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 It's not that I hate who you are, I hate the one I became • | Ft. Gabriel ♥

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Tachibana Kôta
Âge : 30
Occupation : Chirurgien urgentiste
Situation : Il ne sait pas encore où en est exactement leur relation mais ce dont il est sur est qu'il est amoureux de Gabriel ~
Don : Télépathie
Niveau : 2
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Mar 20 Fév - 22:27

   
It's not that I hate who you are, I hate the one I became
Gabriel & Kôta

Tenue | Bien qu’ils ne l’avaient pas déclaré ouvertement, c’était évident que Gabriel et lui étaient ensemble n’est-ce pas ? Ils s’étaient avoué leurs sentiments et depuis ce soir-là, ils essayaient de se voir assez régulièrement, du moins autant que Kôta pouvait se libérer avec son travail qu’il peinait à vouloir lâcher parfois. C’était plus fort que lui, il aimait ce qu’il faisait et il refusait d’abandonner tous ces patients qui avaient besoin de lui. Il s’en excusait intérieurement souvent ou du moins, il essayait de se rattraper lorsque tous deux se voyaient, ne se gênant jamais de se coller au musicien et de l’embrasser quand l’envie y était, autant dire les trois quarts du temps. Le chirurgien était quelqu’un d’étrange, de paradoxal aussi et certainement de mystérieux au vue de comment son attitude en dehors différait de celle en dedans. Mais c’était parce que derrière cette carapace de froideur se cachait en réalité une personne sensible et affectueuse, une personne maladroite qui ne savait pas comment se comporter face au monde qui l’entourait. Gabriel était le premier individu après tant d’années à avoir réussi à toucher le coeur du médecin, à avoir réussi à lui donner envie d’avancer, de ne pas se braquer continuellement et de lui prouver que la vie valait la peine d’être vécu, que si certains l’avaient abandonné, c’était cruel de ne pas accorder une chance à d’autres qui souhaitaient se tenir à ses côtés. Ce n’était pas facile bien sûr et Kôta n’était pas encore prêt à s’ouvrir au monde entier mais au moins, il faisait de grands efforts avec le musicien puis dire qu’il ne le désirait pas serait un gros mensonge. Malgré les longs temps d’absences, il était toujours content de le retrouver parce qu’il lui manquait plus que ce que lui n’osait l’avouer à haute voix, alors en contrepartie, il le lui montrait dans ses gestes, que cela soit au travers d’un baiser, d’une caresse ou d’un câlin. Certes, il ne le faisait pas à chaque fois cependant de temps à autre, il appréciait se sentir proche du jeune homme puis réaliser qu’il était bel et bien là à ses côtés, qu’il n’était pas encore partie alors du mieux qu’il le pouvait, il se délectait de chaque instant. Surtout que lui-même ne savait pas jusqu’à quand il tiendrait bon, jusqu’à quand il parviendrait à jouer la comédie sans montrer qu’en réalité, le tremblement de terre lui avait laissé de lourdes séquelles.

Pour l’instant, Kôta se débrouillait plutôt bien. Installé confortablement sur le canapé du musicien, sa tête était posée avec délicatesse contre l’épaule de ce dernier alors qu’ils regardaient la télévision. Les informations défilaient sur l’écran et depuis quelques minutes déjà, cela abordait le sujet des dons. Un sujet encore assez tabou à l’heure actuelle mais qui attisait la curiosité de la grande majorité de la population dans le pays, certainement même dans le monde entier. A présent que lui-même faisait partie de cette communauté, il ne savait plus quoi en songer parce que d’un certain point de vue, c’était terrifiant. On pourrait le fuir pour ce qu’il était autant qu’il pourrait sûrement découvrir des choses dont il ne souhaiterait pas savoir. Un soupir quitta légèrement ses lèvres tandis qu’il écoutait ce qu’il se disait à la télévision. « C’est complètement inutile. » Commenta finalement le chirurgien de son ton habituel. « Je ne comprends pas pourquoi ils font tout un pataquès sur ces gens-là. » Cela le perturbait parce que ça le concernait, parce qu’il faisait partie de ces personnes dotées d’un don et qu’il n’était plus aussi serein qu’il avait pu l’être avant de découvrir ces nouvelles capacités. « Ils ne peuvent pas être normaux comme tout le monde ? » En vérité, si Kôta avait su ce qu’il en était de Gabriel, il se serait abstenu d’émettre ce genre de remarque cependant il s’agissait en réalité d’une réflexion qu’il se lançait plus à lui-même qu’à n’importe qui d’autre. Depuis sa plus tendre enfance, il ne s’était jamais considéré comme une personne normale et avec ce don qui lui avait offert, ça ne l’aidait pas à se voir différemment.

   
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Jung Gabriel
Âge : 33
Occupation : Chanteur de jazz / Informateur
Situation : Attaché à la hanche au Docteur Mamour
Don : Séduction
Niveau : 3
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Lun 26 Fév - 9:10

   
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Gabriel & Kôta

Tenue | Gabriel était bien. Ce n’était pas quelque chose qu’il avait pu dire souvent, ces dernières années. Et pourtant, il se sentait vraiment bien. Kota était un petit ami peu présent, certes, mais il avait cette façon d’être présent dans sa vie, simplement par un simple sms, un mot doux ou une caresse, qui suffisait au musicien pour remplir sa vie de note qu’il n’avait plus entendu depuis des années. C’était bon, d’aimer et d’être aimé en retour. C’était presque trop bien, presque trop tranquille.
Et pourtant, innocemment, il avait envie de croire que ca continuerait pour aussi longtemps qu’ils le désireraient. Que maintenant, ils en avaient assez vu ensemble, et qu’ils avaient le droit de vivre les choses qu’un couple normal vivait.
Bien sur, ils ne seraient jamais totalement normaux. Gabriel ne pouvait pas encore se comporter en public avec Kota comme il le désirait, mais entre eux, tout était naturel. Les baisers, les étreintes… Tout était presque trop facile, comme d’habitude.

Sa quiétude prit fin un soir d’hiver. L’un des rares soirs que Kota pouvait passer avec lui sans avoir à répondre aux appels de son bipeur. Gabriel était penché sur la gazinière de son appartement, faisant réchauffer les restes du repas qu’il avait fait à son père avant son départ pour son club des vétérans pour la soirée. Gabriel envisageait de présenter Kota à son père comme son petit ami. Gabriel attendait le bon moment, car c’était une chose, pour Kota, de savoir que son père était au courant de leur relation, s’en était une autre de le croiser en sortant du lit.
Il se mordit la lèvre pour ne pas rire à cette idée, certainement pas concentré sur les informations. C’est la voix de Kota qui le sortit de ses pensées.

« C’est complètement inutile. » Gabriel leva les yeux vers lui, persuadé qu’il parlait de son idée de lui réchauffer des restes. Mais Kota avait les yeux rivés sur la télévision, ou une présentatrice, soit disant journaliste experte, présentait les évolutions démographiques du pays. « Je ne comprends pas pourquoi ils font tout un pataquès sur ces gens-là. » Gabriel sentit son coeur lui remonter dans la gorge. Est ce qu’il parlait vraiment des personnes qu’il pensait ? Est ce qu’il était actuellement entrain de parler comme tous ces conservateurs qui voulaient se débarrasser des personnes qui n’étaient pas totalement comme eux ? “Ces gens là ?” demanda t’il doucement. « Ils ne peuvent pas être normaux comme tout le monde ? » La poêle lui tomba des mains sous le choc. Il ravala le sanglot dans sa gorge et lâcha un petit couinement de surpris en voyant la nourriture se répandre à ses pieds. “Ça va ça va, je ramasse.” s’empresse t’il de murmurer.
Les mots de Kota tournaient en boucle dans sa tête, sans discontinuer. Et si il savait que Gabriel, lui aussi était l’une de ces personnes ?
Il ravala sa panique et se redressa doucement. “Il n’ont pas le choix, tu sais...c’est dans leurs gênes.”
   
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Tachibana Kôta
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Lun 26 Fév - 11:08

   
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Gabriel & Kôta

Tenue | Certainement que oui, si Kôta avait su, il ne se serait pas comporté de la même manière parce que ce n’était pas Gabriel ni les autres qu’il jugeait en réalité mais lui-même. Il était contre ce don qu’il avait et qui l’inquiétait plus que ce qu’il n’osait l’avouer... Il était loin d’être cet homme invincible que son petit ami avait décrit et s’il avait fui l’attachement jusqu’à présent, c’était parce qu’il avait toujours eu peur d’être déçu, parce qu’il avait peur de perdre ce qu’il avait, il avait peur du changement aussi... Il s’était fondu dans cette routine depuis tellement d’années, c’était difficile pour lui d’avancer puis de se dire que tout à coup, sans qu’il ne s’y attende, une bombe risquait de lui tomber sur la tête. Est-ce que si Gabriel savait, il l’accepterait tel qu’il était ? Parce que le don qu’il avait n’était pas lequel n’est-ce pas ? C’était un pouvoir qui lui permettait de deviner les pensées sans que l’autre n’ait besoin de s’exprimer et il y avait des choses qu’on préférait garder secrètes tout comme lui était réticent à l’idée de tout savoir... Il y avait des sentiments qu’on refusait de clamer à haute voix, qu’on cachait par d’autres émotions, par des sourires et des regards et il ne souhaitait pas se réveiller un matin puis découvrir qu’au bout du compte, tout ce qu’il avait cru jusqu’à maintenant était faux. Kôta avait toujours été curieux des personnes dotées de dons, il les trouvait fascinant et s’il le pouvait, il y a quelques mois en arrière, il aurait souhaité étudier à leur sujet, en apprendre encore plus puis tenter pourquoi un tel phénomène se répandait dans le monde... Mais parce que lui n’était pas concerné, parce qu’il n’avait pas de doutes à avoir sur sa personne ni sur le fait qu’il pouvait décevoir une personne chère à n’importe quel moment de son existence. Peut-être que si Gabriel n’avait pas fait partie de sa vie, il aurait moins paniqué et aurait commencé à faire des recherches sur lui-même, à s’étudier puis à saisir le pourquoi du comment... Peut-être que s’il avait remarqué ce pouvoir dés sa naissance, il ne serait pas le même aujourd’hui et qu’il le contrôlerait à merveille. A l’heure actuelle, le médecin ignorait ce qu’il désirait. La simple idée d’être ainsi le rendait malade, sûrement plus qu’il ne l’était déjà et ça ne l’aidait pas à récupérer.

Un soupir s’échappa de ses lèvres tandis que ses yeux étaient rivés sur la télévision et qu’il avait commencé à râler vainement sur ces personnes là... Il était comme eux et c’était lui qu’il était en train de critiquer. Kôta ne jugeait pas, jamais, et probablement que parmi tous ces individus, il y en avait qui était extraordinaire et qui grâce à eux, la vie de certains était beaucoup plus simple. Lui n’avait pas l’impression qu’être capable de faire de la télépathie puisse être utile pour autrui. S’il était à la place des autres, il n’aimerait pas qu’on soit en mesure de lire dans ses pensées ni qu’on découvre ce qu’il avait toujours gardé enfoui au plus profond de son esprit.

Son coeur manqua un battement sous l’étonnement, bien que son corps ne réagit pas lorsque la poêle s’écrasa subitement sur le sol. Qu’est-ce que... Le jeune homme s’était relevé machinalement, un « Ca va ? » s’échappant aussitôt de ses lèvres alors qu’il avait du mal à comprendre ce qu’il venait de se passer. Ses yeux n’avaient cessé de le détailler, se perdant sur son visage lorsque son petit ami osa lui répondre que tout allait bien... C’était un mensonge. Et la réponse lui vint ensuite, sans que Gabriel n’ouvre les lèvres, il entendit tout. Un sentiment de culpabilité grimpa lentement à l’intérieur de son être tandis qu’il se traitait mentalement d’idiot parce qu’en s’exprimant de cette manière, il n’avait pas réfléchi une seule seconde que le musicien aussi pouvait faire partie de ces gens là. Et ça l’étonnait bien plus que ce qu’il ne le montrait.

Se rapprochant alors, ses doigts s’emparèrent de l’objet que le garçon tenait entre ses mains pour la poser délicatement sur le gaz qu’il éteignit aussitôt. Pour le moment, il n’avait pas spécialement. « Je sais. » Ses prunelles s’égarèrent dans les siens tandis qu’il l’observait avec attention. « Ce n’était pas la peine d’être aussi surpris par ça. » Il n’avait pas dit ça pour rabaisser chacune de ses personnes... C’est juste que lui, il aurait aimé être plus normal. « Si tu en as un, je ne vais pas te détester, encore moins te rejeter. » Jamais de la vie. Gabriel lui était devenu bien trop précieux et il lui avait déjà déclaré, il ne voulait pas que le musicien l’abandonne donc, parallèlement, il n’avait pas envie de l’abandonner non plus. « Parce que c’est ça qui t’inquiète, non ? »  

   
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Jung Gabriel
Âge : 33
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Lun 5 Mar - 9:26

   
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Gabriel & Kôta

Tenue | Les pouvoirs, la différence, ca n’avait jamais gêné Gabriel. Il ne l’avait jamais mal vécu. Ca avait toujours fait partie de lui. Il savait que des personnes qui se retrouvaient dans le même cas que lui en souffraient terriblement, car les gens avaient rapidement fait un raccourci, avaient tendance à penser que si quelque chose était différent, alors c’était forcément nuisible ou dangereux. Il avait connu des personnes qui s’étaient retrouvées à la rue pour leur sexualité, puis petit à petit pour leurs dons. Mis de coté à l’école, regardé de haut par leurs professeurs, traités avec crainte par leur famille ou leur petit(e) ami(e).
Des personnes s’étaient oté la vie quand elle avait découvert qu’elles avaient un pouvoir. Parfois, les particuliers comme Gabriel étaient un fantasme, tant qu’ils restaient loin de leur vie. Et quand il s’agissait d’un ami ou de la famille, alors les réactions étaient parfaitement prévisibles.

Gabriel avait vu ce genre de chose se dérouler dans la vie des autres, mais n’avait jamais eu à y faire face. Son père l’avait toujours accepté tel qu’il était, ses amis aussi. Si bien que son pouvoir était devenu une partie intégrante de lui, et qu’il ne s’était jamais senti forcé de l’avouer, comme un secret terrible.
Il avait baissé la garde, mais soudainement, les propos de son petit ami lui rammenait tout en plein visage. Et si c’était différent, cette fois ci, avec Kota ?

Risquait t’il de le perdre simplement pour ce qu’il était ? Le choc fut si intense et le retour sur terre si terrible qu’il en échappa sa poele, déversant son contenu sur le sol de la cuisine. Grimacant, il se baisse immédiatement pour ramasser. « Ca va ? » Le jeune homme acquiesca faiblement, ne se doutant pas qu’à cet instant, sans qu’il n’aie besoin de le dire, Kota se rendait compte de la portée que ses paroles avaient eu sur lui.
C’était dur, d’ouvrir la bouche pour exprimer son désaccord. Il savait que ca ouvrirait un débat. Il savait qu’il était maintenant indispensable de tout dire au jeune homme, pour qu’il se rende bien compte de ce à quoi… à qui il avait à faire.

Mais c’était dur, de se dire qu’il pourrait être rejeté pour ce qu’il était.

Avant qu’il n’aie eu le temps de réagir, Kota était près de lui, lui retirant toute possibilité d’occuper ses mains. Gabriel dut le remercier intérieurement, car il n’était pas certain qu’il ne se serait pas brûlé sans faire attention. « Je sais. » Le jeune homme osa seulement lever les yeux vers lui, avec la crainte d’y trouver de l’incompréhension, de la colère, ou pire, du dégout.

« Ce n’était pas la peine d’être aussi surpris par ça. » Gabriel secoue doucement la tête et retire ses mains des siennes, allant déposer la poêle dans l’évier en soupirant. « Si tu en as un, je ne vais pas te détester, encore moins te rejeter. » Gabriel se fige sur place. Avait t’il été si transparent ? Il n’ose pas vraiment se retourner pour regarder le jeune homme, alors il s’appuie sur le comptoir, tendant de garder ses jambes droites et sa respiration calme. «Parce que c’est ça qui t’inquiète, non ? »
Gabriel soupira. Décidément, Kota le connaissait bien. S’en était inquiétant, vu le peu de temps qu’ils passaient ensemble. Ils en étaient encore aux premiers stades de leur relation, et pourtant, c’était comme si le japonais lisait dans ses pensées.

“Et si c’était le cas ?” souffle Gabriel, finalement, en se tournant vers lui. “Et si je n’étais pas normal, Kota ?” Il se mord la lèvre. “Tu as dit ce que tu as dit. Est ce que tu penses réellement que les choses qui sont faites pour m’aider sont une perte de temps ?” souffle t’il. “Est ce que tu me vois autrement ?”
souffle t’il en l’observant droit dans les yeux, malgré sa crainte de le voir se détourner et partir.

   
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Tachibana Kôta
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Jeu 8 Mar - 17:08

   
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Gabriel & Kôta

Tenue | Sa maladresse finirait certainement par avoir raison de lui un jour et ce n’était pas une excuse. Lui qui était si intelligent devrait être capable de réfléchir plus rapidement avant de s’exprimer… Hors, c’était bien plus facile à dire qu’à faire. Kota rétorquait souvent le contraire de ce qu’il pensait, il se braquait à la moindre occasion et s’il n’avait pu s’empêcher de critiquer les personnes dotées d’un don, c’était parce qu’en réalité, c’était lui-même qu’il remettait en question. Comment aurait-pu se permettre de juger les autres alors que il ne pensait pas valoir plus qu’eux ? Plus jeune, c’était vrai, il n’avait jamais éprouvé de honte à juger ses camarades et les voir en-dessous de lui, parce qu’ils étaient stupides, parce qu’ils passaient leur temps à jouer aux idiots et à le critiquer lui sous prétexte qu’il avait des objectifs et qu’il souhaitait les réaliser. Plusieurs fois à l’école, on lui avait répété qu’il n’était pas comme eux, qu’il n’était pas normal et qu’il ne savait pas comment s’amuser. Probablement qu’ils n’avaient pas tort mais si on l’avait sorti de ses cahiers à l’époque, si on avait su lire au-delà des apparences, peut-être qu’on se serait aperçu que Kota n’était pas quelqu’un de méchant ni arrogant. Il était simplement maladroit et ignorait comment interagir avec les autres. Ça avait toujours été ainsi. Et il avait conscience de sa différence. Il ne souriait jamais, adoptait constamment une expression neutre, voir glaciale parfois, ses réflexions étaient directes, ils ne tournaient jamais autour du pot. Il n’aimait pas tout ce que n’importe qui de censé adorait… Les Karaokés, danser, le sport, les parcs d’attraction, les animaux, le bruit, sortir en boîte, les spectacles. Lui préférait les lieux calmes, les lieux qui enchérirait sa culture tel que les musées, les monuments historiques, les bibliothèques, les observatoires ou encore les planétariums. Les étoiles l’avaient toujours fasciné. Il pourrait passer des heures rien qu’à marcher tout seul en forêt, nullement effrayé des animaux sauvages qui pourraient l’attaquer. A chaque fois qu’il en parlait, c’était lui qu’on critiquait… Même son grand-frère parfois s’amusait à s’en moquer, déclarant qu’il était étrange mais que lui l’aimait comme ça puis que c’était bien d’avoir quelqu’un de cultiver dans la famille. Ils en étaient tous fiers… Parce que grâce à sa personnalité, grâce à ses passions et ses efforts, Kota était devenu un brillant chirurgien. Le fait de n’avoir jamais levé son nez de ses leçons à l’époque avait payé le prix et il y avait ces jours où lorsqu’il y pensait, il souhaiterait retrouver des camarades du lycée pour leur montrer ô combien il avait réussi. C’était puéril cependant cette période de sa vie l’avait énormément marqué. Il n’en avait jamais rien dit, il avait toujours pris sur lui des infamies qu’on lui causait, n’hésitant pas à les juger tous du regard néanmoins ça n’empêchait pas le fait que ça l’avait blessé autant que ça ne l’avait pas aidé à moins complexé. Il aimerait changer, parvenir à être plus ouvert d’esprit, plus accueillant et profiter de chaque chose plutôt que de s’intéresser à la science, l’histoire ou dieu ne savait quoi d’autre. Seulement, ça ne serait pas lui et il n’avait pas envie de devenir quelqu’un d’autre juste pour qu’on l’apprécie… Bien sûr, il essayait de s’ouvrir de plus bel, de donner une chance à ceux qui l’approchaient de rentrer dans sa vie mais tout n’était pas si facile non plus.

Avoir découvert ses nouvelles capacités l’avait plongé dans un sentiment de doutes intense, l’une des raisons pour laquelle, d’ailleurs, il avait fui Gabriel pendant plusieurs jours après le tremblement de terre. Parce que ça lui faisait peur, parce qu’il s’était habitué à sa vieille routine et que désormais tout basculait… Il n’avait pas songé au fait que son petit ami aurait pu être comme lui, il n’avait fait qu’imaginer qu’on ne l’accepterait pas, qu’on l’obligerait à retourner à revivre son enfance et qu’on le critiquerait encore. Naturellement, sans réfléchir, il s’était catalogué comme quelqu’un d’anormal alors que juste avant, il faisait partie de ceux qui admiraient ces personnes là. Pourquoi maintenant qu’il était l’un d’eux, il concevait la chose différemment ?

La preuve étant que non, il ne visualisait pas le musicien comme il se voyait lui. Au contraire de ce que ce dernier croyait, il n’éprouvait ni colère, ni dégoût, ni d’incompréhension… Tout ce qu’il ressentait en cet instant précis était de la surprise bien sûr mais également du regret d’avoir rétorqué toutes ces choses à haute voix sans penser aux conséquences. Son cœur se compressa machinalement quand le jeune homme retira ses mains des siennes et lui tourna quelque peu le dos… Il n’avait plus le choix désormais, pas vrai ?

Ses yeux se noyèrent dans les siens lorsque Gabriel osa lui faire face de plus bel et contrairement à son expression habituelle, une certaine douceur se reflétait dans ses pupilles, un air désolé et empli de regret également. Après un silence, le médecin finit par le regarder et secouer lentement la tête. Non, il ne le considérait pas comme quelqu’un de différent. Non, il ne le voyait pas autrement non plus. Et non, il ne l’abandonnerait pas. « Je ne te vois pas autrement » Avoua-t-il d’une voix basse, coupable. « Je me vois différemment. » Sa paume se posa machinalement contre sa poitrine afin d’appuyer ses mots et de désigner sa propre personne. « Désolé. Je ne voulais pas te vexer. » Un faible rire s’échappa de ses lèvres, empli d’émotion et de la culpabilité qu’il ressentait, sans parler de cette angoisse folle qui commençait à le dévorer. « Ce n’était pas contre toi, vraiment. » Jamais, il ne pourrait le critiquer… Le musicien était quelqu’un de tellement formidable et qu’en plus de l’aimer, il l’estimait plus que tout. « Je crois que je vais te laisser. » C’était mieux. « Pardon. » Il inclina vivement son visage avant de se précipiter vers le canapé où séjournaient ses affaires. Pour une personne qui ne s’excusait pas souvent, ça ne parut pas le déranger en cet instant précis. Mais, c’était la moindre des choses. Il enchaînait les fautes, il les répétait et alors qu’il devrait le rendre heureux, il ne faisait que le blesser.

   
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Jung Gabriel
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Mar 13 Mar - 22:27

   
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Gabriel & Kôta

Tenue | Peut être que Gabriel avait réagit un peu trop rapidement aux paroles de son petit ami. Peut être aurait t’il du réfléchir un peu avant de tout de suite imaginer le pire. Mais pouvait t’on réellement lui en vouloir quand on voyait le traitement parfois infligé aux mutants comme lui ? Toutes ses pires peurs semblaient s’être réveillées et il voyait Kota le quitter. Ou pire, le regarder avec incompréhension et dégoût. Voir douter de ses sentiments quand il saurait quelle était sa particularité.
Parce que évidemment, il allait devoir en parler, pas vrai ? La question viendrais simplement. Et pourtant. Pourtant, il n’avait pas pu s’empêcher de lever la voix alors qu’il aurait été simple de simplement baisser la tête et ne rien dire. Changer de sujet et oublier. Mais il s’était senti investi d’une mission. Et surtout d’une envie soudaine de tout dire au jeune homme. Maintenant que la peur était la, bien installée, n’était ce pas plus facile de tout dire ? De retirer le pansement d’un coup même si cela devait lui coûter sa relation ?

Il y avait quelque chose de défiant en lui qui avait envie d’affronter ce que Kota pensait réellement. Et une partie qui avait envie de se ratatiner jusqu’à simplement… disparaître.

Il avait envie de croire que l’homme qui le regardait avec une tendresse secrète saurait l’accepter tel qu’il était. Qu’il continuerait a être là pour lui quand il échapperait un plat et manquerait de se couper.
Il se détourne, tentant de calmer sa peur et sa colère, mais surtout pour se préparer pour n’importe quelle émotion il verrait dans ses yeux noirs quand il pivoterait a nouveau vers lui.

Il s’était attendu à n’importe quoi, pour être honnête : à de la peur, de l’hostilité, de l’amusement ou son habituel air impassible. Ce qu’il ne s’attendait pas à voir en revanche, c’était une véritable douceur et un peu de tristesse. Gabriel en resta totalement bouche bée, toutes les phrases pour se défendre mourrant sur ses lèvres. « Je ne te vois pas autrement » Gabriel sentit immédiatement ses entrailles se détendre et le bourdonnement dans ses oreilles se calmer. Mais alors pourquoi avait t’il l’air si triste en lui parlant ?
« Je me vois différemment. » Gabriel ouvrit la bouche pour parler, complètement abasourdi. Comment et pourquoi le jeune homme se trouvait t’il différent ? Il allait lui demander. Lui poser la question fatidique, mais le jeune homme ne lui en laissa pas le temps. « Désolé. Je ne voulais pas te vexer. » Gabriel secoua rapidement la tête, comme pour le rassurer de manière un peu maladroite tant il était chamboulé.
“Non, Kota… c’est moi…. J’ai été pris de cours et….” mais le japonais, dévoré par quelque chose que le médecin ne connaissait que trop bien, ne semblait pas vraiment l’écouter.

« Ce n’était pas contre toi, vraiment. » Gabriel le croyait. Comment aurait t’il pu ne pas le croire ? Kota ne parlait jamais autant, si ce n’est quand il était réellement sincère ou réellement perturbé. Dans les deux cas, Gabriel voulait le rassurer.
« Je crois que je vais te laisser. » Non !
« Pardon. » Gabriel parvint finalement à se tirer de sa torpeur étonnée et s’empressa de le rejoindre dans le salon, se dressant entre le japonais et la porte. “Non, Kota, voyons.” presse le jeune homme en attrapant sa main. “Je te crois, je n’étais pas fâché je… j’ai eu peur, c'est tout. Ce n’est pas quelque chose de facile à avouer et à accepter. Ça l’a jamais été.” souffle t’il. “Kota. S’il te plaît. Il faut qu’on parle.” Il l’implore, silencieusement, tenant sa main fermement. “s'il te plaît…” souffle t’il. “Ne me fuis pas.”

Il le tira doucement vers le canapé. Tirant doucement jusqu'à ce qu'il puisse s'asseoir, ne lâchant pas son poignet.
"Assieds toi..." souffle t'il. "S'il te plait ?" Il se mord la lèvre. "J'aurais du te parler de ça il y a des mois."
Il aurait dû. Dès l'instant ou ils avaient commencé à se fréquenter sérieusement quelques semaines auparavant...Il se demandait comment son petit ami réagirait exactement, quand il saurait quel genre de pouvoir il pouvait bien avoir.

   
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Tachibana Kôta
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Lun 19 Mar - 9:28

   
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Gabriel & Kôta

Tenue | C'était rare mais à lui aussi, il lui arrivait de se sentir mal, de culpabiliser, de s'en vouloir au point de souhaiter disparaître. Et c'était le cas aujourd'hui, parce que jamais il n'avait désiré blesser son petit ami, il n'avait jamais voulu le dénigrer ou lui manquer de respect. Kôta ne réfléchissait pas toujours avant de parler, les mots sortaient d'eux-mêmes sans qu'il ne parvienne à les maîtriser. Pas à un seul moment, il n'avait pensé toucher Gabriel en échappant ses paroles qui le visaient lui en vérité... Il n'avait pas songé que le musicien pouvait également avoir un don et que tout comme lui, peut-être le garçon en était complexé. Hors, à ses yeux, son petit ami n'avait pas à l'être parce qu'il était une personne formidable, que le simple fait d'exister faisait déjà de lui quelqu'un d'exceptionnel donc il n'avait pas besoin de douter. Qu'il ait un don ou non, qu'est-ce que ça changeait ? Le chirurgien était paradoxal, ou disons plutôt qu'il n'était pas en mesure d'appliquer ce qu'il pensait des autres sur lui-même. C'était trop effrayant. Puis, il n'avait pas n'importe quel pouvoir, il avait la faculté de lire dans les pensées... N'importe qui le traiterait de monstre non ? Comme à cette époque, on le catégoriserait comme quelqu'un d'anormal, on le mettrait de côté puis on n'essaierait pas de l'intégrer. Au contraire de Gabriel, Kôta n'avait jamais été un garçon extraordinaire... On l'avait aussitôt repoussé, on l'avait classé comme quelqu'un d'arrogant et de différent, tout ça parce qu'il ne savait pas comment se lier avec les autres, tout ça parce qu'il éprouvait une profonde envie de réussite. Si pendant longtemps, le médecin s'était persuadé que tous avaient tort, qu'il n'était pas si différent qu'eux, au fil des années, quand la maturité commença à le gagner, il avait commencé à s'y interroger. Certainement puisqu'il analysait le comportement des individus autour de lui, qu'il constatait en effet ne pas être attiré par les mêmes centres d'intérêts, qu'il ne savait pas comment s'amuser et que de ce fait, il préférait se perdre dans ses études plutôt qu'apprendre à sociabiliser. Il n'avait jamais eu énormément d'amis de toute façon, comment aurait-il pu découvrir de telles choses s'il n'avait personne pour lui tendre la main ? Sa route avait croisé celles de gens adorables, qui ne l'avaient pas jugé à l'apparence qu'il dégageait mais à ses gestes qu'il adressait... A ce moment-là, probablement que Kôta avait changé un peu, qu'il était devenu plus ouvert, plus souriant mais ce ne fut que de courte durée...

Gabriel était comme eux. Il était de ceux qui à leur manière, doucement, se battait pour discerner le mystère qui tournait autour de lui, pour apprendre à le connaître et être toujours présent même là où le médecin ne l'attendait pas. Il était formidable, il n'y avait aucun mot pour le décrire et grâce à lui, sa vie reprenait doucement un sens. Pour lui, Kôta avait envie de faire des efforts, de lui donner tout ce que le musicien lui avait apporté en retour hors tout ce qu'il avait su faire avait été de le blesser. Encore et encore. Comment aurait-il pu rester impassible face à cette constatation ? Il l'aimait et plutôt que le rendre heureux, il le rendait triste. Cela avait été naturel pour lui de s'excuser puis de s'en aller, il n'avait aucunement sa place ici et il ne comprenait toujours pas pourquoi Gabriel ne l'avait pas congédié plus tôt.

Se saisissant de ses affaires, prêt à partir, son cœur rata un battement à la sensation de ses doigts qui attrapaient sa main. Mais... Pourquoi ? Ses prunelles se perdirent aussitôt dans les siennes sans que son incompréhension ne s'y reflète à l'intérieur. Il ne saisissait réellement pas ce qu'il avait de si particulier pour que le musicien s'entête tant à le retenir à chaque fois. « Hum. Pardon. » Finit par céder le chirurgien, cet air coupable revenant malgré tout se nicher dans ses pupilles. « Je n'aurais quand même pas dû dire ça. » Il le suivit en silence, s'asseyant lorsque son petit ami l'invita à le faire et naturellement, tirant sur ses doigts, il l'incita à faire de même. « Je t'écoute alors. » Ses yeux se noyèrent dans les siens tandis que de son pouce qui choyait le dos de sa main, il l'encouragea à poursuivre, lui montrant qu'il ne le jugeait vraiment pas et que non, il ne le rejetterait pas. Jamais.

   
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Jung Gabriel
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Jeu 22 Mar - 16:57

   
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Tenue | La peur peut pousser à faire des choses qui dépassent notre intention réelle, blessant les gens autour d’eux au passage. Gabriel comprenait que quelque part, Kota n’avait jamais voulu faire à mal, que sa réflexion n’avait été que la traduction de sa propre détresse, maintenant il s’en rendait compte... Kota pouvait t’il, lui aussi avoir un don ? Après tout, c’est ce qu’il avait laissé sous entendre, n’est ce pas ? Comment avait t’il pu être assez aveugle pour ne pas le remarquer ? Ou peut être était ce comme Gabriel. Peut être était ce quelque chose qui ne se voyait pas, qui n’était pas palpable.
Il fallait qu’il sache. Mais avant tout, il allait devoir être sincère avec son compagnon et tout lui dire de sa propre particularité, comme il avait été trop craintif de devoir le faire auparavant.

Sauf qu’il n’en eut pas l’occasion. Le temps qu’il se remette de son choc de ces révélations, le plus jeune était déjà entrain de rassembler ses affaires pour partir. Non pas parce qu’il avait peur de lui, mais parce qu’il avait peur de l’avoir blessé.
Des sirènes se mirent immédiatement à hurler dans sa tête quand il compris ce que Kota allait faire et il ne réfléchit pas. Il l’attrapa par la main, le suppliant explicitement de rester, de le laisser s’expliquer, et peut être de se confier à lui, si il le désirait.
Gabriel avait passé des mois à essayer de se faire une petite place dans le cœur et dans la vie du chirurgien. Ce n’était certainement pas maintenant qu’il allait le laisser partir, en particulier pour quelques mots malheureux.

Il l’observe, la main bien placée sur son poignet, attendant sa réaction. « Hum. Pardon. » Le jeune homme secoue doucement la tête avec un sourire triste. “Comment peux tu imaginer que je te laisserais tomber pour quelques mots malheureux….” C’était dit avec tendresse, mais cela n’effaca en rien l’air coupable du garçon qui brisait le cœur du musicien. Kota ne se montrait pas aussi vulnérable très souvent….

« Je n'aurais quand même pas dû dire ça. » Gabriel le fit s’asseoir et se glissant à son tour sur le canapé, étirant ses grandes jambes. “C’est vrai que c’était un peu brusque, mais…. Je sais que tu ne pensais pas à mal.” acquiesce le musicien en hochant la tête comme si il énonçait une évidence, comme si sa confiance en lui était telle qu’il pouvait affirmer ce genre de choses.

« Je t'écoute alors. » C'était la partie la plus difficile. Parler. Dire ce qu’il était à voix haute. Bien sûr, il avait fait le plus dur en avouant à demi mot qu’il était un mutant mais… dire ce qu’il pouvait réellement faire, c’était une autre paire de manches. Il se pinca les lèvres et commença : “Je sais que je suis… particulier depuis mon adolescence. Je ne sais pas vraiment d’où ça vient ni comment c’est arrivé mais je sais que je peux faire… certaines choses.” il grimaça légèrement. “Je peux utiliser certains sentiments de personnes à mon égard…. Et les amplifier. Pour provoquer une attirance… ou une obsession.” souffle t’il, avant d’ajouter précipitamment. “mais ça ne marche pas sur toi, ça n’a jamais marché !” La dernière chose que Gabriel voulait à présent, c’est que Kota se sente trompé, abusé.
Il guetta sa réaction du coin de l’œil, blême d’inquiétude.


   
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Tachibana Kôta
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Situation : Il ne sait pas encore où en est exactement leur relation mais ce dont il est sur est qu'il est amoureux de Gabriel ~
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Ven 6 Avr - 21:40

   
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Tenue | Oui, Kôta avait lui aussi un don. Une capacité qui lui était apparu il y avait peu de temps et dont lui-même ne savait pas s’il l’avait déjà auparavant ou si c’était réellement son accident qui avait réveillé ce pouvoir qui sommeiller en lui. Cela n’avait pas vraiment d’importance à l’heure actuelle… Le fait était que ce don était bel et bien présent et qu’il ne pouvait malheureusement rien faire pour l’éteindre. Comme son vis-à-vis, il s’agissait d’une capacité qui ne se voyait pas, qui était à l’invisible à l’œil et que mis-à-part d’être évident dans son comportement, on ne pouvait pas deviner. Qui oserait imaginer que la faculté de quelqu’un était de pouvoir lire dans les pensées ? Personne ne souhaitait voir une telle chose arriver et jamais, ô grand jamais, avant que ça ne lui tombe dessus si soudainement, le médecin n’aurait pu concevoir qu’un tel don puisse vraiment exister. C’était invraisemblable, c’était déplacé pour les gens qui l’entouraient, c’était s’immiscer dans leur espace privée sans y avoir invité et il y avait largement de quoi le détester si on découvrait qui il était. Déjà qu’à l’origine il n’était pas spécialement quelqu’un de normal, avec un tel pouvoir, il était clairement quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on ne se gênerait pas de juger et de rabaisser si on savait… C’était réellement stupide de dévaloriser autant alors que paradoxalement, il se permettait de placer son petit ami sur un piédestal. Pourquoi vaudrait-il moins que ce dernier ? Un complexe qui l’avait toujours suivi mais qu’il n’avait jamais osé avouer à qui que ce soit… Une part de lui n’avait pas tant confiance en lui que ce que le jeune homme affichait et les différentes expériences qu’il avait vécu au cours de sa vie ne l’avait pas aidé à en gagner. Au contraire. Il était habitué à être seul, à ce qu’on ne l’accepte pas que c’était toujours difficile pour lui de se dire qu’il y avait une personne dans ce monde qui l’aimait tel qu’il était, avec ses qualités comme ses défauts. Gabriel était cette fameuse personne néanmoins ça n’empêchait pas le chirurgien de se remettre en question de se demander sans arrêt pourquoi le musicien se démener autant pour lui… Il n’avait pas l’impression d’en valoir la peine. Et pourtant… Son petit ami était toujours présent à ses côtés, il n’avait pas hésité à le retenir – encore – et le supplier de rester.

Ses yeux fixés au creux des siens, sincèrement, Kôta ne comprenait pas. Ce n’était pas qu’il avait cru que le jeune homme l’abandonnerait pour ses paroles, c’était que lui-même se reprochait sa propre attitude et de ne pas avoir réfléchi avant de parler. Et si Gabriel le voyait aussi vulnérable en cet instant, c’était parce que ses sentiments à son égard devenaient de plus en plus forts, parce qu’ils s’attachaient et que pour rien au monde, il ne lui souhaitait du mal. « Hum. » Fut finalement son unique réponse tandis qu’il s’installait sur le canapé, l’hôte le rejoignant directement. Marquant un silence, le médecin n’avait pas insisté plus, attendant que son petit ami parle, sans chercher à le brusquer. Il n’était même pas obligé de se confier si c’était encore trop douloureux et trop stressant pour lui de s’exprimer. Le pourquoi, désirant malgré tout le rassurer, lui montrer qu’il était là, qu’il ne le jugerait jamais, le chirurgien se saisit de ses doigts, les lui choyant dans une incroyable tendresse. Lui, quand on l’observait, c’était réellement le jour et la nuit… Ses gestes contrastaient tellement avec les expressions qu’il affichait constamment, c’était hallucinant.

En silence, tout d’abord, gardant son regard plongé dans le creux de ses prunelles, il le laissa s’exprimer, buvant chacune de ses paroles avant que ses iris ne s’arrondissent sous la surprise. Habituellement si inexpressif, Kôta n’avait pu cacher son étonnement à l’écoute des mots de son vis-à-vis, encore moins ce « Hein ? » qui s’était directement enfui de ses lèvres. Qu’est-ce que ça signifiait ? Evidemment qu’aussitôt le médecin avait remis leur relation en question et son cœur se compressa peu à peu avant que son petit ami ne se reprenne rapidement. « Vraiment ? » Ça voulait dire, en tout cas, que Gabriel avait déjà essayé… Mais, c’était perturbant cette histoire et en vérité, il ne doutait pas des mots du musicien. Il avait confiance en lui et il voulait croire en ces aveux qu’il lui faisait aujourd’hui. « Pourquoi ? C’est bizarre… » Peut-être que sa carapace froide était inatteignable au point où même un don n’était pas capable de la briser… Avant l’arrivée de ce garçon dans sa vie, Kôta ne s’intéressait pas à grand-chose, il n’éprouvait aucun désir pour qui que ce soit, aucune envie de s’attacher et probablement que ce bouclier qu’il avait naturellement porté l’avait protégé de ce pouvoir. « Merci. » Pour s’être confié, pour avoir pris le courage de lui dire et pour continuer de croire en lui malgré les aléas qui ne faisaient que s’immiscer entre eux ces derniers temps. Une douce et fine esquisse étira légèrement ses lèvres avant qu’elles n’aillent embrasser tendrement son front. Sûrement que lui-même ne s’en rendait pas compte mais il souriait plus souvent ces derniers temps… Comme à cette époque. « Mais n’en profite pas pour en draguer d’autres, je te surveille ! » Ses sourcils froncèrent alors que cette fois-ci, son expression fut plus taquine, signe évident qu’il plaisantait, qu’il ne faisait que le taquiner. La confiance qu’il ressentait pour ce jeune homme était immense. Tellement plus encore. Gabriel était celui qui le rendait meilleur un peu plus chaque jour, comment pourrait-il se permettre de douter de lui ne serait-ce qu’une seconde ?


   
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Jung Gabriel
Âge : 33
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Mar 10 Avr - 16:47

   
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Tenue | Gabriel n’était pas habitué à être rejeté. Il avait toujours été le gamin populaire, même à l’école, quand le racisme ordinaire fusait tous les jours. Il était presque impossible de le détester. Pas à cause de son pouvoir, mais simplement parce qu’il savait caresser les gens dans le sens du poil. Quand il s’était rendu compte qu’il était différent à cause de son don, il ne s’en était pas réellement préoccupé. Il avait décidé d’en parler simplement aux personnes de confiance (sa famille et ses meilleurs amis, donc, et d’oublier tout le reste). Peut être que finalement, il n’avait aucun mal à accepter son pouvoir parce que ca avait quelque chose de réminiscent de son coming out.
Le risque d’être dévisagé, d’être traité comme quelqu’un de bizarre, d’anormal, voir de contagieux et de malade, il avait déjà connu, ce qui ne l’avait jamais empêché de crier haut et fort qui il était.
Peut être que finalement, jusque là, il avait eu beaucoup de chance de tomber sur des gens tolérants. Et finalement il espérait avoir la même chance avec son petit ami qu’il aimait réellement et qu’il ne voulait pas perdre.

Finalement, il se rendait compte, dire qu’il avait un pouvoir n’était pas la chose la plus dure.
Ce qui était le plus dur, c’était d’attendre la réaction du jeune homme sur la nature de son pouvoir. De le voir le juger, ou s’être senti manipulé.

Kota fut étrangement sa source de confort pendant tout son récit. Il était sa bouée, son ancre. Regarder dans ses yeux et tenir ses mains le rassurait actuellement réellement. Peut être parce qu’il était maintenant certain que le jeune homme était aussi bouleversé que lui. Que lui aussi, peut être, il avait quelque chose à cacher. Il espérait que le fait de se confier lui donnerait la force, lui aussi, de lui dire.
Finalement, c’était sans doute une bonne chose, ce reportage, cette phrase mal placée, car il n’aurait pas su comment l’aborder autrement. Il l’aurait repoussé éternellement, et si ils devaient être ensemble, tous les deux, ils devaient le faire sur des bases saines.

Après tout….ils avaient vu pire, n’est ce pas ?

Le jeune homme commença donc à s’expliquer, parlant de son don et de ses effets sur l’esprit des gens. Quelque chose qui pouvait paraitre malsain, voir traître. Il le savait. Et les yeux du plus jeune ne tardèrent pas à lui faire comprendre qu’il pensait exactement à ça « Hein ? » Gabriel manqua de trébucher sur ses mots, s’imaginant exactement ce qui devait se passer dans sa tête, à cet instant . Alors il s’empressa de compléter son histoire, de lui dire que son don n’avait jamais marché sur lui, dès le début? « Vraiment ? » Le jeune homme se mordit la lèvre, comme devinant sa question dissimulée. “J’avoue qu’au début...j’étais comme ça. J’aime les défis, et j’avais tendance à utiliser mon pouvoir pour avoir ce que je veux. Je n’en suis pas fier, tu sais. Mais à l’instant ou j’ai essayé, ca a juste...bloqué.” Il prit une pause. “Je ne l’ai pas utilisé une seule fois depuis que je t’ai rencontré.” Quelque chose dans sa voix était profondément sincère, comme s'il énonçait un fait.

« Pourquoi ? C’est bizarre… » Gabriel secoua brièvement la tête, tenant un peu plus fort les mains du jeune homme, comme de peur qu’il les lui retire. “Ce n’est pas si étonnant. Mon don ne marche pas basé sur rien.” souffle t’il “Il augmente des sentiments déjà naissants, il ne peut pas en créer. Et… parfois, il y a des personnes qui ont une force d’esprit si grande que le don ne les atteint pas.” Gabriel les comptait sur les doigts de la main, mais elles étaient bien réelles, et Kota en faisait partie.

« Merci. » Gabriel laissa presque échapper un soupire de soulagement, comme si un poids énorme se soulevait de sa poitrine en le voyant sourire. Alors il ne lui en voulait pas, n’est ce pas ? Il ne voulait pas partir. Le sourire que Kota eut en retour du sien était plein de fossettes et presque si brillant qu’il aurait put rivaliser avec le soleil.
« Mais n’en profite pas pour en draguer d’autres, je te surveille ! » Gabriel leva les yeux au ciel et rit doucement. “Je n’en aurais même pas l’idée. Pour quoi aller chercher ailleurs ce que j’ai en mieux ici ?” souffle t’il avec une sincérité déconcertante, liant ses doigts au sien.
Après quelques secondes de silence, Gabriel finit par demander. “Kota…” souffle t’il. “Je sens que quelque chose ne va pas. Pourquoi...pourquoi est ce que j’ai la sensation que tu te détestes ?”
   
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