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 Galmegi Bar - Frère dans les ténèbres ? [Feat Luo Feng]

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Yoon Ho Jin
Âge : 23
Occupation : Le jour : Gérant au restaurant Caméllia; La nuit : joue de la musique dans les bars
Quartier : Nam
Situation : Célibataire
Don : Télékinésie
Niveau : 2
Multicompte : Non
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t1888-yoon-ho-jin-termine
Mer 20 Juin - 2:13

Haeundae. C’est un magnifique quartier lorsque tu viens découvrir Busan. Riche en boutiques et restaurants, avec une belle plage sur le bord de mer, avec en bonus des bars pour terminer les soirées en beauté. Les bars, il y en un paquet. J’en ai visité pas mal depuis que je suis en âge de boire au gré de mes envies. J’ai aussi jouer de ma guitare dans pas mal de ces établissements qui possédaient un espace adéquat pour me permettre de faire une petite représentation. Dans mes premières années, je ne jouais pas beaucoup, peut-être une demi-heure ou une heure, devant tous ces étrangers qui ne me connaissaient pas et me jugeaient sur mon éventail de chansons. J’ai fait du chemin depuis. Les habitués des bars me reconnaissent sur le podium. J’ai écrit pas mal de chansons sur mes expériences de vie et j’ose prétendre que ma voix est suffisamment belle pour m’ouvrir la porte de la plupart des bars. Je sais aussi jouer de la basse, alors il m’arrive par moment de partager la scène avec d’autres groupes.  Cependant, solitaire dans l’âme, ce n’est pas chose courante.

J’ai dit que je connaissais pas mal de bar. Néanmoins, il y a de nouveaux commerces de ce genre qui ont ouvert le jour dans le quartier. J’avais envie de savoir si la nouveauté pouvait égalée les vieux bars populaires. J’ai donc usé de mes contacts pour entrer en contact avec quelqu’un responsable du « Galmegi Bar » et on accepta rapidement mon offre de venir jouer pour pas chère. Venant d’ouvrir depuis peu, il y avait peu de musicien prêt à aller faire une représentation dans un endroit qui n’avait pas encore une clientèle assurée. Donc, dès le début, j’étais quasiment certain de pouvoir jouer dans ce bar.

En ce chaud vendredi soir, près de minuit, je reposais le micro sur le pied. Au total, un bon deux heures à jouer. J’avais commencé avec des demandes des clients, des chansons connues. Heureusement, j’en connaissais tout un tas, de vieux hit que tout le monde continuait à chanter même après 30 ans et des morceaux du moment. La dernière demi-heure, je m’étais permis de chanter des chansons de mon propre répertoire, plus rock et que j’avais écrite moi-même. Je me levais de mon tabouret haut sur patte tandis que les applaudissements des clients se tarissaient. Eh bien, pas mal pour une première représentation ici. Les gens ne manquaient pas et ils étaient réceptifs à ma musique. Oh, et j’avais déjà eu droit à deux verres gratuit. Je descendis du podium pour aller au vestiaire des employés et je prenais soin de ranger ma guitare dans son étui. Ici, personne ne la volerait. Je sortis du vestiaire et me dirigeais droit vers le bar pour m’y installer. Le barman vient immédiatement à ma rencontre après avoir servi son client.

« Je ne connaissais pas les dernières chansons, mais les gens ont aimé. Je vous offre le prochain verre. »

Je m’installais sur le tabouret en lui adressant un petit sourire poli. Il ne m’apprenait rien. Une grande majorité de la clientèle m’avait écouté chanter pour ensuite m’applaudir. Les applaudissements, ça représentait tout. Sans ça, vous n’étiez rien en tant que musicien, car cela signifiait qu’on était quelconque. Pas mieux qu’un simple bibelot qu’on ne regarde plus lorsqu’il est dans une pièce un peu trop longtemps. C’était pareil avec les musiciens, les artistes. Tu es quelqu’un, ou tu n’es rien. Tu t’imposes, ou tu t’écrases.

« Je vais prendre votre Aloès Fizz. »

« Parfait. Je reviens tout de suite. »

Le barman s’éloigna pour préparer mon cocktail assez simple. Beaucoup de vodka, mélangée avec du jus d’aloès et du soda. Ce n’était pas commun comme breuvage, mais j’adorais le goût et la texture. Bah, qu’est-ce que vous voulez ? Je n’aime pas les choses redondantes. Enfin, sauf pour mon planning de ma vie de tous les jours. J’aimais planifier ma vie et m’y tenir. Je posais mon bras sur le dossier de ma chaise et me retournais un peu pour observer les clients présents. Lorsque je jouais, avec le spot de lumière vrillé sur moi qui m’aveuglait un peu, je ne prenais pas vraiment la peine de regarder les visages. De toute manière, je ne croyais pas connaître quelqu’un ici. Ce n’était pas l’un de mes bars habituels, ça sortait plutôt de ma routine. Est-ce que j’aurais une bonne surprise ?

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Luo Feng
Âge : 26
Occupation : Vengeance
Quartier : Busanjin
Situation : Fatalement célibataire
Don : Réflexes surdéveloppés
Niveau : 5
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Lun 13 Aoû - 0:27
 Yoon & Luo
Le quartier d'Haeundae...le quartier où j'emmenais Mei à chaque fois que je voulais la sortir. Travailleurs et studieux, le peu de fois où nous nous accordions des sorties, c'était ici, à Haeundae. Sans Hyun Su, juste elle et moi. Dans les allées dorées de la plage, dans un café -de préférence à thème- en terrasse...j'étais sans le sou, mais je tenais à lui offrir des petits plaisirs à deux. C'est donc un quartier que je connais bien -comme tous les autres...- et rempli de souvenirs...de l'ancien moi. Il fait partie de ces quelques lieux busanais auxquels je ne voulais plus, plus jamais, y mettre les pieds...sauf quand j'ai envie de me faire du mal, volontairement. Ces fois-là...elles sont peu nombreuses mais cela arrive, que je peine à évoquer...ces rares fois-là, où être encore là frôle l'insupportable, remuer le couteau dans la plaie jusqu'à le planter est tellement soulageant.

Mais il y a quelques temps, je m'y rends pour une autre nouvelle raison. Il y a quelques semaines, je suis allé voir une dernière fois Kim Si Hwan ; ce bel assureur, un brillant commercial montant, dans la trentaine, marié, et heureux père d'un petit garçon de deux ans.  Mari exemplaire, il ne trompait pas sa femme ; en bon ami, il accordait du temps à ses copains -pour la plupart du lycée- tous les mardis et jeudis soir, au club de badminton ; il les invitait parfois à la maison le samedi soir. Je l'ai toujours vu emrpunté ces itinéraires-là. Il avait divers passions, qu'il dépensait raisonnablement, n'oubliant pas de soigner son ménage...et surtout le compte de sa femme, qui ne travaillait pas. Il mettait  de côté sur le compte de son fils aussi. Il préparait pour lui son avenir : brillantes écoles, les meilleurs clubs sportifs, et les plus beaux jouets. Pour cela, il se donnait corps et âme à son poste. Poste dont il espèrait évoluer à la fin de l'été, date de son entrée dans l'entreprise. Parce que ça allait faire quatre ans qu'il dépassait largement ses objectifs annuels et mensuels. Il le méritait. C'est vrai, un homme aussi travailleur, qui fait du chiffre, il le méritait, n'est-ce pas ? Il a vendu tellement de gros contrats, des assurances peu prises et très coûteuses ;  et les contrats habituels, il les a fait à la chaîne. Mais combien en a-t-il refusés ? Combien en avait besoin, et combien il leur a vendu d'inutiles ? Savez-vous combien il m'a pris et ce qu'il m'a laissé...?

Quand je suis ressorti, j'étais dans une transe inhabituelle. Libéré, grisé. De soulagement...et habité par la frustration. J'ai tué l'un des meurtriers les plus silencieux de Corée du Sud, et personne ne l'a vu. Tout le monde aurait dû le voir. Tout le monde aurait dû voir ça. Tout le monde aurait dû voir son agonie. Son patron, ses collègues, même sa famille -son fils- , les ménagères, les banquiers, les associations sportives et caritatives, les auto-entrepreneurs, les fonctionnaires, le maire, les députés...mais j'ai fait le bien. Grâce à moi, ce monde est plus beau. C'est ce que m'a rappelé cette douce mélodie, et ce mec à la guitare-basse. Les hommes relèvent plus du monstrueux que de l'humain, mais c'est leur recherche du Bien Suprême qui les rendent beaux à la fin.

Il y a peu d'artistes qui me touchent. Pour ma défense, ma sensibilité n'est pas encore assez affûtée, mais je sais reconnaître le talent. Mais il ne fait pas tout. Ce qui rend un artiste touchant, vrai, il faut qu'il y ait ce petit plus, ce bonus qui nous touche, je ne sais comment l'appeler...que le musicien Yoon, a. Ce soir-là, il a touché mon âme. Il lui a parlé, indirectement. J'ignore si enregistré sur un CD il en serait de même, en tout cas en live il a cette particularité qui le distingue de tous les autres, tout genre confondus. Quand je suis rentré chez moi, je me suis endormi tout de suite...chose qui n'arrive jamais.

En discutant avec le propriétaire du premier soir, il m'a donné un autre nom où il se produisait, qu'il n'en savait pas plus sur ses activités...évidemment, il n'allait pas me donner le nom de ses concurrents. Qu'à cela ne tienne, je me doute de qui ils sont. Je me suis donc renseigné auprès d'eux, me gênant de prendre mon café là-bas et de leur demander quels artistes se produisent chez eux. J'ai donc bu beaucoup de cafés, ces dernières semaines.

Je savais que Yoon serait là, ce soir. Je savais que c'était une nouvelle adresse pour lui ; et pour moi, je n'y ai mis les pieds pour la première fois pas plus tard qu'avant-hier. C'était totalement par hasard, et le hasard avait bien fait les choses. Je n'ai pas pu passer le voir de toute la semaine ; oui, une semaine, c'est beaucoup trop pour moi. Vous n'imaginez pas les mille et uns bienfaits de la musique de ce type. Hélas, j'ai été bien occupé cette semaine. Je suis rentré de cette croisière complètement plus exténué que d'habitude...il m'a fallu quatre jours pour sortir à nouveau de chez moi. Puis, il y a eu les courses à reprendre...encore aujourd'hui, elles m'ont pris jusque tard. Jusqu'à vingt-trois heures trente, j'étais encore dans la pièce, à consigner ce que j'ai fais et ce qu'il restait.

J'ai raté trop de ses dates, j'avais besoin de l'entendre...il avait déjà commencé lorsque je suis arrivé. Tout en gris sombre, je me fondais dans le paysage dans mon perfecto en cuir noir par-dessus mon sur-vêtement. Ne voulant pas déranger les personnes de devant qui profitaient pleinement de son art, je restais à l'arrière. Je m'approchais du comptoir, à extrêmité côté porte ; un serveur vint me trouver hâtivement, professionnel. Je me penchais en avant, pour rencontrer son oreille qu'il me tend, y mettant une paume comme bouclier de notre conversation secrète, et lui murmure fort par-dessus la musique.

« Tequilla Sunrise, s'teu plaît. »

Et je me tourne directement, vers la scène. Celle-là...il...il l'avait déjà joué...c'était quand ? Un mardi, pas celui-là évidemment, la semaine dernière...je reconnaissais le refrain. Il devrait la ressortir plus souvent. Enfonçant malgré moi les doigts dans ma poche droite, j'en sortis la monnaie ; le compte exact bien sûr, je ne regarde pas que ses dates. C'est hallucinant parfois la différence de prix d'une même boissin d'un bar à un autre, pour la même qualité. Mais on s'en fichait pas mal présentement : les disposant sur la table sans regarder les barmans, mes yeux étaient défintivement rivés sur lui.

C'était...
Je n'ai pas de mots pour le moment ; je suis juste le premier à applaudir. J'applaudissais jusqu'au bout ; jusqu'à qu'il quitte la scène. Yoon regagna ce que je devinais, être les vestiaires, comme d'habitude...mais un sentiment négatif m'envahit la gorge en avalant ma salive. Déjà...oui, déjà. Mes yeux en étaient humides. Je les clignai, tournant lentement la tête...le sol, la table m'apparurent successivement. Mon cocktail m'avait été servi. Je l'avais serré pendant la représentation, sans m'en rendre compte. Voulais-je en boire ? Sûrement, mais j'ai dû oublier. Il me l'a faite oubliée.

Je ferme les yeux et les rouvre immédiatement. Les gens passaient autour de lui, rentraient, sortaient...je le sentais tout autour de moi, bouger. Vivre. Et moi j'étais encore là, la main tremblante autour de mon verre, pris de frissons. Je bois. Ni rapidement, ni lentement. Je bois le quart du verre. Les agitations se calment. Cela va déjà mieux. Il faut que ça redescende...mais je les ai encore en tête...
Ça vient sur ma droite, ça commande à boire...il faut être un sourd pour ne pas reconnaître cette voix qui a résonné, traversé les murs, pendant une vingtaine de minutes il y a quelques instants. Tournant lentement la tête sur le côté, je le vis pour la première fois d'aussi près. Il ne me voit pas. Je l'observe. Il commande à boire. Je suis d'accord avec le serveur avec qui il parle : j'aurais plutôt dis à la place "ces gens malentendants". Personne n'apprécie mieux que moi ce qu'il fait.

Je voyais tout son profil, à deux mètres. Un visage en dent de scie. Brut. Comme la réalité qu'il décrit. Qu'il joue, magnifie...il porte le malheur des hommes sur son faciès. Fascinant. Il a un visage dont on n'oublie pas. Du moins, quand on l'a entendu chanter ce qu'il fait. Changeant de main, je fis quelques pas vers lui, faisant glisser le verre avec moi, et repris ma position initiale face au comptoir, une fois juste à côté de lui. Je souris à mon verre, à lui. Je tourne la tête vers lui.

« Bonsoir. » commençai-je, en attrapant son regard, avec mon sourire de loveur de quand je veux en imposer, face à un homme, engageant. « Magnifique, ce soir. Il y en a eu une nouvelle. C'est la première fois que vous venez ici. »

Lui fis-je, comme si j'étais un habitué des lieux. Oh qu'importe, qu'il me prenne ainsi, comme un ivrogne des bars, dont celui-ci : je le pense suffisamment élevé pour passer au-dessus de ça. Parce que c'est comme ça que je le vois, à travers l'écriture de ses chansons : pour parler de sujets aussi graves, il faut cette maturité que j'ai. Je pense qu'il a quelque chose de moi, c'est évident ; ça se voit, sur son visage.
©️ YOU_COMPLETE_MESS

Le temps des Excuses:
 
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Lun 27 Aoû - 19:56
Yoon Ho Jin

Après avoir joué et poussé la chansonnette durant un bonne partie de la soirée, la fatigue commençait à quelque peu gagner Ho Jin. Ce qui au vu de sa performance, est tout à fait compréhensible. Le jeune homme se sent sur une corde raide. L’épuisement rend en effet la canalisation de son don beaucoup plus difficile. Tel un lion en cage, il ne demande qu'à sortir et se manifester. A peine a-t-il tourné la tête vers l'homme l'abordant, que le verre de ce dernier glisse tout seul de quelques centimètres sur le rebord du comptoir avant de chuter.


Luo Feng

Mais c'était sans compter sur les réflexes félins et toujours à l'affut du mafieux chinois. Bien que malade et physiquement diminué, le longiligne homme au perfecto en cuir n'a absolument rien perdu de sa superbe et sa magnificence. D'ailleurs, il le prouve bien malgré lui en rattrapant habilement et avec une prodigieuse maestria le verre au vol. Le pire est évité. Avec la manière qui plus est, car aucune goutte ne s'est échappé du contenant. Le pire est évité ... ? Vraiment ? Pas si sûr. De part et d'autre germe de l'incompréhension et de la stupéfaction. Comment expliquer l'inexplicable ? Est-ce que d'autres clients ont été témoins de cette scène vraisemblablement surréaliste ? Comment allez-vous tout deux gérer la crise qui s'annonce ?
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