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 let's stay happy forever ; feat. rivera saki

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Kang Yu Jin
Âge : 21
Occupation : Étudiante (langue étrangère appliquée) / Assistante et modèle photo pour Hyun Su
Quartier : Haeundae
Situation : She makes my heart beat loud enough to make me feel alive ♥
Don : Omnilinguisme
Niveau : 9
Multicompte : Ryu Lucas, Lee Dae Won, Nobira Takuya, Ban Min Hwan
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Mer 15 Mar - 1:41
let's stay happy forever
kang yu jin & rivera saki

(suite de: it's all my fault)

4 semaines. Mes conneries allaient me coûter 4 semaines.

Au moins, je n’étais pas morte. Ça aurait pu être pire, j’aurais pu boire suffisamment pour tomber en coma éthylique. J’aurais pu prendre tellement de médicaments pour atténuer ma douleur à la main que j’aurais fait une overdose. J’aurais pu tomber tout en bas de l’édifice des résidences de l’université. J’aurais pu également ne jamais aller à l’hôpital et perdre l’usage de ma main complètement ou partiellement. Ce n’était que 4 semaines d’immobilisation, après tout, suivi d’environ le même temps de rééducation. Mais ça allait être les pires semaines de ma vie. Quelle idée, aussi, de donner un coup de poing au mur avec ma main droite? 4 semaines sans pouvoir écrire, au moins 4 semaines sans pouvoir jouer à un jeu vidéo convenablement, et probablement 8 semaines ou plus avant que je puisse reprendre le taekwondo. Plus j’y pensais, plus j’aurais peut-être mieux aimé être morte plutôt que d’avoir à passer autant de temps sans pouvoir faire une seule activité qui me rendait heureuse.

J’avais un beau plâtre vide sur ma main droite, qui s’étendait sur presque tout mon avant bras pour s’assurer que le maintien était optimal. On était d’abord allé à l’hôpital pour Saki, mais désinfecter son genou était une tâche mineure comparativement aux opérations que j’ai eu. L'anesthésie, la micro chirurgie pour replacer mes jointures à leur place, désinfecter la plaie ouverte sur ma main suite au contact de mon poing sur le mur, la pose du plâtre. Ouais, je pouvais être fière de moi.

Entretemps, j’avais pu appeler Rosalee. Je lui ai expliqué ce qu’il s’était passé. Que ma mère était à l’hôpital et on craignait pour sa vie. Que j’ai le droit de m'absenter de l’université pour un certain temps, pour me laisser la chance d’aller la voir au cas où le pire se produirait. Que j’avais besoin de changer d’environnement pour quelques jours, le temps que je trouve la force d’aller à Séoul. Que, bien sûr, j’allais retourner la voir avant de partir parce que je l’aime, ma Cacalee. Que j’avais besoin d’elle pour s’occuper de Gyeojin, qu’il y avait un peu d’argent sur le comptoir s’il manquait de quoi que ce soit. Et surtout, qu’elle avait le droit de se servir dans mon garde-manger et qu’elle pouvait jouer à mes jeux vidéos. Je lui ai parlé de mon plâtre, aussi.

Ça ne paraît pas comme ça, comme Rosalee et moi on s’insulte souvent, mais tout cela ce n’est qu’un jeu. Un persona. Rosalee et moi, on s’aime beaucoup. Je sais qu’elle s’inquiète, et c’est pour cela que j’ai préféré l’appeler plutôt que de lui envoyer un message texte. Je voulais qu’elle soit rassurée et qu’elle sache que j’allais bien. Je lui ai dit que je lui ramènerai des souvenirs de Séoul. Et je lui ai dit que je l’aimais, et à quel point elle comptait pour moi. Parce que, même si au fond de moi, je me savais incapable de sauter… en fait, ça y était presque.

Sur le chemin du retour, à pied de Buk jusqu’à Nam, je n’ai pas osé adresser la parole à mon amie. J’avais honte, en quelque sorte. Surtout honte de mon comportement, de mon impulsivité. Honte aussi des conneries que j’étais capable de faire, et honte de savoir à quel point j’ai pu faire du mal psychologiquement à la personne que j’aime. Je n’ai pas osé lui parler, tout comme je n’ai pas osé lâcher sa main. Tout le temps que nous étions à l’hôpital, ma main gauche était dans sa main droite. J’avais besoin de son contact pour me rassurer. L’hôpital, ça me fait peur. Et même en sortant de l’hôpital, en marchant dans les rues de Buk et celles de Nam, je ne l’ai pas lâchée. J’avais besoin de son contact pendant que je revenais sur terre, pendant que l’effet de l’alcool se dissipait. J’avais peur que, lorsque je serai finalement à jeun, qu’une nouvelle crise se pointe. Je me disais qu’en tenant la main de Saki, je pourrais peut-être prévenir cette éventualité. Ça a marché, je crois.

Je l’ai suivie de près alors que nous nous dirigions vers chez elle. J’ai reconnu le parc, non loin des appartements Bada, où j’étais allée avec Hyun Su pour suivre quelques cours de photographie avec lui. J’avais aimé sa beauté, sa nature et son calme. Peut-être je demanderai à Saki si on pouvait y faire un tour demain.

Nous sommes finalement entrées chez elle, ma main toujours dans la sienne. Le contact physique a du être rompu, par contre, pour pouvoir se dévêtir de notre manteau et nos souliers. J’étais souvent venue chez Saki, et j’étais habituée d’y faire comme chez moi ou presque. Et je n’avais jamais oublié la première fois que j’y étais venue, et que, dans mon excitement, j’étais entrée chez elle en oubliant de retirer mes chaussures. Ce fut la première chose que j’ai fait, sitôt la porte fermée. J’ai retiré mes chaussures, et j’ai pris les mêmes chaussons violets qu’elle m’a tendu la première fois. Je prenais toujours les mêmes, comme pour me rappeler que c’était important pour elle.

Nami est venu accueillir sa maîtresse à la course, mais comme à son habitude, elle bouda ma présence. Je crois qu’elle n’apprécie pas l’odeur de Gyeojin qui devait être imprégnée dans ma peau et mes vêtements. Je l’ai regardée de loin, comprenant qu’il ne fallait pas que je l’importune, même si le fait d’être incapable d’au moins la câliner me faisait un peu de peine. Mais bon, c’est un chat, et les chats ne changeront pas.

J’avais déjà l’impression d’être en lendemain de veille même si je n’avais pas dormi. L’alcool s’était complètement dissipé, et j’avais un mal de tête typique des soirées arrosées accompagné d’une petite nausée. J’avais bu beaucoup d’eau à l’hôpital, mais la marche, les émotions et les médicaments qu’on m’avait donné m’ont probablement déshydraté.

« U… unnie… »

J’ai hésité pendant un moment. Habituellement, lorsque j’étais chez Saki, j’avais le droit de me servir un verre d’eau ou même un verre de thé glacé aux pêches. Il y en avait toujours dans le réfrigérateur, c’était la boisson préférée à Saki. Je n’ai jamais eu l’impression de la déranger. Alors, pourquoi me sentais-je ainsi aujourd’hui?

« Est-ce que je pourrais avoir un verre d’eau..? »

C’était bien évident qu’elle me dirait oui, mais j’avais l’impression que ma présence même l’importunait. C’était un pattern, je crois. Une crise, un moment d’émotions fortes ou de colère, et ensuite lorsque les tensions baissent, la sensation de vide s’installe. L’impression qu’on sert à rien, qu’on ne fait qu’être un meuble qu’on veut se débarrasser à tout prix. J’essayais de me rassurer, me dire que Saki ne penserait jamais cela de moi, mais cette pensée revenait au galop, plus forte que moi. Je me suis mordue la lèvre, et je me suis retournée, le temps d’essuyer les quelques larmes qui tentaient de s’enfuir de mes yeux. Il fallait que je reste forte devant elle.

Emi Burton

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(c) bat'phanie
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Rivera Saki
Âge : 22
Occupation : étudiante en danse et serveuse au Bleu Art Café
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Lun 24 Avr - 2:30
let's stay happy forever
kang yu jin & rivera saki

Le toit quitté, Yu Jin et toi étiez allées à l’hôpital pour désinfecter la plaie de ton genou mais, surtout, pour soigner la main de la jeune femme. Tu savais qu’elle n’oserait pas aller à l’hôpital, tu sentais sa peur, tu la comprenais alors tu essayais de la soutenir au mieux comme souvent. Dans ta vie, il y avait assez peu de personnes qui comptaient beaucoup pour toi, ces personnes pour qui tu ferais tout sans jamais rien demander en retour et Yu Jin en faisait partie. Depuis votre rencontre, elle en avait toujours fait partie et tu n’imaginais pas ta vie sans elle. C’est pour cette raison que tu avais réagi aussi vivement, que tu étais allée la voir pour être sure et certaine qu’il ne se passerait rien.

Tu ne tolérerais pas qu’on la blesse. Elle ne méritait pas de souffrir. Certes, personne ne méritait de souffrir mais Yu Jin restait comme ta protégée et tu voulais l’aider comme elle t’aidait. Certainement que si on lui faisait du mal de façon intentionnelle, tu ne laisserais pas cela passer. C’était fort probable.

Une fois que tu fus certaine que tout allait bien, tu lui proposas de venir chez toi quelques jours pour éviter qu’elle soit seule. Puis, avoir ton amie à l’appartement pour un certain temps te faisait vraiment plaisir, il n’y avait aucun doute à avoir là-dessus. Ça non, les moments que vous passiez tous les deux étaient toujours géniaux et tu n’avais aucun doute sur le fait que ce serait pareil cette fois-ci et, ce, même si elle avait un bras dans le plâtre. Tu allais devoir faire attention, l’aider du mieux que tu pouvais sans être trop envahissante… Ah ça, tu t’inquiétais facilement et tu avais le don d’être assez envahissante, tu le savais mais tu n’arrivais pas à corriger cela alors que tu avais essayé à de multiples reprises.
Arrivée chez toi, tu tendis à Yu Jin des chaussons mauves, ceux qu’elle mettait lorsqu’elle venait chez toi. C’était ses chaussons attitrés, personnes d’autre n’avaient le droit de les porter puis, de toute façon, tu faisais en sorte qu’ils ne les voient pas.

Après avoir caressé Nami qui demandait de l’attention, tu te tournas vers la jeune femme lorsqu’elle t’appela. Avec un doux sourire, tu penchas la tête sur le côté pour signaler que tu l’écoutais attentivement. A sa question, tu entrouvris légèrement les lèvres avant de reprendre sa main dans la tienne, la serrant doucement pour lui montrer que tu étais là mais, surtout, parce que tu ne voulais pas la lâcher maintenant.

« Bien sûr que tu peux voyons, Yu Jin, dis-tu gentiment avec une petite moue. Tu es ici comme chez toi, si tu as envie de quelque chose, n’hésite pas à te servir surtout ! Simplement, n’oublie pas de me prévenir s’il faut racheter quelque chose, d’accord ? »

Ici, elle pouvait faire ce qu’elle voulait – tant que ça ne soit pas en dépit du bon sens – tu lui avais dit des centaines de fois mais elle semblait toujours hésitante. Bien évidemment, tu la comprenais parce que, dans cette situation, tu n’étais pas toujours à l’aise et ne faisait pas comme chez toi. Alors oui, tu lui disais tout en sachant qu’il faudra certainement un petit temps d’adaptation.
Tu souris à Yu Jin avant de l’emmener, à ta suite, dans la cuisine où tu lui servis un verre d’eau et tu en profitas pour prendre un thé glacé à la cerise. Après cela, tu observas la jeune femme alors que ton cœur se serrait. Sans pouvoir t’en empêcher, tu passas tes bras autour d’elle pour la serrer contre toi, veillant à ne pas lui faire mal au bras. Tu avais vraiment eu peur, tellement que tu avais besoin de sentir sa présence, de sentir qu’elle était là et que tout allait bien malgré son bras dans le plâtre. Tu avais besoin d’être rassurée.

« Est-ce que tu as mal ? Demandas-tu doucement en désignant son bras blessé. »

Si tu avais pu, tu aurais pris toute sa peine ainsi que la douleur qu’elle pouvait ressentir, te disant ainsi que tu pourrais savoir ce qui la tracassait. D’ailleurs, tu n’avais pas d’idée à ce propos et, après t’être mordue la lèvre inférieure, tu regardas Yu Jin dans les yeux, la regardant sincèrement.

« Tu sais Yu Jin, si tu as besoin de parler, sache que je suis là. Jamais je ne me permettrais de te juger ou de dire à quiconque ce que tu m’as confié. Tu es une personne qui compte beaucoup pour moi, j’espère que tu sais que tu peux compter sur moi et, ce, quoiqu’il arrive. »

Tu étais sincère en disant cela et tes yeux reflétaient cette sincérité. Pour tes amis, tu auras toujours une oreille attentive et tu seras toujours prête à leur venir en aide. Yu Jin ne faisait pas exception. Tu lui souris avant de poser sa main sur la sienne dans un geste de réconfort, pour lui montrer que tu étais là.

Emi Burton
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Kang Yu Jin
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Mar 25 Avr - 1:26
let's stay happy forever
kang yu jin & rivera saki

Debout, en plein milieu de l'appartement de Saki. Le regard lointain, le coeur sombre et la tête vide de pensées ou presque. Je devais avoir l'air d'un véritable fantôme, plantée là, à ne pas même oser marcher dans cet appartement où je venais pourtant souvent. Mes pieds revêtus de ces chaussons violets que je portais à chaque fois que j'entrais chez Saki, comme s'ils m'étaient attitrés, étaient la preuve même que j'avais le droit de circuler à ma guise dans les pièces. Sans chausson, on ne passe pas. C'est le règlement. C'est logique. Je m'en empêchais quand même. Le peu de pensées qui allaient et venaient dans mon cerveau réussissaient à me convaincre que seule ma présence importunait mon amie, et que mes actions ne feraient qu'empirer mon cas. Alors, j'ai demandé la permission.

L'espace d'un instant, je me suis retournée pour essuyer les petites larmes qui essayaient de s'enfuir de mes yeux, espérant que Saki ne me voit pas. Eh. C'est amusant, pleurer mais sourire intérieurement en même temps. Ou peut-être que je brûle. La tendance qu'a sa tête à se pencher légèrement sur le côté alors qu'elle m'écoutait, son sourire doux comme de la soie, l'étreinte rassurante de ses mains contre la mienne. Chacune de ses actions, aussi bénignes soient-elles, faisait fondre mon coeur. Je brûlais, oui. J'implosais même. J'ai gardé les yeux baissés, n'osant pas la regarder dans les yeux de peur de fondre en larmes, et je l'écoutais parler. Son ton de voix, son petit accent japonais subtil, tout ça. J'implosais, et je faisais des efforts surhumains pour ne pas exploser ou lui montrer toutes ces émotions mixtes en moi. Il ne fallait pas qu'elle le sache. J'aurais trop peur qu'elle parte.

J'ai simplement hoché de la tête positivement. C'était facile à comprendre. Je suis comme chez moi, je peux me servir, et je dois l'avertir s'il manque quelque chose. Je comprenais tout ça, il ne fallait qu'espérer que mes actions suivent. Finalement, j'ai osé lever les yeux vers elle. Grave erreur, elle souriait. Je les ai baissé de nouveau, en même temps qu'elle se soit retournée pour m'attirer vers la cuisine sans lâcher ma main. Ça m'a laissé le temps de me mordre la lèvre et fermer les yeux pour me contenir. Qui aurait cru qu'un simple sourire me ferait cet effet? Vraiment, c'était amusant, toutes ses émotions ambiguës. L'amour et le désir de mourir en même temps. À voir lequel sera le plus fort.

Mes doigts se mirent à entourer le verre d'eau, alors que je me mettais malgré moi à repenser aux événements d'un peu plus tôt. Sauter... est-ce que j'aurais dû? Saki n'aurait pas eu à être dérangée et devoir accueillir une bonne à rien pour quelques jours si je l'avais fait. Je savais bien que je l'importunais. Qu'elle disait que j'avais le droit de me servir si je voulais, et de faire comme chez moi; mais que tout ça c'était à contrecoeur. J'ai emmené le verre d'eau à mes lèvres d'une main un peu tremblante, alors que mes yeux se remplissaient d'eau à nouveau. Les pensées sombres ont le don d'être capable de frapper directement là où ça fait mal. Penser que Saki, celle que j'aime, pourrait se foutre de moi... ça me tuait. Et je n'allais pas être capable de retenir mes larmes bien longtemps. J'ai bu quelques gorgées. Mon verre est rapidement retourné sur le comptoir, pour l'instant mon bras n'était pas assez fort pour le garder en l'air très longtemps. Et comme j'avais prédis, quelques larmes se mirent à couler. Moi qui essayait de ne pas trop attirer l'attention. J'en avais déjà assez fait. Mon regard se dirigea de nouveau vers le sol, honteuse.

Il ne fallu pas beaucoup de temps avant que je sente les bras de Saki m'envelopper, avec sa délicatesse usuelle et même plus. Ça m'a prit par surprise, je dois l'admettre. Son geste m'a fait sursauter légèrement, ou frissonner, je ne sais plus trop. Comprendre mes sensations physiques est une tâche un peu trop ardue pour moi présentement. Cette proximité, sa chaleur, l'odeur de ses cheveux, tout ça. Les pensées sombres sont capable de faire mal, mais Saki était capable de toutes les faire partir. Elle ne le savait sans doute pas. J'ai tout de même l'impression que sa présence répare mon âme. J'ai déposé ma tête sur mon épaule le temps de la caresse. Elle s'est reculée, un peu trop tôt à mon goût.

J'ai hoché de la tête, négativement cette fois-ci. Non, mon bras ne me fait pas mal pour l'instant. Je suis sans doute encore sous l'effet d'un anesthésiant quelconque. J'anticipais mal le retour de la douleur, mais au moins je ne serai pas seule. J'ai réussi à lever les yeux vers elle, alors qu'elle se mordillait la lèvre intérieure. Mon coeur s'est crispé malgré moi, tout comme mes muscles. Si je reste ici pour quelques jours, je devrai m'y habituer. Alors autant bien arrêter de fuir son regard, non?

Nous avons souris presque simultanément, et elle posa sa main sur la mienne. Pour ma part, je me suis avancée vers elle à nouveau, redéposant ma tête sur son épaule. J'ai essayé d'ouvrir la bouche, mais les pensées dans ma tête étaient trop confuses et mes émotions un peu trop intenses pour que je sois capable de formuler une phrase qui faisait du sens et ce, sans pleurer. Il faudra bien que je lui dise ce qui est arrivé. Mais comment? J'ai relevé le regard, scrutant l'appartement. Oh..! Du papier collant. La lettre!

Je me suis reculée, sans dire un mot, avant de me diriger vers mon sac où j'avais emmagasiné les différents morceaux de la lettre de l'hôpital, en ordre. Ce sera plus facile à coller. J'ai pris les morceaux, et le papier collant que j'avais trouvé, et je me suis assise à table. Saki devait me trouver soit étrange, soit hilarante, de faire du bricolage alors que l'atmosphère était tendue et sombre. J'ai laissé échapper un soupir bien senti. Recoller une lettre avec un seul bras, ce n'est pas de tout repos. Mais j'y arriverai.

Et j'y suis arrivée. Je me suis relevée, la lettre à la main. Je n'osais pas la relire, les mots me faisaient trop peur. Surtout ceux-ci: "Mme Kang se retrouve présentement aux soins intensifs de notre hôpital, et nous craignons pour sa vie". Je lui ai donné la lettre. J'aurai beaucoup à lui dire, beaucoup à faire face et beaucoup à avouer. Une fugue aussi lâche que la mienne, ça ne se pardonne pas.

« C'est de ma faute. »

Ce sont les seuls mots que j'ai réussi à prononcer. Même si je savais pertinemment qu'elle dira que je n'ai rien à me reprocher. C'était de ma faute, c'est sûr. Soit qu'elle voulait mourir, elle aussi; soit la nervosité, la tristesse ou la colère sont en train de la tuer.

« C'est à cause de ma fugue... », tentai-je de dire, mais la fin de ma phrase fut étouffée par un sanglot. À nouveau, j'ai dû baisser la tête. J'avais trop honte.

Emi Burton

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Mar 9 Mai - 16:17
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kang yu jin & rivera saki

Même si finalement vous vous connaissiez depuis peu, Yu Jin était celle qui se rapprochait le plus de ta petite sœur de cœur et tu tenais énormément à elle. Très vite, elle était devenue une personne vraiment importante pour toi, ce qui faisait que tu t’inquiétais pour elle plus rapidement que pour les autres. Par ailleurs, cela faisait aussi que tu voulais la protéger au mieux, que tu voulais l’aider quand ça n’allait pas. Bref, il n’y avait personne d’autre qu’elle qui pourrait prétendre à cette place, elle était unique. En attendant qu’elle aille mieux mais surtout pour prendre soin d’elle, tu l’avais emmené à l’hôpital avant de lui proposer de passer quelques jours chez toi.
Le fait qu’elle n’ose pas vraiment faire comme chez elle en se mettant à l’aise était plutôt mignon. Surtout quand on savait qu’elle était souvent venue chez toi. Avec un doux sourire, tu avais pris sa main de libre pour l’emmener dans la cuisine où tu lui servis un verre d’eau et où tu pris un thé glacé à la cerise. Quand ton regard s’était posé sur la jeune femme, ton cœur s’était serré et tu n’avais pu t’empêcher de la prendre dans tes bras, faisant attention à sa main blessée. Tu lui demandas ensuite si ça ne faisait pas trop mal, hochant la tête, soulagée de savoir qu’elle n’avait pas mal. Cela devait être l’effet des médicaments, tu espérais que ça durerait un moment car tu n’aimais pas la savoir souffrante, comme tu n’aimais pas savoir qu’elle n’allait pas bien. Doucement, sans la brusquer, tu lui avais demandé ce qui avait pu se passer, ne disant rien lorsqu’elle déposa sa tête sur ton épaule. Cependant, ce n’est pas parce que tu étais restée silencieuse que tu ne restas sans rien faire. En effet, ta main s’était posée dans ses cheveux pour les caresser tendrement. C’était instinctif pour toi d’agir ainsi avec Yu Jin, tu voulais la protéger et être là pour elle mais sans jamais la brusquer parce que tu savais que, tôt ou tard, elle te parlerait. Du moins tu le pressentais.

Laissant ta main retomber sur le plan de travail qui se trouvait derrière toi, tu regardas la jeune femme s’agiter pour recoller des morceaux de papiers. Tu n’avais aucune idée de ce que cela pouvait être, tu n’arrivais pas non plus à bouger pour l’aider et, de ce fait, tu l’observas juste, la tête pencher sur le côté, intriguée. Plus les minutes passaient, plus tu sentais ton cœur battre un peu plus rapidement, appréhendant le moment où elle aurait fini de tout recoller. Sans t’en rendre compte, tu avais aussi coupé ta respiration et tu la repris lorsqu’elle te tendit le papier.
Fébrilement, tu pris ce qui ressemblait à une lettre, la lisant attentivement avant de remonter ton regard vers la jeune femme. Inconsciemment, tu lâchas le papier, le laissant tomber par terre et tu t’agenouillas face à ton amie, entrouvrant légèrement les lèvres sans rien dire pendant quelques secondes. Au bout d’un moment, tu secouas négativement la tête avant de poser ta main sur la sienne, la serrant doucement.

« Yu Jin, regardes-moi s’il te plait, murmuras-tu dans un premier temps. »

Sans lâcher sa main, tu attendis patiemment qu’elle obtempère avant de passer ta main de libre dans ses cheveux, replaçant une mèche derrière son oreille. Ta main glissa ensuite dans le creux de son cou alors que tu la regardais toujours. Aucun reproche ne se lisait dans ton regard.

« Ce n’est pas de ta faute, ce n’est pas à cause de toi qu’elle en est là, j’en suis sûre et certaine. Parfois la vie fait qu’on connait des hauts et des bas mais ce n’est pas toujours lié aux évènements qui nous arrive. Je pense que ta maman ne t’en veux pour rien, qu’elle est heureuse de savoir que tu vis la vie que tu souhaites avoir et, ce, même si tu ne lui as pas dit où tu te trouvais. Et ne t’inquiète pas, elle est entre de bonnes mains, tout va bien se passer. Si tu as besoin de parler, je suis là, si tu as besoin de pleurer, je suis là aussi. Je serais toujours là pour toi Yu Jin. »

Tu n’avais aucunement l’intention de la laisser tomber, tu tenais bien trop à elle pour cela.

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Kang Yu Jin
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Mer 10 Mai - 21:11
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kang yu jin & rivera saki

J'avais un peu l'impression de faire n'importe quoi, en recollant les morceaux de cette fichue lettre. Comme j'aurais aimé ne jamais la recevoir. Peut-être aurais-je dû ne jamais l'ouvrir. Vivre dans l'ignorance et dans le déni est toujours plus confortable que d'affronter la vérité. Si je ne savais rien, je n'aurais jamais donné un coup au mur et je n'aurais jamais voulu sauter. Même si je sais parfaitement que je le mérite. Mais d'un autre côté, vivre dans l'ignorance aurait eu l'effet d'une bombe à retardement. Ne pas ouvrir la lettre n'aurait pas gardé ma mère hors de l'hôpital. Et ne pas être au courant de son état aurait pu m'achever, réellement, si les événements prenaient une tournure dramatique. Je m'en serais voulue pour toujours si ma mère serait morte à l'hôpital et que je n'aurais même pas daigné ouvrir cette lettre pour connaître son état. M'en vouloir maintenant ou m'en vouloir plus tard, quelle était la différence? Dans les deux cas, je vais avoir envie de la rejoindre. Ou de partir en premier, comme si je le méritais.

Ces pensées m'empêchaient de recoller la lettre convenablement, plus que mon handicap physique actuel. Faire du bricolage alors que notre bras principal est hors fonction, c'est toujours un peu ardu. Saki n'est pas venue m'aider, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle le fasse. À vrai dire, je ne l'aurais pas laissé faire. Mon langage corporel devait être assez évident. Je veux faire cela seule, je suis capable. C'est de ma faute si cette lettre est dans cet état, tout comme c'est de ma faute si ma mère est là-bas. Alors c'est à moi de tout réparer. La lettre à la main, je me suis dirigée vers Saki, et toujours dans le silence je lui ai donné. Honteuse, j'ai d'abord baissé la tête. Je lui ai dit que c'est de ma faute, ou de la faute de ma fugue. C'est plus facile de jeter le blâme sur un concept que sur soi. Puis je me suis assise pour que mon regard soit le plus près possible du sol, et en même temps pour qu'elle ne voit pas les larmes qui remontaient de nouveau.

Tout ce que j'ai vu, c'est la lettre rejoindre le sol. Tout comme j'avais fait dans ma chambre universitaire. Je l'ai laissé tomber, incapable de me faire à l'idée de ce que j'avais lu. Puis vint le coup de poing. Cet impression de déjà-vu me ronge l'estomac. Je me suis revue en train de m'évanouir, donner le coup, pleurer, déchirer la lettre, boire, boire et re-boire. Et si elle le faisait aussi? Le coup, ou s'évanouir? Je crois que je serais inconsolable, de savoir que deux des personnes les plus importantes de ma vie sont dans un état pareil par ma propre faute. J'ai serré le poing, et j'ai fermé les yeux en anticipation. La voix de Saki a résonné dans ma tête, beaucoup plus bas physiquement que je le pensais. Elle est à mon niveau.

J'ai ouvert les yeux à contrecoeur alors qu'elle déposait sa main sur mon poing, que j'ai desserré. C'est fou ce qu'un simple contact physique peut faire, surtout lorsque c'est elle. J'ai senti quelques frissons monter le long de mon bras. J'ai ravalé ma salive, reprenant le contrôle sur moi-même un court instant. Les frissons de mon bras se sont éparpillés sur mon corps en entier lorsque j'ai senti sa deuxième main dans mes cheveux, puis dans mon cou. J'ai dû baisser le regard pour camoufler mes émotions un peu contradictoires. Un mélange de honte et d'amour fou.

Les paroles de Saki faisaient du sens, en théorie. Mais dans mon cerveau, rien de ce qu'elle disait ne semblait être la vérité. Ma mère ne pouvait pas être heureuse pour moi, surtout pas de la manière que je suis partie. Lâchement, sans rien lui annoncer, sans même lui dire où j'allais ni quand j'allais revenir. Ou si j'allais revenir. Sans même de pourquoi. Elle devait être morte d'inquiétude, ou en colère. Et ultimement, mon égoïsme aura eu raison d'elle. Je le sais, je le sens.

« Non tu comprends pas Saki, je suis partie comme la grosse conne que je suis, sans rien dire. Mon père il a fait pareil j'étais même pas encore née, et je lui fais subir ça aussi. Elle aurait dû penser à elle et pas me garder quand il est parti, elle aurait eu moins de problèmes. »

Je n'ai même pas pleuré en disant cela. Ce que je redoutais est arrivé. La sensation de vide s'est installée. Celle où on a l'impression qu'on ne vaut rien. Est-ce réellement une impression?

« Elle a eu que des problèmes avec moi. Pas d'argent, prise avec une adolescente qui s'amusait à sortir la nuit et faire n'importe quoi avec ses amies plus vieilles... enfin, le peu de personnes qui osaient me parler. »

Je me suis reculée en glissant un peu vers l'arrière, ramenant mes jambes vers moi. La proximité avec Saki me faisait honte. J'avais l'impression de ne pas mériter ses attentions et qu'elle gaspillait son énergie pour quelqu'un qui ne vaut rien. Soudainement, mon visage s'est crispé, et j'ai porté ma main droite sur mon plâtre. L'analgésique qu'on m'avait donné a arrêté de faire effet, je crois. Une énième fois, j'ai baissé la tête en mordant ma lèvre inférieure pour essayer de faire taire cette maudite douleur. Malgré moi, j'ai laissé échapper un gémissement de douleur. Même si je ne voulais pas qu'elle sache que je souffre.

Emi Burton

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Rivera Saki
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Occupation : étudiante en danse et serveuse au Bleu Art Café
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Mer 17 Mai - 1:55
let's stay happy forever
kang yu jin & rivera saki

Peu de temps après que vous soyez rentrées chez toi et que vous aillez fait un détour dans la cuisine, Yu Jin était allée dans le salon pour recoller quelque chose. Tu ne savais pas ce que cela pouvait être et, sans rien dire, tu l’avais rejointe, lui laissant le temps de finir son puzzle qui ressemblait à une lettre. La seule chose que tu voulais, c’était qu’elle se détende et aille à son rythme. Sans rien dire, tu avais pris la lettre qu’elle avait tendue pour la lire avant de la lâcher et de poser ta main sur son poing qui se desserra. Tu prenais conscience de la souffrance que ton amie pouvait éprouver, cette souffrance qu’elle avait dû endurer toute seule, sans jamais rien dire, souriant toujours. Tu t’en voulais énormément.
Instinctivement, tu avais passé une main dans ses cheveux en essayant de la rassurer, lui dire que tu étais là. Néanmoins, tu n’en restais pas moins naïve et tu ne connaissais pas les dessous de l’histoire que ton amie ne tarda pas à éclairer. Elle semblait vraiment mal, la vie n’était pas toute rose et tu avais toi-même vécu des évènements qui avaient changé ta vie, qui avaient fait celle que tu étais. Tu en étais consciente.

« Yu Jin… Tu n’as pas à te sentir coupable, crois-moi. Il existe des gens bien pire dans ce monde… »

Cependant, alors que tu disais ça, la jeune femme fit une grimace de douleur avant de gémir de douleur. Ta main serra celle qu’elle avait de valide avant que tu ne l’aides à s’assoir dans le canapé, sans mâcher sa main. Tu refusais de rompre ce contact, ce n’était pas possible. Si physiquement tu ne pouvais rien faire pour la douleur dans son bras, tu pouvais peut-être faire quelque chose pour son moral, en tout cas, tu l’espérais.

« Mes parents ont décidé de vivre en Amérique avant de revenir au Japon quand les parents de ma mère ont commencé à devenir âgé… Ce n’était pas pour s’occuper d’eux qu’ils sont revenus mais pour leur argent, seulement pour l’argent allant jusqu’à me délaisser. J’en veux parfois à mes grands-parents de ne pas les avoir mis dehors ou d’avoir fui mais ils n’y pouvaient rien… Et j’ai moi-même fui, je ne sais pas ce que mes parents deviennent et je n’ai pas forcément envie de les recontacter… »

Surtout que tu étais venue ici pour démarrer une nouvelle vie, loin de ces personnes avides d’argents, qui se préoccupaient de leur confort plutôt que de celui des autres. La morale dans tout ça ? A vrai dire, elle était claire dans ta tête mais à expliquer, c’était autre chose.

« Ce que je veux dire c’est que tu n’as pas à t’en vouloir, tu as fait ce que tu avais à faire. Tous les évènements qui nous arrivent nous forgent, ils nous permettent de devenir qui nous sommes et de faire des rencontres. Qui sait ce qui arrive vraiment à ta maman ? Qui sait si ça ne concerne pas autre chose ? Je sais que tu fais de ton mieux alors tu n’as pas à t’en vouloir, je suis certaine que ta maman comprend que tu avais besoin de partir, que tu avais besoin de te chercher et, ce, même si tu ne lui as rien dit. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire mais, pour faire simple, il y a des gens bien pire dans ce monde, qui ne pensent qu’à eux sans penser aux autres, à leur bonheur, ce qui n’est pas ton cas. Tu fais tout pour le bien-être des autres sans forcément penser au tien… Puis, peut-être égoïstement, je suis contente que tu sois là, parce que tu es une amie vraiment formidable. Je t’aime énormément Yu Jin. »

On pouvait voir tes yeux s’embuer de larmes et pour éviter de pleurer, tu tapotas tes joues avant de secouer la tête pour te reprendre. Tu lui fis un bisou sur la joue avant de lui offrir un doux sourire tout en serrant sa main un peu plus fort.

Emi Burton
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Kang Yu Jin
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Mer 17 Mai - 3:52
let's stay happy forever
kang yu jin & rivera saki

J'ai mal. Tant physiquement qu'émotionnellement. La douleur m'enveloppe, comme si elle voulait m'adopter. Loin de moi l'envie d'être sa fille. J'essaie de la repousser, mais rien n'y fait. Physiquement, peu importe ce qui m'a été donné à l'hôpital pour faire taire la souffrance que je m'étais infligée au bras s'est évaporé. Ma main s'est remise à me faire mal. Je m'y attendais bien, le médecin m'avait prévenu, ça ne fera plus très mal bientôt. Mais pour moi c'est insupportable, surtout couplé à cette douleur psychologique qui m'étouffe. Vivre tout ça, seule, ce n'était pas la meilleure des idées. Et n'importe laquelle bêtise se mettait à sortir de ma bouche, un peu n'importe comment. J'ai parlé de ma fugue à Saki. Tout ça ne sonnait que comme des excuses, de l'apitoiement. J'essaie de faire taire ma douleur mais rien ne sort comme je le veux.

Saki a immédiatement su que j'avais recommencé à avoir mal. Du moins, c'est l'impression que j'ai eu lorsqu'elle a agrippé ma main gauche et lorsqu'elle s'est mise à la serrer. Comme si elle voulait me dire qu'elle était là. Comme si elle voulait absorber cette douleur et la garder pour elle. Si c'était quelque chose de possible, je ne la laisserai pas faire. Un ange comme elle ne mérite aucune douleur. S'il le faut, je le vivrai pour elle. Pour Saki, je suis capable de tout subir. Sans trop me rendre compte du comment, j'étais assise sur le canapé à ses côtés, la main toujours dans la sienne. C'est plus confortable que le sol. Tout de même, j'ai honte qu'elle aie à me voir ainsi. Ma tête s'est baissée pour que je ne puisse pas la regarder dans les yeux. Par peur, mais je ne sais pas de quoi. Ça n'a pas duré longtemps. Ma tête s'est rapidement redressée lorsque j'ai entendu Saki parler de son propre passé. L'entendre me brisait le coeur encore plus qu'il pouvait déjà l'être, et me redonnait envie de pleurer. Mais surtout, j'avais envie de prendre toutes ses larmes et les garder pour moi.

« Saki je... »

Ses mots raisonnent dans ma tête à l'infini. Je t'aime énormément Yu Jin. Ah, Saki, si seulement tu savais. Mais c'est mieux pour toi que tu ne le saches jamais. Et c'est mieux pour moi aussi. Les mots qu'elle a prononcé m'enveloppent, étouffant cette couche de douleur malsaine. Cette boule dans l'estomac, bien qu'inconfortable, me donne cette sensation de chaleur qui me calme et qui me fait tant de bien. Et ce baiser sur la joue, tout comme les autres qu'elle a fait sur mon front. Intérieurement, je fonds et j'explose. Extérieurement, j'essaie de me contenir. Mes émotions sont un peu trop complexes. Essayer d'en parler ne fonctionnera pas, je crois.

« Je... je t'aime aussi, Saki. »

La signification de ces mots n'est pas la même pour elle que pour moi, mais encore une fois, elle n'a pas à le savoir. C'est pour notre bien, et le bien de notre amitié que je vais chérir jusqu'à la fin de ma vie. Je me suis avancée vers elle, tant bien que mal, et j'ai déposé ma tête sur son épaule en caressant à l'aide de mon pouce sa main que je tenais toujours. J'ai senti la fatigue venir en me blottissant davantage contre elle. Toutes ses émotions m'ont épuisées, littéralement.

« Est-ce qu'on peut faire quelque chose de... de fun? Regarder un anime, par exemple? S'il te plait? »

Dormir aurait aussi été une bonne solution, mais j'avais envie d'être avec elle aussi longtemps que je le pouvais. J'étais incapable de commenter ce qu'elle m'a avoué sur son passé, et j'étais incapable de parler du mien. Même si je voulais lui expliquer tout ce que j'avais pu vivre ou tout ce dont à quoi je pensais, tout ce qui me tracassait, je n'avais pas la force.

Emi Burton

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Lun 11 Sep - 17:48
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kang yu jin & rivera saki

Voir Yu Jin aussi mal te faisait vraiment mal au cœur. Elle semblait être blessée aussi bien physiquement que mentalement et te dire que tu n’avais rien vu, que tu avais pris ses sourires pour un signe de bien-être, te faisait réfléchir. Tu comprenais une phrase que ta grand-mère avait pu te répéter dans le passé : « Ceux qui sourient le plus ne sont pas ceux qui vont le mieux, au contraire. Un sourire peut cacher un grand mal. », ton amie semblait être de ces personnes. Tu avais envie de l’aider, de lui redonner le sourire mais, surtout, lui redonner le moral. En très peu de temps, elle était devenue une personne très importante dans ta vie, une véritable amie que tu ne voulais pas perdre. Cependant, à part en être là pour elle, tu ne savais pas quoi faire pour l’aider et en la voyant dans le salon tu la rejoignis pour être avec elle. Pour la soutenir et lui parler. Tu avais lu la lettre qu’elle avait reçu, tu avais écouté ce qu’elle te disait avec grande attention pour pouvoir l’aider au mieux. En entendant son histoire, certainement qu’une personne lambda l’aurait jugé, aurait dit qu’elle avait eu tord de faire ce qu’elle avait fait mais tu n’étais pas comme ça. Toi aussi tu avais un passé plutôt compliqué, un passé qui t’avait obligé à t’éloigner de tes parents, de ta famille. Selon toi, Yu Jin n’avait pas à s’en vouloir pour l’état de sa mère. C’est ce que tu lui avais expliqué une fois que vous fûtes assises dans le canapé, lui expliquant qu’elle n’avait pas à culpabiliser. Lui avouant aussi que tu l’aimais énormément. En tout bien tout honneur bien évidemment, tu l’aimais en tant qu’amie, rien de plus. Jamais dans la réponse de la jeune femme tu n’as compris qu’elle t’aimait autrement et que ça pouvait la blesser aussi.

Ton innocence pouvait vraiment être un fardeau parfois.

Avec un sourire, tu lui fis un bisou sur la joue avant de te lever pour aller à l’armoire qui contenait moult DVD, regardant ce qu’elle avait en stock. Un truc pas trop triste en Disney, touchant pas trop à la famille… Ouais, c’était un peu comme de demander à une pierre d’être molle. Quelque chose de vraiment pas facile mais ça devait bien exister ! Le livre de la jungle ? Oui, ça semblait bien. Tu sortis la boîte pour la montrer à Yu Jin.

« Ça t’irait comme film d’animation ? Demandas-tu avec un sourire. »

Avant de lancer le film, tu mis le DVD dans le lecteur et tu allas dans la cuisine pour préparer des verres, du thé glacé, du mountain dew du pop-corn au beurre et plusieurs bonbons comme des dragibus, ou des carambars. Tu aurais bien pris de la bière mais avec la blessure de Yu Jin ce n’était pas conseillé. La glace ? Bonne idée pour réparer les chagrins mais ça risquait de fondre. Finalement, tu pris deux bols qu’elle remplit de glaces chocolat, vanille, caramel beurre salé. Tu mis ensuite de la chantilly ainsi que du coulis de chocolat avant de retourner dans le salon avec le plateau sur lequel tu avais mis un verre d’eau avec des antidouleurs pour que ton amie les aient sous la main. Tu calas le bol de glace pour que la jeune femme puisse le manger et tu lanças le film, posant ta tête sur son épaule alors que le film commençait. Tu posas tes pieds sur le canapé pour être plus confortablement installée.

« J’espère que le mélange sera bon… Si tu veux de l’aide pour manger, n’hésite pas, je suis lààà ~ »

Et tu comptais bien rester là, tu ne voulais pas partir.

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Dim 24 Sep - 8:51
let's stay happy forever
kang yu jin & rivera saki

Un baiser sur la joue. Un baiser, le tout mélangé à ce qui avait tout d'une espèce de déclaration d'amour. Mais je le sais très bien qu'il n'en est rien. C'est impossible que quelqu'un m'aime en retour. Qui voudrait bien porter dans son coeur une personne comme moi? Fragile, émotive, bonne à rien, qui n'est même pas capable de prendre soin des personnes qui comptent pour elle et des relations qu'elle a? Non, c'est impossible que quelqu'un veuille bien daigner tenter de m'aimer en retour. Même si cette personne est un être aussi pur et angélique que Saki. Si elle me dit qu'elle m'aime, ce n'est parce qu'elle m'apprécie comme amie. Elle a tout à m'offrir et moi je n'ai rien à lui donner en retour. Elle donnerait tout pour moi, et je ferais sans doute la même chose mais je suis bien trop faible, bien trop nulle. Mais même si je sais clairement que rien de tout cela n'est possible (et heureusement, notre amitié n'a pas besoin de souffrir), j'ai l'impression que pour survivre je dois m'agripper à ce futil espoir. J'essaie de m'envelopper des milliers de sensations qui se sont réveillées lorsque j'ai senti les lèvres de Saki contre ma joue, et je me répète sans cesse dans ma tête sa si jolie voix qui me dit qu'elle m'aime énormément. Pour l'instant, c'est la seule chose qui compte.

Je lève les yeux et je la suis du regard alors qu'elle regarde dans sa collection pour trouver quelque chose à regarder. Lentement, je ramène mes jambes vers moi, malgré que j'oublie souvent que j'ai le bras droit complètement hors service. Résultat, je me surprends à essayer de l'utiliser et je grimace parfois de douleur, mais je tente tout de même de garder le tout pour moi. Heureusement que je n'ai plus très mal lorsque Saki revient vers moi, Le Livre de la Jungle à la main. « Oui... ça me va je... » Je soupire longuement, un peu honteuse. « Je ne l'ai pas encore vu, en fait », admettais-je. J'avais visionné plusieurs films de Disney, mais celui-ci manquait à ma culture. Ce sera, je l'espère, une occasion positive de le découvrir. Rapidement, le disque s'est retrouvé dans le lecteur, et je regarde le petit générique d'ouverture du DVD d'un oeil distrait. Parfois je jette un oeil en direction de la cuisine pour tenter de savoir ce que mon amie fait, et puis je me sens coupable de ne pas pouvoir l'aider. Sans doute aurait-elle refusé de toute manière.

Mon regard triste s'est illuminé quand j'ai aperçu Saki revenir les mains pleines de choses les plus apaisantes les unes que les autres, et surtout en voyant la couleur familière de ma boisson gazeuse préférée. J'étais loin de me douter que Saki aurait pu penser s'en procurer en prévision d'une prochaine visite de ma part, et j'ai senti une larme ou deux monter à mes yeux en pensant à cette attention. « T'en fait pas, tout me va. Surtout si c'est toi qui le prépare... » je me pince les lèvres pour essayer de ne pas trop parler. « Merci beaucoup, Saki. » J'ai regardé le spectaculaire bol de glace qu'elle enfonça sur moi en souriant, amusée, avant d'être surprise par sa tête qui se posait sur mon épaule. Une nouvelle fois, j'ai senti mon coeur s'arrêter. Cette proximité est si cruelle, mais elle me fait tant de bien. Est-ce qu'elle l'a réalisé? Une part de moi espère que oui, l'autre souhaite que tout cela reste un douloureux secret.

Malgré tout, je dépose ma tête sur la sienne en posant mes yeux sur l'écran alors que le film commence. J'essaie en même temps d'attraper ma cuillère pour pouvoir goûter au bol de glace que Saki m'a fait, mais ma main gauche n'est pas assez habile. Tout retombe. Par chance, dans le bol, mais quand même. « J'y arrive pas... », laissai-je échapper d'une voix un peu brisée. « J'aurais dû pratiquer avec ma main gauche quand j'étais enfant, ça m'aurait peut-être sauvé la vie. » J'essayais d'être humoristique, mais je n'avais aucune idée si ça fonctionnait. En tout cas, je sentais que la douleur revenait de manière beaucoup plus vive, et en grimaçant j'ai agrippé le plus rapidement que je le pouvais les antidouleurs qui se trouvaient sur la table. En espérant qu'ils fassent effet bientôt. Je sens déjà les larmes revenir, et cette fois-ci ce n'est ni de la reconnaissance, ni un mal de vivre. C'est de la souffrance physique pure et dure.

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