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 Retrouvailles chocs

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Park So Min
Âge : 24
Occupation : Étudiante en Langue Étrangère Appliquée Anglais / Bibliothécaire
Quartier : Buk
Situation : Célibataire, mais amoureuse
Don : Télékinésie
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Jeu 18 Mai - 16:04


Retrouvailles chocs

Avec Park Hyun Jae

-La journée venait à peine de commencer et, j’avais déjà le sentiment qu’elle ne serait guère plus… Surprenante que la précédente. Sans doute même qu’elle me donnera un air de déjà vu, ce qui était tout à fait normal. Ma matinée était déjà bien remplie en soit. Je devais me rendre à la bibliothèque de l’université, afin de pouvoir rendre les manuels que j’avais empruntés, pour m’aider à faire ma dissertation sur la colonisation des anglais. Autant dire que ce n’était pas forcément un sujet qui me passionnait beaucoup… Après tout, je n’avais mis que trois semaine à enfin la terminer. J’avais mis mon téléphone portable sur la table de chevet et mon petit pc portable sur la table du salon. Ce n’était pas l’envie qui me manquait de les ouvrir, car j’adorais suivre l’actualité quotidienne, mais en ce moment, aller à ma boîte aux lettres était encore plus... Vitale on va dire. Sauf que je venais d’oublier quelque chose. Le facteur ne passe pas aussi tôt, alors j’allais surtout devoir me calmer. Je ne pourrais voir que le soir venu si j’avais eu du courrier ou pas.

Mon sac, qui était vide, était posé sur la chaise, prêt à ce que je mette les affaires dont j’avais besoin pour cette matinée. Un cours de philosophie anglaise en première heure. Avant d’enchaîner avec de la linguistique. Bon, ça j’aimais bien, c’était déjà ça on va dire. Et naturellement, comme à mon habitude, je suis partie tellement vite de la maison que j’en avais oublié mon thermos de thé. Bon ce n’était pas très grave, au pire, je pourrais me rattraper après la fin de la matinée et pouvoir aller dans le salon de thé. En prenant mon petit PC portable, je pourrais même continuer de taper ma thèse pour la fin de l’année. Oui, je sais, je m’y prenais toujours en avance, mais je faisais tellement de relecture, que c’était pratiquement obligatoire pour moi. De plus, j’avais autre chose à écrire. Une petite histoire qui venait de germer dans ma tête et qui donnait déjà pas mal en imagination. Naturellement, cette petite histoire viendrait s’ajouter à la multitude d’autres que j’avais déjà écrite et qui étaient rangées dans un fichier top secret que personne ne pouvait ouvrir sans l’aide d’un mot de passe bien précis dont j’étais naturellement la seule à connaître.

En fin de compte, la matinée passa beaucoup plus rapidement que prévu et après une pause repas rapide, se composant d’un sandwich et d’un petit paquet de chips… Oui, je ne mangeais pas beaucoup ces derniers temps… Allez savoir pour quelles raisons, mais je n’avais plus beaucoup d’appétit… Sans doute parce que je me sentais à nouveau seule… Abandonnée. Cela faisait déjà un petit moment que je ne recevais plus de ses nouvelles… A savoir s’il allait bien… S’il se souvenait encore de moi… Je n’en avais pas l’impression et, c’était bien dommage. A croire que c’était trop beau pour être vrai au final.

Comme à mon habitude déjà depuis un certain nombre de jours, j’étais finalement repassée par la maison, pour aller ouvrir la boite aux lettres. Le facteur était déjà passé, je le savais. Malheureusement pour moi, ma boîte ne contenait que des prospectus et ma facture de téléphone portable. J’allais aller loin avec ça. N’ayant plus l’humeur de me retrouver dehors, moi qui fuyait depuis quelques temps la civilisation, je me demandais aussi, si je n’allais pas rester hiberner à la maison… Mais pas que l’hiver… Toute l’année. Non… Je devais me faire violence. Je devais me forcer à aller dans ce petit salon de thé.

Chose que je fis. Assise à table, en train de taper sur mon PC ce qui me venait par la tête, je ne voyais pas le temps passer. Je pouvais entendre certaines conversations autour de moi et, bien que je n’y participe aucunement, je ne pouvais m’empêcher de sourire à certaines répliques. Naturellement, je faisais en sorte de rester discrète, car je ne voulais pas qu’on puisse croire que j’essayais de m’immiscer dans la conversation d’autrui. Mais cela me donnais l’impression non pas d’avoir des amis, mais d’avoir un semblant de vie social. Bon, je suis d’accord, je suis une professionnelle pour me voiler la face, mais c’était au moins ça de gagner dans ma petite vie, bien monotone. On m’avait dit à plusieurs reprises que je m’isolais toute seule, mais c’était sans doute ma timidité qui était poussée à l’extrême ou encore l’impression de ne pas être à ma place… Je ne cessais de penser à mes parents et ça me faisait mal. Et puis, il y avait cet étrange fait qui s’était déroulé la soirée dernière. Alors que j’étais dans le salon, je m’étais soudainement mise à penser que j’aurais bien grignoté un gâteau à la fraise, avant d’entendre le bruit du paquet de gâteaux qui était tombé dans la cuisine. C’est sans doute rien, mais je n’avais pas compris comment il avait fait pour passer du placard… Au sol carrelé de la cuisine. Ça n’avait absolument aucun sens.

J’étais d’ailleurs toujours en train d’y repenser quand en sortant du salon de thé, je me dirigeais vers le passage piéton. Je n’étais pas très loin de chez moi. J’allais vite être délivrée de cette torture de me trouver dehors. Le signal autorisant les gens à traverser venait de se mettre au rouge, avant même que je puisse le voir et le comprendre. J’avais déjà un pied sur le passage et commençais à marcher. Je ne levais pas la tête et n’avais donc pas vu venir la voiture dans le sens inverse de la route. En revanche, ce que je pu sentir fut sans doute le plaquage qu’on me fit, lorsqu’une personne se jeta littéralement sur moi avant que nous ne roulions et tombions à même le sol, sur le chemin rayé qu’était le passage piéton.

Je ne comprenais pas trop ce qui se passait était un peu sonnée. J’avais très mal à la tête et pouvais sentir plusieurs égratignures le long de mes jambes quand le bruit du choc se fit entendre. La voiture que je n’avais pas vu et qui me fonçais littéralement dessus venait de bifurquer au dernier moment, pour aller se loger contre un poteau alors que celle se trouvant derrière celle-ci venait à son tour de s’imbriquer dans son coffre. Les autres eurent la chance de se trouver à une certaine distance et purent freiner à temps. Aussitôt on entendit au loin le bruit des sirènes de police et sûrement des ambulances, venant sur les lieux, pour voir ce qui venait de se passer et surtout se renseigner si quelqu’un avait été blessé. J’avais affreusement mal à mes jambes et ma tête et pour le moment, mon corps tremblait trop, pour que je puisse comprendre quelle était la personne qui m’avait sauvé et surtout pouvoir me relever. Ce n’était pas dans mes capacités immédiates.-
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Park Hyun Jae
Âge : 34
Occupation : Ex-Militaire Américain
Quartier : Haeundae
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Sam 20 Mai - 1:38



PARK SO MIN & PARK HYUN JAE
One day after 100 years, when the weather is good enough, I hope I’ll be able to tell her that she was my first love. I ask above for permission.
Quatre mois. Cela faisait quatre mois que j’étais arrivé ici, en Corée du Sud, à Busan. Je m’étais finalement fait au dialecte de Busan, même si je dois avouer que je ne comprends pas forcément toujours tout ce qu’on me dit. Je m’étais fait aux coutumes coréennes également. C’était clairement différent des Etats-Unis mais je n’étais certainement pas la personne la mieux placée pour parler de la vie citadine. Après tout j’avais passé plus de seize ans dans l’armée, sur le terrain, sans revenir au pays. J’étais d’ailleurs le seul à ne jamais être revenu sur le territoire américain. Après tout, je n’avais personne vers qui revenir. J’avais appris il y avait plusieurs années que ma mère était morte d’une overdose et que mon père s’était fait tué dans un conflit de gang. Ils m’avaient demandé si je voulais rentrer pour l’enterrement, mais j’avais refusé. J’avais même refusé de m’occuper de leurs corps. Je ne savais même pas s’ils étaient enterrés, quoi qu’il faille avouer que je savais qu’ils n’avaient pas de moyen pour ça, ou bien incinérés. Mais peu m’importait. Ils faisaient partis de mon passé.

Cela faisait aussi quatre mois que je n’arrivais pas à dormir. Mes nuis étaient courtes, je me réveillais sans cesse à cause de mes cauchemars qui retraçaient les morts auxquelles j’avais assistés. Les explosions me réveillaient à chaque fois en sursaut et en sueur. Je n’étais pas reposé. Mais de toute façon, je n’avais pas bien dormi depuis que j’ai vu quelqu’un mourir pour la première fois il y a de ça, dix ans. Dix ans que je n’avais pas passé une nuit tranquille. Mais récemment, je ne rêvais pas que de mon temps dans l’armée. Un autre cauchemar avait fait son apparition. Je rêvais de So Min. Tout ce passe bien au début de mon rêve, puis tout tournait au cauchemar : je la perdais ou bien elle ne voulait pas de moi. Et cela avait le don de me réveiller tel un cauchemar.

Aujourd’hui n’était pas exception. Je me réveillai à quatre heures trente-huit précises. Me redressant sur mon lit, je me passai la main sur le visage ? Cette fois, je ne me souvins pas de mon cauchemar, mais une chose était sûre, je venais de me réveiller en sursaut. Je savais aussi que je ne réussirai pas à me rendormir. Je soupirai avant de me relever et d’aller dans la salle de bain pour me préparer afin d’aller faire un peu de footing. Il était certes tôt, mais le temps restait doux et donc parfait pour courir, et puis je préférais de loin faire du sport et m’occuper que rester à ne rien faire chez moi. C’est quelque chose que je n’arrivai pas à faire.

Cela faisait quatre mois que c’était mon programme. Je me réveillais tôt, j’allais courir et je me préparais pour ma journée. Cela dépendait de ce que je faisais, le soir j’avais différents cours de sports de combat mais le jour… Je passai généralement mon temps à la suivre. Oui. La suivre, elle. So Min. Je sais que c’est malsain. Mais chaque jour, je me dis que j’aurais le courage de lui parler, de lui avouer que c’était moi, Hyun Jae. Mais je n’y arrivai pas. Je n’étais pas assez courageux pour le faire. Je l’avais trouvée grâce à l’adresse qui figurait sur les lettres qu’elle m’avait envoyé sur le terrain. Cette adresse je la connaissais par cœur. Je n’avais mis que trois jours avant d’aller observer sa maison de loin après mon arrivée en Corée. J’avais appris son emplois du temps par cœur, je savais ce qu’elle aimait et je connaissais même ses petites habitudes. Je suis persuadé que je ferais un agent secret extrêmement doué. Elle n’avait jamais croisé mon regard depuis que je la suivais.

J’avais décidé de faire quelques courses avant de retourner suivre, ou plutôt tenter d’essayer de me présenter à So Min. Elle avait des cours ce matin et avait l’après midi de libre et irait donc sûrement passer son après midi dans le salon de thé qu’elle aimait tellement depuis quelques jours. J’étais entré moi aussi pour la regarder, je l’observais de loin. J’étais passé juste à côté d’elle avant d’aller m’asseoir plusieurs tables plus loin. J’en profitais pour prendre un café et de la regarder encore. Je ne fis pas attention au temps qui passai et décida de la laisser partir en avance lorsqu’elle se leva. Je ne devais pas trop la coller sinon elle finirait par porter plainte contre moi pour harcèlement.

J’étais en train de payer quand l’envie de relever la tête pour la regarder me prit. Et je sentis mon cœur s’accélérer dans mon torse alors que l’adrénaline me prenait. Elle était en train de se diriger vers le passage piéton, le regard dans le vide. Et l’indicateur était sur le point de passer rouge dans trois secondes et elle ne s’arrêtait toujours pas. Je jetai le billet sur la table, et me précipita dehors vers elle alors qu’une voiture était en train d’arriver à toute vitesse. J’inspirai profondément et priai pour que mon don ne me fasse pas faillite cette fois, mes réflexes surdéveloppés étaient quelque chose dont j’avais besoin maintenant. Tout de suite. Je sentit mon corps agir sans même que je ne m’en rende compte ; je la pris par la taille et la soulevai pour la retirer de la route tombant sous la force avec laquelle j’étais arrivé sur elle. Je restai en position de protection pendant plusieurs secondes. Elle devait être sous le choc de ce qu’il venait de se passer car elle resta à même le sol. Je me relevai, survolant de mes yeux sa personne pou voir si elle était blessée ou non.

You alright ? Est-ce que tu as mal quelque part ?


Je n’ai pas eu le temps d’avoir une réponse que des policiers arrivèrent vers nous pour nous poser des question en même temps que des infirmiers nous désinfectaient nos plaies dues à notre chute. Je répondis à toutes les questions à la place de So Min et ne lui laissai pas le temps de répondre. J’étais professionnel, je répondais comme lorsqu’un de mes supérieurs me questionnait. Mais quand il me demanda mon identité, je jetai un petit regard à So Min avant d’inspirer et de me tourner vers l’officier.

Park Hyun Jae, militaire dans les Marines Corps Spécial Ops des USA.


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Park So Min
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Mer 31 Mai - 11:13


Retrouvailles chocs

Avec Park Hyun Jae

-J’avais du mal à saisir ce qui venait de se passer. A me demander même si j’étais encore en un seul morceau ou pas. Je n’avais pas compris ce qui venait de se passer et le bruit du crissement de pneu sur l’asphalte continuait encore de résonner dans mes oreilles. Je n’avais pas vraiment mal, mais disons que je venais de découvrir l’existence de certains nerfs et certains endroit de mon corps dont j’ignorais tout. J’étais restée un moment sur le sol, sans vraiment avoir la moindre envie de me lever. Juste l’envie de fermer les yeux… Avec un peu de chance je pourrais sans doute les retrouver. Eux. Ceux qui me manquaient plus que tout. Mes parents… A un moment, j’avais même cru voir une lumière. Sûrement celle qui allait me conduire à eux ?… Avant de comprendre et de réaliser qu’il ne s’agissait simplement que du gyrophare des services de secours qui venaient sur les lieux, pour me… Nous venir en aide. Je ne devais pas oublier que quelqu’un venait de me sauver la vie… Malheureusement.

C’est triste à dire, mais depuis quelques temps, je ne me sentais pas très bien. A croire que je voyais la vie en noir… Ce n’était d’ailleurs pas très loin de la vérité. Cela faisait un bon moment que je n’avais plus de nouvelle de Hyun Jae et, je ne savais pas trop comment prendre cette absence. Sans doute qu’il s’était lassé de nos communications. Sans doute qu’il avait pu comprendre que j’étais le genre de fille ennuyeuse… J’étais tellement mieux quand il me parlait, même si ce n’était simplement que par courrier. Ça peut paraître bête ou faire sourire, mais c’était sûrement le seul moment où je pouvais sourire. A croire que j’étais destinée à perdre toutes les personnes qui avaient une grande importance dans ma vie.

Je reprenais alors conscience de l’endroit où je me trouvais au moment où j’entendais la voix d’un homme qui était en train de me parler. Durant l’espace d’un instant, je me demandais d’où provenait la voix, avant de comprendre qu’il s’agissait de l’homme qui m’avait sauvé qui se trouvait derrière moi. Je devais me faire violence et me secouer pour bredouiller une réponse. Sauf que je n’ai même pas le temps de répondre que la sirène que j’entendais au loin, était à présent arrivée sur les lieux. Pompiers et infirmiers étaient autour de nous. Je n’avais pas eu le temps de répondre, qu’on était déjà en train de m’assaillir de questions. Je ne savais déjà plus où donner de la tête, alors que d’une part on était en train de désinfecter mes plaies. On me demandait mon identité, mais je n’eus pas le temps de répondre que déjà, la voix masculine était en train de se présenter. Je regardais un peu la scène étrangement. J’étais à présent assise, quand soudainement, mes oreilles captèrent ce qui était en train de se dire entre l’homme et le l’officier.

Ce n’était pas possible. J’avais dû être blessée beaucoup plus gravement que prévue, car ça ne pouvait pas être lui… Impossible… Il… Enfin… Celui dont je n’avais plus de nouvelle depuis si longtemps, se trouvait à présent à côté de moi et en plus, il venait de me sauver la vie. Rapidement, je me relève en regardant autour de moi, tournant la tête de chaque côté. Cela ne pouvait pas être possible et je devais soit être en train de délirer, soit, j’étais morte. Je restais debout, à regarder bêtement l’homme qui se trouver à proximité de moi, n’écoutant pas les protestations de l’infirmier qui me demandais de ne pas me relever si vite et que je devais faire attention, après le choc que je venais d’avoir. Il essayait de me remettre au moins en position assise, mais je me libérais rapidement de ses mains pour rester debout, à regarder cet homme dont finalement j’ignorais le visage. Je me tournais alors vers une jeune femme officier qui avait alors posé sa main sur mon épaule. J’étais encore toute chamboulée, mais je me contentais de répondre à ses questions, tout en n’arrivant pas réellement à lâcher mon regard de cet homme.-

« Je me nomme Park So Min, je suis étudiante et bibliothécaire. Je réside dans le quartier Buk. »

-Alors que l’officier prenait mon nom, j’avais automatiquement tourné ma tête ver Hyun Jae. J’avais toujours eu envie de le voir, mais à présent qu’il était à proximité, j’avais un nœud à l’estomac. J’étais devenue muette et n’arrivait pas à lui parler. J’avais toujours eu tellement de choses à lui dire à l’écrit et malheureusement, je me retrouvais à présent muette à l’orale. C’était bien ma veine ça… En même temps, j’étais également en colère contre lui. Il ne m’avait plus donné de nouvelle et c’était aussi pour cette raison que j’avais du mal à lui parler. Je voulais lui demander pour quelles raisons ce silence. Pour quelles raisons cette absence… Et surtout depuis combien de temps est-ce qu’il se trouvait à Busan. C’était assez étrange, car beaucoup trop de sentiment se mélangeaient en moi.

Heureuse.
Vexée.
Blessée.
Avoir ce sentiment de trahison.
Inquiète.
Curieuse.
Timide.


Autant dire que j’étais un véritablement bouillon de sentiment qui se mélangeait à l’intérieur de moi. J’étais tellement contente de pouvoir le voir, mais d’un certain côté le voir me soulageais. Et puis, cela me prouvait qu’il ne lui était rien arrivé et qu’il était en bonne santé. Je n’osais vraiment pas lui parler. Sans doute la peur qu’il me trouve bête ou encore qu’il puisse s’apercevoir que je ne ressemblais pas à la fille dont il pensait parler par courrier. Et si je ne lui plaisais pas ?... So Min, arrête de dire des bêtises un peu. De toute façon, ce n’était pas comme si tu pouvais l’intéresser. Après tout, j’avais peut-être était naïve en tombant sous le charme de ses mots. De ses phrases. De sa façon de penser.

Pour l’heure, je me contentais de rester à côté de lui, à le regarder avec des yeux de merlin frit. Bravo… Si je voulais passer pour une quiche, il n’y avait pas mieux comme réaction à avoir encore… Et le pire, était que nous pouvions parler, car pour le moment, les officiers étaient en train de parler entre eux et d’aller voir le véhicule impliqué dans l’accident alors que les infirmiers avaient compris que je ne voulais pas de leur présence et qu’ils s’étaient éloignées de nous. Sûrement pour savoir ce qu’il était bon de faire par la suite.-
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Park Hyun Jae
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Jeu 8 Juin - 23:45



PARK SO MIN & PARK HYUN JAE
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Ce n’était définitivement pas comme ça que j’imaginais notre première rencontre. Mais lorsque j’ai vu cette voiture foncer à toute vitesse sur So Min, j’avais perdu le contrôle de mon corps. Il avait agis sans même que je m’en rende compte. J’avais pensé à un truc beaucoup plus calme et détendu que la situation dans laquelle nous étions actuellement. Je continuai à répondre aux questions qui m’étaient posées tout en gardant un œil sur So Min. Je ne voulais pas, je pense plutôt que je ne supporterais pas, qu’elle quitte mon champ de vue. Je répondais rapidement mais concisément, aux questions qui m’étaient posées, avec une seule envie : que tout cela soit rapidement terminé pour que je puisse être seul avec So Min. Surtout que je sentais son regard sur moi. Il était tellement perçant que je n’osais presque pas me tourner vers elle pour croiser son regard. Je sentais tellement de choses en ce moment même que ma tête commençait à me prendre légèrement. J’avais peur qu’elle m’en veuille beaucoup trop pour ne pas avoir donné de nouvelles pendant plusieurs mois mais… Je ne pouvais tout simplement pas. Ce n’était pas pour rien que j’avais quitté l’armée. J’avais été plus ou moins… Mis à pied. Non pas à cause d’une faute professionnelle, mais parce que j’avais été blessé. Gravement.

Ca s’était passé lors d’un raid dans un village occupé par l’armée civile rebelle. Nous avions eu une information comme quoi des rebelles détenaient femmes et enfants dans un village et avions eu comme ordre de faire un raid afin de libérer les détenus. Comme à mon habitude, je m’étais posté sur un toit afin de pouvoir couvrir mes camarades. J’étais le meilleur snipeur de mon élite. Allongé, sur le toit, mon œil dans l’objectif, je tirais sans peur, sans crainte et sans cœur. Après plus de dix ans dans l’armée, tuer n’était plus un problème pour moi. Je m’étais fait à l’idée que tuer était nécessaire. Mais j’avais rempli mon rôle comme à chaque fois. J’avais repéré sept assaillants et je les avais abattus avant même qu’ils ne se rendent compte qu’ils allaient mourir. J’étais resté à mon poste pendant que je voyais mes frères d’armes libérer les otages. J’étais tellement concentré que je n’avais pas entendu la personne qui arrivait devant moi, poignard à la main. Ce fut quand il marcha sur des débris que je m’étais tourné à la dernière minute, engageant un combat à mains nues pendant un bon moment avant que je puisse prendre mon arme de pointe et de tuer l’assaillant. Mais c’est à ce moment là qu’un homme, qui était juste derrière me tira dessus, la balle allant se loger à quelques millimètres de mon cœur. Ce qu’il s’était passé après, je n’en avais aucune idée. Je m’étais réveillé trois jours après dans un lit d’hôpital en soins intensifs. Apparemment, un de mes collègues m’avait sauvé la vie en tirant sur mon attaquant d’en bas. Ce n’était pas la première fois que je me faisais tirer dessus. J’avais deux blessures par balles. Une dans le ventre, que j’avais eu l’année de mes vingt-trois ans, suite à un raid dans le désert et une autre dans le dos, que j’avais reçu lorsqu’on faisait une simple ronde de surveillance.

Mais cette blessure au cœur, j’étais à deux doigts d’y passer, on m’avait confiné dans un lit pendant trois mois, je n’avais même pas la force de manger par moi-même alors prendre un stylo pour écrire à So Min était juste impossible. C’était également à ce moment là que le Lieutenant Général était venu me voir pour me dire que je n’avais pas le choix cette fois-ci : que j’étais obligé de prendre un congé forcé. J’en avais refusé pendant seize ans et maintenant j’étais presque mis à pied jusqu’à nouvel ordre. Ce fut un coup dur. Après tout je ne connaissais que ça, l’armée représentait ma vie. C’est ainsi que je décidai, sur un coup de tête, le jour même où je fus libéré de l’hôpital de prendre un billet et d’aller à Busan, rejoindre So Min. Et le reste… C’était moi et mon manque de courage pour aller la voir pendant des mois, résultant en un homme devenu un stalker.

L’officier termina son interrogatoire et l’infirmier s’éloigna de nous. Je pris une grande inspiration et me tournai vers So Min pour enfin plonger mon regard dans le sien. Nous étions à présent seuls, tranquilles et personne pour nous déranger. Je soupirai doucement, prenant mon courage à deux mains avant de baisser le regard, glisser ma main dans la sienne et de la tirer pour aller un peu plus loin, repérant un café non loin. Mais juste avant de s’asseoir, je m’arrêtai pour la regarder avant de l’attirer dans mes bras et de la serrer contre moi, soupirant d’aise. J’étais tellement rassuré qu’elle n’ait rien. J’avais eu tellement peur en voyant la voiture se diriger vers elle. Après une éternité, je la relâchai et lui tirai la chaise pour qu’elle puisse s’asseoir. Je m’assis en face d’elle, commandai deux cafés avant de soupirer doucement.

I’m sorry… J’aurais dû venir te voir plus tôt, pardonne moi…


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Park So Min
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Lun 19 Juin - 10:21


Retrouvailles chocs

Avec Park Hyun Jae

-Je devais me remettre de mes émotions, cependant je ne savais pas trop quoi penser. Est-ce que je devais m’inquiéter, car j’avais failli être renversée par une voiture ou alors parce que le garçon qui m’avait sauvé était… Lui ? Tout se bousculait dans ma tête et j’en avais presque le tournis. Bon, sans doute que le choc de l’accident y était aussi pour quelque chose. Je n’avais pas pensé que je pourrais le rencontrer un jour. Et encore moins de cette façon –là. C’est sans doute stupide, mais j’avais plus eu à l’esprit quelque chose de beaucoup plus romantique. Sûrement que je devais être trop fleur bleue… Il était vrai que cela ne pouvait pas forcément plaire à tout le monde après tout. Alors que je répondais toujours aux questions, je pouvais sentir mes jambes flageoler légèrement. Je ne saurais dire par quel miracle je tenais encore debout. Je pouvais sentir son regard glisser sur moi et cela me donnait encore plus de frissons. La chair de poule, pour être plus exacte.

Pour être franche, je ne pouvais moi-même m’empêcher de le regarder. De le détailler. L’examiner de la tête au pied. Sûrement parce que j’avais peur qu’il ne soit qu’une illusion. Un peu comme dans les déserts vous savez… Un mirage. Et s’il était vrai, je n’avais pas vraiment envie de le voir disparaître. Je n’avais pas forcément envie d’une nouvelle absence… Encore une fois. Un silence radio entre nous était tellement… Douloureux. Je pouvais être un peu gauche par moment et en ce moment par exemple ça en montrait bien une magnifique preuve. Je lui en voulais de son silence soudain dans nos courriers et j’aurais presque pu en pleurer en plein milieu de cette rue, mais en même temps, j’étais tellement heureuse de le voir en face de moi. C’est vrai après tout, je m’étais tellement imaginé des choses dans mon esprit, que ça me soulageait. Tout d’abord, j’avais eu peur qu’il lui soit arrivé quelque chose, il ne faut pas croire, mais l’armée, c’est tellement dangereux. Cette peur déjà venait d’être effacée. Et puis, s’il avait été marié ?... Bon, il est vrai que sur ce point, je n’avais aucun moyen de le savoir. On va dire que, du moment qu’il soit en vie et en bonne santé, c’était le plus important.

Et puis, je ne savais même pas ce que je pouvais bien représenter à ses yeux. Une amie ? Une correspondante ? Le moyen de toujours garder un contact avec la « civilisation » ? Autant de questions qui me chamboulaient entièrement. Cela faisait pourtant déjà plusieurs mois que je n’avais plus eu un seul de ses courriers et je m’étais imaginé plusieurs scénarios… Fous pour certains et drôle pour d’autres… Cela m’avait d’ailleurs aidé pour la trame de l’un de mes romans que je venais tout juste de terminer. Il n’était pas grand, mais il m’avait beaucoup touché, sans doute parce que l’histoire touchait beaucoup à la mienne. Naturellement, je dirais formellement le contraire à quiconque essaierait de me poser la question. Durant de longues nuits, je faisais encore et toujours le même cauchemar qu’il lui était arrivé quelque chose… A lui… A cet homme qui avait déjà une grande place dans mon cœur. On va dire que le fonctionnement d’une femme peut parfois être des plus étrange n’est-ce pas ? C’est vrai après tout, je ne l’avais jamais vu, mais j’étais tombé sous le charme de ses mots.

J’avais alors fini de répondre aux questions et heureusement d’ailleurs, parce que je commençais à en avoir assez de répéter les mêmes choses. L’infirmier s’en était allé et je me retrouvais alors seule avec Hyun Jae. Je ne savais pas trop quoi dire. Mes mains se mirent alors à trembler et je pouvais ressentir comme des fourmillements. Sans que je puisse comprendre le rétroviseur qui était tombé sur le sol, après l’impact venait de traverser la rue, pour venir s’emplafonner dans le mur d’une petite habitation privée. Je l’avais suivi du regard intriguée, car cela faisait déjà un petit moment que des choses… Étranges de ce type m’arrivait. Je n’aurais su expliquer pour quelles raisons, mais à chaque fois que j’étais effrayée, craintive ou encore hésitante, les objets avaient tendances à se déplacer tous seuls. C’était assez inquiétant, car je ne comprenais pas bien ce qui se passait. Sans doute que je devais être hantée par un fantôme. Est-ce que c’est comme ça qu’ils montrent leur présence ?

Alors que tu te tournais vers moi, je pouvais alors contempler ton regard en plongeant le miens également dans le tiens. J’étais comme… Subjuguée par la beauté de tes yeux. En fait, cela reflétait la beauté de tes mots… De tes phrases. Cela te représentait entièrement et complètement. Tout le monde semblait ne plus vouloir nous prêter attention et, ce n’était pas plus mal après tout. Je pouvais au moins rester un moment avec toi. Avec celui que j’attendais depuis tellement de moi. Après tout, je n’arrivais même plus à t’en vouloir du silence de tes mots, car après tout, c’était encore mieux de t’avoir là devant moi. C’était plus magique et surtout, inoubliable. Même si tu devais m’annoncer que tu étais marié et que nous n’étions simplement que des amis, je pense que je pourrais faire avec. Pour toi. Pour ton bien être.

Je me mets alors à saisir ta main en la serrant, lorsque que je la sens contre ma paume, pour ensuite nous éloigner de la rue. C’était préférable je pense. J’avais pu récupérer mes affaires qui étaient de nouveau dans mon sac. Mais… L’avais-je réellement fait où étaient-ils revenus à l’intérieur tous seuls ? Encore une énigme sur laquelle je ne me pencherais pas. Sans doute de peur d’avoir un semblant de réponse qui pourrait ne pas me convenir. Nous revenons alors dans un café. Avant même que je puisse avoir l’idée de m’asseoir, je me retrouve dans tes bras. Mon corps tout entier tremble et un petit courant électrique me traverse de part en part. Sans même m’en apercevoir, je m’étais mise à sourire. Impossible de le nier. J’étais heureuse. Je soupirais à mon tour d’aise en passant mes bras autour de sa taille et reposant ma tête tout contre son torse. C’était tellement agréable comme sensation, que j’aurais pu rester ainsi durant des heures et des heures.

Je ne pourrais dire exactement combien de temps avait duré cette étreinte, mais si voulez mon avis ce n’était pas encore assez. Avant même que je puisse réaliser que je n’étais plus dans tes bras, je rouvris bien rapidement les yeux, de peur sûrement que tu ne viennes à disparaître soudainement. Mais non, tu étais encore bel et bien là et tu me tirais la chaise sur laquelle je vins immédiatement m’asseoir en te remerciant d’un beau et grand sourire. Je ne pouvais détacher mon regard de lui. Un peu comme si j’essayais de lire dans ses pensées, mais ce n’était pas possible de faire une telle chose. Soudain ses lèvres se mirent alors à bouger et ce fut un délice d’entendre le son de sa voix. Mes joues se mirent alors à rougir, car j’étais un peu comme hypnotisée par ses lèvres et, je me demandais si elles pouvaient être douces. So Min arrête un peu de divaguer… J’avais tellement de question à lui poser que je devais surtout me freiner à ne pas faire comme les journalistes. Bon, j’allais tout de même lui sortir un ou deux questions, mais j’espérais vivement ne pas l’assaillir avec ça. Son accent anglais était tout bonnement adorable et je pu même répondre avec le peu d’anglais qui était à ma portée, c’est-à-dire ce que j’avais déjà pu voir à la télévision en fait.-

« It’s nothing… Je… Mais tu… Merci pour ce que tu viens de faire… Tu es ici depuis longtemps ? Tu vas rester longtemps ? Tu es en permission ou tu as quitté l’armée ? »
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