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 Choe Boon No - It's Always Worse Than it Seems

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Choe Boon No
Âge : 24
Occupation : Avocat Criminel Junior
Quartier : Busanjin
Situation : Something but nothing
Don : Amplification des sentiments
Niveau : 5
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t783-choe-boon-no-it-s-always-worse-t
Ven 19 Mai - 19:37
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CHOE BOON NO

Monsters don’t sleep under your bed, they scream inside of your head
Lieu de naissance : Gimhae, Corée du Sud
Date de naissance : 4 avril
Âge : 24 ans
Nationalité : Coréen
Taille : 173 cm
Poids : 62kg
Orientation sexuelle : hétéro
Situation amoureuse : nil (aromantique)
Métier : avocat junior
Étude : a passé le barreau à Busan
Revenu : aisé, il vit avec son père
Don : amplification des sentiments
Signe distinctif : son visage est très inexpressif (major RBF)
Groupe : Sun
Avatar : D.O, Do Kyungsoo (EXO)

Pragmatique

Égocentrique

Confiant

Froid

Rusé

Cruel

Persuasif

Manipulateur

Déterminé

Calculateur

Pourquoi tu me frappe, maman..?  Pourquoi! POURQUOI TU ME FRAPPE SALE CONNE! L’enfant attrape la main qui tombe sur lui et la mord de toutes ses forces. Le goût métallique se mélange à sa salive; le sang rougit ses dents . L'autre main l'attrape par les cheveux et tire jusqu'à ce qu'il lâche prise. Il ne part pas sans demander son reste: la chair se déchire avec un cri de douleur. Elle le jette par terre, lui fout son pied dans les côtes. L’enfant continue à se débattre contre l’adulte, hurlant ensembles, presque à l’unisson. Mais la douleur est trop forte, elle finit par prendre le dessus sur la colère. Ses cris se transforment en pleurs. Sa mère se laisse tomber à côté de lui, sous le choc. Elle regarde droit devant elle, les yeux vagues.

Le trajet vers l'hôpital se fait dans un silence entrecoupé des reniflements du fils. Il est assis derrière, dans son siège d’enfant. La mère lui jette des regards dans le rétroviseur, le visage inexpressif. Peut-être vont-ils lui enlever son enfant. Il est couvert d'ecchymoses, il saigne. Elle le regarde et ne ressent rien. Elle ne ressent plus rien depuis plusieurs mois. La voiture garée, ils marchent tranquillement vers l’hôpital. Elle ne lui tient pas la main; il ne la tend pas. Ils n’attendent pas pour voir un médecin. Pour elle, tout est flou. Elle se fait panser la main. L’infirmière lui fait les gros yeux mais ne dit rien. Son fils est dans une autre salle. On l’informe qu’il a deux côtes cassées. Elle hoche la tête sans répondre: elle attend qu’on lui annonce qu’il va être retiré de sa garde.

Boon No avait été un bébé difficile. Il ne pleurait pas beaucoup, mais il était froid, passif. Il ne réagissait pas quand elle essayait de s’en occuper. Il ne jouait pas avec ses jouets. Pour le père, c’était un bébé parfait. Mais le comportement agaçait la mère. Elle devenait frustrée. Il lui arrivait de secouer son fils, essayant de le faire réagir. Il pleurait. Excédée, elle pouvait lui crier dessus. Pourquoi avoir eu un enfant? Pourquoi avoir eu cet enfant. Le père est souvent absent. Il est avocat, il travaille beaucoup. Il ne voit pas que sa femme boit. Il ne sait pas qu’elle laisse le bébé enfermé dans sa chambre toute la journée.

À l’hôpital, on l’a emmené dans la salle où son fils est traité. Le docteur lui dit d’un ton grave qu’elle ne doit plus laisser le gamin monter sur le toit. Elle hoche la tête sans comprendre: ils habitent dans un immeuble, Boon No n’est jamais monté sur le toit. Le médecin continue, explique que si l’enfant tombait à nouveau, cela pourrait être plus grave. Il avait été chanceux. Son fils la regarde en souriant et s’excuse de ne pas l’avoir écouté. Ses mains se crispent sur son sac à main, elle sait que c’est un nouveau tour de Boon No, une lubie qu’il vient de créer. Pourquoi a-t-il menti? Pourquoi ne pas avoir dit qu’elle l’avait frappé, comme elle le frappait souvent. Elle avait espéré s’en débarrasser, à vrai dire. Elle voulait qu’on lui prenne son fils.

Ce fils, il a un effet nocif sur elle. Il la mets hors d’elle en un clin d’oeil. L’exaspération s’est transformée en ressentiment. Et le ressentiment laisse souvent place à la colère. Son mari ne le voit pas. Mais Boon No, il le sait. Elle a peur de lui, maintenant. Elle pensait avoir un répit quand il entrerait à l’école primaire. Mais il fait des problèmes avec son éducatrice. Il se bat avec d’autres élèves. On le change d’école, une institution privé pour garçons seulement. Son père pense en effet que Boon No a besoin d’un peu plus d’encadrement.

J’ai tué ma mère.” L’aveu ne fait pas sourciller le psychologue. L’enfant de 8 ans est très visiblement sous le choc: sa mère s’est suicidé sous ses yeux, il se sent responsable. Ç’avait été une mort très violente, quelque chose d’inhabituel chez une femme. Il y avait eu une enquête policière étant données les circonstances brutales, mais tout pointait en un suicide. Elle avait laissé un court mot à son mari, pas vraiment d’explications, un mot d’excuses. La honte pousse le père à déménager et à changer son fils d’école.

Mais c’est vrai, j’ai tué ma mère. Pas directement. Pas de mes mains. Mais je l’ai fait. Consciemment.

Maintenant installé à Busan, Boon No développe de l’énurésie. Son père redouble les heures de travail: il est de nouveau en bas de l’échelle dans le cabinet qu’il a rejoint, et il doit faire ses preuves. Il part très tôt le matin et revient très tard le soir, après des soirées bien alcoolisées. Bébé, Boon No avait un père absent. Aujourd’hui, il a un père invisible. À l’école, il s’en tire mieux que mal, mais il ne se mêle pas avec les autres enfants. Ses éducateurs commencent à s’inquiéter, mais n’ont personne à qui exprimer leur malaise. Techniquement, Boon No ne fait rien de mal. Mais il a une sorte d’aura, quelque chose qui fait fuir les autres enfants. Il joue toujours avec une loupe; il ne fait que brûler des fourmis durant la récréation. On l’ignore, on laisse faire ce statu quo malaisant.

Ça fait comme des picotements. Ça chatouille, presque. Mais ce n’est pas agréable. Il y a des nuances, aussi. Chaud et vif, c’est la colère. La peur est froide, saccadée. La tristesse est froide aussi, mais plus douce. La sensation peut devenir grisante, mais c’est un couteau à double tranchant. Quand je l’attrape, il peut glisser et me couper. Quand j’appuie sur la détente, il n’y a pas toujours de retour possible. Une colline sans fin qui m’entraîne vers le bas.

Le premier sentiment que j’ai saisi est l’irritation. C’est une émotion simple et souvent éprouvée par les bébés. Elle était plus facile à reconnaître parce que je l’avais déjà ressentie. La colère est venue facilement, aussi.


À l’école, sa situation est de plus en plus compliquée. Son enseignant principal essaie de rejoindre son père par tous les moyens: ils ont besoin de faire une intervention! Boon No fait des crises terribles quand quelque chose le contrarie. On veut lui faire voir un pédopsychiatre: il pourrait être sur le spectre de l’autisme, ou avoir de la difficulté à gérer sa colère. Le diagnostic était difficile à faire en raison du jeune âge de leur patient.

Les émotions, elles sont liées entre elles. Elles forment un dégradé, comme les couleurs de l’arc-en-ciel. J’essaie d’en apprendre toutes les couleurs. L’irritation, la colère, la haine, la fureur: ceux-là sont sur le même spectre, celui que je contrôle le mieux. La gamme d’émotions à laquelle j’ai droit. La peur, l’angoisse, la terreur, la panique; une autre palette que je maîtrise bien. La solitude, l’isolement et le désespoir sont des armes puissantes; je l’ai appris avec maman.

Elle ne m’aimait pas. Je le savais avant de savoir ce qu’était l’amour. Les jours plus calme, elle était indifférente. Mais, souvent, je sentais les fourmillements. Si j’appuyais assez longtemps sur son irritation, je pouvais sentir sa colère monter. Je sautais du cheval en marche, me saisissait du plus gros bâton. Mais c’était épuisant. Le sentiment m’inondait moi aussi, comme une vague, me noyant. J’ai appris à mieux m’y agripper mais je ne réussissais toujours pas à y échapper. Puis, j’ai commencé à ressentir une nouvelle sorte de démangeaison. C’était plus sourd, plus loin. J’avais 7 ans quand j’ai réussi à la saisir, la première fois. C’était glacé, gluant, désagréable. Je ne savais pas ce que c’était - je l’ai su beaucoup plus tard - mais quand je l’attrapais, maman devenait silencieuse. Elle s’enfermait dans sa chambre et je l’entendais pleurer. Ce n’était pas comme la colère: c’était impossible de le faire galoper, il restait dans mes mains, mou et mouillé. Mais il grandissait, chaque jour.

Six mois avant son suicide, j’ai empoigné une nouvelle émotion à l’intérieur de maman. Elle était froide aussi, mais d’une différente façon. Elle semblait… Inerte. Celle-là semblait plus facile à manipuler, elle grossissait sans que je la touche. À ses côtés, la dernière sensation que j’ai contrôlé chez maman. Le désespoir. Je ne lui avais pas prêté attention, il était difficile à cerner. Il s'apparentait plus à une absence qu’à une présence, j’avais de la difficulté à l’attraper, comme de la fumée. Puis, j’ai mis la main dessus. C’était un feu de paille. Maman est devenu toute raide, a arrêté ce qu’elle faisait. Elle a pris un morceau de papier et a écrit quelques mots dessus. Je la suivais, sentant la fumée s’échapper d’entre mes doigts. Elle brûlait de l’intérieur, il ne restait plus que cette fumée. Dans la cuisine, elle a pris le plus gros couteau qu’il y avait; celui qu’elle utilisait les vendredi pour couper la viande qu’elle avait eu au marché. Je m’asseois devant elle: c’était fascinant. Lorsque la lame lui a transpercé l’intérieur de coude, je pensais que j’allais tout perdre. La fumée s’est dissipée, son désespoir s’est envolé. J’ai cherché à agripper tout ce que je pouvais mais aucun sentiment n’était là. Puis, un dernier frétillement que j’attrape avant qu’il ne disparaisse. La sensation inerte et froide. C’était la résignation.

Ses dernières heures ont étées un combat. Je donnais tout ce que j’avais pour faire grandir ce sentiment, cette masse engourdie. Maman pleurait. Elle n’avait qu’une coupure superficielle, le couteau était sur le sol. Quand j’ai réussi à animer le sentiment, sa réaction a été immédiate. La sensation s’est transformée en trou noir, aspirant tout ce qu’il y avait, se nourrissant de tout ce que je lui donnait. Maman s’est redressé, la lame déjà dans sa main. Elle ne me voyait pas. Elle ne me voyait plus. Lentement, elle a enfoncé le couteau dans son ventre. Le sang bouillonnait en sortant de la plaie, tellement foncé qu’il en paraissait noir. À sa vue, j’ai réanimé la résignation avec plus de vigueur. Maman a crié, s’est poignardé à nouveau. Encore. Et encore. J’ai senti la sensation s’effacer doucement, comme un rêve après que l’on se soit réveillé. J’ai  lâché prise. C’était mon dernier contact avec ma mère.


“Et comment je fais pour calmer la colère des autres?” Trois ans de thérapie. Trois ans d’exercices respiratoire, de discussions, de dessins. Trois ans durant lesquels on demande, on questionne, on explique. Le diagnostic change, les thérapeutes aussi. Celui devant lui le suit depuis un an. Trouble de la personnalité antisociale. C’est sa dernière étiquette. Il ne possédera qu’une gamme d’émotions limitées, marquée par l’absence notoire d’empathie et de peur. Il est aveugle au danger et aux conséquences. Le thérapeute essaie de lui inculquer des notions cruciales: il veut réussir à créer un psychopathe socialement adapté. Ça serait bien pour sa carrière. Il commence donc un véritable enseignement pour Boon No: comment il diffère des gens normaux, comment il peut pallier à cette différence, comment suivre les règles de la communauté peut lui être bénéfique, comment briser la loi va lui être dommageable. Le patient est réceptif, il s’intéresse à ce qu’on lui dit, mais il ne comprend pas toujours. Son thérapeute s'inquiète d’un aspect dissociatif qu’il présente: Boon No n’arrive pas à assimiler l’idée que chaque personne ressent ses propre sentiments.

La thérapie m’a vraiment aidé. Ils m’ont appris à avoir l’air normal, à cacher mes intentions, à mieux mentir. Ils m’ont enseigné les autres sentiments, ceux que je ne connaissais pas. J’avais maintenant des mots sur ces sensations, ces picotements que je ressens chez les autres. Le thérapiste m’avait même donné une liste, pour m’aider à exprimer ce que je ressens.

De toutes les émotions, la peur et ses cousines sont les plus intéressantes. Elles sont difficiles à attraper, comme des poissons dans l’eau. Elles glissent entre les doigts. Pourtant, ce ne sont pas des sentiments fugaces: leur présence est difficile à manquer, ils sont forts et rapides. Peut-être trop pour moi. Je ne les comprends pas bien, je ne les ai jamais ressenti.

Les gens pensent que les psychopathes - le nom familier du trouble de la personnalité antisociale - ne ressentent aucune émotion. C’est faux. J’ai déjà dit que je connais la colère. Je peux aussi éprouver de l’envie, du dégoût, de l’impatience, du désir, de la satisfaction. Je connais la tristesse, la honte, la confiance et la surprise. Certaines émotions me sont étrangères. L’amour et l’empathie sont les cas les plus majeurs. Mon thérapeute dit que c’est grâce à eux que les gens font ce qu’ils font. Qu’ils s’entraident, qu’ils se respectent, qu’ils n’abusent pas les uns des autres. Il m’a dit que pour moi, je devrais faire le choix.


L’adolescence est difficile. C’est son thérapeute qui s’occupe de son éducation sexuelle, après une rencontre affolée avec le directeur du collège de Boon No. Il s’était masturbé en cours d’informatique, regardant un vidéo vaguement pornographique. C’est une conversation de plus, une explication qui ne fait encore aucun sens. Pourquoi toutes ces règles? Il a 14 ans et son parcours est précaire. Il réussit bien au collège, quand il y met du sien, mais tout cela est miné d’incidents. La rééducation n’est pas tout à fait au point. Le thérapeute décide depasser au 2e niveau: peut-être vaut-il mieux lui révéler toutes les facettes de la vie normale, afin qu’il puisse se construire une idée à ce dont il doit ressembler.

Les pulsions sexuelles ne sont pas des sentiments, ce sont des sensations. Comme la douleur et la faim. Ce ne sont pas des choses que je contrôle, et je les ressens comme tout le monde. C’est notre instinct animal, ce qui nous pousse à survivre. Manger, dormir, fuir et procréer. Dominer. Nous sommes plus semblables que vous le pensez.

L’adolescence, période de nouvelles expériences. Les premiers amours. Pas pour moi. Papa prend moins de temps au travail. Mon psy l’a rencontré: il faut travailler sur notre relation. Je m’intéresse à son boulot, avocat. Toutes ces règles qu’ils me font apprendre en thérapie, elles sont écrites quelque part. La police fait respecter ces lois. Le juge décide si la loi a été respectée ou brisée. Mais les avocats, ils ont un rôle entre les deux: ils cherchent à démontrer si la règle a été brisée ou non. À l’intérieur, j’apprécie la confusion qu’eux-mêmes éprouvent envers leurs règles. La loi dit que les enfants d’âge mineur n’ont pas le droit de consommer de l’alcool. Les mineurs ne sont pas responsables lorsqu’ils commettent un crime. La faute à qui si je suis ici, dans ce club, une bière à la main?

La musique est insipide, répétitive. Je ne danse pas, j’observe. Seul. Invisible. Je laisse les sentiments passer autour de moi sans les toucher. Chaque personne a une signature émotionnelle, une émotion qui les domine et qui reste toujours là, en sourdine. Souvent, je ne les voit pas. Mais j’en reconnais certaines. Ici, l’impatience, là de la tristesse. Beaucoup de désir.

Je la regarde depuis au moins une heure. Elle danse sur place, son verre dans sa main. Elle est plus vieille que moi. Elle n’est pas très jolie, ses amies sont beaucoup plus attirantes. Alors qu’elle se trémousse sans sourire, les autres rigolent en remontant leurs jupes. Sa jupe à elle lui descend sous les genoux. Elle me voit, me regarde la regarder. Je lui souris, j’ai appris à sourir. Un frétillement, de la curiosité. Je m’approche. Elle sourit à son tour, elle a bu. La table à côté de la leur est libre, je m’y installe. Elle me rejoint. Sa curiosité grandie. Je ne touche à rien, déjà exalté d’être là. Impossible de parler avec la musique, je lui prend le bras pour l’emmener plus loin, vers la piste de danse. Elle me suit. Je bifurque vers les toilettes. C’est là que je sens le premier poisson. Une pointe de doute, une once de peur. Mais aussi de l’excitation, caché dessous. Elle résiste, essaie de retourner sur ses pas. Ma main se serre sur son bras.

Je dois la pousser à l’intérieur des toilettes. Elle proteste. Les sensations me submergent. Nous sommes si proches que je ressens tout ce qui l’affecte. J’ai envie de tout saisir à la fois mais c’est impossible. Elle est horrifiée, dégoûtée. D’autres émotions que je ne connais même pas. Elle panique, elle veut que je la lâche, elle veut partir. Elle me frappe. Je ressens la douleur mais ça ne me fait rien. Elle est plus petite que moi, elle n’a aucune chance. Dans la cabine, elle pleure, elle crie. Personne ne l’entend avec la musique qui joue. La porte est verrouillée de tout façon. Je sais comment ça fonctionne, je l’ai vu sur Internet des centaines de fois.

Je lui empoigne les cheveux derrière la tête. Elle se débat. Dans le miroir, je vois ses yeux, suppliants. Ça ne me fait rien. Je la pousse au-dessus du lavabo, lui presse le visage contre la glace, remonte sa jupe. Elle se débat encore. Elle m'énerve. Je lui recule la tête et la renvoie contre le miroir avec force. L’impact brise le verre et la coupe. Sa panique est écrasante, sa peur est irrésistible. Je reconnais la résignation et je la saisis sans hésiter. Nous sommes tellement proche que je peux voir tous les sentiments qui l’habitent. C’est grisant, bien plus que l’alcool. J’observe sa terreur battre comme un coeur, comme si elle avait une vie en elle-même. Un battement quand je lui enlève sa culotte. Puis un dernier quand je m’enfonce entre ses cuisses. Ses sentiments s'estompent à chacun des mouvements que je fais. Son extinction m’excite et le soulagement vient vite. Je recule, je tremble. Elle ne bouge pas. Elle ne bouge plus.


Dix-huit ans. Contre toute attente, Boon No réussi à s’adapter à la société. Il entre à la faculté de droit, comme il en avait décidé. Cette soudaine obsession pour les lois durant son adolescence avait d’abord surpris son thérapeute, puis soulagé. Une carrière en droit, tout ce qu’il y a de plus respectable. Et Boon No saurait tout ce qu’il a à respecter pour vivre en société. C’était une bonne idée. Dans les traces de son père, en plus. C’est une nouvelle période sans obstacles. Un psychiatre l’évalue à nouveau, confirme le diagnostique. Boon No est dispensé de devoir faire son service militaire: il présente un danger envers la population et n’est donc pas autorisé à manier une arme. Ça le déçoit mais il ne le mentionne pas.

Les années universitaires se déroulent sans éclats. Boon No continue de voir son thérapeute toutes les semaines. Ils sont tous deux contents de lui. Il a bien réussi. Il passe le barreau. Il travail sous la tutelle de son père. Mais derrière la façade, l’exploration émotionnelle continue. Il veut les posséder et les dominer. Éteindre leur flamme. Sentir leurs sentiments mourir entre ses doigts. Rien de plus satisfaisant que de détruire ce à quoi il n’a pas accès.

Plus je suis près, plus les émotions sont claires, plus les sentiments sont faciles à manipuler. Quand je les touche, tout devient plus clair. Mais c’est difficile, on ne peut pas agripper les gens comme ça, quand on veut. Il y a d’autres moyens de se les approprier. Un moyen facile de les rendre dociles pour les détruire. Un médicament contre la narcolepsie, tout bête. Invisible, inodore.

Malheureusement, mes deux tentatives ont été infructueuses jusqu’à maintenant.  La première fille s’est effondrée avant que je n’aille pu faire quoi que ce soit. Mauvais dosage. Le deuxième essai avait été interrompu par un rival. L’agressivité que j’avais ressenti de lui avait été un mauvais présage. Dans ce bar, le Jazzy 302, pas moyen d’avoir la paix. Il n’y a pas assez de gens pour se camoufler.  J’ai préféré remettre l’expérience à plus tard. Ailleurs. Avec toi, peut-être?


À propos du don:
 


Il est extrêmement misogyne. ▲ Il n'arrive pas à discerner la plupart des sentiments positifs. C'est du bruit de fond auquel il ne porte pas attention. ▲ Il mesure l'importance des gens par l'utilité qu'ils ont pour lui. ▲ Il n'a pas d'animal de compagnie parce que son psy pense qu'il pourrait le tuer. Il a raison ▲ Il mange presque la même chose tous les jours. ▲ On lui donne toujours les dossiers les plus fastidieux au travail, parce qu'il ne se plaint jamais. Il ne voit pas la différence. ▲ IL déteste bavarder de tout et de rien. Il ne voit pas l'intérêt de parler pour parler.

C’est le DC de Gwang Jin~ Pour tous ceux et celles qui ont une une fibre S&M avec leur perso, je crois que vous allez bien aimer Boon No.


Dernière édition par Choe Boon No le Sam 20 Mai - 4:00, édité 7 fois
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Nobira Takuya
Âge : 23
Occupation : Garde du corps
Quartier : Gangseo
Situation : Célibataire
Don : Télélocalisation
Niveau : 4
Multicompte : Kang Yu Jin, Ryu Lucas, Lee Dae Won, Ban Min Hwan
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t760-nobira-takuya-blossom-tears
Ven 19 Mai - 19:39
D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O D.O

Je me calme.
C'est lui le nouveau tortureur de Yuyu donc? hihi

Fighting pour ta fiche, amuse toi bien avec lui coeur violet

joy

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i'm both jekyll and hyde
i want to be brave. ▬ so when you look at me i can hold you with all my heart. now i’m going to walk on the same path with you to meet a better me of a better tomorrow
(c) bat'phanie
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Yoon Kallie
Âge : 22
Occupation : Etudiante en troisième année d'économie & youTubeuse gaming
Quartier : Haeundae
Situation : Mariée spirituellement à ma meilleure amie
Don : Projection Astrale
Niveau : 7
Multicompte : Suh Jin Ho feat. Min Yoon Gi (Suga - BTS) & Kim Jae Hyeong feat. Im Changkyun (I.M - MONSTA X)
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t689-yoon-kallie-disappointment-is-my
Ven 19 Mai - 19:56
Hey rebienvenue ! Je vais aller réserver ton avatar mais ton don, par contre, ça on ne réserve. Mais tu risques pas grand chose je pense, t'es le premier à le prendre (normal puisqu'on l'a créer pour toi mdr). Courage pour ta fiche hihi

_________________
I was lost for such a long time. But don’t worry now, I won’t ever leave again
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Kim Sun Hi
Âge : 27
Occupation : Masseuse
Quartier : Busanjin
Situation : Célibataire
Don : Clairevoyance
Niveau : 2
Multicompte : Hwang Dae Seo & Jang Saren & Lee Je Ha & Rhee In Na
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t408-kim-sun-hi-peu-a-peu-la-lumiere-
Ven 19 Mai - 20:04
Oh un nouveau perso :D

Amuse toi bien avec lui !
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Yoo Myeong Hee
Âge : 25
Occupation : chirurgienne
Quartier : Buk
Situation : célibataire au coeur perturbé
Don : mémoire décuplée
Niveau : 4
Multicompte : gao hwa young (rosé; bp); moon sakura (sana; twice), lee jung ran (hyuna) & min in hye (krystal, fx)
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t81-yoo-myeong-joo-nothing-is-more-va
Ven 19 Mai - 20:43
Oh d.o ! Je l'avais pas vu depuis si longtemps plz

Rebienvenue sur le forum et plein de courage pour ta fiche keur

_________________


“One dictum I had learned: You cannot save the world, but you might save the man in front of you, if you work fast enough.”
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Rivera Saki
Âge : 22
Occupation : étudiante en danse et serveuse au Bleu Art Café
Quartier : Nam
Situation : célibataire
Don : Lévitation
Niveau : 4
Multicompte : Yang Somi ft. Shin Hye Jeong
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t95-rivera-saki-o-i-want-to-be-your-s
Ven 19 Mai - 23:25
REBIENVENUUUUE aww cute
Avec le magnifique D.O olalala **

Courage pour la fichette, hâte de voir le perso ! sunny
Amuse toi bien avec ce nouveau compte shy: keur
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Choe Boon No
Âge : 24
Occupation : Avocat Criminel Junior
Quartier : Busanjin
Situation : Something but nothing
Don : Amplification des sentiments
Niveau : 5
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t783-choe-boon-no-it-s-always-worse-t
Ven 19 Mai - 23:28
Merci à toutes heart

J'aime trop ce forum alors je voulais faire un vrai monstre bwaha
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Hidalgo Thara
Âge : 30
Occupation : Fille unique du big boss de la mafia colombienne.
Quartier : Haeundae
Situation : Perdue entre haine et amour.
Don : Pas besoin de dons pour se débrouiller dans la vie.
Multicompte : Callum Anna & Park Sung Min.
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 19 Mai - 23:40
Rebienvenue parmi nous plz .
Ton personnage à l'air d'être intéressant et entre monstres, il nous faudra un lien héhé.
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Choe Boon No
Âge : 24
Occupation : Avocat Criminel Junior
Quartier : Busanjin
Situation : Something but nothing
Don : Amplification des sentiments
Niveau : 5
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t783-choe-boon-no-it-s-always-worse-t
Ven 19 Mai - 23:41
Thara, oui j'aimerais bien avoir un lien :D Un avocat véreux, ça peut certainement servir pour la mafia.
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Yoo Myeong Hee
Âge : 25
Occupation : chirurgienne
Quartier : Buk
Situation : célibataire au coeur perturbé
Don : mémoire décuplée
Niveau : 4
Multicompte : gao hwa young (rosé; bp); moon sakura (sana; twice), lee jung ran (hyuna) & min in hye (krystal, fx)
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t81-yoo-myeong-joo-nothing-is-more-va
Sam 20 Mai - 5:23
Ton aventure peut commencer.


Bravo, tu fais à présent partie de la fabuleuse famille qu'est AWIB !

Tu peux dès à présent aller poster ta fiche de lien afin de faire connaissance avec tes collègues, tes voisins et te créer pleins d'amis ou d'ennemis, et peut-être même trouver l'amour de ta vie. Pense aussi à ouvrir ton listing rps pour recenser toutes tes réponses et montrer ton activité. Et si tu ne sais pas à qui demander un lien ou un rp particulier, n'hésite pas à aller faire une requête ici !

Tu devras également remplir ton profil. Pour rester en contact avec tous tes amis, tu peux également aller ouvrir un topic pour ton téléphone, mais également pour ton twitter. Parce que c'est toujours sympathique de discuter avec les autres. Si tu veux tenir un journal sur l'avancée de ton aventure sur le forum, tu peux aller poster une fiche sur ta ligne de temps.

Une fois toutes ces démarches effectuées, il ne reste plus qu'à t'amuser parmi nous ♥️

Je devais dormir mais ta fiche m'appelait hihi Et quelle fiche wow ! Sorry mais tu as créé un sacré monstre scream La scène des toilettes m'a horrifiée. J'avais l'image en tête et c'était horrible...
(Mais j'aime bien les persos horrible so we need a link)
Pour le niveau je pense qu'un 4 est mérité puisqu'il joue avec son don depuis sa naissance si je puis dire ainsi ._. il a quand même causé le suicide de sa maman et horrifié à vie une jeune fille (ou tué ahah)
Bon ben amuse toi, en évitant de tuer tout awib bwaha  

_________________


“One dictum I had learned: You cannot save the world, but you might save the man in front of you, if you work fast enough.”
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