur étau.

Est-ce que tu sais à quel point on va te faire mal?”, je lui dis doucement. Je ne sais pas si elle m’entend, mais ce seront les seuls mots d’adieu que je lui ferai.

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Mer 7 Juin - 14:06
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“montrer un truc” Won Pil n’a aucune idée de ce qu’il veut dire. Ou plutôt, des idées se forment à l’arrière de son esprit, mais il les chasse, car il ne veut pas le voir, le croire, ou imaginer ça possible. Il préfère garder sa petite lueur d’espoir, mais celle-ci se fait de plus en plus faible au fur et à mesure des minutes. Il sait qu’au bout d’un moment, elle va s’éteindre, et qu’il va peut-être faire sortir une partie de lui dont il n’a pas envie. Il n’a pas envie de se perdre, et il est fréquent que dans des situations telles que celles là, le cerveau, en mode survie, n’agisse pas vraiment comme il l’aurait fait d’habitude. Il ne peut que se laisser trimballer.

Il pose une question, et bien sûr le jeune homme garde les lèvres fermées. Il sait que ce que dit Boon No n’attend pratiquement jamais de réponse, qu’il aime presque s’entendre parler, et en cela Won Pil lui en veut un peu plus. Ce qui sort des autres n’est que parasite pour lui, le jeune homme commence à comprendre qu’il est ce genre de personne qui se sent tout puissant, dont les intérêts, les pensées, les idées, et surtout les envies passent avant tout autre. Le total opposé de lui, qui est rempli de sentiments, de considérations, d’empathie, et qui oublie souvent de penser à lui même pour que les autres autour de lui soient bien.

Le mot douleur confirme quelques craintes refoulées. Honnêtement, il n’en a pas peur : pas pour lui. Il a eu mal par le passé, il est très résistant à la douleur physique, beaucoup moins à la douleur morale. Mais la douleur la plus insupportable est celle qu’il absorbe, celle dont il n’est pas la source primaire, mais qu’il se sent obligé de prendre, subtiliser, partager. La plupart des fois c’est en plus tout à fait inutile, et souvent également inconscient. Une véritable éponge.

Les cris de la jeune femme viennent lui percer les tympans. Il sent un sifflement ensuite, et il se demande si ce n’était qu’un jeu de son esprit, une illusion. Son autre main est allée se serrer contre le siège, jusqu’à lui faire mal. Et il ne prend conscience que c’est arrivé que lorsque c’est passé, et il ne comprend rien, car il n’a rien fait, il ne l’a pas touchée, et pourtant il semble avoir une emprise. Il craint que ce jeune homme ait une quelconque capacité, de celles dont on a entendu parler, de celles dont il pense doté également. Et qu’elle lui serve à faire du mal, qu’il s’en serve pour lui faire du mal à lui aussi.

Il la gifle, Wonpil sent l’air passer rapidement devant lui, reçoit un coup dans la poitrine lorsqu’elle en reçoit un à la joue. “Arrête ça !” ne peut-il s’empêcher de crier, il a les yeux mouillés, ce gars est complètement dingue, fou, cinglé, et il s’en veut d’avoir été si stupide et naïf, de n’avoir pas arrêté la situation auparavant. Un poids se lève de sa poitrine en observant le mouvement de fuite de la demoiselle, il espère qu’elle va partir loin, et vite, et pendant ce temps, il essaiera de retenir le jeune homme. C’est tout ce qui lui reste, non ? Il la voit s’arrêter au loin, et crie intérieurement, on s’en fout d’on est est, là, maintenant, l’important être d’être loin de lui.

Il sent Boon No bouger, il sort du taxi, et Wonpil a envie d’en profiter, aller prendre le volant, les laisser là, mais il en est bien incapable. Il ne peut pas laisser cette fille seule, sans défense. Il regarde si le jeune homme a pris la clé et jure de les voir absentes. Les cris le font sursauter, et il fait à nouveau le tour de la voiture, il voit Boonno de dos, la jeune femme à terre, il se rapproche, lentement, il aurait envie de courir mais là, ses jambes tremblent, il les sent à peine.

Lorsque Boon No détache ses derniers mots, Wonpil est juste derrière lui. Il se donne une baffe, pour se remettre les idées en place, n’était-ce pas ça justement qu’a démontré Boon No plus tôt ? Le pouvoir de la douleur physique. Sa joue le pique et il empoigne le col du gars par derrière, parce qu’il a trop peur, même s’il a l’impression de se mettre en mission suicide, il essaie de le tirer loin d’elle. Pathétique, pathétique, il n’a pas spécialement de force physique particulière, mais il se dit que par l’avantage de la taille et du poids, il peut y faire quelque chose. “Personne ne va te faire de mal !” crie-t-il à l’intention de la jeune femme, parce qu’il ne veut pas lui parler à lui, ça ne sert à rien “Pars !” s’échine-t-il à répéter en essayant de tirer le fou en arrière. Il utilise son poids pour venir peser sur Boon No, espérant le tenir en place pour qu’elle puisse s’enfuir, mais elle ne bouge pas. Il la sent paralysée, tétanisée, habitée de beaucoup trop de sentiments, autant ce n’est pas normal. La panique est telle que la peur déforme ses traits. “Laisse la partir. S’il te plait. Garde moi, laisse la partir” dit-il en venant rencontrer le regard de Boon No. Ce vide lui fait peur, à chaque fois qu’il plonge ses yeux dans les siens, il a l’impression de tomber dans un puits sans fond. “Arrête ça. Arrête ça !” crie-t-il bien trop fort, jusqu’à s’en faire mal à la gorge, prenant le col du jeune homme entre ses mains, le maintenant par terre de ses jambes. “Arrête. Arrête. Arrête.”


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Sam 17 Juin - 9:47

Unfolding Pain

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J’étouffe, je tousse. Mon col me rentre dans la gorge comme un noeud coulant, créant une véritable décharge électrique à l’intérieur de moi. Je n’ai pas mal, ce n’est pas de la douleur. Surprise, oui c’est ça. Je suis surpris. Ça me prend quelques secondes avant de comprendre ce qui se passe. Pourquoi est-ce que ma chemise s’est subitement resserrée autour de mon cou, comme si elle m’avait subitement condamné à mort.

Wonpil. Wonpil qui essaie encore de changer les règles du jeu. Qui essaie encore de tricher. Qui m’a attrapé par derrière. Qui veut toujours sauver la fille. Je glisse, il me traîne vers l’arrière, comme une vulgaire poupée. Je ne pensais pas qu’on en viendrait à se battre. J’ai voulu croire qu’il subirait son sort sans broncher, qu’il s’offrirait en spectacle devant moi. Encore une fois, il détruit tout ce que j’avais prévu pour lui, tout ce que j’espérais de lui. Je veux le frapper, je sens mon sang bouillir. Comment ose-t-il! Je tire sur la tresse d’émotions de la fille; je vais me venger sur elle tandis que l’autre veut m’étrangler. Je l’entends hurler, encore toute proche.

Il me pousse sur le sol, grimpe sur moi, m’immobilise. J’ai le souffle coupé, je suis désorienté. Je veux le tuer. J’en peux plus. Je lui hurle dessus, il me hurle dessus. “Lâche-moi! Lâche-moi!” J’ai l’impression que ma tête va exploser. Je n’ai plus qu’une seule pensée concrète en tête, ne lâche pas la fille, ne lâche pas la fille, ne lâche pas la fille, ne lâche pas la fille, ne lâche pas la fille... J’essaie d’attraper ses émotions à lui, en plus. En vain. Elle danse devant moi mais tout est flou. Est-ce qu’il est en train de me tuer? Je ne sais pas ce que ça fait de mourir. Je n’ai pas peur. Mais s’il veut me faire tomber, je vais l’entraîner avec moi.

Je plante mes doigts dans la sol comme des griffes, incapable de repousser mon agresseur. Je veux m’ancrer dans la réalité, essayer d’échapper à cette sensation qui rend tout flou. Wonpil recommence à m’étrangler avec mon col, il continue d’hurler. Je vois des couleurs passer devant mes yeux tandis qu’il me secoue. Je me débats, aveuglé par la rage, aveuglé par la haine. Aveuglé tout court. Je ne l’entends plus. J’ai lâché la fille, je me rends compte. Devant moi, je ne vois plus que ses émotions à lui, finalement limpides. Je donne un coup de pied dedans, puis un autre, et un autre. Je veux tout détruire.

J’ouvre les yeux, sentant l’air emplir mes poumons brûlants, soudainement. Je vois des émotions autours de moi, je ne sais plus qu’est-ce qui appartient à qui. Je me sens trembler. Je cherche Wonpil des yeux. Il est plus loin à côté de la fille. Je ne sais plus qui est parti, s’il m’a lâché ou si j’ai réussi à me libérer. Est-ce que je me suis évanoui? J’attrape la colère de mon chauffeur et en fait un lasso. Je la fais tourner autour de moi, je l’entends siffler dans l’air froid de la nuit. Je vais l’étrangler avec. Je vois la corde qui passe autour de son cou et je tire, je serre. Mes mains autours de son cou, je serre. C’est moi qui est sûr lui, mes ongles enfoncés dans sa peau. Tout redevient flou, encore, et je brûle. Je brûle. Je fonds. Je le lâche. Qu’est-ce qui m’arrive? Comment je suis arrivé sur lui? J’étais là-bas et maintenant je suis ici.

La fille. Où est la fille?

Je me retourne. J’ai mal. Je me touche la tête. Du sang, sur ma main. La fille est accroupie, plus loin. Elle pleure, encore. Elle aussi, elle a du sang sur le visage. Et puis ça recommence, cette sensation, ce feu, dans ma poitrine, comme un brasier qui brûle sans fin, que je contrôle pas. C’est une colère immense, intense, je la reconnais. J’en hurle, me retourne, cherche Wonpil des yeux. C’est de sa faute. C’est lui qui a tout foutu en l’air, qui fait n’importe quoi. Mon jeu était simple, il devait faire mal à la fille. Là, c’est moi qui ait mal, et qui étouffe. Je vois encore les couleurs flasher devant mes yeux. Je dois me calmer, ej dois analyser cette situation. Mais comment me calmer quand ce putain de connard a tout foutu en l’air! Je veux le tuer. Je n’ai même plus envie de jouer avec lui, je veux juste le tuer. Je veux qu’il soit mort. Voilà, tout ira mieux quand il sera mort. Et je m’occuperais de la fille séparément. Je n’ai qu’à le tuer.

Il y a un bout de peur par terre, à côté d’une roche grosse comme mon poing. J’attrape le minéral, décidé. Tout est flou, encore. Je me guide vers lui avec ses sentiments. Ils sont flous aussi, bourdonnent autour de lui comme un amas de guêpes enragées. Enragé, je le suis aussi. Chaque pas que je fais vers lui me gonfle, raffermi ma poigne sur la roche, me fait serrer les dents encore davantage. Je goûte le sang dans ma bouche avant de réaliser que je me suis mordu la langue. Je ne sens même plus la douleur, je n’ai plus que cet amas flous devant moi, et cette conviction que je dois le tuer.

Le sol rencontre mon visage, encore une fois. J’ai de la terre dans la bouche. J’ai les yeux pleins d’eau. Je ne sais plus où je suis. J’ai mal. Douleur. Je dois m'ancrer dans cette douleur. Sortir du brouillard.

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Mar 20 Juin - 15:33
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CHOE BOON NO & CHOI WON PIL

Il n’aime pas la violence. Il l’abhorre plus que tout au monde, qu’elle soit physique ou morale. Et alors qu’il est au dessus du jeune homme, les jointures blanchies de serrer son col, il a l’impression que sa colère prend part de tout son être. Il a envie de lui faire du mal, à celui qui est en dessous de lui, celui qui se croit assez fort pour faire ce qu’il veut. Lorsque tous les sentiments seront retombés, plus tard, il s’en voudra, et il refoulera cette vague qui avait pu le submerger. Mais là, sa vision est même trouble à cause de la rage, et il sait qu’il pourrait lui faire du mal, vraiment du mal, à cet idiot. Les pensées ne sont même pas en mots, il a l’impression de revenir à quelque chose de primaire et d’animal, avec des certitudes inconscientes, sur lesquelles il doit agir.

Il lui répond, mais Wonpil n’entend quasiment rien. Ses oreilles sifflent, il a l’impression que ses sens cessent de fonctionner, alors même que ses émotions s’amplifient. Il ne le dit pas clairement, mais il a l’impression que Boon No est aussi perdu que lui, à l’intérieur de sa tête. Les événements ne semblent pas s’emboîter les uns après les autres. Il sent que ses mains se serrent trop, il a l’impression d’enlever quelque chose, de voler, et alors même il décide de le lâcher, se reprenant d’un bout de conscience, pour aller vers la fille apeurée. Mais elle le voit, elle a autant peur de lui, maintenant : elle voit quelque chose dans ses traits, et dans son corps, qui lui rappellent l’homme qui l’a emmenée dans le taxi un peu plus tôt.

Il ne supporte pas de voir ce qui brille dans ses yeux, de voir que des larmes coulent, maintenant, à cause de lui. Elle a peur, de lui. Il ne connaît pas ça, et il sent son coeur tomber jusqu’au fond de son ventre. Effrayé lui même, il recule et se heurte une nouvelle fois à Boon No. Tout est flou, mais il sent la colère du jeune homme, la sienne remonte à nouveau, il a l’impression qu’il va exploser. Il y a quelque chose qui ne va pas, sa peau ne peut pas faire barrière à tout ça, contenir ce qui le consume. Il est tour à tour au dessus de lui, puis en dessous, il ressent la douleur parfois et redescend un peu, rend les coups en retour.

Objectivement, il domine le combat, sûrement à cause de son avantage physique par rapport à Boon No. Mais il ne sait pas si ça a une quelconque importance. Il ne réfléchit même pas à une seconde après lui : tout est dans l’instant, et il ne s’imagine pas repartir au volant de son taxi, comme si de rien n’était. Il ne s’imagine rien du tout, il a l’impression que certains circuits se sont coupés. Il ne sait plus mêler ses cris de ceux de l’homme dans la lutte, n’entend même pas ceux plus aigus de la femme qui est encore paralysée à deux pas.

Leur joute n’est pas duelle, et même s’il ne s’en rend pas compte, la fille à côté sent la colère monter en elle. Sans qu’il n’en comprenne le début et la fin, il sent quelqu’un s'agripper à son dos alors qu’il est au dessus de Boon No, et d’un réflexe la repousse violemment. La douleur arrachée par les ongles de la jeune femme qui s’étaient planté dans sa peau le réveille à moitié, et il se retourne : elle se tient le bras, il y a quelque chose qui ne va pas, elle pleure de douleur, il a l’impression de voir un peu plus clair, le temps d’un instant. La culpabilité monte le long de son échine, Il a envie de s’excuser, mais les mots ne sortent même pas de sa bouche. Il lui semble avoir oublié comment parler pendant quelques secondes, et alors il vient vers elle trop rapidement, pour l’enlacer, lui faire comprendre qu’il ne lui veut pas de mal. Elle se débat, la peur qu’elle ressent envers lui est décuplée, et les larmes coulent sur les joues de Wonpil. Il est désolé, il est désolé, il est désolé, et il a l’impression que plus il essaie d’exprimer son regret, sa culpabilité, plus elle en ressent de la violence. Elle pleure elle aussi, mais leurs larmes ne peuvent pas se mêler, Boon No a définitivement dressé un mur entre eux deux. De sauveur potentiel il est passé à second bourreau, et le jeune homme est impuissant. Il a mal, il a mal, partout, et la rage remonte, de cet homme sur qui il est plus facile de mettre la faute, là, maintenant. “C’est de ta faute !!” crie-t-il, même si ça n’a aucun sens “je vais te tuer.” dit-il, même si les mots ne sont pas assez confiants qu’ils le devraient, et son visage couvert de larmes et de boue. il sait bien que malgré toutes les situations, il ne le pourrait pas.


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Lun 26 Juin - 11:54

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J’ai la tête dans la boue mais je ne bouge pas. J’en suis déjà couvert, de toute façon; je peux sentir le tissu mouillé me coller contre la peau, je la goûte dans ma bouche, son odeur me remplit le nez. Comment j’en suis arrivé là, je ne sais pas. J’ai cédé à une colère trop forte, comme quand j’étais gamin. Quand je faisais n’importe quoi et que je ne me contrôlais pas. Mes vêtements sont fichus, je m’en doute. Comme ma nuit, d’ailleurs. Won Pil y a bien veillé, à ça.

Je m’accroche à mes blessures, je me concentre dessus. J’ai vraiment mal. On s’est battu, je le sais, mais je n’arrive pas à m’en souvenir clairement. La seule chose sur laquelle je peux me recentrer, sur laquelle je peux commencer à reconstruire une réalité, c’est cette douleur. Le flou se dissipe et je recommence à voir. Mes poumons arrêtent de brûler. Ma respiration se calme. Je regarde le ciel, en silence, concentré. On peut voir les étoiles d’ici, bien plus clairement qu’en ville. Doucement, je tourne la tête sur le côté. Je suis étendu sur le sol, seul. Je vois Won Pil avec la fille, plus loin. Il essaie de la serrer contre lui mais elle se débat. Elle pleure toujours. Je l’entends crier mais le son me parvient faiblement, comme si nous étions très loin les uns des autres. Je vois qu’elle est en colère et terrifié à la fois. Contre lui.

Leurs émotions sont bizarres. Ça m’arrête dans mes pensées, c’est le seul truc que je peux observer. Celles de Won Pil s’enroulent autour de celles de la fille, dans une danse compliquée. Tristesse contre peur; des cobras qui se battent, chacune de leurs morsures ravigore l’autre. Ils devraient se détruire l’un et l’autre mais c’est le contraire qui se produit. Qu’est-ce que c’est..? Je n’ai jamais vu d’émotions interagir entres elles, ni de cette façon, ni d’aucune autre façon. Qu’est-ce que ça veut dire? Pourquoi est-ce que la tristesse de Won Pil fait réagir - directement réagir - la peur de la fille? J’entends mon coeur me battre aux oreilles, trop rapidement.

Une colère soudainement intense, incontrôlable, qui semble augmenter sans suivre de logique. Un sentiment de désorientation. Une perte de contrôle. Ça vous semble familier à vous aussi? C’est une prise de conscience douloureuse qui m’attaque, qui vient m’expliquer tous les trucs bizarres qui se sont produit avec Won Pil. Pourquoi est-ce que j’avais commencé à lui faire confiance, arbitrairement. Ce n’était pas dans mes habitudes de faire ami-ami avec les gens, particulièrement pas des personnes au courant de mon nom, mon lieu de travail et mon domicile. Alors pourquoi? Pourquoi je lui avais fait confiance à lui? Pourquoi j’avais cru qu’il puisse accepter ce qui est inacceptable pour le commun des hommes? Il me l’a fait. Il me l’a fait à moi aussi, il s’est enroulé autour de ma confiance et s’est installé bien confortablement jusqu’à ce que je me prenne au piège moi-même. Il m’a manipulé et je n’y ai vu que du feu.

Le sang coule du front de la fille. Je le vois. Elle est tombé, quelque chose est arrivé. J’ai eu ce que je voulais, mais je ne me sens pas satisfait. J’ai perdu. J’ai perdu mon contrôle. Si il est capable de le faire aussi, alors je ne suis pas en sécurité. Je me fiche de la fille, des filles il y en a plein Busan. Mais moi…

Même moi, je ne suis plus unique.

Je dois partir d’ici. Je n’ai plus rien à faire avec eux. On va se tuer si ça continue, je le sais. Il y a une heure, ça ne m’aurait pas déranger. Mais je ne peux pas mourir en perdant, pas maintenant. Je ne peux pas mourir dans la boue, la lèvre en sang et couvert de bleus. Je ne peux pas mourir en sachant que lui pourrait annuler tout ce que j’ai fait, qu’il pourrait reconstruire tout ce que j’ai détruit. Je ne le permettrai pas.

Je me remets sur mes pieds en les surveillant. Je vais les laisser là, je vais partir avec le taxi. Avec un peu de chance, l’un va tuer l’autre, et je n’en entendrai pas reparler. Je commence à marcher vers l’automobile, tranquillement. Je l’entends crier, me crier. Que c’est ma faute. Qu’il va me tuer. Je n’attends pas de voir s’il souhaite vraiment porter ses menaces à exécutions: mes pieds commencent d’eux-mêmes à sprinter vers le taxi. Tout mon corps hurle de douleur mais j’apprécie la sensation pour ce qu’elle est: un rappel à l’ordre pour ma survie. Je ne regarde pas derrière pour voir si il ou ils me suivent. Je dois m’y prendre à deux fois pour ouvrir la porte du conducteur: mes mains tremblent et la boue les fait glisser. Puis je referme la portière. Soupire. Voilà, je n’ai qu’à prendre les clés dans ma poche et…

Je me recule dans le siège, fourre ma main dans mon autre poche. Puis l’autre. Devant. Derrière. J’ai mon portable, mais c’est tout. Pas de clés. Plus de clés. Est-ce qu’elles sont tombées alors qu’on se battait? Est-ce que c’est lui qui les a? Je refuse de ressortir chercher dans la boue. Je verrouille ma portière.

Merde. Merde. Merde, merde, merde, merde. Merde! Je cogne le volant, trop frustré pour faire autre chose. Il a dit qu’il allait me tuer. Je lui ai dit que j’allais le tuer.
Je ferme les yeux, me concentrant. S’il approche encore, je ne vais pas la laisser entre dans ma tête. Je dois l’en empêcher. Je suis un calme ruisseau au creu de la forêt. Mes jointures, blanchies tellement je serre le volant, viennent contredire ce dont j’essaie de me convaincre. Oui, j’ai toujours envie de le tuer.

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Ven 30 Juin - 20:19
unfolding pain

CHOE BOON NO & CHOI WON PIL

Wonpil est perdu, désorienté. Il ne sait plus différencier ses sentiments de ceux de la jeune femme, le sol du ciel, et il sent des vertiges prendre sa tête. Il tangue un peu, et voit que la silhouette en face de lui, celle de celui qu’il hait, hait, hait, c’est sa seule certitude, s’éloigne. Elle bouge, elle danse, il cligne des yeux pour essayer d’accommoder, mais tout est flou. Il n’a plus de force dans les jambes, dans les bras, il ne peut même pas se traîner de là pour mettre sa menace à exécution. Il observe la tâche se faire de plus en plus petite, et aller vers l’autre : la tâche salvatrice, celle qui lui permettra de sortir d’ici. Seulement, dans cet instant, il est aveuglé et n’a plus envie de fuir l’endroit, il a envie d’y rester, jusqu’à ce que ça soit fini, que la satisfaction prenne part de son corps, ou qu’au moins cette affreuse lueur destructrice s’éteigne enfin. Il ne prête plus attention à la fille, son corps lui a dit qu’il ne fallait pas qu’il empire les choses, comme il le faisait déjà. Il n’arrive à rien, il est incapable, inutile, et il vient masser ses membres pour retrouver un peu des sensations, pouvoir se sortir de cette semi léthargie.

Il ferme les yeux, une, deux secondes, en vérité il n’a plus notion du temps. il entend enfin son coeur battre, fort, beaucoup trop, et il met toute son attention vers ce point là. Se calmer. Se calmer. Il ne sait même pas ce qu’il a fait, ce qu’il fait, ce qu’il voudra faire, et en cet instant il se rappelle les bases.Tout va aller. ça va passer. cet état ne peut pas être éternel, et il ne fait pas partie de lui. Il a le contrôle, hein ? S’il ne se raccrochait pas à cette idée, il se perdrait.

Lorsqu’il rouvre les yeux, il a l’impression que le monde est un peu plus clair. Les émotions sont redescendues, et malgré le bruit de l’inconnue à ses côtés, qui gémit, il tente de se lever, toujours face à la voiture qui se trouve à quelques dizaines de mètres plus loin, ou centaines, en vrai il n’arrive pas tellement à distinguer les distances. Il finit par se mettre sur ses deux pieds, malgré le paysage qui semble vouloir bouger à son aise. Il lui semble reprendre un peu ses esprits, d’être un peu plus ancré dans la réalité. Peut-être parce que Boon No est loin, à présent, et qu’il se force à ne pas prêter attention à la jeune femme. Il secoue la tête. Il n’essaie pas de faire sens de ce brouillard, ça ne sert à rien.

Il tente un pas et un son métallique vient résonner dans son oreille. Il s’arrête. Prend un temps relativement long pour baisser le regard, puis son dos, tendre son bras et attraper. Ses clés. Il y a même son porte clé avec la photo de son chien. Dieu, il a eu une superbe idée de ne pas l’amener ce soir là, tiens. Il n’ose même pas imaginer ce qu’en aurait fait Boon No. Il déglutit rapidement et serre les clés dans sa main, jusqu’à s’en faire mal. Mais la douleur le fait redescendre un peu plus, il trouve des repères, des tactiques. Il relève le regard et fixe la voiture. Il ne peut pas partir.

Il commence alors à avancer. Lentement. Il n’y a pas de raison de se presser. Boon No doit être bien au chaud à l’intérieur. Ses envies de meurtre et sa rage semblent redescendues assez pour qu’il n’aie aucune envie de mettre la main sur lui, comme ça serait en temps normal. Il finit par être à côté et se penche un peu, pour faire toc toc sur la vitre. Il ne lui montre pas les clés. Ce serait la meilleure : que Boon No en profite et lui saute dessus en voyant l’opportunité. Il les a rangé dans son pantalon. Won Pil n’essaie rien, en ce moment, tout simplement parce qu’il n’a pas assez contrôle sur son pouvoir pour savoir que ça va amener quoi que ce soit de positif, dans cet instant. Après tout, il doute encore en avoir une, d’habileté extraordinaire, et à chaque fois qu’il tente de l’utiliser, ça se finit mal. Il ne peut pas s’en servir de façon utile.

Il toque à nouveau. Devant l’absence de réaction, il vient coller son visage contre la vitre. Ce n’est pas tant insonorisé, il doit pouvoir l’entendre. “Sors, et laisse moi partir avec la fille. Alors seulement, je ne ferai rien” Il bluffe, il bluffe et pour un gars qui ne sait pas mentir, il s’est trouvé un talent sur le spot. Peut-être l’instinct de survie, mais il espère que Boon No a été victime de choses qu’il  ne peut pas expliquer, et qu’il se trouvera assez malin pour ne pas vouloir les sentir à nouveau. Dans son esprit, Wonpil n’a même pas envisagé le fait que le jeune homme puisse avoir lui aussi un pouvoir, malgré ce qu’il lui a déjà montré plus tôt. Les souvenirs se mêlent, s’effacent et se remplacent, et il ne peut faire sens véritablement que du présent. “Je te laisse là. Je te ferai rien. Tu n’as pas d’autre option. Je ne crois pas.” Il tente de paraître froid, mais la fatigue physique et mentale s’occupe pour lui d’enlever toute chaleur habituellement présente dans sa voix. Il n’y a pas agressivité ou grosse menace, mais c’est déjà différent de d’habitude.

Spoiler:
 

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Hier à 11:41

Unfolding Pain

Maybe I’ll kill you both. Maybe I’ll just show you how I could.

Choe Boon No & Choi Won Pil



Toc. Toc. Il est là. J’ai les yeux fermés, mais je le sais. Je le sens. Je le sens, de l’autre côté de la porte, un nuage gris, menaçant. Un trou noir dans lequel j’ai envie de plonger, de détruire en sautant dedans. Est-ce que c’est ce qui arrive quand deux abymes se frottent l’une à l’autre? Est-ce qu’on risque de créer un nouveau Big Bang si on continue sur notre lancée? Je ne me suis jamais penché sur la métaphysique de mes capacités, mais une mort imminente semble m’y pousser. Est-ce que Wonpil me tuerait? J’imagine que je pourrais l’y pousser. Comme je l’ai poussé à frapper la fille. Mais je n’ai pas envie de mourir. Pas tout de suite, pas comme ça.

Sa voix traverse la vitre sans problème. Je l’entends comme s’il me chuchotait à l’oreille. Ses menaces sont-elles sérieuses? Je ne sais plus. Je refuse d’aller toucher ses émotions. Impossible de plonger à l’intérieur de lui sans me faire violer moi-même. Sors. Un ordre. Une recommendation. Un conseil à fin de rester en vie. Lui, moi, la fille. Et si personne ne meurt ce soir, à quoi ça aura servi? Pourquoi on est venu ici?

Je n’ai pas la force physique nécessaire pour éliminer Wonpil. Je ne sais même pas si c’est ce que je devrais faire, à vrai dire. J’en ai envie, oui, mais c’est un autre truc en moi qui parle. Une partie de moi qui pense qu’on aurait encore besoin de lui. Qu’on pourrait se servir encore de lui. Il me redemande - m’ordonne - de sortir. Je n’ai pas envie d’obéir. Je veux marchander. J’ai vendu la mèche et je ne peux plus reculer - et je n’ai rien reçu en retour. Comment est-ce que je continue après ça? Comment je le force à ne rien dire? Et la fille?

Il a les clés, je le sais. Il ne serait pas venu sinon. Et s’il a les clés, il peut entrer dans le taxi quand il veut. Il peut ouvrir la porte et me tirer à l’extérieur. Doucement, je me mets à rire. C’est une histoire de fou. Un avocat exemplaire force une prostituée droguée dans un taxi, vole la place du chauffeur et les emmène dans un coin de campagne isolé. Puis, à l’aide de capacités surnaturelles, l’avocat torture mentalement la fille. Ils finissent par tous se tabasser. Est-ce que vous y croirez si vous ne me connaissiez pas?

J’ouvre les yeux et me retourne vers lui. Son visage est à quelques centimètres du mien, seulement séparés par la fenêtre de la portière. J'acquiesce silencieusement, un sourire posé sur mes lèvres. J’ai résolu mon problème, je n’ai rien perdu. C’est Wonpil qui fuit. Mais une proie blessée ne peut pas fuir pour toujours. Il y aura une prochaine rencontre. Un nouveau combat. J’accepte les termes de l’armistice. Jusqu’à ce que j’ai les moyens de riposter à nouveau. Soyons en paix. Et quand je serai certain de pouvoir avoir le dessus, nous serons en guerre à nouveau. Ne pense pas avoir gagné, Wonpil. Parce que je ne perds jamais.

J’attends qu’il se déplace avant d’ouvrir la porte pour sortir. Je suis sûr mes gardes au cas où il voudrait me sauter dessus. À mon avis, la bataille est terminée mais je ne sais pas si son cerveau de chauffeur de taxi a bien enregistré ça. Je m’éloigne de la voiture en lui faisant face, mes pupilles fixées sur lui. Je me dirige de l’autre côté, loin de la fille, loin de lui. Le sang me coule encore dans les yeux. Je me doute de ce que j’ai l’air. Je sais déjà ce que je vais dire. C’est évident, non? J’ai sauté dans le mauvais taxi. En voyant mon costard cher, le chauffeur a décidé qu’il pourrait peut-être bien arrondir sa fin de mois. Alors il m’a traîné ici et m’a pris mon portefeuille. J’ai pas voulu me laisser faire, du coup on s’est battu. Et voilà le résultat. J’ai réussi à garder mon portable tandis que le salaud s’est sauvé en m’abandonnant là. Non, je ne crois pas que je vais porter plainte, ça serait sûrement impossible de le retrouver. Du coup, monsieur l’agent, si vous pouviez envoyer une auto-patrouille venir me chercher, ça m’arrangerait bien...

Le poing serré autour de mon portable, dans ma poche, j'attends de les voir partir avant d'appeler. J'attends qu'ils soient loin.




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Unfolding Pain | ft. Choi Won Pil & Choe Boon No
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