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 Do you remember the first time we met ? ft. Kang Yu Jin

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Kang Bo Yung
Multicompte : Park Beverly
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Sam 6 Jan - 1:04
Sourire plaquée sur tes lèvres, tu attendais avec une impatience non-feinte la fin de cette matinée. Pourtant rien ne la différenciait des autres, tout était pareil. Des piques acérées de ton patron à ses gestes déplacés à ton égard, en passant par tes courses répétées en talons hauts. Non, ce qui changeais c'était ce que tu allais faire dans l'après-midi. Rien que d'y penser, une boule se glissait dans ta gorge, bloquant efficacement toutes tentatives pour toi de manger ou même respirer quand tu portais trop ton attention dessus. Tu restais horriblement angoissée pour un rien, encore plus quand ça concernait ce que tu aimais le plus en ce monde : ta famille. Avec la mort de ton père, il ne restait qu'une personne, Yu Jin, qui jusqu'à aujourd'hui ne savait même pas que tu existais. Mais ce que tu avais vu, la pensée qu'elle pouvait mourir... Ça changeait toute la donne. Encore plus quand tu savais par ton don que tu la croiserais cet après-midi.

Tes visions mentaient souvent, mais celle-ci, tu avais la certitude qu'elle se réaliserait et cette certitude t'angoissait. Parce que ton amour pour ta petite sœur avait beau être sincère, tu avais beau savoir énormément de choses sur elle, la réciproque n'était pas vraie. Il était simplement inenvisageable pour toi d'aller la voir et de lui dire « Bonjour, je suis ta grande sœur, abandonné à la naissance par nos parents. Je sais tout de toi, parce que j'ai un don de prémonitions. D'ailleurs, tu vas bientôt mourir, ravie de te rencontrer ! ». Non tu ne le pouvais pas.

Soupirant, tu t'assuras une dernière fois que tout était bon, les dossiers rangés comme il fallait, les rendez-vous de ton patron décalé à d'autres jours et tout pleins d'autres choses avant de finalement quitté le bâtiment dans lequel tu travaillais et te faisais exploiter. Si ton après-midi était libre, c'était simplement parce que ton imbécile de patron ne souhaitait pas travailler. Connard. Parce qu'au fond, cela ne te causait que plus de soucis et de boulot, mais pas pour aujourd'hui. Aujourd'hui, tu allais enfin voir ta petite sœur.

Rentrée chez toi, tu t'étais changée, passant quelque chose de plus agréable à porter, plus confortables. Adieu les talons hauts noirs, bonjour baskets blanches. Ta jupe stricte fut troquée pour un jean bleu claire et ton chemisier par un gros pull gris. Cela t'empêchait de penser mais alors que tu t'observais dans la glace, tes yeux dérivèrent sur ton pendentif qui reflétait la lumière de la pièce dans le miroir depuis ta poitrine. Sans pouvoir t'en empêcher, tu l'ouvris, souriant tristement à la photo de droite.

« Je vais finalement la rencontrer papa... »

Il avait toujours dit que cela arriverait. Tes yeux dérivèrent sur l'image à gauche et c'est plus déterminée que tu refermas finalement le bijoux. Tu ne fuirais pas cette fois même si tu ne dirais pas totalement la vérité. Après un dernier regard sur ton maquillage, tu prix finalement ton matériel à dessin et un sac pour ranger tes papiers et ton téléphone. Il était temps de partir. Mais arrivée à la porte, une brusque montée de panique te fis t'arrêter. Ta main sur la poignée, tu t'y raccrochais, cherchant désespérément à calmer ta respiration erratique. Pourtant, tu n'avais aucunes raisons de paniquer ainsi, de te sentir apeurée. Mais au fond, tu l'étais par peur de la perdre comme tu avais perdu ton père. Tu étais terrifiée par la simple idée de t'attacher encore plus à elle, de devoir lui mentir et qu'elle le découvre te rejetant. De t'attacher un peu plus à elle, alors que tu n'arriverais probablement pas à la sauver.

Ça te prit quelques minutes pour réussir à te calmer mais finalement ta respiration se fit plus calme et ta prise sur la poignée de ton appartement se fit plus faible. Cela n'empêchait pas tes mains de trembler mais cela, tu n'y pourrais rien. C'est déterminée que tu quittas finalement ton logement pour te rendre dans ce parc que tu connaissais si bien pour y passer de nombreuses heures quelques soit la saison. C'était ton endroit préféré pour dessiner, tu le trouvais reposant, réconfortant. Ce n'était peut-être pas plus mal que votre première rencontre se fasse dans cet endroit que tu connaissais, que tu appréciais et dans lequel tu te sentais libre.

Le chemin, tu le fis rapidement, pressée d'arriver au final. La peur était remplacée par l'excitation à mesure que tu avançais. L'excitation de voir enfin ta petite sœur, celle qui partageait le même sang que toi, en chaire et en os, bien vivante et surtout devant toi. De pouvoir la toucher si l'envie t'en prenait. La serrer dans tes bras, comme tu voudrais le faire depuis de nombreuses années. Même si cela ne serrait pas pour maintenant. Non plus tard, bien plus tard. Quand tu l'aurais tiré des griffes du destin, et ça, peu importe le prix. Tu avais perdu ton père, tu ne pourrais jamais sortir vivante de la perte de ta petite sœur, si jamais ta vision se réalisait.

Serrant plus fort ton carnet contre toi, tu franchis enfin les portes du parc. Il était grand mais ta vision avait été assez précise – pour une fois – pour que tu saches où bien te rendre. Et cela ne manqua pas : elle était la, face à toi, immobile, perdue dans ses pensées. Ce qui te frappa à ce moment là c'était qu'elle était belle. Bien plus belle que dans tes visions. Tes yeux qui étaient habitués à voir les moindre détails chez une personne, grâce au dessin, faisaient de même avec elle mais plus qu'un soucis de réalité, tu cherchais à graver avec précision les traits de son visage dans ta tête. Mais une idée germa aussitôt : pourquoi graver les traits de son visage dans ton esprit, quand tu pouvais le faire sur le papier.

Comme aucun banc n'était libre, tu t'assis à même le sol, contre un arbre. Tes yeux ne la quittait pas, tu n'y arrivais et c'est à l'aveuglette que tu te saisis de ton matériel. Tu craignais que si tu ne détaches ton regard d'elle, elle disparaisse. Purement et simplement. Puis tu te mis à dessiner. Comme à chaque fois, tu plongeais dans ton univers. Tout disparaissait sauf ce que tu dessinais et ledit dessin. Tes gestes étaient précis alors que tu mettais sur papier la ligne de sa mâchoire, que tu traçais sans trembler la courbe de ses sourcils. Ses yeux perdus dans le vagues furent aussi couché sur le papier autant que ses cheveux bougeant doucement par la légère brise fraîche vu la saison. Ta sœur était magnifique, et tu ne pouvais en douter.

Plus elle se rapprochait, plus cette constatation s'imposait dans ton esprit... Pardon ? Tes yeux s'écarquillèrent un peu quand finalement, tu te redis enfin compte qu'elle se dirigeait vers toi, semble-t-il, décidée à te parler. Mais ça ne devait pas se passer comme ça, non pas du tout. Tu devais aller la voir, la saluer, faire connaissance. Sauf que tu t'étais laissée entraîner par ton envie de mettre sur papier ce que tu voyais. Comme tu t’en voulais à présent, alors que tout aurait put se dérouler à merveille, tu faisais l'idiote à la dessiner, anéantissant par la même toutes tes chances d'instaurer un début de relation. Elle penserait sûrement que tu étais une sorte de stalkeuse.

« Pardon ? »


Complètement prise dans tes pensées, tu venais juste de réaliser qu'elle venait de te poser une question, que tu n'avais pas entendue. Mais tu n'étais pas sûre que la faire répéter t'aiderait tellement le bruit de ton cœur battant trop fort était assourdissant pour tes oreilles. Tu semblait vouloir disparaître derrière ta pochette à dessin posée sur tes genoux, éviter à tout prix son regard dans lequel tu ne voulais pas lire l'irritation. Est-ce que tu allais même pouvoir survivre à cette confrontation ?
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Kang Yu Jin
Âge : 21
Occupation : Étudiante (langue étrangère appliquée) / Assistante et modèle photo pour Hyun Su
Quartier : Haeundae
Situation : She makes my heart beat loud enough to make me feel alive ♥
Don : Omnilinguisme
Niveau : 10
Multicompte : Ryu Lucas, Lee Dae Won, Nobira Takuya, Ban Min Hwan
Voir le profil de l'utilisateur http://awib.forumactif.com/t212-kang-yu-jin
Sam 20 Jan - 19:02


► october 2017, yongdusan park, nam ♠ do we know each other?
Do you remember the first time we met?
yu jin & bo yung
D'un bon, je me réveille, à bout de souffle. Un autre cauchemar, sans doute. Ils sont de moins en moins présents, c'est positif; et ils le sont encore moins quand je dors aux côtés de Somi. Mais pas aujourd'hui. Je suis dans mon lit, seule. Je pourrais aller réveiller Adem, lui dire que j'ai encore fait un cauchemar, mais il n'a pas beaucoup dormi lui non plus. Juste avant de m'endormir, je l'entendais parler à quelqu'un qui en avait besoin. Comme quand il m'a parlé quand j'avais besoin de lui. Je ferme les yeux et je prends plusieurs grandes respirations. Les images de la lettre que l'hôpital de Séoul a fait parvenir à l'université concernant l'état de santé de maman me reviennent en tête. Je lance mon oreiller au mur, énervée. Ces temps-ci, ce cauchemar revient souvent. Pourtant, j'essaie d'écrire à maman le plus régulièrement possible. Même si c'est difficile. Même si j'ai envie de prendre mes distances pour une raison que j'ignore. C'est idiot. Je sais qu'elle va bien, mais on dirait que mon cerveau veut me jouer des tours. Saloperie.

J'arrive à me rendormir, mais le réveille-matin de mon téléphone sonne après ce qui me semble n'être que quelques minutes. En grognant, je me lève finalement pour essayer de me préparer au moins un minimum. Oui, même si je n'ai qu'un cours aujourd'hui et que l'envie de sécher ne manque pas. De toute façon je sais bien qu'Adem n'apprécierait pas. Tout comme il ne serait pas content s'il avait découvert que j'étais partie de l'appartement sans manger une miette, mais bon. L'appétit ne vient pas, même que j'ai la nausée; mon rêve passe en boucle dans ma tête, je m'inquiète. Je mordille l'intérieur de ma lèvre de temps en temps tout en serrant le poing pour tenter de penser à autre chose. Finalement, aller en cours était peut-être une bonne idée. Un faible grondement d'estomac se fait entendre, et en soupirant j'entre dans la cafétéria de l'université avant d'aller en classe. J'attrape quelques trucs facile à manger en marchant : un muffin, un ou deux biscuits, une bouteille de jus d'orange, des barres de chocolat.

En attendant que le cours commence, je prends mes achats en photo. Comme ça, si Adem me confronte, je lui dirai que je n'ai pas eu le temps, blablabla. Mais bon. Cours ou pas, le rêve ne s'estompe pas dans mon esprit. Heureusement pour moi, le professeur ne semble pas noter mon absence totale psychologique et ne me pose pas de questions pièges. De toute façon, j'ai à peine retenu la matière du jour. Des trucs en japonais, je ne sais pas trop. Le devoir sera facile peu importe mon attention en cours, je le sais. Les mots sont de plus en plus facile à comprendre. Selon Alium, je ne maîtrise pas encore mon don. Mais presque. Le soucis, c'est d'écrire. Mais j'y arriverai. Je le sais.

Le cours finalement terminé, même après avoir mangé la plupart de mes provisions, mon estomac se remet à gronder de plus belle. Une véritable symphonie de la faim. Mes pas m'ont mené vers la supérette la plus proche, mon corps presque en manque de ramen. Et un ramen plus tard, mes pas continue de me guider au travers la ville, sans que je sache réellement où je vais. Tout ce que je sais, c'est que je n'ai pas envie de retourner chez moi. Pas tout de suite. Je reconnais les traits de Nam, les multiples bars et les appartements comme celui où Saki et Hyun Su habitent. Puis le parc, là où Hyun Su m'a déjà emmené pour m'apprendre la photographie. Ça serait un peu idiot de chercher la fleur exacte que j'ai utilisé comme modèle, elle est sans doute partie. Mais elle n'était pas très loin d'un banc, et mes jambes commençaient à me supplier de prendre du repos. Alors me voilà, assise.

Je regarde un peu dans le vide, comme si j'essayais d'analyser le parc. Le comparer à mes souvenirs. Un parc d'été n'est pas aussi terne qu'un parc d'automne, mais le parc d'automne offre une toute autre image et une toute autre vie. Quelques feuilles colorées virevoltent, dansent dans les airs. C'est à croire que ce parc était la solution pour arrêter de m'énerver avec ce cauchemar concernant... maman? Mes sourcils se froncent alors que mon regard se fige en direction d'un arbre. Qu'est-ce qu'elle fait là, assise sous l'arbre? Elle va attraper froid! C'est un peu idiot que sa santé me soit venue en tête avant n'importe lequel questionnement, comme le plus logique. Pourquoi n'est-elle plus à Séoul?

J'ai pris mon courage à deux mains et je me suis relevée d'un bond. Est-ce qu'elle est réellement là? Peut-être que ce n'est qu'un mirage. Peut-être que je deviens folle. Une genre de punition pour avoir bu autant d'alcool dans la dernière année. Plus je m'approche de l'arbre, plus je réalise que cette personne qui est là est bien réelle. Et plus, malgré moi, je m'inquiète. « M... Maman? » Elle relève les yeux, me demande pardon. Et là je réalise que j'ai été idiote. Maman n'est pas à Busan, évidemment. Mon coeur se met à battre la chamade suite à ma connerie. « AH um j-je suis désolée! Je... je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. » Maman ou pas, le sol devait quand même être froid. Il ne neigeait pas encore, octobre, c'est un peu trop tôt. « Est-ce que vous voulez vous asseoir ave- » Je me tourne pour désigner mon banc, mais quelqu'un s'y assied. « Oh, le banc... » Tant pis, je m'assieds au sol avec elle. C'est le seul endroit qui reste, de toute façon. « Désolée, je ne vous dérangerai pas... » Et je sors le devoir que je venais tout juste de recevoir, essayant de m'y attaquer.
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne

_________________
i sing to the rain, i swear to the rain
can you feel it too? ▬ can you feel it by looking at my eyes? does your breath stop when you’re next to me? does your head go blank and dizzy? a feeling that wraps around your body like hot fireworks; do you feel the same way?
(c) bat'phanie
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