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 Shattered | ft. Lee Jung Ran & Choe Boon No

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Choe Boon No
Âge : 24
Occupation : Avocat Criminel Junior
Quartier : Busanjin
Situation : C'est compliqué
Don : Amplification des sentiments
Niveau : 7
Multicompte : Dang Hyeon Tae
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Sam 27 Mai - 4:44

Shattered

If you can't wake up from the nightmare,
maybe you're not asleep.



Choe Boon No & Lee Jung Ran



Infraction criminelle. Il s’est fait prendre par une opération policière ayant comme but de réduire la prostitution dans Busan. Comme c’est un homme d’affaires important, la justice veut en faire un cas exemplaire, pour faire peur aux autres. Ils veulent le pavaner comme un abruti sur la place publique, le traîner devant tout le monde pour s’en servir comme bouc émissaire. Pauvre type, sa vie est probablement fichue. J’espère que la baise en ait valu la peine. Parce que, à la voir danser, ce n’est pas très impressionnant. J’ai jamais compris ce que les hommes trouvent à ce genre de démonstration - ça semble à l’encontre de ce qu’ils prônent dans la vie de tous les jours, toutes leurs règles de bienséance et leurs mœurs pudiques. C’est l’appel de l’interdit qui les fait tant hurler?

J’avais été chargé d’enquêter sur l’escorte de notre client. Peut-être pourrait-on la convaincre de témoigner en notre faveur - ou, du moins, pas en défaveur du client. Techniquement, on n’est pas supposé interférer avec les témoins. On n’a pas vraiment le droit de leur parler hors-cour. On n’est pas censé les suivre, noter leur horaire journalier, ouvrir leur courrier, les mettre sur écoute. C’est pas tout à fait légal de les traquer et de leur faire du chantage. Mais j’adore ça. Pour cette affaire, j’ai commencé par aller au club où mon client avait rencontré sa compagne - il y a des mois, déjà. Fuzzy Navel. C’est un bar, c’est une discothèque, il y a des stripteaseuses, il y a des putes. L’alcool coule à flot tous les soirs. C’est là qu’elle travaille, celle à cause de laquelle on doit aller devant un juge.

Je pensais pouvoir lui faire du chantage, au début. La suivre, voir où elle habite, ce qu’elle fait durant sa vie “de jour”. Découvrir sa famille. Elle avait probablement quelque chose à perdre, quelqu’un à qui elle ne voudrait pas dévoiler sa vie de nuit. Il y a toujours quelque chose à perdre. Pour elle, c’est sûrement la fille d’une famille trop riche. Son père était absent durant son enfance, elle en a développé un rapport maladif avec les hommes. Elle a besoin d’attention, de se sentir désirée, parce qu’elle se sent seule au fond. N’est-ce pas le cas de toutes ces filles sur scène? Elles sont brisées, détruites. Leurs émotions reflètent l’expression vide de leurs yeux - la plupart n’ont plus rien à me proposer pour que je m’amuse, la torpeur les a complètement recouvertes d’une couverture trop épaisse pour que je la perce. Je vois les autres sentiments qui se cachent dessous mais c’est impossible de les saisir.

L’endroit n’est pas sans attrait, c’est vrai. J’y reviens souvent, durant mon enquête. La fille est toujours là, pièce centrale de cet étal de viande. Elle est beaucoup plus animée que les autres, à l’intérieur. Peut-être parce que je l’observe depuis un moment. Peut-être que j’ai réussi à percer un peu à travers son apathie. J’ai oublié son nom. J’ai arrêté l’enquête. Il a été condamné, de tout façon. Elle n’a même pas eu à témoigner, il y avait d’autres filles. Il était foutu de toute façon. Mais elle. Je la fixe sans ciller.

De semaine en semaine, je vois qu’elle commence à me remarquer. Au fond de la salle, seul. Je ne les applaudis pas quand elles entre sur scène, je ne m'exclame jamais. Les danses privées ne m’intéressent pas. Je veux briser cette étoile, celle qui semble avoir tant de plaisir à s’enfiler des hommes à longueur de nuit. Il y a un démon derrière ces yeux d’anges, des cornes cachées sous ces cheveux qui cascadent jusqu’à ses reins. Il y a une peur cachée en elle, une terreur refoulée, poussiéreuse, quelque chose de grave qu’elle veut oublier. Elle doit se forcer pour ne pas y penser. Je veux la libérer.

La manœuvre est lente. Je dois l’épousseter. Je dois la réanimer et la nourrir. Sa peur réagit bien, elle sort de son hibernation sans trop de séquelles. Elle me ramène des amies sans que je lui demande. Panique et paranoïa se joignent à nous. Depuis une semaine, je viens les voir tous les jours. Elles ont bien grandi! C’est délicieux de les voir s’épanouir sous mes doigts. Derrière, je vois leur propriétaire se trémousser avec toujours la même fougue. C’est ce qu’elle veut nous faire croire. Mais ce soir, la balance pourrait bien verser. Je la sens proche de la chute: sa peur s’enroule autour de ses chevilles, la paranoïa lui glisse sur le dos. Je glisse dedans comme un poisson dans l’eau. La crainte est froide, comme d’habitude. Elle s’étend entre mes doigts, liquide paresseux: elle attend que je la nourrisse. Dans le Fuzzy Navel, la lumière est dirigée vers les danseuses, la musique assourdissante. J’ai un verre sur ma table, un truc assez cher pour que les hôtesses me laissent tranquille pour le reste de la soirée. Je n’aime pas l’alcool, mais les gens sont censés boire dans le genre d’endroit où je me trouve. Tellement de règles, toujours.

Jung Ran. Voilà son nom. Ce soir, c’est toi et moi, ta peur dans mes mains. Enfoncé dans un sofa, je te fixe, encore et toujours. Avance encore un peu, le vide est droit devant. Si tu tombes dans la terreur, je serai là pour t’attraper. On continuera la descente ensembles. Jusqu’à ce que tu voles en éclats.

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Lee Jung Ran
Âge : 23
Occupation : escort de luxe, strip-teaseuse (fuzzy navel) et hotesse (velvet)
Quartier : Busanjin
Situation : fuit toute relation sérieuse
Don : aquamancie
Niveau : 5
Multicompte : yoo myeong hee, gao hwa young, moon sakura & min in hye
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Mar 6 Juin - 8:17
Shattered
boonno & jungran

Il était toujours là, au fond de la salle. Seul et silencieux avec sa boisson. Son regard comme fixé sur mon être. Pourtant il ne demandait jamais rien. Pas de danse privée, pas de supplément. Rien d'autres qu'une boisson et un regard figé sur mon corps. J'ignorais ce qu'il venait faire ici, mais chaque fois qu'il était présent je me sentais plus mal encore qu'à mon ordinaire. Tous mes démons ressortaient, plus forts encore les uns que les autres. J'ignorais ce qu'il désirait le plus. Toutes mes collègues avaient beau l'aguicher, il ne voulait pas de leur être. Alors je dansais jusqu'à l'oublier, dénudant toutes les parties de mon corps sur scène. De semaine en semaine mon mal-être s'intensifiait et j'en ignorais sa provenance. Mais ce soir était bien différent. Je ressentais quelque chose grandir en moi. Cette chose grandissait avec tant de fougue et d'ardeur qu'elle manquerait presque de me briser. La peur d'être retrouvée par mon père s'emparait de tout mon être. Elle commençait doucement à se transformer en une sorte de paranoïa saupoudrée d'une panique toute nouvelle. Mes yeux balayaient la salle à une vitesse folle. Où étaient ses sbires ? Qui avait-il envoyé ? M'avait-il enfin retrouvée ? Allait-il me tuer ? Allait-il mettre fin à mes jours en Corée ? Allait-il m'exécuter au Japon ? Ma respiration était de plus en plus saccadée mais également de plus en plus courte. Comme si je manquais soudainement d'air. Comme si tout l'air de la salle avait soudainement disparu, me laissant seule à l'agonie. Je devais terminer cette danse, au risque de foutre en l'air ma réputation et de m'attirer les foudres du patron. Mais je n'étais pas dans mon état habituel et c'était plus que palpable. Je reçus même les regards interrogatifs de mes collègues qui me voyaient perdre toute raison sur scène. La peur, l'angoisse, la paranoïa. Elles semblaient se nourrir de mes entrailles. J'en avais un mal de ventre incroyable comme jamais encore je n'en aie eu. Il fallait que je sorte de là, que je prenne l'air frais de la nuit. J'étouffais.

La danse était terminée. Je récupérais rapidement mes vêtements sur le sol et me précipitais dans le vestiaire. Je n'avais pas le temps de me changer. Encore nue, j'enfilais une veste qui tombait jusqu'à mes cuisses avant de revenir vers la salle pour chercher cette fameuse porte. L'issue de secours. Elle menait sur une petite ruelle qui passait à côté du Fuzzy Navel. Une ruelle jamais empruntée qui me permettrait de respirer à mon aise, sans monde autour. Je poussais à porte, paniqué. J'avais juste pris le temps d'enfiler des bottines. L'air frais s'engouffre par-dessous le manteau et je crus un instant pouvoir enfin respirer. Si l'air était frais mes poumons ne savaient s'en repaître. Bien au contraire. J'avais l'impression que des mains invisibles prenaient place sur ma gorge pour me couper toute respiration. J'appuyais mon front contre le mur face à moi, essayant de calmer ma respiration. Mon tyran de père m'avait au moins appris à retrouver mon calme dans les situations les plus difficiles. Mais la panique ne semblait pas vouloir me quitter. Elle voulait se faire amie alors même qu'elle était mon plus grand ennemi. Je levais la tête pour poser mon regard sur le ciel de Busan. Aucune étoile à l'horizon. Pas d'espoir. Ma poitrine se soulevait puis retombait à une vitesse folle. J'ignorais pourquoi je me sentais si mal. D'ordinaire j'étais maître de mes émotions. Mais ce soir tout était différent. Je ne voulais pas succomber à la panique mais elle me tendait la main. Si j'avais su la rejeter pendant cinq longues années, ce soir c'était bien plus difficile. Je la sentais grandir toujours plus en moi, manquant de me dévorer tout entière. Comment ferais-je alors ? Il fallait que je sois plus forte que tout cela. Plus forte que ces émotions m'envahissant et prenant part de mon être. J'étais plus forte que cela.

Alors seule dans cette ruelle, je fermais les yeux pour trouver une grande concentration. Mais quelque chose d'autre était ajouté à l'équation. Ce n'était pas que moi et ma panique. C'était davantage. Lorsque je rouvrais les yeux il était là. Cet homme assis au fond de la salle. Celui ne demandant rien d'autre qu'un verre et m'observant de ses yeux vifs. Le vent soufflait et s'engouffrait dans la ruelle et je resserrais les pans de ma veste contre mon corps. J'en avais les jambes qui tremblaient, mes genoux manquant de claquer entre eux. D'une voix frêle j'essayais de lui poser cette évidente question. « Que... Que faites-vous ici ? Vous avez besoin d'aide ? Vous voulez quelque chose ? » La panique grouillait au creux de mon estomac. La peur, l'angoisse, la paranoïa. Toutes ses émotions se faisaient encore et toujours plus fortes les unes que les autres. Elles s'emparaient de tout mon être. Je n'étais plus qu'elles. Je posais mes yeux tout autour de moi, paniquée. Était-ce un piège de mon père ? Une façon d'être sûr de me ramener au Japon ? L'avait-il envoyé lui ? Je reculais jusqu'à me retrouver dos au mur. J'étais acculée. Au sens propre comme au figuré. Et par un certain pré-sentiment, j'étais certaine d'être loin d'en avoir terminé avec l'homme face à moi.
Made by Neon Demon

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“Some girls want to be a princess when they grow up. I wanted to be in a bad bitch girl gang. And I was more addicted to self destruction then to the drugs themselves... something very romantic about it”
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Choe Boon No
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Sam 17 Juin - 8:22

Shattered

If you can't wake up from the nightmare,
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Choe Boon No & Lee Jung Ran



Voilà, on y est. Elle craque.  Elle tombe dans le gouffre que je creuse depuis tout ce temps, moi, mineur de malheur. Elle danse comme si elle avait déjà tout perdu, comme si on avait touché le fond. Si seulement elle savait à quel point on pouvait se rendre plus loin, si seulement elle pouvait voir jusqu’en bas, tout en bas. La musique ralentit, je sais qu’elle va bientôt se terminer, que les danseuses vont changer. Une rotation. Est-ce qu’elle va sortir? Est-ce qu’elle va se battre et rester? Combien de temps peut-elle respirer sous l’eau avant de se noyer?

Elle fuit. Ses émotions la suivent, me filant entre les doigts comme de l’eau. Je souris, seul avec moi-même. C’est presque gagné. Elle a perdu la première manche. Je regarde sa peur s’éloigner avec elle sans la retenir. Ce ne sera pas très difficile de la retrouver, elle ne peut pas aller très loin. Si elle ne revient pas sur scène, c’est qu’elle est sortie. Si elle est sort sans revenir dans la pièce principale, c’est qu’elle a prit la sortie de secours. Simple déduction. Les gens sont des équations plutôt simples à résoudre quand ils ont peur, ou qu’ils sont en colère. Ça devrait être le contraire, pratiquement, mais l’être humain n’a pas encore réussi à s’adapter pour l’apparition de super prédateurs. Dans un sens, je participe à la sélection naturelle de l’homme.

J’attends. Je guète. Les minutes s’écoulent. La peur ne revient pas, sa maîtresse non plus. Les filles ont recommencé à danser, à se trémousser. Leurs vêtements tombent, un à un. Les hommes s’agitent. Leur désir est collant, envahissant. J’aimerais avoir les moyens d’éteindre leurs sentiments parfois, d’un geste de la main. Effacer leur envie, arracher leur joie, déraciner leur espoir. Hélas, je n’ai trouvé qu’un seul moyen de détruire tout cela jusqu’à maintenant, et j’ai déjà une victime pour laquelle cela est réservé ce soir. D’ailleurs, je ne pense pas pouvoir détruire un homme de cette façon.

Je finis mon verre d’un trait, grimaçant face au goût amer de la boisson. Pourquoi est-ce que les gens prennent ça pour le plaisir? L’alcool camoufle les émotions, les rend floues. Ils préfèrent les oublier plutôt que d’apprendre à les contrôler. Je quitte par la porte principale, me camouflant dans la foule qui se presse pour entrer. J’allume une cigarette, fait semblant de sortir pour fumer. Comme si j’allais revenir. Mais je m’éloigne, peu à peu, contourne le bâtiment. Des ruelles sur des ruelles. Le vacarme du Fuzzy Navel s’éteint rapidement et je n’entends plus que mes chaussures qui raclent contre la chaussé. Je tire sur ma cigarette en m’avançant. Elle est là, quelques mètres plus loin, les yeux fermées, haletant. Sa peur s’élance vers moi, comme un chien content de retrouver son maître. Je l’attrape à nouveau, la caressant doucement. Puis elle me voit.

Je ne lui réponds pas. Je leur parle rarement, ça n’apporte jamais rien d’intéressant. Si je leur mens, elles ont peur et essaient de se sauver. Si je leur dis la vérité, j’obtiens la même réaction. Pourquoi les gens posent-ils des questions auxquelles ils savent déjà la réponse? Même quand ils se sentent en danger, ils ne réagissent pas, ils attendent, parce qu’ils ne veulent pas blesser les sentiments de l’autre, au cas où ils se tromperaient. Tout leur être leur crie de fuir, mais on les a dressé à être respectueux, à croire que tout le monde leur veut du bien. Ils voient le danger et ne fuient pas. Moi, je ne le vois pas, mais j’essaie de l’éviter. Je ne l’accueille pas à bras ouvert, avec un vous voulez quelque chose?

Je tire un dernier coup sur ma cigarette avant de la jeter sur le sol et de l’écraser sous mon pied. J’entends le grésillement, comme un dernier cri avant sa mort. Ça me fait sourire: même mes cigarettes ont des vies tragiques. Je commence mon travail sans plus attendre. J’appelle toutes ses émotions vers moi, formant une véritable collection de peurs, frayeurs et terreurs diverses. Je les noue doucement ensembles, les solidifiant dans leur grandeur. Sa peur se déverse comme un abîme sans fond, sans limites. C’est parfait, je suis insatiable. Je nage à l’intérieur d’elle sans problème; je suis né pour ça. La sensation est enivrante, comme toujours. Je me laisse couler dedans, retenant ma respiration tandis que l’on sombre ensemble, tous les deux, enseveli sous la marée traumatique que nous produisons ensembles. J’ai besoin de créer un tsunami, une vague géante, qui va m’aider à la détruire, à la noyer.

J’ai avancé sans m’en rendre compte. Elle est contre le mur, adossé, terrifié. Je suis tellement près que je vois mon reflet dans ses yeux exorbités. Est-ce qu’elle me voit encore? Est-elle déjà en train d’étouffer sous mes actions? Je la regarde de haut en bas sans m’arrêter, connaissant déjà son corps par coeur. Elle tremble. De froid? Elle n’a qu’un petit manteau comme tout vêtement, après tout. Déjà prête. Je pousse le vêtement de ses épaules, le faisant glisser sur le sol, découvrant son corps parfaitement découpé. J’ai menti, plus tôt, je sais exactement pourquoi elle est la star du Fuzzy Navel. Vous savez, tout ceux qui disent que c’est l’intérieur qui compte, pas l’extérieur? Pour moi, c’est vrai, ce qui m’attire c’est plutôt l’intérieur, ce qui est pourri, ce qui est corrompu, avarié. Ceux qui ont des secrets mal cachés, des horreurs dissimulées. Oui, c’est ça qui me fait choisir quelqu’un, avant tout. Mais j’ai des yeux, aussi.

Ma main se glisse le long de son visage, descendant sur son cou. Je referme mes doigts autour de celui-ci, doucement, serrant de plus en plus fort. Je sens un feu grandir en moi, tandis que ses émotions continuent de se déverser sur nous, débordant de tous les côtés. Je ne veux pas l'asphyxier, je veux la garder éveillée. Je veux qu’elle sente la vague la submerger, quand je vais la lâcher, quand je vais dénouer toutes ses émotions et qu’elles vont tomber. Quand le barrage va s’effondrer.

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Mer 1 Nov - 18:03
Shattered
boonno & jungran

La peur était d'ordinaire un sentiment enfoui tout au fond de mon être, quelque chose d'imperceptible et d'inconnu que je ne montrais à personne. Avec le temps j'avais appris à faire taire cette émotion qui n'avait pas à exister chez les Nobira. Mais la situation était parfaitement différente. Je n'avais plus de contrôle sur mes propres ressentis, pour une raison qui m'était totalement obscure. Le vent soufflait et je gelais sur place. J'avais envie de fuir très loin de ce lieu, de cette ruelle sombre et glauque où un inconnu peu rassurant m'avait suivie. Il ne prenait même pas la peine de répondre à mes questions. Il ne faisait que fumer et s'avancer vers moi. Mes jambes me clouaient sur place. Comment se faisait-il ? Pourquoi ne pouvais-je pas m'en aller ? J'avais un contrôle si parfait de mon corps que ne plus avoir la main dessus me rendais parfaitement barge. Mes yeux s'humidifièrent alors qu'il s'approcha encore plus près, bien trop près. Je sentais son âme sombre, si proche de la mienne. Il n'était clairement pas là pour discuter. J'avais envie de crier, de l'attaquer, de partir. Mais mon corps était parfaitement tétanisé. J'étais certaine qu'il se délectait d'une telle situation rien qu'à voir les traits déformés de son visage. C'est alors qu'un contact naquis, celui qu'il créa en retirant mon seul vêtement de mes épaules. J'étais à présent parfaitement nue dans cette ruelle, exposée sous son regard. Seules mes bottes tenaient encore au pieds mais cela ne suffisait pas à me tenir chaud. J'étais faible et fragile, parfaitement à sa merci.

C'est à ce moment que sa main se posa sur mon cou, juste lorsque je manquais de m'effondrer sur le sol comme une vulgaire poupée de chiffon. Il me maintenait debout par ce seul contact, nos yeux reflets l'un de l'autre et son plaisir grandissant. Un véritable psychopathe ! Pourquoi vouloir abuser d'une escort ? Se refusait-il à payer ? Mais ces questions étaient trop idiotes. Il s'amusait de ma peur, de faire de moi sa proie. Ma respiration était saccadé et légèrement amoindrit par ce contact sur ma gorge. Il fallait que je parte de là. Il fallait que je me hâte de partir à toutes jambes. Je ne pouvais pas rester ici. Je sentais la chose arriver, et peu importe avec combien de personnes je couchais le viol n'était pas dans mes projets. « Tu... ne... gagnera pas. » Les mots sortaient étouffés. Je supposais qu'il s'en fichait bien. Mais j'étais des plus sérieuses. Avec lenteur je levais mon pieds contre le mur pour y récupérer mon couteau papillon. Mon arme préférée mais aussi indispensable. J'avais cousu toutes mes chaussures de manière à ce qu'elles puissent accueillir une arme et je bénissais mon tyran de père pour m'avoir appris à avoir un tel réflexe. « Pas... cette... fois. » D'un geste rapide et précis, j'ouvris mon couteau et le passa sur sa joue, sans vraiment réfléchir à ma force ou à l'endroit à toucher. Il redescendit rapidement sur ses mains et je faisais en sort qu'il me lâche puis fuir à toute jambes. Je courais dans la ruelle, sans penser à un lieu précis. Juste à fuir.

Mais c'était sans compter sur ces foutus tremblements qui me ralentirent et ce stupide trou qui me fis tomber. Mon couteau vola au loin et j'étais allongée sur le sol, le bitume froid collant à ma peau nu. J'étais sans doute ouverte ou éraflée, mais plus rien n'avait d'importance hormis ma fuite. « A l'aide ! » Je criais à pleins poumons avec le peu de respiration qu'il me restait, mais c'était en vin. La ruelle était si grande et si sombre que personne ne pouvait m'entendre. La musique du club résonnait si fort qu'elle couvrait ma voix. Il avait bien choisi son lieu. La peur grandissante me tordait l'estomac et j'avais presque envie d'en vomir. « Dégage de là, psychopathe. » J'étais une tueuse, une tueuse à gage avec un certain nombre de mort à son actif. Mon âme était sombre, très sombre avec le nombre de morts que j'avais sur les bras. Des hommes, des femmes que j'avais tué sans scrupules. J'avais été tueuse à gage et j'essayais de me refaire, mais on ne peut jamais effacer le passé. Venait-il pour me punir de mes crimes ? J'essayais de me relever mais retombais lourdement. Ma cheville m'arracha une grimace. J'étais encore plus handicapée qu'avant. Alors je tentais lamentablement de ramper jusqu'à mon couteau. Ce précieux couteau.
Made by Neon Demon

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