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 Stickwitu - (ft. Min Kyo Ji)

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Rim Ku Hwan
Âge : 29
Occupation : Médecin Légiste & Auteur de Thrillers Erotico-Policiers à succès.
Quartier : Haeundae
Situation : Marié à son travail, et donc célibataire.
Don : Contact Curatif
Niveau : 4
Multicompte : Ong Ki O
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Mar 12 Juin - 10:08


"Stickwitu"


THE PARTNERSHIP BEGINS NOW


« Docteur Rim. Docteur Rim, est-ce que tout va bien ? ». La voix de Na Ran me réveille en sursaut. Les radios sur lesquelles je m’étais assoupi tombent du bureau et s’éparpillent sur le carrelage de la salle de repos, suite à ce mouvement abrupt. Un juron des plus grossiers m’échappe, tandis que je me baisse pour ramasser mes bêtises. Très gentiment, mon assistante me dit de ne pas me déranger et qu’elle s’en occupe. Je la remercie dans un bâillement fort peu gracieux, et me frotte doucement les yeux ainsi que les tempes afin de doucement émerger. En relevant la manche de ma blouse, je constate non sans une pointe d’affolement, qu’il est neuf heures passé à ma montre. Combien de temps ai-je dormi ? Je n’ai même pas souvenir de m’être écroulé sous le poids de la fatigue. Le rai de soleil que laisse passer le soupirail au-dessus des casiers, confirme ce que je redoute : la matinée est déjà bien entamée. La bouche encore pâteuse, j’avale le fond de café glacé dans la tasse à ma gauche, pour annihiler cette désagréable sensation. Une grimace déforme mon visage. Ce n’est vraiment pas de cette manière que j’apprécie le plus un arabica du Brésil. Comment puis-je dormir dans un moment pareil ? Comment puis-je encore trouver le sommeil, alors qu’un malade se trimballe en liberté et s’inspire de l’intrigue de mes romans pour commettre des meurtres ?

Je ne suis vraiment qu’un fléau ambulant. A cause de moi et de mes « modes d’emploi pour serial killer », Busan s’apprête à vivre dans la tourmente et l’angoisse. Le tueur joue avec moi. Il veut entrer dans ma tête et me détruire de l’intérieur. Tout est exactement comme je l’ai écrit. Le mode opératoire, la scène de crime, la mise en scène de la victime. Victime qui ressemble comme deux gouttes d’eau, à celle que je dépeins dans le premier opus de « De chair et d’os ». Yeon Ah Jung. Une technicienne de laboratoire travaillant avec nous. Je ne la connaissais pas particulièrement. Nos rapports étaient strictement professionnels. Hormis les rares fois où je la voyais, pour lui remettre des éléments de preuve prélever sur les victimes afin qu’elle puisse les analyser, je n’ai pas spécialement eu la chance de lui parler. Si, une fois peut-être. A l’occasion du pot de départ d’un collègue spécialisé en Entomologie. Elle m’avait l’air plutôt sympathique. Une fille simple, gentille et ne faisant pas de vague. Peut-être juste un tantinet trop timide, effacée et timorée. Elle ne méritait vraiment pas de finir ainsi. Pendue par les pieds au plafond de cet immeuble désaffecté tombant en décrépitude. Les paupières découpées, afin qu’elle soit obligée de regarder son bourreau la torturer. Le corps embaumé dans cet amas de cellophane. Elle a vraiment vécu l’enfer.

Ce macabre spectacle m’a tellement soulevé le cœur, que j’ai été obligé de partir en quatrième vitesse pour vomir, et ainsi ne pas contaminer la scène de crime. En presque cinq ans passés à exercer la Médecine Légale, j’ai été amené à en voir des horreurs. Toutefois, aucune ne m’a à ce point retourné. L’écrire m’avait déjà littéralement donner la chair de poule, mais le voir en vrai … c’était tout bonnement terrifiant. Cela fait une semaine que le corps de Ah Jung a été retrouvé. Sept longs jours que j’examine sa dépouille sous toutes les coutures, dans l’espoir de trouver un élément qui permettrait d’identifier et de coffrer le salaud qui lui a fait cela. En vain. Je n’ai absolument rien trouvé. Rien que je ne connaissais déjà, et que l’on ne retrouve pas écrit dans mon premier roman. Elle a d’abord été violée, puis c’est une perforation du troisième espace intercostal ayant entraîné un décollement du feuillet de la plèvre, qui l’a tué. Pour faire simple, elle a été poignardée et a lentement agonisé en se vidant de son sang, alors que son assassin l’accrochait au plafond. La seule chose qui diffère de mon histoire, ce sont ces deux petits trous et cette trace de brûlure au niveau de la nuque. Des stigmates caractéristiques de l’utilisation d’un taser. Il devait sûrement être plus facile pour son agresseur de l’enlever, en la neutralisant au préalable. L’examen du bol stomacal et du reste des organes, n’a rien révélé qui soit contributif pour l’enquête.

Je ne lâcherais pas l’affaire aussi facilement. Hors de question d’abandonner ou de baisser les bras. Je trouverai celui qui t’a fait ça, et il croupira jusqu’à la fin de sa chienne de vie en taule. Je te le promets. Je le dois. Pour sa mémoire. Pour qu’elle trouve enfin la paix et le repos. Pour que ses proches aient des réponses. Même si je doute qu’ils tiennent à les entendre de la bouche de celui qui est responsable de la disparition de leur fille, de leur sœur ou de leur petite amie. C’est à croire que je ne fais jamais rien de bien, et que les cadavres fleurissent tout autour de moi. Non, il ne faut pas raisonner ainsi. C’est exactement ce qu’il veut. Que je craque et m’effondre. Il cherche à m’atteindre à travers chacun de ses actes et de ses agissements. C’est une affaire personnelle entre lui et moi désormais. Une guerre qui se terminera lorsque ce taré sera mis hors d’état de nuire. Qui que tu sois et où que tu trouves, je peux te jurer que tu ne sortiras jamais vainqueur de ce bras de fer, espèce d’ordure ! Qui-es tu donc ? Pourquoi me fais-tu cela ? Que t’ai-je fait de si horrible pour mériter toute cette haine ? A moins que tu sois une espèce de fan zélé et complètement fêlé ? Une chose est sûre : tu es humain. Et l’être humain commet des erreurs. C'est bien pour cela que le crime parfait n'existe pas. A présent réveillé et opérationnel, je me munis d’une radio du thorax de la victime et la lève en direction du néon, afin de chercher pour la énième fois un détail qui m’aurait échappé.

Tout en enfilant sa blouse, mon assistante se risque à me demander depuis combien de temps je n’ai pas passé, je cite : « une vraie nuit de sommeil ». Elle poursuit en ajoutant sur un ton presque implorant, qu’il serait sans doute préférable que je rentre chez moi et que j’essaye de me reposer. J’aurais tout le temps pour cela, une fois que le meurtrier de Ah Jung sera derrière les barreaux. D’ici là, j’ai beaucoup de travail. Cela fait pas mal de temps que nous travaillons ensemble à présent. Elle sait très bien que lorsque l’on bosse sur une affaire, je suis incapable de décrocher tant qu’elle n’est pas résolue. A plus forte raison lorsqu’une enquête me touche d’aussi près. Ma ténacité et mon opiniâtreté, me poussent à toujours aller plus loin. A trouver la preuve formelle et irréfutable, qui permettra d’obtenir une sévère condamnation. Qu’est-ce que … je plisse les yeux et scrute plus attentivement une partie du cliché. Non, c’est juste un artefact. Une ombre sur l’image si vous préférez. Rien de probant, hélas. Ses propos étant tombés dans l’oreille d’un sourd, Na Ran revient à la charge et déclare en attachant ses cheveux : « L’Inspecteur Bak désire vous parler. Apparemment, ça a l’air urgeant et important. ». Bak ? Celui qui rigole quand il se brûle ? Allons bon, que peut-il bien me vouloir ? Sauf erreur de ma part, je lui ai remis les rapports d’autopsie de toutes ses affaires en cours. Le ton qu’emploie l’étudiante en dernière année de Médecine Légale est très solennel.

A l’entendre, on croirait qu’il s’agit d’une convocation ou d’une chose dotée d’un caractère officiel. Argh, ce que j’exècre les policiers ! Ils se prennent vraiment pour des cadors. Qui plus est, il faut toujours qu’ils s’accaparent tout le mérite lorsqu’une affaire est résolue. Une injustice monumentale. Sans nous autres les scientifiques, ils ne seraient rien. C’est nous qui fournissons tout les éléments de preuves à charge, permettant de confondre un suspect ou d’établir sa culpabilité. Ils sont bêtes à bouffer du foin, n’ont aucune méthode ni rigueur. Tout ce qu’ils savent faire, c’est foncer dans le tas tête baissée sans réfléchir. Malheureusement, c’est avec eux que je dois travailler main dans la main. Attention, j’ai bien bien dit « avec » et non « pour eux ». Je n’ai absolument aucun ordre à recevoir de tout ces bourrins. Aux dernières nouvelles, c’est toujours la mairie qui signe mes chèques à la fin du mois. Malgré cela, certains ont un peu trop tendance à me prendre pour leur subalterne. Ce qui a, vous vous en doutez, le chic pour me faire monter au créneau. En général lorsque je leur ai envoyé une soufflante, ils retiennent la leçon et me traitent dès lors comme leur égal, ainsi qu’avec les égards que je suis en droit d’attendre. Qu’est-ce qu’ils s’imaginent ? Que sous prétexte qu’ils ont un flingue à la ceinture, ils sont les rois du monde ? Eh bien non bordel, je ne suis pas d’accord !

Passablement agacé, je laisse lourdement tomber sur le bureau, le poignet de ma main examinant la radio. Un soupir à réveiller les morts présents dans les casiers réfrigérés de la pièce d’à côté, vient orner encore un peu plus mon irritabilité. Je tourne la tête en direction de la centrifugeuse située un peu plus loin. Le minuteur numérique de l’appareil indique que les échantillons de sang que j’ai placé hier soir, seront prêts dans une petite demie-heure. Pas mécontent d’avoir quelque chose à opposer pour retarder la « convocation » de Bak, je dis alors en étirant mes membres engourdis : « Dès que j’aurais les résultats du bilan toxicologique. ». Moi qui pensais avoir fait mouche, c’est rater. Na Ran a visiblement décidé de ne pas lâcher l’affaire, puisqu’elle affirme qu’elle peut s’en charger. Argh, ce qu’elle peut-être têtue vraiment ! Remarque, c’est une qualité qui me plaisait chez elle quand je l’ai engagé. Au départ, je n’étais pas spécialement jouasse à l’idée d’avoir « quelqu’un dans mes pattes », comme je disais. De plus, je ne me sens pas spécialement la fibre pédagogue. L’approche de la trentaine m’a cependant amené à reconsidérer les choses. Comme si … comme si cela avait éveillé en moi une volonté de transmettre mon savoir. Parmi la montagne de candidatures que j’ai reçue, c’est celle de Na Ran qui a décroché la timbale. Elle avait toutes les qualités pour pouvoir prétendre au poste. Major de sa promotion, championne universitaire de volleyball et rédactrice dans le journal de le FAC.

A quelques détails près, j’ai l’impression d’avoir une version féminine de moi, avec six ou sept ans de moins. Hmm, j’imagine que je ne lui rends pas service en la couvant ainsi. Il faut qu’elle apprenne à voler de ses propres ailes. Que je vois où elle en est et ce qu’elle a appris. Que je sache ce qu’elle peut, et ne peut pas encore faire toute seule, tant que je suis encore là pour rattraper les trucs où elle se plante. Je prends appui sur le bureau, me lève péniblement du fauteuil et finis par abdiquer en déclarant : « Bon entendu, mais promis, tu m’envoies les résultats d’analyse sitôt qu’ils sont prêts, d’accord ? Ah, avant que je n’oublie, le Lieutenant Chae doit passer aujourd’hui, pour connaître les résultats de l’affaire Taek. Tu sais, le mec mort des suites d’un empoisonnement à la Tétrodotoxine que l’on a autopsié hier. Je peux compter sur toi pour lui faire un petit topo ? J’aimerais aussi que tu essayes de déterminer l’angle de la blessure à l’abdomen de Ah Jung, ainsi que la force qu’il a fallu pour porter un coup d’une telle profondeur. Si tu y parviens, on sera peut-être en mesure de déterminer la taille et le poids de l’assassin. ». Ce qui, en plus de dresser un profil du tueur, permettrait de considérablement resserrer le champ des investigations et des suspects. Visiblement pas mécontente d’avoir du pain sur la planche, mon assistante me répond avec un grand sourire aux lèvres que c’est comme si c’était fait, avant de prendre la direction de la salle d’autopsie.

Ah … quelle dynamique et trépidante jeunesse ! Bon, à nous deux Bak. Quoi que, un petit brin de toilette en amont de ce rendez-vous s’impose. Une expression de dégoût déforme mon visage, lorsque mon odeur corporelle très virile et celle de mon haleine, viennent incommoder mes narines. Depuis que je planche jour et nuit sur l’affaire Yeon, mes notions d’hygiènes en ont pris un coup. Heureusement qu’il y a tout ce qui faut ici, pour se refaire un semblant de beauté. Vu que cet endroit est presque ma seconde maison, j’ai toujours en plus des affaires de toilette, deux ou trois changes dans mon casier. Hmm, aller va pour ce T-shirt blanc et ce blue jean. Avec mes sneakers et mon perfecto en cuir, cela fera très bien l’affaire. Une fois que je sens bon la rose et suis nettement plus désirable et présentable, je regagne le monde des vivants en gravissant les deux étages menant au rez-de-chaussée du commissariat. En chemin, quelques agents me saluent de manières diverses et variées. De respectueux « Bonjour Docteur Rim. » pour certains, et de familiers « Salut Doc’ ! » pour d’autres. Pour toute réponse, je me contente de leur adresser un sourire poli ou un petit signe de la tête. Les feux du déplaisir se ravivent en moi, lorsque j’aperçois la porte du bureau de l’homme ayant sommé de me voir. Après avoir fixé quelques instants le petit écriteau apposé sur le bois sombre, faisant mention du grade ainsi que du nom de la personne a qui est assignée cet pièce, je prends une profonde inspiration et frappe finalement de trois petits coups secs à la porte.

De sa voix enraillée et caractéristique des buveurs de whisky, l’Inspecteur Bak me hurle l’autorisation d’enter. Surpris par un tel vibrato de si bon matin, j’accuse un petit mouvement de recul et hausse les sourcils. Si je n’étais pas encore totalement réveillé jusque là, c’est désormais chose faîte ! Lorsque j’ouvre la porte, l’homme d’une petite quarantaine d’années lève le nez du dossier qu’il parcourt des yeux, et déclare sur un ton anormalement enthousiasme que je ne lui connaissais pas jusqu’à aujourd’hui : « Ah, Docteur Rim ! Entrez donc et asseyez-vous, je vous prie. ». Il joint le geste à la parole en me désignant de son épaisse main, l’une des deux chaises libres en face de lui. Je ferme la porte derrière moi et m’exécute en siégeant sur celle de gauche. A peine ai-je eu le temps d’entrouvrir la bouche dans le but savoir ce qui me vaut « l’honneur » de ce rendez-vous, que l’Inspecteur Bak me coupe l’herbe sous le pied en se lançant dans une interminable diarrhée verbale. Il n’a de cesse de vanter l’excellence de mon travail, mes qualités, ma contribution cruciale dans la résolution des homicides et j’en passe et des meilleures. Ohalalala, tout cela ne me dit rien qui vaille. En général quand on vous passe des quantités astronomiques de pommade comme cela, c’est certes toujours très flatteur, mais c’est surtout jamais bon signe. Une façon de mieux vous faire passer une pilule, que l’on sait difficile à avaler. Les raisons pour lesquelles, un homme comme Bak aurait recours à de la flagornerie et de la basse flatterie, sont plutôt limitées. Soit il essaye de se faire pardonner quelque chose, soit il a une faveur à vous demander. Ou bien une mauvaise nouvelle à annoncer. Entre la peste et le choléra, je me demande bien lequel est le pire.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

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@Min Kyo Ji
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Min Kyo Ji
Âge : 27
Occupation : fonctionnaire de police & bénévole au refuge pour animaux
Quartier : Gangseo
Situation : éternellement célibataire, mais il y a ce petit jeune, mon premier slow...
Don : Médiuminité. Je vois et parle aux morts
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Lun 18 Juin - 20:53


"Stickwitu"


THE PARTNERSHIP BEGINS NOW


Je n'avais jamais participé à un jeu télévisé de toute ma vie, même si j'en étais qu'à la moitié. Vu mon travail c'était de toute façon trop risque de faire apparaître mon visage sur les écrans de télévisions. Alors comment j'étais arrivé premier à une émission de Quizz ? Bonne question. Mais ça n'avait pas vraiment d'importance puisque le prix était mon poids en chocolat. Autrement dit 60 kilos de chocolat rien que pour moi. J'étais l'homme le plus heureux du monde actuellement, et souriait pour la photo. L'atmosphère avait cependant changé soudainement lorsque des rires avaient commencés à fusé autour de moi. Moqueurs, avec certaines personnes qui me pointait du doigt. Mon corps était devenu aussi rond qu'un ballon de football. Noon, j'avais encore pris du poids !

- Kyo Ji la baleine ! Kyo Ji la baleine !

Ils se mettaient tous à scander cette insulte, et je reconnaissais des visages familiers parmi la foule. Eux, que je pensais être mes amis. Les larmes aux yeux, j'avais quitté la scène en courant, du moins essayer avec ce corps qui pesait 500 kilos. J'avais l'impression de trainer un boulet à mes pieds. Et puis, je me retrouvais ans aucun interlude, sur un plongeoir au-dessus d'une piscine. Le public continuait toujours d'associer mon nom à l'animal marin. J'étais à présent en maillot de bain, et essayait en vain de cacher ma bouée avec mes bras. J'entendais des drôles de craquement derrière moi et me retournais. La planche était en train de se fissurer. J'étais si gros, qu'elle était même pas capable de me supporter. Je n'arrivais même pas à bouger, et c'était impuissant que je regardais le plastique se casser en deux et tomber dans le vide, en attendant le plouf final. Sauf que c'était le dur plancher qui venait de m’accueillir.

- Aie...

Je me massais mon pauvre dos. Assis par terre dans ma chambre. Pas de piscine, pas de public, pas de jeux télévisés. Tout ceci n'avait été qu'un cauchemar pour me punir de ma gourmandise d'hier soir. Je savais que je n'aurais pas dû engloutir un gâteau au chocolat à moi tout seul. Avec dégoût, j'enfonçais mon index dans mon ventre. Foutue bouée. Si les gens savaient, ils m’appellerait la baleine. Je soupirai, regardant l'heure. 5h du matin. Une bonne heure pour aller courir avant d'aller au travail. 1h de footing pour brûler toute ces calories, voir une demi-heure de plus...Motivé, je me mettais sur mes pieds et passait rapidement à la salle de bain me débarbouiller le visage. J'attrapais ensuite un tee-shirt qui ne sentait pas trop mauvais ainsi qu'un pantalon de sport. Baskets chaussés et bien lacés, clés, portable, écouteurs et portefeuille en poche, c'était partis pour le sport.

Il n'y avait rien de tel qu'une bonne course matinale pour se réveiller et être en forme pour la journée. En plus il n'y avait pas grand monde dans la rue à cette heure ci, ceux qui permettait de courir librement. La musique dans mes oreilles, me donnait un rythme et me faisait oublier la sale nuit que je venais de passer. Une heure plus tard, j'étais donc de retour chez moi et me débarrassais de mes vêtements en chemin de la salle de bain. C'était comme ça que mon salon se retrouvait couvert de linge sale. C'était avec un soupir de contentement que j’accueillais l'eau sur mon corps, et suivi de la bonne odeur de fraise de mon savon. Une fois bien lavé je n'avais plus qu'à mettre ma crème, attendre qu'elle soit absorbé et mettre mon uniforme. J'étais prêt pour le travail, tout en m'arrêtant au passage pour acheté mon lait chocolaté.

Les cheveux encore un peu mouillé, j'entrais dans le commissariat. Me demandant si il allait se passer quelque chose d'intéressant aujourd'hui. Je n'avais pas vu Bong courir vers moi et me sauter dessus, me mettant une boîte remplis de gâteaux sous le nez.

- Hello Kyo Ji ! Tu en veux ?

Je déglutissais péniblement, me retenant de lui voler la boîte pour aller tout manger dans un coin. Mon ventre approuvait cette idée vu l'espèce de gargouillis qu'il venait de faire. Sale traître.

- Euh non merci, j'aime pas le sucré !

M'écriais je avant de l'esquiver pour aller m'enfermer dans mon bureau. Je l'avais vu parmi tous ces rires moqueurs. Il était hors de question de le laisser m'engrosser comme une oie. Ca non. J'allai faire la diète jusqu'à la fin du mois. Plus de gourmandise, plus de repas. C'était terminé. Il était hors de question de finir tout rond. Je m'affalais dans mon fauteuil, avant de soupirer en voyant l'amas de dossier posé dessus. Aish, j'étais pas le secrétaire, pourquoi on avais mis ça sur mon bureau ?

- Lee Seung-Ki

Je lisais rapidement le nom écris à la main sur la première feuille, avec une photo du mec accroché avec un trombone. Braquage à mains armés. Conduite en état d'ivresse et d'autres violences. Et bah, celui là il allait pas respirer longtemps l'air de la liberté. Des coups à la porte me faisait lever le nez du dossier et je disais à la personne d'entrer. La tête de Bong passait l'embrasure de la porte. Si c'était pour me proposer des gâteaux, il pouvait repartir.

- Désolé de te déranger mais le chef veut te voir, j'ai oublié de te prévenir quand tu es arrivé

Qu'est ce que j'avais fais encore ? Bon, mon collègue ne tirait pas sa tête habituelle quand je me faisais convoquer, qui indiquait que j'allai passer un sale quart d'heure. Je savais pas vraiment si c'était rassurant. Je n'avais cependant pas le choix d'y aller et me préparait à laisser passer au-dessus de ma tête les possibles insultes et remontrances à venir. J'avais l'habitude avec notre cher inspecteur. C'était en trainant les pieds que j'arrivais devant le bureau et frappais avant d'entrer une fois la permission de le faire entendu. Bak n'était pas seul. Il y avait un autre homme, qui me disait quelque chose. Est ce que je l'avais vu dans mon cauchemar ? Je le fixai, essayant de me souvenir avant de tourner les yeux vers mon chef quand ce dernier s'était raclé la gorge.

- Agent Min, vous vous souvenez du docteur Rim qui travaille en collaboration avec la police n'est ce pas ?

Non pas du tout. Si je devais me souvenir de tous les médecins qui nous aidaient dans nos enquêtes j'étais pas sortie de l'auberge. Mais pour ne pas froisser la susceptibilité des uns et des autres, je hochais la tête.

- Bien évidemment, comment oublier une personne aussi brillante

Déclarais je avant de rajouter.

- Mais je suppose que ce n'est pas pour me présenter quelqu'un que je connais déjà que vous m'avez demandé inspecteur

- Non bien sur que non. Asseyez vous Agent Min. Je disais au docteur Rim à quel point il était talentueux et, je voudrais que vous alliées vos deux talents !

Pardon ? J'avais légèrement écarquillé les yeux. Après m'avoir forcé à aller voir un psychologique voilà maintenant que mon chef voulait me mettre un baby-sitter dans les pattes. Et honnêtement, c'était bien la première fois que je l'entendais dire que j'avais du talent. Ce qui était surement aussi surprenant que son idée. Il était même le premier à me descendre en me traitant d'incompétent et de fou - quand je disparaissais en courant après un fantôme lors d'une enquête. Ou que je me mettais à crier sur un suspect lors d'un interrogatoire. Autrement dit, toutes ces belles paroles cachaient quelque chose. J'ignorais qui était ce Rim, mais je n'avais absolument pas confiance.

- Comme vous le savez Docteur Rim, c'est cet agent juste à côté de vous qui a permis de découvrir que l'ancien député traitait dans de sales affaires...

Et c'était même toi qui avais pris toute la gloire.

- Retrouver la majorité des personnes, malheureusement, disparu lors du tsunami...

On pouvait dire merci à mon don.

- C'est donc pour cette raison, que je pense, que votre partenariat permettra de résoudre le plus d'enquête possible...qui reste, disons...enfin qui ont besoin du regard d'un expert

Autrement dit, mon supérieur ne voulait plus que je travaille seul sur les affaires non élucidés. Pourquoi ? Parce que ça l'énervait que je les résolve au bout d'un moment.

- Qu'en pensez vous Docteur Rim ?

Je tournais la tête vers ce dernier, l'implorant du regard de refuser. Dire qu'il avait pas le temps, ou une tout autre excuse. Mais connaissant Bak il avait bien dû le brosser avant mon arrivée. Lui promettre un bon salaire en contrepartie - qui était même surement beaucoup plus élevé que le mien.

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Rim Ku Hwan
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"Stickwitu"


THE PARTNERSHIP BEGINS NOW


Que peut-on bien ressentir, lorsque l’on essuie de virulentes critiques et des remontrances ? Telle est la question qui me traverse constamment la tête, lorsque je me retrouve dans pareille situation. Lorsqu’on sort la brosse à reluire et que l’on me bichonne dans le sens du poil. Au risque de passer pour un mégalomane ou un prétentieux, je suis de ceux que l’on a de cesse d’encenser et de porter aux nues. Je n’ai absolument pas souvenir d’avoir dû souffrir d’un blâme, ou de m’être fait passer un savon. Cela est peut-être arrivé, mais dans ce cas je devais être atrocement jeune, étant donné que je suis infoutu de resituer sur la frise du temps, la dernière fois que cela a eu lieu. Bien sûr, il est déjà arrivé que l’on me fasse quelques petites remarques. Quand j’étais étudiant par exemple. Toutefois, elles n’avaient rien de désobligeantes et ressemblaient plus à de petits conseils, pour m’aider à être encore meilleur. « Veillez à ne pas faire preuve de trop de compassion. » ; « Pensez à maintenir toujours une certaine distance entre vous et la personne sur la table. » ; « Ayez toujours à l’esprit que la peine des proches n’est en rien la votre. ». Enfin, ce genre de choses. Le fruit de mes travaux de recherches a toujours été salué par l’ensemble de la profession. Le jury devant lequel j’ai soutenu ma thèse ne tarissait pas d’éloges. C’était d’ailleurs presque gênant et … déplacé ?

Idem en ce qui concerne ma carrière d’auteur. Jamais un critique littéraire ne m’a descendu en flamme, en affirmant que mes romans étaient des horreurs ou que sais-je encore. Ou alors, je n’ai pas eu vent de ces avis acerbes et peu élogieux. Les distractions n’occupent qu’une place insignifiante, pour ne pas dire inexistante, dans ma vie. Je suis entièrement et tristement dévoué corps et âme à mon travail. J’ai toujours été quelqu’un de très studieux, assidu et sérieux. Mes compétences et mes prodigieuses capacités intellectuelles, doivent également pas mal aider. Alors évidemment, je ne vais pas me plaindre. Personne ne va bouder ou faire la tête, sous prétexte qu’on lui adresse des félicitations. C’est juste que … qu’à la longue j’ai peur que cela me blase et finisse par me laisser de marbre. Qu’à force que l’on chante mes louanges, cela devienne d’un commun et d’un banal. Ce jour n’est néanmoins pas arrivé. Présentement, mon égo est très sensible aux paroles de l’Inspecteur Bak. Avec ça, ce n’est pas demain la veille que je vais avoir une carence narcissique. Si j’étais un paon, je serais certainement entrain de faire la roue et de parader en affichant une fierté des plus insolentes. Même si je bois et me délecte des paroles dithyrambiques du policier, je ne peux m’empêcher de passer l’index et le majeur sur ma lèvre inférieur. Un signe qui chez moi trahit le fait que je suis soucieux et appréhende quelque chose. J’attends le « mais ». Il y a quasiment toujours un « mais », derrière une telle apologie.

Un petit grain de sable, un léger bémol, une fausse note qui vient balayer tout ce qui vient d’être dit. Dans un tel cas de figure, je ne retiens que le petit détail discordant et occulte complètement le déferlement de compliments qui a précédé. Oui je suis un perfectionniste. Quelqu’un qui a horreur de l’échec ou des couacs. Un compétiteur qui ne peut se satisfaire de la seconde place. La seconde place, c’est médiocre. Alors je me remets à mon ouvrage. Encore, et encore. Jusqu’à ce qu’on ne trouve plus rien à redire. Ce n’est que lorsque c’est le cas, que je peux alors pleinement savourer les congratulations à mon encontre. Là … ça sent l’arnaque et l’entourloupe à des kilomètres à la ronde. Je n’ai pas la sensation du devoir accompli, comme on dit. A mon sens, je n’ai rien fait d’extraordinaire ou d’admirable, et qui justifierait un tel discours. Je sens la connerie arrivée … mais alors, gros comme une maison ! Vu les hectolitres de vaseline qu’il est entrain de me passer, je m’attends à tout. En particulier au pire. Bon aller, arrête de tourner autour du pot et crache le morceau ! Je te vois venir depuis le Mexique avec tes gros sabots qui à titre comparatif, feraient passer un troupeau de gnous pour un régiment de moines en plein recueillement. Ce qui est frustrant, c’est que je suis incapable de voir où il en veut en venir concrètement. Impossible de le suivre, tant il passe du coq à l’âne. Un enchaînement chaotique, hasardeux et sans cohérence.

Un peu comme s’il me balançait tout ce qui lui passait par la tête. Les différents highlights de ma carrière. Les enquêtes majeures sur lesquelles j’ai participé. Ma rigueur scientifique sans nulle autre pareille. Mon admirable parcours entant qu’auteur de thriller à succès. Bref, tout y passe sans exception ! A plusieurs moments, je tente de le couper afin d’en placer une en levant l’index et entrouvrant la bouche, mais c’est peine perdue. Il enchaîne à chaque fois de plus belle, et son débit ressemble de plus en plus à celui d’Eminem. Grâce au ciel, on frappe à la porte avant que je ne meurs étouffé et englouti sous toutes les fleurs qu’il me lance. Soulagé, un léger sourire passe sur mon visage. Toutefois, il se fait aussitôt la malle, lorsque Bak braille une nouvelle fois à la personne se trouvant dehors d’entrer. Une fois de plus, je sursaute quelque peu et enfonce d’avantage ma colonne vertébrale dans le dossier de la chaise, en haussant les sourcils. Je crois que je ne me ferais jamais à ces cris, dignes de ceux d’un S.S gardant un mirador. L’expression de l’homme âgé d’une bonne quarantaine d’années bien sonnée, se rembrunit et se renfrogne aussitôt que le mystérieux visiteur ouvre la porte et entre dans le bureau. Un certain Agent Min, visiblement. Min, Min, Min … lequel ? Celui qui parle tout seul ou celui qui sent constamment le poisson ? Mes sens olfactifs font plutôt pencher la balance pour le premier cité.

Ce qui n’est sans doute plus mal, vu que nous nous trouvons dans un petit espace confiné. Lorsqu’il s’installe sur la chaise d’à côté, je tourne un instant la tête dans sa direction et le détaille à la dérobée. Hmm, oui, oui, ça me dit vaguement quelque chose … . J’ai déjà probablement dû le croiser deux ou trois fois, quand il est passé chercher les conclusions d’un rapport d’autopsie. Ou peut-être était-ce moi qui suis venu les lui remettre ? Sans importance. Il est aussi blanc que les malheureux qui arrive sur ma table de dissection. Vu sa tête, il a dû passer une toute petite nuit. Quelque chose me dit qu’elle n’avait rien de torride et qu’au contraire, elle a même dû être effroyablement longue et pénible. Au moins, je ne suis pas le seul à afficher une tête de déterré, ayant tout du parfait avis de recherche. Sans aller jusqu’à dire que cela me fait plaisir, j’avoue que ça me rassure de constater, que je ne suis pas le seul à devoir lutter contre des troubles du sommeil. Le policier aux traits fatigués mais toujours aussi enfantins, me passe à son tour un noisette de pommade lorsque l’inspecteur lui demande s’il se souvient de moi. Vu le ton qu’il emploie, je ne suis pas certain qu’il soit sincère. A mon avis, il dit plus ça par politesse qu’autre chose. Ma main au feu qu’en réalité il a du mal à me resituer. Tout comme de mon côté, j’éprouve quelques difficultés à me le remettre, comme on dit familièrement.

« Brillant » … . Honnête, ou pas : je prends. Cela fait toujours plaisir de l’entendre d’une nouvelle bouche. Qui plus est, cela me conforte dans l’idée que c’est peut-être vrai dans le fond. Pas peu fier d’être gratifié d’un tel qualificatif, je sens mon torse légèrement se bomber sous le poids de la fierté. De façon détournée et très polie, l’Agent Min s’enquiert de savoir ce que j’ai désespérément tenté de demander depuis que je suis ici : quel est l’objet de cette « convocation » ? J’imagine qu’ils ne se sont pas dis : « Tiens, et si aujourd’hui on sortait les violons pour entonner un hymne à la gloire du brillant médecin légiste, qui a la gentillesse de bien vouloir coopérer avec nous. ». Bak finit par mettre fin à toutes nos interrogations, en nous révélant les raisons pour lesquelles nous nous trouvons dans ce bureau. Non sans prendre tout de même un malin plaisir à nous faire mariner, et laisser traîner en longueur le suspense. Un très mauvais suspense, que l’on pourrait non sans mal retrouver dans le plus bâclé des romans de gare. What !!! J’ai dû mal entendre là. Ma surprise est telle que la main soutenant mon menton glisse, faisant ainsi osciller ma tête. Un peu comme les horribles figurines de chiens, que l’on voit parfois encore sur la plage arrière de certaines voitures. Alors là, je suis … scié. Pour ne pas dire autre chose de plus vulgaire. Je m’attendais à tout.

Je me disais cela fait un quart d’heure qu’il me mijote une explication, qu’il essaye de gagner du temps pour m’annoncer une terrible nouvelle, mais alors là … je reste hébété. Consternation et incrédulité viennent habiller mon visage. Je dois certainement avoir un air très bête, voire niais. Me faire bosser un tandem avec un policier. Non vraiment, je ne l’ai absolument pas vu venir celle-là. Pincez-moi, je rêve. Oui, c’est ça c’est un rêve. Un mauvais rêve et je vais me réveiller. Je ne vais tout de même pas devenir le héros des romans que j’écris. Ah … c’est très sérieux ? Histoire de mieux me faire passer la pilule et me vendre le truc, l’Inspecteur me dresse un inventaire à la Prévert du pedigree et des différents « faits d’arme », de l’Agent avec lequel il souhaite me coupler. Enfin, si j’ose dire. Non, non, stop ! Assez ! Je m’en fous, je voudrais surtout qu’on revienne sur … Ah, c’était donc lui le policier que les journaux ont titré comme étant « Le héros de eaux » ? Intéressant. Admirable, je dirais même. Ceci dit, ce n’est pas suffisant pour me faire signer. Loin de là. Un sourire crispé et gêné déforme mon faciès, lorsque Bak me demande ce que j’en pense. Oh mon vieux, si tu savais … . Un coup d’œil sur la droite m’offre une vue imprenable sur le visage du policier, lui aussi grimaçant. A mon humble avis, il doit prier dans son for intérieur pour que je décline la proposition. Rassure-toi bonhomme, c’est bien ce que je compte faire.

Après avoir reporté mon attention sur le supérieur de l’homme avec lequel on souhaite que je fasse équipe, je déclare sur un ton pas très assuré et gêné, qui ne me ressemble pas du tout : « Oh, eh bien je … je suis extrêmement flatté Inspecteur Bak, mais … . ». Je me stoppe aussitôt lorsque les yeux inquisiteurs de l’homme siégeant de l’autre côté du bureau, me pourfendent de part en part tels des rayons lasers à l’entente de ce mot de quatre lettres. Ma posture jadis fière et droite, se ratatine et s’affale de plus plus sur la chaise, tant ce regard lourd de désapprobation me donne l’impression d’être un gamin se prenant une soufflante par son père. Comment je vais bien pouvoir m’en sortir moi ? Cet Inspecteur, est l’incarnation même du type de policier que je déteste. Toujours entrain de se faire mousser, de tirer la couverture à lui. De la bedaine et pas un gramme de cervelle. Et cerise sur le gâteau, il interprète mal une fois sur deux ce qu’on peut lui dire. Si tout les flics sont perspicaces, alors il est probablement l’exception qui confirme la règle. Je me creuse la tête et pèse scrupuleusement chaque mot que je m’apprête à prononcer, afin de pas m’attirer les foudres de ce rond de cuir. Vous vous doutez bien que pour dire à ce genre de mec qu’il a tort, mieux vaut y mettre les formes. Le coup du « Non, mais t’as vu la vierge à cheval et craqué ton string toi, ou quoi ?! » … ça le fait moyen.

Je déglutis ma salive afin de me donner un peu de courage, et poursuis sur un ton se voulant le plus convainquant ainsi que le moins hésitant possible : « … Sauf votre respect Monsieur, je ne pense pas être la personne la mieux placée pour ce que vous me proposez. Vous savez, j-je… je n’ai aucune expérience sur le terrain. Mes compétences commencent et s’arrêtent à la science. Moi, une fois sorti des quatre murs de la morgue ou du labo : je suis perdu. Peut-être qu’un policier avec un peu plus d’expérience, serait un meill… . ». Ouais bon, okay ça va j’ai compris, laisse tomber. Pisse dans un violon : ça fera le même son. Il ne m’a absolument pas écouté. Après me l’avoir coupé, il reprend la parole affirmant que c’est au contraire une idée de génie. Il ajoute qu’entant que ceinture noire huitième dan de Jiu-jitsu et pratiquant émérite de de Capoeira, je saurais faire face et m’en sortir si cela tourne mal sur le terrain. Tiens ça me fait penser … . Ces tests d’efforts et d’aptitudes, soit disant ordonnés par le ministère et que l’on m’a presque contraint et forcé à passer … c’était pour ça ? Pour savoir si j’étais apte à travailler sur une enquête en dehors du labo ? Putain ! Je me suis bien fait bai… . Bref. Tandis que l’Inspecteur poursuit son débit incessant de paroles, je le fixe d’un œil morose en massant ma tempe à l’aide de mon index et mon majeur. Il m’est de plus en plus difficile, de dissimuler mon manque certain d’emballement. C’est pas vrai … . Je le savais. Je savais que j’aurais dû exercer la médecine légale uniquement au milieu hospitalier ! Ce genre de de situation saugrenue et alambiquée, ne serait jamais arrivée dans un environnement aseptisé du sol au plafond et regorgeant de confrères en blouse blanche se prenant pour des grands pontes.

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