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 i need u [ft. jin ho]

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Nam Ji Hoon
Âge : 23
Occupation : Étudiant en Sciences-Politique.
Quartier : Gangseo
Situation : Célibataire.
Don : Médiumnité.
Niveau : 2
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Mer 15 Fév - 20:38
i need u
jin ho & ji hoon
Qu'est-ce que j'avais fait ? C'est la question que je ne cessais de me répéter depuis peut-être plusieurs heures, plusieurs jours. En réalité, cette question me revenait dès lors que je me remémorais m'être enfuit de chez moi pour habiter ici. J'étais actuellement assis sur mon tapis, observant chaque recoin de cet espace encore en grande majorité vide, réfléchissant à ce que je devais faire. Cela faisait déjà plus de cinq jours que je m'étais installé ici, et j'avais l'impression que rien ne s'était amélioré. Je recevais des messages automatiques de mon père -ou plutôt de sa secrétaire- me rappelant que mes examens arrivaient à grands pas, des grands gorilles étaient postés non loin de l'appartement -ils n'étaient guère discrets, je pouvais les apercevoir d'ici sans même le faire volontairement- et Eun Hae était déjà venue trois fois. Sur cinq jours. Ce changement soudain d'environnement n'avait provoqué absolument aucune évolution dans mon mode de vie. Outre le fait que j'aille moi-même me procurer ma nourriture, et que je ne sois plus sous la constante surveillance directe de ma belle-mère, je vivais exactement la même vie qu'auparavant. Et même si j'étais déjà quelqu'un de bien isolé, m'isoler dans un appartement n'était peut-être pas la meilleure idée en vue des quelques visites que j'ai déjà reçu de la part de certains défunts dont, encore une fois, je ne connais ni le nom, ni l'histoire. De simples inconnus. Des morts.

Je m'étalais de tout mon long sur le seul tapis qui ornait la pièce principale de mon petit foyer, soupirant longuement, avant de rouler sur moi-même et d'extirper du fond de ma poche arrière mon téléphone. J'avais besoin de quelqu'un, et plus particulièrement de lui. J'avais cette désagréable impression que si je restais encore seul ici, je n'allais pas survivre. Je n'avais toujours pas revu Min Soo -qui étrangement, me manquait atrocement- et la présence de Jin Ho m'était devenue indispensable dans un moment aussi critique. Même s'il n'était pas le plus agréable des humains présents sur cette Terre, il restait le plus fidèle que j'eusse jamais connu en de longues années d'existence. Et dans un moment pareil, où j'étais plus seul que jamais, où j'avais perdu tous mes repères, il était le seul dont j'avais besoin. J'avais besoin de sa présence à mes côtés, de ses conseils, de sa voix ennuyée, de ses remarques désobligeantes, autrement dit, j'avais besoin de lui. Alors aussitôt ce constat fait, je lui envoyais un message, réclamant sa présence près de moi. J'avais été concis dans ce texto, lui indiquant que je lui expliquerais plus en détail la raison de mon exile volontaire sur ce toit, et lui intimant également de ramener du porridge en chemin. L'adresse ajoutée au message, il ne me restait plus qu'à attendre que mon ami ne fasse le chemin jusque chez moi, en espérant évidement qu'il soit libre.

J'avais un tas de choses à l'esprit. Outre les morts qui apparaissaient lorsque je ne m'y attendais pas et qui parfois n'étaient pas extrêmement sympathiques, je pensais à un tas de choses. Notamment Min Soo. Il occupait une bonne partie de mon esprit. Je me demandais ce qu'il penserait s'il s'avait que je faisais partie de ces « monstres » de la communauté ? Pourquoi était-il host avec un physique pareil lorsqu'il pouvait probablement finir mannequin ? Est-ce que je l'attirais autant qu'il ne m'attirait ? En dehors de ce jeune homme, j'avais un tas de questions à poser à Jin Ho. Est-ce qu'il allait mieux ? Est-ce qu'il accepterait de passer un peu plus souvent à la maison, maintenant que je vis seul ? Est-ce qu'il accepterait également d'être un peu plus assidu en ce qui concerne nos cours particuliers ? Loin de moi l'envie d'être égoïste mais, j'avais un peu la trouille seul dans ce grand endroit. Je ressemblais à un gosse perdu dans un parc, sans repère. Jin Ho était mon seul repère, le fait qu'il ne soit pas à mes côtés me perturbait quelque peu. Non, en fait j'étais vraiment perturbé sans lui. Mais je ne pouvais même pas lui demander d'être plus présent, s'il ne le voulait pas, je n'avais aucun droit d'insister d'une quelconque manière. Alors est-ce que j'allais me contenter de garder mes demandes à l'esprit sans pour autant les matérialiser oralement ? Ou est-ce que j'allais lui en parler ? Je roulais de nouveau sur le sol, avant de m'asseoir et de tirer les manches de mon gros pull afin d'y glisser mes mains qui étaient en train de geler, faute à la basse température de cet appartement. « Jin Ho, dis-moi que tu vas venir s'il te plait, tu me manques, et j'ai besoin de toi. »
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Dernière édition par Nam Ji Hoon le Lun 20 Fév - 22:13, édité 1 fois
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Suh Jin Ho
Âge : 21
Occupation : Etudiant - 2ème éducation physique
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Jeu 16 Fév - 4:04
I need you
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nam ji hoon & suh jin oh

C'était amusant de constater que ma vie avait quelque chose de très ironique. Comme si chaque chose s’emboîtaient entre elles pour me faire suer d'une manière ou d'une autre. J'avais fini par avoir l'habitude et d'en rire jaune. Suh Jin Ho, toujours au-dessus de tout. Enfin, c'est ce que je voulais bien faire croire à tout le monde. Le récent décès de ma mère était l'une de ses choses, entre autre, aux multiples conséquences. En soi, son départ ne me faisait rien et j’espérais même très sincèrement que son âme avait trouvé mieux à faire que de se coller à moi pour me poursuivre le restant de mes jours (et ça éviterait une crise à Ji Hoon inutile. Il avait bien assez à gérer avec sa famille vivante sans se coltiner une partie de la mienne qui avait trépassée). Ce qui me gênait, c'était tout ce que ça impliquait. Le retour de mon père, les obsèques, les discutions de famille. Ji Hoon avait trouvé le timing parfait pour sonner l'heure de son indépendance. Moi, j'étais coincé dans cette demeure, à brusquer gentiment Xia He pour qu'elle retrouve une vie quelconque. Je n'étais pas des plus doué en matière de planning, surtout quand ceux-ci ne m'étaient pas uniquement destinés. Changer une vie pour le confort de la mienne… Je l'avais déjà fait inconsciemment il y a de cela douze ans. Je n'étais pas pressé de recommencer. Alors, au lieu de préparer le dit retour de mon paternel ''adoré'', j'avais fui : fui à la première occasion. Et mon ami d'enfance me l'avait offerte sur un plateau d'argent. Quoi rêver de mieux ? Que mon père change d'avis sûrement mais ça, je pouvais encore rêver. Bref, j'avais filé tout droit, sans prévenir qui que ce soit. Je m'étais extirpé en toute discrétion de la maison, croisant les doigts pour que Sun Su, mon nouveau et récent majordome ne constate pas mon absence trop vite. Je détestais le voir me coller au cul. Comme si j'en avais besoin... N'importe quoi. Je comprenais que ça arrangeait grandement ma gouvernante quant à ses recherches d'emploi, d’entretien et tout le toutim, mais dans le genre pot de colle, on faisait difficilement mieux. J'étais convaincu que c'était un coup à mon oncle. Cette famille cherchait décidément à me rendre assez fou pour m'enfermer quelque part.

S'il y avait une chose que je n'avais en revanche pas prévu à la base, c'était de me retrouver coursier au compte de Ji Hoon. Pas que cela soit des plus surprenant, disons simplement que, j'avais davantage l'habitude de m'arrêter en chemin pour lui apporter un petit quelque chose et non dessiner mon itinéraire à partir de cette course. Il pleuvait dehors, rien de pire pour une sortie en skate, pourtant je m'y étais obstiné. Filer en moto aurait fait bien trop de bruit. Armé de mon téléphone en guise de GPS, je me laissais guider par la voix monotone de Siri. J'allais aussi vite que je le pouvais, souvent arrêté dans mon élan par les nombreux échanges de textos que Ji Hoon et moi continuions de nous envoyer en guise d'humour. Et le mien n'avait rien d'incroyable mais j'aimais croire qu'il était le seul avec Na Eun a faire l'effort de l'apprécier. Toujours mené par la voix blasante de Siri, je gardais un œil attentif sur les devantures des vitrines que je croisais. Ça puait la Saint Valentin de tous côté. J'avais horreur de cette fête. Non pas pour sa symbolique mais pour son côté commercial. C'était bien simple : le romantisme avait disparu de cette fête dès l'instant où les américains avaient décidé de placarder partout dans les rues leur stéréotypes écœurants. Enfin, pour ce que j'avais de romantique en vrai, je n'allais pas juger. Toujours était-il que je faillis manquer le dit petit restaurant traditionnel où avec Ji Hoon nous avions l'habitude de nous réfugier durant le lycée. Trop obnubilé par ce rose dégoulinant de partout. D'un geste, je fis sauter mon skate pour le réceptionner à bout de bras, et m’engouffrais dans l'établissement. Il y faisait chaud et les odeurs de cuisine m'ouvraient déjà l'appétit. Je n'étais pas là pour me prendre un quelconque en cas et d'ailleurs, j'avais très bien mangé à l'heure de quatre heure. Ce n'était jamais que ma gourmandise qui s'exprimait pour moi et je n'aimais pas beaucoup l'écouter. Je connaissais parfaitement le gérant des lieux. Il avait prit de la barbe en plus d'avoir perdu pas mal de cheveux mais moi aussi j'avais grandi. Je lui esquissais un petit sourire timide, le genre un peu forcé et peu naturel dont tout le monde avait l'habitude. Il était sincère. Mal assumé mais sincère. Sans plus de cérémonie, je commandais le péché mignon de mon meilleur ami. Un gros bol mais je n'avais pas eu à la préciser, monsieur Choi avait lui-même ajouter ce quantitatif derrière ma commande. Il savait à qui s'était destiné. Il nous connaissait bien. Je patientais un moment, envoyant texto et compagnie. Un bon quart d'heure avant de reprendre la route, pressant le mouvement pour ne pas que princesse Nam ne s'impatiente. J'allais aussi vite que je pouvais, zigzaguant entre les passants, frôlant parfois la circulation pour mieux prendre la vitesse. J'étais un mec inconscient mais intentionné. Pas question de renverser. Je m'appliquais à ne rencontrer aucun obstacles ou bosses susceptibles de me faire échapper ma commission.

Quand j'arrivais enfin à destination où du moins pas très loin, je m’autorisais un dernier arrêt, juste le temps d'un énième texto. Celui-ci envoyé, je renvoyais Siri dormir dans les tréfonds du système informatique de mon téléphone et m'élançait à nouveau sur ma planche. Je n'avais pas menti : j'étais véritablement à deux pas de chez lui. Je ne pouvais pas en douter vu la présence de deux mecs plutôt baraques qui faisaient office de videurs de boîte de nuit privé. Tu parles d'une indépendance. Le père Nam n'entendait pas laisser Nam junior gâcher sa vie en tout impunité. Bien sûr que non. Instinctivement, je levais une main vers eux, les saluant d'un « yo » des plus nonchalant. J'avais toujours eu ce besoin de les charrier et de les provoquer. Il faut dire qu'en guise de métier de merde, on atteignait des sommets. Bonjour l'éclate. Je les dépassais de quelques pas pour enfin apercevoir ce bon vieux Ji Hoon à qui j'esquivais mon légendaire sourire de constipé. C'était ça l'amour. « J'ai bravé une foule en délire, la pluie et maintenant tes gorilles. Dis-moi que tu as une serviette et un radiateur opérationnel. Pas que je sois frileux, t'sais bien, mais il est pas question de t'envoyer me chercher du porridge demain. Je suis trop jeune pour mourir vieux ! » J'approchais pour lui voler une étreinte de type viril comme j'aimais l’appeler. Pas le genre de câlin qu'il aimait me voler au dépourvu, non ; la petite tape sur l'épaule du gars soucieux du moral de son pote. « J'm'attendais pas à ça. Genre t'as pas les moyens de viser un truc plus luxueux. Come on Ji' ! T'as un casier judiciaire depuis quand ? Parce que t'sais, avec tes deux guenons posté à ta porte, t'es pas hyper discret. » Je lui posais mon sachet encore un peu chaud dans le creux des bras. « Alors, quand est-ce que tu me fais visiter ta garçonnière ? J'suis impatient moi t'sais. »

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Dernière édition par Suh Jin Ho le Mer 1 Mar - 4:14, édité 1 fois
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Nam Ji Hoon
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Lun 20 Fév - 22:18
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Ma vie était plutôt calme ces derniers temps. Malgré le fait que je me sois émancipé, entre gros guillemets, de la vie familiale, c'était bien plus calme que je ne pouvais l'imaginer. Je pensais sincèrement que j'allais avoir le droit à une crise phénoménale de mon paternel, ou même de sa conjointe, mais rien de tout cela. L'homme d'affaire avait prétexté une crise d'adolescence un peu en retard, et sa chère femme n'avait qu'acquiescé. Je me demandais sincèrement quelle réaction ils auraient lorsqu'ils allaient découvrir qu'il ne s'agit pas uniquement d'une crise, d'un coup de tête, mais vraiment d'un besoin, et d'une décision responsable. Je ne vivais pas encore par mes propres moyens, et pour être honnête je redoutais le jour où j'allais devoir travailler pour m'offrir tout ce que je souhaite, par conséquent niveau responsabilités on repassera, mais mon choix d'emménager seul a longuement été réfléchit, et je ne reviendrais dessus pour rien au monde. Je redoute seulement le pouvoir de mon géniteur, et ce qu'il sera capable de faire une fois qu'il comprendra que je ne compte pas revenir. J'espère sincèrement qu'à ce moment je ne serais pas seul, et que Jin Ho sera à mes côtés. Il a beaucoup plus de caractère que moi, et je ne saurais jamais me défendre si l'on m'impose de revenir. Outre hurler et me débattre, il n'y a aucune chance pour que je parvienne à prendre le dessus sur quelqu'un pour m'enfuir. Faudra que je demande des cours de self-defense à mon cher ami d'ailleurs, parce qu'à mon plus grand désespoir, il ne sera pas tout le temps avec moi.

En attendant, il arrivait, et probablement avec mon repas. J'avais la température qui baissait considérablement, le temps n'arrangeant rien, et j'avais besoin de ce porridge. Ne vivant plus dans le foyer familial, je n'ai plus de domestique à qui quémander ce petit remède traditionnel. Je savais que mon ami n'allait pas mettre énormément de temps à me rejoindre, même s'il ne connaissait pas ma nouvelle location, il était toujours sur son skate, alors il ne prendrait probablement pas plus d'une demi heure. Cependant ce qui me faisait énormément culpabiliser, était le fait que je lui ai quasiment imposé de faire un détour pour me fournir de quoi me nourrir avec un temps pareil. Il pleuvait des cordes, et il n'avait pas de moyen de transport qui le protégerait du froid mordant de Busan. J'espérais qu'il n'attrape froid, sinon j'allais réellement m'en vouloir, et tout ceux qui me connaissaient un minimum savaient que lorsque je m'en voulais, j'étais chiant. Mais je n'y pouvais rien. Si je le voyais éternuer une seule fois, j'allais le couver comme un enfant. Il détestait ça, et pour être honnête je détestais être surprotecteur. Mais j'allais m'en sentir obligé. Et puis un Jin Ho malade allait forcément m'attrister, rien que d'imaginer ce garçon là, vulnérable et faible me donnait le bourdon. Alors je priais intérieurement pour qu'il n'attrape pas froid. J'attrapais une serviette et rangeait correctement mon téléphone après avoir rapidement échangé avec lui, quittant le presque confort de mon nouveau logement pour rejoindre le froid agressif de l'extérieur. Il ne devait pas tarder, alors abrité sur l'espèce de porche ridicule du toit, je l'attendais patiemment, tremblotant une fois confronté à la basse température. Merde, on se les gelait vraiment. Grouille Jin Ho.

Comme s'il avait entendu mes supplications silencieuses, il n'avait pas tardé à pointer le bout de son nez. Il était trempé, mais trouvait tout de même le moyen de m'offrir ce sourire si rare. Habituellement, lorsqu'il souriait aux rares personnes à qui il souriait, c'était plutôt approximatif. Un sourire sans vraiment en être un. Quelque chose de plus ou moins acceptable. Mais dès lors qu'il était en compagnie de quelqu'un qu'il appréciait, il souriait sincèrement, timidement mais sincèrement, et c'était extrêmement agréable de se savoir comme faisant parti des personnes qui lui étaient chères, puisqu'elles étaient particulièrement rares. Je me retrouve embarqué dans une accolade impersonnelle, me faisant rouler des yeux instantanément. Aish, Jin Ho, sérieusement. « J'avais prévu le coup pour la serviette, j'ai clairement pas envie de te voir agoniser, malade dans mon nouvel appartement, surtout que ce serait de ma faute. J'en ai vraiment pas envie. Et en ce qui concerne le radiateur, ça devrait aller, j'ai quelque chose d'assez suffisant. J'ai pas pu soulever un truc énorme alors ne t'attends pas à du luxe. » J'avais prononcé mes quelques paroles en déposant méticuleusement la serviette sur ses épaules, en profitant pour sécher ses cheveux au passage, avant de l'attirer sous le porche avec moi de manière à éviter qu'il ne reprenne la pluie. Je souris timidement à sa remarque, avant de tirer une nouvelle fois sur mes manches, y enfonçant mes mains. « Je voulais pas me payer un loft en plein centre ville. J'aime bien être à proximité des petits commerces traditionnels, des ahjummas qui traînent au marché. » Je jette instinctivement un coup d’œil aux hommes postés, avant de soupirer. « Quant à eux, j'ai pas eu le choix. Ils ne veulent rien entendre, dès que je leur dis de partir, ils me répètent qu'ils suivent les ordres de mon père, blablabla. C'est embêtant mais je suppose que je dois faire avec. » Je hausse les épaules avant d'accueillir le porridge encore légèrement chaud près de moi. Enfin. J'avais faim, et je mourrais d'envie de dévorer ce porridge. Je le fixais, avant de remonter mon regard vers le visage de mon interlocuteur qui semblait s'impatienter. « C'est rien de fou, mais c'est suffisant pour moi, et éventuellement pour toi si tu veux venir squatter de temps à autres. » Lui fis-je remarquer avant d'ouvrir la porte et d'entrer. Je me poste sur le côté et l'intime à rejoindre le confort, puis je scrute mon petit chez moi. « J'ai pas encore meublé correctement, mais ça devrait vraiment donner quelque chose de chaleureux une fois fait. » Je glisse ma main dans ma poche en maintenant le porridge de mon autre bras et en sort une clé que je lui tends. « Au cas où tu veux venir, c'est comme chez toi, tu viens quand tu veux. Quand t'es énervé, quand t'es triste, ou même quand tu veux juste me faire chier. » Je lui offrais un sourire qui se voulait affectueux, espérant que mon frère de cœur accepte cette proposition. M'installer ici était également une manière de lui permettre de se libérer, de prendre ses distances face à tous les événements auxquels il devait se confronter ces derniers temps. J'espérais en réalité que cet endroit soit notre échappatoire à nous. Même si ce n'était pas non plus quelque chose d'extrêmement isolé et qui nous permettrait de faire une croix sur nos soucis, je souhaitais que cela soit suffisant pour nous faciliter un peu plus le quotidien.
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Mer 1 Mar - 4:14
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Si ça, ce n'était pas du service de qualité, je ne savais pas ce que c'était. Je pouvais toujours compter sur Ji Hoon pour s'assurer de mon petit confort princier. La raison me fit toutefois esquisser une moue qui se voulait des plus moqueuses. Comme si je tombais malade pour si peu. J'avais cette chance de ne jamais attraper le moindre virus. En revanche, quand j'étais vraiment malade, ce n'était pas de la rigolade cela dit. Ji Hoon n'avait pas à s'en faire, je n'allais pas mourir sur le pas de sa porte de si tôt. Pour dire vrai, c'était probablement mes conneries qui causeraient ma perte plus que ma santé. Je m'en faisais nullement pour ça. « T'inquiète mon beau, si j'dois cracher mes poumons, j'irais le faire chez moi. » Pas question qu'il soit à mon chevet comme le ferait une bonne petite épouse. J'avais mon honneur et ma fierté ! Et puis peut-être que mes microbes m'aideraient à chasser mon père de la maison. Ça serait le comble ça tien mais que cela serait bien pratique. « Tu aurais pu m’appeler. J'serai venu t'aider à déménager, t'me connais. » Qu'il ne l'ait pas fait était surprenant mais je comprenais le besoin d'indépendance que mon meilleur ami recherchait. Je n'avais certainement pas dû être d'un grand réconfort ces dernières années ; moi si seul, dépendant de moi-même tandis qu'il se devait de suivre un chemin tout tracé. On devait s'envier l'un l'autre sans en avoir vraiment conscience. Pas que j'étais prêt à échanger ma petite cage dorée contre la sienne. Plus maintenant en tout cas. J'avais bien trop pris goût à ma liberté. J'en abusais même trop. Je me jurais pourtant d'amoindrir les dégâts que mon inconscience pouvait causer à mon entourage et à ma gouvernante en particulier. Un pas après l'autre. J'avançais sur son rythme, me frottant distraitement les cheveux. Il allait me falloir lui emprunter quelques vêtements secs si je voulais m'éviter la crève. Pas question de tenter le diable et de tester mon système immunitaire aujourd'hui. Je l'écoutais d'une oreille me parler de son choix, tout en observant les quelques détails des lieux. L'endroit ne payait pas de mine. C'était simple, à la portée de tout prolétaire qui se respecte à mon avis. Je ne jugeais pas, j’acceptais son choix, amusé par ses arguments un peu étranges. « Il y a bien que toi pour apprécier les vieilles remarques des ahjummas. On voit que monsieur à l'habitude de se déplacer en voiture. Crois-moi, dans le bus, ce sont les pires. Je m'en suis pris des coups de canne ou de parapluie dans les tibias. Et elles jouent les innocentes après ça. Pas crédible du tout. » Je ne les avais pas en sainte horreur mais avec le temps j'avais appris à les éviter. Leur conversation pleine de préjugés et de pseudo-critiques avaient vite fait de m'agacer et autant dire que mon air habituel, couplé à mon agacement, ça ne faisait pas bon ménage. Me laisser dicter ma vie par une parfaite inconnue sous prétexte qu'elle avait vécue trois guerres mondiale, peu pour moi. À chacun son époque, à chacun sa vie. Quant à ses gorilles, on savait tout autant l'un que l'autre que c'était un petit prix à payer pour toucher la liberté du bout des doigts. Qui sait si Nam Senior ne les ferait pas retirer une fois que Nam junior aurait fait ses preuves ? J'étais peut-être un brin trop optimiste pour la peine. « Vois le bon côté des choses. Si ton proprio vient te faire chier pour le loyer, tu claques des doigts et il finit enroulé dans un tapis, expédié tout droit au Mexique. Pratique non ? » Ma propre blague me fit rire. Ridicule et pourtant, je n'avais aucun mal à visualiser la scène, conscient que le père de Ji Hoon n'oserait jamais risquer sa réputation ou celle de son fiston adoré. Je calmais mon début de fou rire en me raclant la gorge et repris avec sérieux. « C'est eux qui s'emmerdent après tout. Ça m'étonne que t’arrive encore à les voir. J'passe moins de temps en leur compagnie et pourtant mon cerveau les as rangé dans la catégorie objet de décoration. » Et depuis un baille en plus. Aussi loin que remontent mes souvenirs de Ji Hoon et moi, il y a toujours eu un garde du corps pour le surveiller du coin de l'oeil. Je me souviens presque parfaitement combien ça me faisait étrange au départ. Déjà à cette époque, je savais que nos deux familles n'avaient rien en commun, si ce n'est une immense richesse qui ne servait qu'à faire joli sur les livrets de comptes ou les chèques. J'avais accepté cette différence, me rassurant sur mon sort. Il fallait dire qu'il me faisait un peu peur étant petit. Les temps avaient bien changés. « Bah. Fais pas ta timide, montre-moi ton palace ! » Et évidemment que je comptais bien venir squatter ! Comme s'il était nécessaire de le préciser. C'était même plus facile pour moi, moins gênant et embarrassant. Pas que je n'appréciais pas sa famille mais… en fait je me sentais pas à ma place. Les conversations intellectuelles n'étaient pas mon fort. Ma culture générale ne s'étendait qu'aux actualités et à mes loisirs. L'école, j'avais laissé tomber ça à la première occasion. Bon ok, j'étais toujours étudiant, mais ce n'était certainement pas avec une licence en sport que je risquais d'épater les parents de mon ami d'enfance et meilleur ami. Je ne me faisais pas d'illusion. J'entrais enfin, foulant le seuil d'entrée pour rejoindre la salle de séjour. C'était un peu vide, très simple mais ça ne manquait pas de charme. Il avait de l'espace. Il ne suffit plus qu'un peu d'huile de coude pour meubler le tout et rendre l'endroit unique. « C'est plus cosy que ce que j'm'imaginais. Good job Ji' ! » Le bruit des clés se heurtant dans sa poche me fit me retourner et c'est, touché, que j'attrapais le petit trousseau démunis qu'il me tendait. « C'est une demande en mariage ? » Je lui tapotais le haut de la tête, lui offrant un autre de mes ô combien rare sourire éclatant. « Compte sur moi pour squatter. Surtout en ce moment. Cette demande en mariage tombe tellement bien mon petit père. Bon ! » Je me retournais sur place, m’imprégnant des lieux. « Maintenant que, Suh Jin Ho est officiellement devenue Madame Nam, ça te dérange pas si je t'emprunte un tee-shirt et un jogging sec ? Off course que non. » Je lui indiquais une petite porte, supposant que c'était sa chambre. J'accompagnais mon regard d'un petit « par là ? » afin de m'assurer la bonne direction. Il y avait encore du travail à accomplir avant que les lieux aient véritablement de la gueule mais à deux, j'étais convaincu qu'on ferait un truc bien. Je m’engouffrais dans la petite chambre à coucher, farfouillant à mon aise sa commode pour me changer en catimini. Enfin sec, je revenais dans la pièce principale, enjoué et déterminé quant à mon planning de demain. « Ok, alors demain, on s'attaque à ça. Oublis la Allium School, tout ça, on se fait une viré IKEA et on meuble tout ça. » Je lui désignais le plat tiédis encore dans ses bras. « Et sinon, tu attends le déluge avant de le goûter ? C'est monsieur Choi en personne qui te l'a préparé. Je te garantis que tu vas retomber en enfance à la première cuillerée ! »

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Lun 13 Mar - 23:53
   
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La présence de Jin Ho me réconfortait. Si l'endroit n'était pas encore particulièrement chaleureux et que tout n'était pas encore aménagé, la simple présence de mon meilleur ami me soulageait. J'avais beau prôner le fait que l'endroit soit accueillant et que je m'y sentais parfaitement à l'aise, cela restait un changement relativement radical. J'étais encore plus seul que jamais, et je dépendais de ma propre personne. En soit c'était extrêmement agréable et c'est ce que je cherchais depuis des lustres, mais je ne pouvais pas nier le fait que le soudain changement soit perturbateur. J'allais m'y faire, cependant il était indéniable que la présence de Jin Ho accélérerait mon temps d'adaptation.

Ses quelques remarques sur le fait qu'il n'allait pas tomber malade d'aussitôt et pas à mes côtés me firent esquisser un léger sourire. Il est vrai qu'il pouvait difficilement tomber malade, mais en dehors de ça j'étais bien conscient que sa fierté le ferait déguerpir de chez moi dès lors qu'il verrait la maladie arriver. Même s'il savait pertinemment qu'il était le bienvenu et que je m'occuperais de lui s'il venait à chopper une connerie. Jin Ho est quelqu'un de plutôt téméraire, autant concernant sa santé physique que morale. Il gardait ses démons pour lui et n'en parlait que rarement. En réalité il fallait lui tirer les vers du nez pendant de longues heure afin d'extirper une information, même si j'avais bien remarqué qu'en vue du nombre d'années qui nous liaient, c'était devenu un poil plus facile pour moi de lire à travers lui. En fait j'avais appris à le connaître si bien que lui demander des explications était devenu une formalité. Mais en dehors de cela, Jin Ho est extrêmement bien conservé physiquement. Et je ne doute pas qu'il pourrait m'aider à meubler mon appartement en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Dans la bonne humeur qui plus est, ci c'est pas génial. J'avais tout de même pris la décision de m'y mettre seul, peut être dans l'optique de me convaincre que je pouvais m'en sortir sans l'aide de personne. Et puis aussi pour me permettre de réaliser que j'habitais enfin avec uniquement moi, moi, et occasionnellement des esprits de défunts.

En parlant de défunts, j'avais été plutôt surpris en constatant le nombre de personnes jeunes décédées. J'avais en réalité plus de visites de personnes âgées de 17 à 30 ans que plus. C'était surprenant. Je ne sais pas si c'est parce que les âmes les plus vieilles étaient épuisées ou ne souhaitaient juste pas me rencontrer, mais cela devait en quelque sorte expliquer mon intérêt pour les ahjummas du marché et mon désintérêt pour les individus de mon âge en général. En expliquant la raison de mon choix d'habiter dans un tel endroit, peu luxueux, j'attendais les remarques de Jin Ho qui ne se fit pas prier. Il avait plus de mal avec les vieilles dames qui passaient leur temps à radoter et à reporter des rumeurs, probablement dû au fait qu'il avait été plongé dans cet univers depuis bien plus longtemps que moi. Mais me concernant, dès lors que j'avais eu l'occasion de me confronter au monde réel et aux histoires fascinantes de ces fossiles féminins, j'avais également rencontré un certain apaisement. Comme si leurs histoires et la manière dont elles étaient convaincues de ce qu'elles racontaient me donnait de l'espoir. Ou comme si j'avais l'impression d'avoir un réel contact avec l'humain. Entre les morts et ma famille peu chaleureuse, j'avais quelques soucis à découvrir l'autre dans ses meilleurs et ses pires côtés, chose à laquelle je remédiais en me baladant dans les marchés, y découvrant toutes sortes de personnalités et histoires aussi intrigantes les unes que les autres. J'aimais cette simplicité de la vie et je crois que personne ne pourrait jamais la comprendre. Mais peu importe, j'aimais ça et c'était le plus important.

Si je me plaignais de mes gardes du corps, j'en oubliais rapidement l'existence dès lors que j'eusse refermé la porte derrière mon ami d'enfance, lui tendant les clés de mon appartement que je pouvais à présent considérer comme étant le notre. Cela pouvait paraître très officiel et extrêmement niais, mais je l'étais, et il y était habitué. Et mine de rien, il était ému, de quoi m'émouvoir également. Sa main tapotant mon crâne à la manière d'un animal alors qu'il venait de me faire une remarque entre guillemets humoristique m'arrachait un sourire sincère alors que je secouais la tête. « Même si je sais que tu en rêverais, mon dévolu est déjà jeté sur quelqu'un d'autre. Mais qui sait dans quelques années si tu changes de bord et que je n'obtiens pas ce que je veux, on pourra s'arranger, si tu vois ce que je veux dire. », le taquinais-je en mimant un clin d'œil qui, à mon avis, devait être assez pitoyable et drôle à voir. Je n'étais pas doué pour les clins d'œils, c'était connu. Sa remarque sur le fait que ma "demande en mariage" était tombée à pic me fit réfléchir une demi-seconde et je me fis une petite note mentale me rappelant que nous allions devoir en parler plus tard. En attendant, mon mari temporaire semblait avoir besoin de se changer, ce qu'évidemment je ne lui refusais pas. Nous faisions la même taille en plus, alors c'était pratique et clairement pas un soucis. Je n'avais même pas besoin de répondre à sa question qui était visiblement rhétorique puisqu'il s'y était répondu lui-même, avant de m'indiquer du regard la porte qui menait à ma chambre. Bingo. Je hochais la tête, acquiesçant. « C'est pas comme s'il y avait cinquante portes de toute manière. », fis-je remarquer alors qu'il s'éclipsait, me laissant seul dans la pièce principale.

Je m'installais au sol, mon porridge encore dans mes bras alors que mon colocataire revenait, changé dans des vêtements plus secs et confortables qui m'appartenaient ou plus généralement qui nous appartenaient, puisque j'avais toujours vécu dans l'optique que ce qui était à moi, était également à lui. Nous n'avions rien à nous envier mais j'aimais cette idée de partager avec lui comme avec mon propre frère. Je lève la tête vers mon dit frère, celui-ci m'imposant une organisation concernant notre journée du lendemain. Il semblait que je doive dire adieu à mes projets pour une journée, condamné à aller acheter des meubles en compagnie de Jin Ho. J'incline légèrement la tête, haussant les épaules. « D'accord, ça me va. Mais dois-je te rappeler que je n'ai aucune réelle force dans les bras? Ça risque de faire looooong. », râlais-je inconsciemment, avant qu'il n'évoque le plat qui réchauffait mes bras depuis un certain moment déjà. « Je fonce, je fonce. Mais installe toi et reste pas debout comme un idiot, je me sens seul. » marmonnais-je en extirpant le porridge du sachet et en attrapant une cuillère. « Bon, tu me racontes? », l'invitais-je en dégustant ma première bouchée qui, comme prédit, me renvoyait à nos années d'école. Je réprimais un soupire d'aise alors que je me délectais du gout délicieux de ce porridge si familier en une seconde cuillère. La bouche pleine, complètement étouffé par l'agréable chaleur de mon immense pull, j'observais mon frère de cœur, attendant qu'il me raconte comment les choses évoluaient de son côté et pourquoi mon déménagement lui était bénéfique.
electric bird.

   
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Suh Jin Ho
Âge : 21
Occupation : Etudiant - 2ème éducation physique
Quartier : Buk
Situation : Libre mais prisonnier du déni
Don : Analgésie, c'est censé le dispenser de douleur... quand ça veux bien fonctionner ouais
Niveau : 7
Multicompte : Kim Jae Hyeong feat. Im Changkyun (I.M - MONSTA X)
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Jeu 27 Juil - 19:26
I need you
I get lost in this empty cold room. I'm always looking for my one and only dream
nam ji hoon & suh jin oh

Aider Ji Hoon à meubler son nouveau chez lui était devenu mon objectif numéro un. C'était en plus le prétexte idéal pour ne pas avoir à mettre un pied chez moi. Je ne savais pas encore si j'allais avertir au moins Xia He de mon absence ou si j'allais simplement me contenter de faire le mur et de revenir lorsque j'aurais décidé de le faire. Ma gouvernante se prenait toujours mes torts en pleine figure. La prévenir n'allait pas amoindrir les remarques de mon père, ni les faire disparaître. Quoi que je fasse, elle risquait de passer une semaine pénible et chargée. À côté des habitudes de mon père, j'étais franchement le "maître" le moins compliqué qu'il soit à mon avis. Je ne demandais pas grand-chose, ni ne faisait beaucoup de remarque. Nous vivions un peu chacun de notre côté. Moi j'avais ma vie bien à moi, parsemée d'épreuve et de risques tandis qu'elle, elle vivait la même chose en boucle depuis quinze ans. Tu parles d'une vie. Et dans l'histoire, j'étais pas foutue de lui dire de lâcher prise, qu'elle en avait assez fait et qu'on ferait mieux de se tirer juste elle et moi. Les sentiments et moi, ça faisait deux. À croire que j'avais un filtre posé sur le cœur qui m'empêchait d'être sincère avec les autres et avec moi-même. Foutue malédiction ! Enfin, j'étais comme ça et pour ça, j'avais pris l'habitude. Je supportais ma connerie depuis bien assez d'année pour savoir comment je fonctionnais. Ji Hoon et Na Eun aussi. Ils étaient sûrement capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. De là à dire que ça m'arrangeait, c'était faux. Pour l'un peut-être mais pour l'autre pas du tout. Mais alors pas du tout ouais ! Bonjour le malaise ! Mais on y pouvait rien. « T'inquiète donc pas pour ça Ji' ! » On s'en fichait bien de sa force à vrai dire. Ni lui ni moi ne manquions de moyen financier. S'il nous fallait louer un camion et des déménageurs, qu'il en soit ainsi. Je ne me préoccupais pas trop de demain, je me contentais simplement de poser mes plans et advienne que pourra. Le camion était déjà presque certain dans ma tête, pour le reste, cela dépendrait de plusieurs facteurs. Je posais mes fesses contre l'un de ses appuis de fenêtre, jetant quelques autres regards aux lieux. Il aurait bien besoin d'un autre luminaire mais ça pressait toujours moins que du mobilier correcte. « Tes gardes du corps vont enfin trouver une utilité convenable. Après toutes ces années ! Hourra. » Voilà qui était comme décidé dans ma tête. Je les voyais très mal refuser les demandes de leur maître, à supposer qu'ils ne se contentaient pas uniquement de suivre les ordre de Nam Senior, sinon on était pas dans la mélasse lui et moi. Quoi que le plus compliqué était d'apporter les nombreuses boîtes à monter jusqu'à son domicile, pour le reste, j'avais confiance en ma capacité à endurer n'importe quoi. Ce n'était pas une dizaine de meubles et quelques escaliers qui allaient me faire peur. Et puis, IKEA disposait d'un mode de livraison, non ? J'avais jamais commandé là-bas à vrai dire. Enfin pas en m'y rendant sur place directement. J'avais bien commandé une bibliothèque un jour mais depuis leur site internet. Ça remontait maintenant à un certain temps, aussi je m'en souvenais plus vraiment et puis qu'importe après tout, il était peu probable que le système ait régressé depuis le temps. Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Et à ce propos, je devais être encore le seul de nous deux à penser à nos plans de demain. Ji Hoon avait commencé sa dégustation et avait même changé de sujet. Lui raconter ? Je pouvais bien faire l'innocent, prétendre que je ne saisissais pas vraiment le sens même de cette question, mais ça ne serait que mieux tourner en rond pour revenir à ce même point de départ. J'avais toujours ce mal fou à parler de moi, à brouiller la barrière de la pudeur pour m'ouvrir et laisser les autres entrevoir le petit garçon que j'étais. Même avec Ji Hoon. Je comprenais pas pourquoi. Un complexe ? Une phobie ? Des fois, je me disais qu'une discussion avec un psychanalyste ne me ferait pas trop de mal mais pour que j'en vienne à accepter l'aide de quelqu'un… on n'en était pas encore là. Borné et fier en plus de ça. Pas facile d'être moi. « Bah. Mon père est revenu. » Je commençais en douceur, sans donner vraiment de détail. Ça laissait au moins entrapercevoir le ton. Ça justifiais mon envie d’évasion et mon besoin de rester ici. Et puis, ça tombait bien avec l'invitation de toute à l'heure. « Il a sonné l'autre fois. J'étais pas là. » Et même si j'étais là, je ne décrochais jamais le poste fixe de la maison. Xia He s'occupait toujours de ça à ma place. C'était elle la vrai dame de la maison. J'étais peut-être le seul à le voir mais c'était la vérité pure et dure. « Ma mère est morte. Selon sa volonté, elle voulait être enterrée ici. Y a un tombeau familiale, un truc dans le genre. » Je connaissais même pas ma famille. Pour moi, ça s'était toujours limité à mon père, ma mère, mon oncle et moi. Je ne connaissais personne d'autre portant le sang Suh et ça ne m'avait jamais tracassé. Busan était la ville de naissance de ma mère après tout, c'était même plus qu'évident qu'il y ait d'autres chieurs Dong dans les parages. À moins que l'oncle Woo Sik soit le seul rescapé de cette famille. Pas de grands-parents ou de cousin à ma connaissance. Juste une vie de solitude passée avec Xia He et les quelques amis cher à mon cœur qui s'y étaient ajoutés à force de volonté. « J'espère qu'il a pas prévu de rester parce que sinon... » je risquais d'envisager vraiment d'imiter mon meilleur ami et de prendre mon indépendance. Je ne voulais juste pas laisser Xia He seule dans cette maison avec lui. Elle méritait mieux que cette vie de servitudes que mon père lui ferait probablement reprendre sous peu. « Je l'évite depuis. C'est pas la joie quoi mais tu connais la chanson. Mais toi alors, ton père, il l'a prit comment ? Pour de vrai. Ça a gueulé non ? »

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You broke the cage

from where i was trapped
now, you're just inside on my
mind

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Nam Ji Hoon
Âge : 23
Occupation : Étudiant en Sciences-Politique.
Quartier : Gangseo
Situation : Célibataire.
Don : Médiumnité.
Niveau : 2
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Mar 29 Aoû - 20:10
i need u
jin ho & ji hoon
Le fait de vivre seul signifiait que j'allais enfin dépendre uniquement de moi. Pas financièrement, évidement, mais je n'allais pas cracher sur le fait que toutes mes dépenses étaient insignifiantes pour mon compte en banque, mais dans ma manière de vivre, j'avais déjà l'impression de ne plus avoir besoin de personne. Du moins de familialement lié à moi. Je pouvais enfin sortir quand je le voulais, inviter qui je le souhaitais, me faire mon propre emploi du temps sans être forcé de rentrer à telle ou telle heure pour ne pas déranger mon paternel avec mon « boucan ». Je pouvais réellement profiter de ma jeunesse avant que mon géniteur ne l'ait complètement détruite. Pas comme si j'arrivais déjà au terme de mes jeunes années, mais j'étais pleinement conscient que si je passais encore mes jours dans ce château maudit, j'allais vieillir avant l'âge, et non merci.

Bon, on pouvait encore débattre sur le fait que je sois déjà vieux en vue de mes habitudes, puisque j'aime passer mon temps avec des personnes âgées pour parler de choses qui semblent sans intérêts pour les personnes de mon âge, mais je reste relativement jeune dans ma tête et j'aime m'amuser, passer du temps avec mes amis et notamment avec Jin Ho. Jin Ho que j'étais extrêmement heureux d’accueillir dans mon nouveau chez moi, premièrement parce qu'il me manquait affreusement et que j'avais besoin de mon meilleur ami, deuxièmement parce qu'il allait m'aider à aménager mon petit chez moi, ce qui n'était pas négligeable en vue de ma force musculaire semblable à celle d'un insecte.

Jin Ho était arrivé, avec mon repas préféré en main, de quoi me ravir, complètement. J'étais vraiment heureux de l'avoir à mes côtés, et la seule idée qu'il passerait la nuit ici me permettait de me détendre, parce que mine de rien, j'avais la trouille. Je ne me sentais pas encore réellement chez moi, ce n'était pas encore chaleureux, ça ne me ressemblait pas, et les gardes du corps à l'extérieur ne me faisaient en rien me sentir bien. Même pas un minimum. D'après mon meilleur ami, la seule utilité qu'ils avaient, c'était de pouvoir nous aider lors de l’aménagement, et c'était pas si bête que ça. Je ne savais pas s'ils allaient accepter de nous aider, s'ils allaient m'obéir, mais nous ne perdions rien à tenter, après tout ils étaient sous mes ordres techniquement, non ?

Le sujet du déménagement passe rapidement au second plan lorsque je m'installe pour déguster mon porridge tout en demandant à mon meilleur ami de me raconter. Je savais bien que nos deux vies prenaient actuellement des tournants relativement conséquents et j'estimais être dans le droit de savoir ce qu'il en était du côté de Jin Ho. Je sais qu'il n'est pas du genre à se confier, mais une fois qu'il était lancé, il n'en fallait pas plus pour découvrir l'entièreté du récit. Que ce soit raconté par lui, ou par ses pensées. Non pas que je puisse les lire à proprement parlé, mais on en était clairement pas loin. Et il le savait. Je pense que c'est probablement pour cette raison qu'il n'essaie pas de détourner le sujet pour parler de quelque chose d'insignifiant.

Lorsqu'il évoque son père, je ne peux rien faire d'autre que me tendre, comme si le seul fait de savoir que ce dernier était de retour dans la vie de mon meilleur ami annonçait la couleur de la suite. Et c'était en réalité le cas, je savais que la suite n'allait pas être joyeuse, et je m'attendais à voir son humeur changer du tout au tout. Il était doué pour cacher ce qu'il ressentait et pour encaisser la douleur, mais son visage était beaucoup trop expressif à mon goût. Pour être honnête, il ne l'était pas du tout, mais pour une raison que j'ignorais, j'arrivais à voir tout ce qu'il ressentait. Vraiment tout, et c'était flippant. Je mange silencieusement mon porridge, écoutant ce qu'il avait à dire, à propos de sa mère, du tombeau familial, et toute cette merde que je savais, le contrariait.

J'en venais pendant un instant à me demander si nous avions aussi un tombeau familial, mais l'idée quitta rapidement mon esprit : c'était évident, c'était un truc de riche. Pourquoi je me posais encore la question ? « S'il reste, tu peux venir ici, tu sais ce que j'en pense. », le rassurais-je inutilement, il savait qu'il pouvait venir ici autant qu'il le souhaitait, c'est chez lui autant que chez moi. Une fois son récit terminé, il en vint à mon cas, évoquant bien évidemment mon paternel. Je pinçais mes lèvres entre elles, posant ma cuillère, avant de soupirer. « Si seulement il avait hurlé. Il s'est juste énervé, ça se voyait sur son visage, mais il m'a laissé partir. Il soutient juste le fait que c'est une crise d'adolescence un peu tardive et que je dois revenir à la maison rapidement, auquel cas... Auquel cas j'en sais rien, il va probablement me faire payer ma décision. », je croise mes jambes et fixe le sol. « Il me laisse deux mois. Je veux pas y retourner, mais... Qui sait ce qui m'attend ? », j'étais effrayé, et même si je tentais de provoquer mon père en me révoltant, j'en venais parfois à me demander si j'avais fait le bon choix.

Est-ce que c'était une bonne idée de partir pour me retrouver seul dans ce petit appartement ? Enfin, faussement seul puisque je suis avec des esprits de temps à autre, mais... Est-ce que je ne risquais pas de perdre encore plus de libertés en jouant aux têtes de mules ? Je me retrouvais à lever la tête, regardant d'un air suppliant mon meilleur ami. Je ne sais pas ce que j'espérais, peut-être que Jin Ho me sauverait ? C'était trop demander, il était celui de nous deux à avoir besoin d'aide, à quoi je jouais ? Je souriais légèrement, avant de hausser les épaules. « Peu importe, maintenant c'est fait. Et puis tu es là, alors je vais pouvoir vraiment profiter de mon exile. D'ailleurs, tu vas pas partir directement après m'avoir aidé mh ? » C'est ça, change de sujet, stupide Ji Hoon.
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i need u [ft. jin ho]
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