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 Problème technique.

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Luo Feng
Occupation : Vengeance
Quartier : Busanjin
Situation : Fatalement célibataire
Don : Réflexes surdéveloppés
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Lun 26 Mar - 19:23
Problème technique
Kyo Ji & Feng
Journée tout à fait banale ; comme d'habitude, je n'avais rien prévu. Depuis quelques mois, c'était devenu parfaitement inutile. Quand bien même j'avais une paperasse à faire, c'est formidable comment tout s'organise naturellement. Ne plus avoir de travail avait cet avantage. Plus d'organisation, plus de stresse ; la vie rêvée des gens pressés. Paraît-il que le stresse est cancérigène ; je n'en ai même plus la force d'en rire, trop de connerie me dépasse. Voilà pourquoi je ne lis plus de magazines depuis trois ans, même en salle d'attente. C'est fatiguant, la connerie des gens. Et ça m'épuise ceux qui les lisent, qui les boivent comme une menthe-grenadine. La télé aussi. J'en ai une, mais même dans mes longues journées enfermé, je ne l'allume pas. Non, je ne m'ennuie pas. Je ne m'ennuyais pas quand ma mère m'a appelé, assez paniquée, en début de soirée. « ...le micro-ondes ne marche plus...tout est fermé à cette heure-ci... », non maman, les électriciens travaillent encore, ils travaillent généralement très tard, mais ils sont chers. Trop chers pour vos revenus. Je l'ai rassurée en disant que j'arrive.

J'habite à un pâté de maison du traiteur. Le temps d'enfiler ma veste en cuir par-dessus mon sweat gris, de descendre la cage d'escalier et de continuer sur ma droite, j'ai mis moins de dix minutes. Le restaurant de mes parents est très facile à reconnaître : la devanture et l'intérieur sont rouge, et deux statuts de dragons vous accueillent à l'entrée. « Nihao », fis-je à voix basse à ma mère derrière le comptoir en entrant. Je vois qu'il n'y a personne ; ah le lundi, c'est toujours un jour triste pour les commerçants. Les gens attaquent leur semaine, ils ont fait les courses samedi, alors ils restent chez eux. Tant mieux. Heureusement que ça arrive un lundi, je vais faire mes petites réparations sans dérangement .

J'avais démonté le derrière du micro-ondes quand on entendit quelqu'un entrer. Il y a une clochette qui sonne à chaque fois que quelqu'un franchit la porte de l'extérieur. J'entends ma mère l'accueillir chaleureusement en l'imaginant se courber poliment, ainsi que la gêne dans sa voix. Oui, c'était problématique. Pas de micro-ondes, pas de plat à emporter. Sauf s'ils ont des clients conciliants. Je me retourne...oh, ils ont de la chance. Lui, il vient très souvent. Maman est toujours contente quand il vient, elle le trouve très mignon ; regardez-la, elle sourit jusqu'aux oreilles. Ah, les quadra. Mais je sens qu'elle va galérer à lui expliquer, alors je me lance :

- Bonsoir, vous allez bien ? Par contre on est désolé, on a un petit souci technique. En lui montrant du pouce, légèrement décalé. Ça ne vous dérange pas de manger sur place ? On vous offre la boisson.

Bon, clairement je ne suis pas un commerçant, je ne suis pas très amical, mais j'essaye d'être le plus correct, pour mes parents, pour garder un habitué. C'est un lundi en plus, on en a besoin des gens comme lui. Je sais que ça fait un peu cher pour nous la boisson offerte, mais je suis sûr qu'elle lui aurait fait une belle remise quoi qu'il arrive, ma chère maman.  
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Min Kyo Ji
Âge : 27
Occupation : fonctionnaire de police & bénévole au refuge pour animaux
Quartier : Gangseo
Situation : éternellement célibataire, mais il y a ce petit jeune, mon premier slow...
Don : Médiuminité. Je vois et parle aux morts
Niveau : 5
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Mer 28 Mar - 21:29
Problème technique
Kyo Ji & Feng
Chaque fois que je venais au restaurant Luo, j'étais fasciné par les deux statuts de dragons posés devant l'entrée du bâtiment. J'ignorais pourquoi, surement à cause de mes origines chinoises. Mais je n'avais que ça, autrement je n'y avais jamais mis les pieds. Je n'avais à vrai dire, pas beaucoup voyagé. Ma mère m'avais élevé toute seule, et l'argent qu'elle avait gagné lui avais permis de satisfaire nos besoins et de payer mes études. Et mes rendez vous chez le psychologue. Tant d'argent gaspiller pour rien. C'était un peu de ma faute alors je lui envoyait quand je le pouvais un peu de ma paie pour qu'elle se fasse plaisir de son côté, à Séoul. C'était un peu compliqué avec la distance de la couvrir convenablement de cadeau. Il me semblait que la dernière fois que je l'avais eu au téléphone elle m'avais dit être aller dans un salon de massage et qu'elle avait eu l'impression de rajeunir de dix ans à la sortie. J'étais heureux pour elle. Quelque part, elle me manquait. Je ne pouvais pas la voir aussi souvent que je le souhaitais. Busan était loin d'être une ville qui pouvait se priver d'un policier tel que moi. Sans me vanter. C'était surtout à mon don que je pensais.
Voir les morts m'avais permis de trouver une piste sur un tueur en série. Il y avait eu beaucoup de meurtres dans différentes professions. Aucuns liens entre eux. L'enquête avait tourné en rond. J'avais réussi à trouver quelques âmes des défunts mais ils étaient tous traumatisés. Ils parlaient de regrets et de culpabilités. Peu importe qui était le meurtrier, il était manifestement une "victime" d'un système. Ce n'était à mes yeux pas une raison pour tuer des gens. Heureusement, celui d'un professeur avait survécu à l'attaque psychologique. Me murmurant le nom de Luo. J'avais immédiatement pensé à ce restaurant chinois. J'avais fait des recherches, appris que le plus jeune qui travaillait là bas était arrivé récemment à Busan. Les morts ne mentaient pas. Alors j'avais un suspect sur ma liste. Le restaurant était donc devenu mon terrain d'enquête. La mère était très gentille, savait elle que son fils était un assassin ?
Bref, j'étais devenu un client régulier, appréciant la cuisine qui était servie dans l'établissement et surtout la nourriture à emporter. Ce n'était pas bon pour mon régime quand j'y pensais. Mais il fallait bien des sacrifices pour apprendre à connaître son ennemi. C'était la raison pour laquelle je m'étais infiltré. Pas d'uniforme, rien du tout qui pouvait me compromettre. Pour eux j'étais un serveur au chômage. J'inspirai un bon coup et entrait dans le restaurant, entendant la clochette annoncer mon arrivée. Il n'avait pas fallu longtemps à l'ajumma pour venir m’accueillir avec un sourire. Je le lui rendais poliment avant que le suspect ne  vienne m'expliquer qu'il y avait un soucis avec le micro-onde manifestement.

- Bonsoir, non ça ne me dérange pas. Surtout si vous m'offrez la boisson

Déclarais je avec un petit sourire forcé. C'était vraiment une chance quelque part. J'allai pouvoir l'observer tout en mangeant. D'autant plus que j'étais le seul client. La chance était de mon côté aujourd'hui. J'allai donc prendre place à une table qu'on m'indiquais avant de me retrouver avec le menu entre les mains. Ah, encore le dilemme du choix. Tout me faisait envie à vrai dire, mais je n'aimais pas trop le piquant. Je n'avais pas que l'air fragile, j'avais aussi le goût sensible. J'ignorais combien de temps j'avais réfléchis, au moins cinq minutes avant de relever la tête pour finalement jeter mon dévolu sur soupe épaisse à base de viande d'agneau.

- Je vais prendre un Yáng ròu pào mó
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Luo Feng
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Mer 4 Avr - 14:51
Problème technique
Kyo Ji & Feng
J'aime voir ma mère comme ça. Toute contente ; pétillante. Pas qu'elle soit que malheureuse avec mon père, mais elle me paraît tellement jeune quand elle a ses petits plaisirs simples. Son petit client à la gueule d'ange ici, quel bonheur. Je ne faisais même pas attention à sa jolie frimousse à celui-à, tellement j'aime la voir comme ça. Ma mère occupe tout mon espace mental actuellement. Mais je me connecte à la réalité le temps d'un instant, prévenir son petit client mignon.

Chance. Il le prend avec le sourire. C'est un client conciliant. Dites donc, c'est que s'annonce être une bonne soirée. C'est clair que je lui ai fait un beau geste. Valait mieux pour ma mère que ce soit qui le fasse plutôt qu'elle ; je sens que mon paternel en va être très fâché, mais tant pis. Ils ont besoin de moi. Je lui réponds d'un hochement de tête. Ça lui va bien le sourire à ce client, je comprends ce que maman lui trouve ; cependant, ça me fait chier de ne pas pouvoir le lui rendre. De base, je ne suis pas quelqu'un qui très souriant, et depuis trois ans c'est vraiment au-dessus de mes forces...mais un regard bienveillant vaut mille sourires, je trouve.

Comme le « à emporter » est compromis, ce soir ce sera à la carte. Je cherche les cartes du regard ; mince, ça fait vraiment longtemps que je n'ai plus fait ça, où est-ce qu'ils les rangent déjà ? Ma maman magique m'en tend une après s'être retournée. Je la prends, zieutant vers le bas ; ah oui, à gauche de la compta'. J'ouvre un tiroir, et sors mon calepin et mon stylo. Instant nostalgique. Si je suis derrière le comptoir, c'est plus pour des papiers, de la manutention, des cas ce soir, tout sauf le couvert. Ça, c'est plus ma sœur. Elle aussi met la main à la pâte de temps en temps, comme c'est une fille elle est au service. Je viens donc vers lui, lui tendant la carte. En attendant, je prépare ma feuille, prêt à noter.


Il se sent vraiment tout seul pour le coup. Maman devait se rincer l’œil. Avant, j'aurai pété un câble et pressé le client méchamment ; aujourd'hui, je sais gérer ce laps de temps. Je regardais à l'extérieur, jauger le flux client ; ouais, pas grand monde. Mais je n'aime pas le peu de monde qu'il y a. Les deux en face, je ne les sens pas. 14k. Je les observais. Ils jetaient un coup d’œil de temps en temps sur nous, mais rencontrant mon regard, ils le détournaient le leur, puis rebelote. Qu'est-ce qu'ils veulent encore ? Mes parents ont payé ce mois-ci. Une minute...ont-ils tout payer ? Putain, j'espère que oui. S'ils ont refait le coup du mois dernier, ça va être compliqué de les défendre. A ce moment, je sentis le mouvement fluet de la carte juste avant qu'on la pose ; le client. Mon don me ramène sur terre avant lui. Je le regarde. J'hoche de la tête, et écris en sinogramme le nom de la soupe ; dîtes-moi, il a une bonne prononciation. C'est l'habitude ou... ?

- Yáng ròu pào mó. Petit temps. Bien. Vous le prononcez bien, c'est rare. Je vous le mets à quel nom ?

Le mandarin et les coréens...ai-je besoin d'en parler ? Les voyelles passent encore, mais alors les [zh], [s], [x], [r], [p], c'est un carnage...et quand on leur dit qu'il y a des tons, ça y est on les a perdu. C'est plus facile pour un chinois d'apprendre le coréen qu'un coréen d'apprendre le chinois. Vous comprenez qu'il m'étonne, notre client. Mais je pense qu'en fait, il a juste l'habitude de la maison, et qu'à force de l'entendre dans notre bouche, il a appris la prononciation. Rien de plus. C'était la raison la plus plausible, mais je demande quand même ; on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. Peut-être avait-il voyagé en Chine ? Je le voyais bien étudiant. Attendez, si je me souviens ma mère m'en a parlé une fois de lui...il était quoi déjà ?

- Quelle boisson ? Voulez-vous qu'on ra...joute quelque chose ?

Parce que ce n'est pas le plat le plus épicé, on peut faire à la carte les menus, je lui propose donc. Le « rajoute » à rallonge, ce n'était pas voulu, ma bouche a trop suivi mes yeux. J'avais senti un mouvement, de l'extérieur ; mon regard est passé de mon client à eux -putain, ils viennent, ils vont rentrer- puis est revenu sur lui, le temps d'une question. Vie de merde. Ce n'est pas très professionnel ni très poli, je sais, mais qu'est-ce-que je peux y faire ? J'ai un don, je ne peux pas aller contre.
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Min Kyo Ji
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Dim 8 Avr - 21:12
Problème technique
Kyo Ji & Feng
Concentré sur ma carte, et surtout sur le choix du repas je n'avais pas fait attention à ce qui se tramait devant le restaurant. En même temps je ne pouvais pas deviner non plus que ces hommes faisaient partis d'un groupe de la mafia. C'était très loin d'être mon don, de deviner qui était qui. En plus si j'étais là c'était plus pour Luo Feng - et me remplir aussi le ventre avec un bon dîner. Finalement j'avais fini par me décider, prononçant le nom du plat sans aucun soucis. Mon petit suspect semblait surpris de cette prouesse. Est ce que beaucoup de ses clients le disait mal ? Je n'étais pas bilingue en chinois mais je me débrouillai un peu. J'étais bien plus doué en anglais par contre, au plus grand étonnement de mes comparses et des touristes non bridés. Ma passion pour la musique m'avais poussé en dehors des murs de la Corée avec sa K-pop et tout ce qui va avec. Il était donc tout naturel de vouloir savoir ce que les Occidentaux racontaient dans leur chanson. C'était comme ça que j'avais appris petit à petit du vocabulaire et aussi avec les séries comme Game Of Throne. Parler plusieurs langues étaient aussi très utiles pour pouvoir communiquer avec les fantômes. Vous ne pouvez pas savoir combien d'étrangers étaient morts à Busan ou à Séoul.
Pour ce qui était du mandarin, hé bien. C'était un peu pareil. Avec internet maintenant on pouvait apprendre tout. Enfin bref, j'étais tout de même assez fier de moi de n'avoir fait aucune faute de prononciation. Même si le compliment venait potentiellement d'un tueur en série. Je ne devais donc pas dévoiler ma vraie identité non plus.

- Appelez moi Miko

Glissais je avec un sourire et petit clin d'oeil. J'avais commencé avec ce surnom sur une autre affaire alors autant l'utiliser à nouveau. Même si c'était évident que ce n'était pas mon vrai nom. De toute manière on était dans un restaurant et pas dans un commissariat, il n'y avait donc aucune obligation à lui montrer ma carte d'identité. Pour ce qui était du clin d'oeil, c'était pour faire passer la pilule plus facilement. Ensuite, la boisson. Ah, encore un choix à faire. Je me grattais la tête. Juste de l'eau ? Ou une bière ?

- Une bière, s'il vous plaît

Je n'avais pas envie de passer pour quelqu'un d'ennuyant avec mon verre d'eau. Je n'avais pas besoin qu'on me rajoute quelque chose à mon plat. Si c'était bien de ce dont Luo avait parlé. C'était moi où il avait agit bizarrement ? En fait, il me paraissait anxieux. Est ce qu'il m'avais grillé ? C'était impossible. J'étais un vrai civile actuellement et je n'avais même pas mon arme planqué quelque part.

- Tout va bien ?

Finissais je par demander. Une inquiétude venant d'un client, ça pouvait aussi marquer des points. Même si mon sixième sens me soufflait qu'il se passait vraiment quelque chose. Instinctivement, je jetais un regard dehors. Plus exactement sur deux mecs et en deux secondes mon cerveau sonnait l'alerte. Ca sentait très très mauvais. J'ignorais ce qui allait se passer dans la seconde mais...j'étais prêt à me réfugier sous la table.
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Dernière édition par Min Kyo Ji le Dim 15 Avr - 19:21, édité 1 fois
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Luo Feng
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Ven 13 Avr - 1:22
Problème technique
Kyo Ji & Feng
Sur le moment, il me fait sourire. Un sourire amusé. Comme si je n'avais pas compris. Miko. Vraiment, tu t'appelles Miko ? Mh ? Je te l'écris comme ça alors, si ça te fait plaisir. Un surnom et un clin d’œil. Je ne m'y attendais pas trop...mais j'aime bien. Il m'a l'air de cacher son jeu mon p'tit client. Sous son regard doux il a l'air espiègle, polisson mais tout en sympathie. Son p'tit clin d’œil n'avait rien de sexuel, juste enfantin. J'aime les gens comme ça : spontanés, avec un brun de folie. Il y a pleins de gens qui n'auraient pas saisi et qui seraient restés de marbre, pas moi ; malgré mon air apathique, j'ai tout gardé de mon sens de l'humour. Il y a juste pas grand chose ni pas grand monde qui me fait vibrer. A part des petites étincelles de vie comme ce que vient de faire ce gars.

- Une bière ? Très bien, Mi-ko, en détachant bien les syllabes de son « nom », les yeux rivés sur ma feuille. Et j'ai écris tout ça en souriant. Je la regarde à nouveau, plus malicieux. Et Miko a-t-il déjà voyagé en Chine ?

C'est que je l'aime bien, mon p'tit client.  Que voulez-vous, il me fait rire, il me met de bonne humeur. J'ai envie d’entrer dans son jeu. Il n'a pas précisé quelle bière, mais c'pas grave : il aime jouer, j'aime jouer. Je lui prévois une bière-surprise, il va aimer. Je pourrais très bien demander à maman qu'est-ce-qu'il prend d'habitude comme bière, mais ça gâcherait tout. En parlant de gâchis, eux ils gâchent ma bonhomie. J'entends la clochette sonner derrière nous. Magnifique. Adieu mon sourire, on se reverra le jour de mon enterrement. Mon mâchoire s'est serrée. Putain que j'ai pas envie de leur parler. Ils ont trouvé leur moment. Comble de tout, mon p'tit client est très empathique, il a capté derrière le mur de glace que je suis que ça n'allait pas. Je lève les yeux sur lui, un peu lourd ; ouais, ça me casse un peu les pieds.  

- Oui, oui, tout va bien. Ne vous en faîtes pas. Bougez pas. avec assurance...et un peu de baba cool qui peut passer pour du je-m'en-foutisme.

Et je lui tourne les talons illico. Il ne faut pas que le vernis craque. Papier et stylo dans ma main gauche, je m'avance fermement vers eux, qui sont déjà au comptoir. Ma mère avait déjà reculé, et semblait prête à prendre la poudre d'escampette en cuisine ; les saligots, ils ont dû échangés deux-trois mots de menace derrière mon dos. Tellement facile d'impressionner une femme. En croisant son regard, je me rends compte qu'elle me fixait urgemment depuis tout à l'heure. L'un devait avoir mon âge, et l'autre facilement dix ans de plus que moi. Jeans et blousons en cuir ; comme beaucoup de mafieux ils ont l'air comme monsieur tout-le-monde, mais l'attitude ne trompe pas. Je ne connais pas bien le plus jeune, mais le vioc' oui. Je vais tout droit vers lui : c'est lui qui taxe mes parents depuis des années.

- * Un souci ? Y a des zéros manquants ? à voix basse, hostile.
- Et pas que petit, et pas que. mi-sarcastique, la voix graveleuse du vieux fumeur.

Il y a un temps où on se regarde. Il y a de la tension. On parle pas pour le moment, mais ça ne sert pas à grand chose : de un on ne va pas tarder à hausser le ton, de deux il n'y a personne ce soir...ça résonne donc très bien, « Miko » nous entend normalement.

- Regarde, c'est pas facile en ce moment, c'est la période creuse..
- Comme le mois dernier.
- Ça va venir.
- Oui, après le déluge ?
- Je te dis que ça va venir.
- Luo , durement, arrête de m'endormir. Ta famille est en tort, tu le sais, c'est toujours la même histoire quand ils ne sont pas réglos ! Alors soit tu ramènes ton père, soit tu prends d'ici , en frappant fort la caisse, tu te démerdes mais me faut quelque chose ! Vite !

- Hey, qu'est-ce qu'il fout l'autre ?

Je ne l’écoutais plus à la fin, mes sens m'ont orienté vers son médore qui fait n'importe quoi. Pourquoi il va vers notre client là ? J'avais senti qu'il était allé derrière moi, comme tout bon lâche ; mais non, faisons un truc encore plus rabaissant, allons intimider les gens lambdas. Je me doute de ce qu'il va faire : soit l'agresser, soit le racketter lui (ben oui notre argent c'est d'abord celui des clients), soit lui casser la table, soit plusieurs de ces possibilités à la fois. Bref, il faut que j'agisse. Ni une ni deux, je laisse le vieux qui m'interpelle ; je l'ignore, je continue ma route pour poser ma main fermement sur la table de Miko, m'interposant entre lui et l'abruti qui était déjà trop près. Échange de regard. Je lui sussure entre mes dents.

- Dehors.

* :
 
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Dim 15 Avr - 19:47
Problème technique
Kyo Ji & Feng
Mon surnom prononcé ainsi, me paraissait encore plus ridicule. Il faudrait un jour que je pense à aller voir mes collègues chargé de l'infiltration pour qu'ils me fasse une fausse identité. Ca pouvait toujours servir en cas d'improvisation. Enfin bon, maintenant c'était trop tard pour le rôle que j'avais endossé avec le fameux Luo Feng. Maintenant j'étais "Miko" pour lui, et ma foi, ce petit nom semblait lui plaire. Etant donné le sourire qui était affiché sur son visage. C'était un bon point pour l'approche, le contact s'était bien passé. Pour une fois. C'était dingue quand même que mon vrai moi n'arrivais pas à se familiariser aussi aisément avec les autres. Est ce qu'il aurait fallu que je joue la comédie toute ma vie pour qu'elle soit rempli d'être vivants ? C'était un peu triste. Que peu de personnes arrivent à m'apprécier pour ce que j'étais.

- Malheureusement non...mais j'aimerai bien y aller un jour

Ca c'était la vérité. J'avais toujours eu envie de voyager mais je n'avais jamais le temps ou tout simplement pas les moyens de me payer un biller d'avion. La vie en Corée était chère et je n'avais pas le luxe de pouvoir dépenser dans des billets. Je ne pouvais que voyager à travers les films. Ou les images sur internet. Bien évidemment, il y avait aussi mon travail. Qui est ce qui s'occuperait des affaires dont personnes ne voulaient si je prenais plusieurs jours de congés ? Personne. Et les morts aussi s'ennuieraient sans moi.
Notre conversation aurait pu continuer ainsi gentiment. Mais deux lascars avaient manifestement décidés de saccager mon plan. Même si ce n'était surement pas moi qu'ils étaient venu voir. Luo me disait que tout allait bien mais je n'étais pas sourd ni aveugle. Clairement, ces hommes n'étaient pas les bienvenues dans ce restaurant. Génial. Je n'aimais pas me battre, alors je préférerais éviter de devoir me joindre à une quelconque baston. En gentil client, j'étais resté sur ma chaise, suivant la conversation qui avait lieu en mandarin. Je ne parlais pas couramment cette langue mais les images suffisaient pour me faire comprendre qu'il y avait de la tension dans l'air et que manifestement mon suspect n'avais pas rempli le contrat - ou tout autre chose vu comment son interlocuteur était en colère.
Son compatriote avait ceci dit décidé de faire son petit malin et de s'approcher de ma table. Qu'est ce que je devais faire ? Paraître effrayé ou non ? Après tout il avait pas l'air commode celui là. Pour le moment je ne faisais que le fixer d'un air las et ennuyé. Oui, c'était bien le mot. Cette petite scène m'agaçait un peu. Ce n'était pas prévu dans mon menu. Je me préparais à toute éventualité. Prêt aussi à me défendre avec pourquoi pas la chaise d'à côté. Enfin ça c'était avant que Luo ne s'interpose entre le baraqué et moi. Donnant l'ordre à l'autre de sortir.
Là, j'étais censé le regarder avec des étoiles dans les yeux en mode "mon héros !!!" ? Ou bien ? Je me retenais de rire, de mes propres pensées.

- On ne met pas dehors des clients voyons...Visiblement ce monsieur voulait manger avec moi. Que puis je y faire ? Je suis trop gentil pour refuser une invitation

Déclarais je en posant doucement ma main sur celle de Luo qui était sur la table. Décontenancé l'adversaire par des propos bizarre, c'était mon domaine de prédilection. A force de parler avec les morts, on entendait de tout. Et souvent les personnes avaient peur des fous, et disparaissaient presque en fuyant.

- Il n'y a aucune raison de se battre

Rajoutais en mandarin avec un petit sourire. Me remémorant les films pour dire quelque chose. Bon ça devait pas être la version la plus polie qui soit mais, ces abrutis allaient peut être croire que j'avais tous compris de leur conversation. Ce qui faisait de moi un public et un témoin en cas de bataille. J'avais décidément tous les bons rôles ce soir.
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