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 As always, you're mine... [Ft Jung Ran]

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Nobira Kotarô
Âge : 27
Occupation : Tueur à gages et étudiant à ses temps libres
Quartier : Busanjin
Situation : Célibataire
Don : Projection mentale
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Ven 29 Déc - 1:59
As always, you're mine...Un jour où je n'ai rien à faire, à part vaquer à ma fausse vie d'étudiant. J'ai du m'habituer à ce genre de journée. Alors quand je suis dans mon appartement, au lieu de rester là à ne rien faire je m'entraîne aux arts martiaux comme je le faisais au Japon avec mon père et mes jeunes frères. Je n'ai pas de cible mouvante pour m'entraîner, mais mon mur me suffit et fait mes poings et mes pieds s'endurcir à chaque coup que j'envoie contre le mur. J'ai déjà fait un trou dedans, mais je m'en contre fiche complètement. Je m'entraîne aussi au combat avec des armes blanches, et malheureusement je ne peux m'entraîner avec les armes à feu, même si cela aurait pu être drôle dans un sens... Une balle perdue,
c'est toujours drôle à mon avis.

La nuit commence à tomber, et depuis que je suis rentré je n'ai pas arrêter de m'entraîner. Je me déshabille donc, laissant mes multiples cicatrices se profiler dans le miroir, et avant toute chose, je prend ma plus belle lame... Avant de me lacérer le bras. Je n'y vais pas trop profondément afin de ne pas me faire de blessures trop sérieuse, puis une fois finit je nettoie ma lame et la range avant de me rendre à ma salle de bain.
Je prend donc une douche, et commence à penser calmement à tout ce qui m'a amené ici, à Busan. A toutes ces histoires de trahison, de fuite... Je repense aussi à Chiyo. Quand je me dis qu'elle pourrait être dans cette ville, ces pulsions à son égard me gagnent à chaque fois. Je me souviens de ces moments où je l'observais... Quand elle marchait, quand elle dormait... Quand elle se douchait. Un léger sourire sadique me gagne à ces pensées. J'aimerais lui faire subir mille et une chose, avant de devoir la tuer... Et même, je tuerais Hanzô avant elle. Pour lui montrer qu'elle est à moi, que je devrais être le seul homme dans sa vie.

Je crois que ce soir encore, je vais devoir assouvir mes désirs au Fuzzy Navel...


C'est donc habillé convenablement que je me retrouve devant cet établissement, le Fuzzy Navel. Personne n'est là pour me surveiller, et je dois bien avouer que cela est fort bien plaisant à certains moments.Et puis, ça ne m'empêche pas de me concentrer sur ma mission principale alors... Pour une fois dans ma vie, je peux bien me faire plaisir. N'est-ce pas ? Comme d'habitude, les danseuses ne m'intéressent pas. Je préfère... Taper dans le vif du sujet.  Alors j'avance dans le club, allant voir les bonnes personnes qui sauront me guider au bon endroit. Et bingo...
Une hôtesse plutôt charmante me mène à ce qui semble être l'arrière boutique. Il y a plusieurs chambre, et elle m'emmène à la numéro onze. Elle m'ouvre la porte, me demandant gentiment de bien vouloir m'installer et de me mettre à l'aise, ce que je fais. Je m'assois, et j'attend celle qui doit me satisfaire.

Je l'attend avec une envie des plus folles...
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Lee Jung Ran
Âge : 24
Occupation : escort de luxe, strip-teaseuse (fuzzy navel) et hotesse (velvet)
Quartier : Busanjin
Situation : fuit toute relation sérieuse
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Niveau : 5
Multicompte : yoo myeong hee, gao hwa young, moon sakura, min in hye & wang mei
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Jeu 4 Jan - 22:49
as always, you're mine
chiyo & kotarô

Mes peurs étaient grandes, nombreuses et ne cessaient de me ronger. Pourtant il fallait que j'aille de l'avant et que je reprenne une vie normale. Du moins si l'on pouvait considérer la vie que je menais de normale. Avoir fuit le Japon pour la Corée et devenir escort car c'est le seul métier rentable sans diplôme qu'il m'était permis de faire est une situation qui sort de la normalité. Quoiqu'il en soit, on dit qu'il faut toujours remonter à cheval sitôt que l'on en tombe. Une semaine après que ce pervers sadique m'aie violée, j'ai tenté de reprendre mes activités en commençant par le strip-tease. L'activité d'escort n'a reprit que depuis une semaine, alors que mes collègue ne cessaient de dire que l'on me quémandaient et que les fêtes amenaient toujours de nombreux clients. Au sein du Fuzzy Navel j'étais June, l'escort la plus douée et la plus demandée par ces chers mâles. Dans la loge, mon regard se porta sur mon propre faciès dans le miroir. J'étais des plus apprêtées. Un client m'attendait depuis peu. L'hôtesse qui l'avait mené à sa chambre m'avait choisit puisqu'il semblait fort charmant. Ici peu de filles s'entraident et il règne la loi du plus fort. Heureusement pour moi, j'avais su me mettre cette petite hôtesse dans la poche dès son arrivée. Il est simple de contenter une fille aussi vénale et manipulable qu'elle. Offrez-lui du dior, du chanel et ces autres marques de luxe et vous serez certaine d'être une reine pour elle. Je glissais un kimono pratiquement transparent par-dessus mes sous-vêtements en dentelle et mes portes-jarretelles. J'enfilais mes talons et ajoutais la touche finale: un pique qui retenait mes cheveux grossièrement. Généralement les homme aiment le retirer pour voir une cascade de cheveux retomber dans mon dos. Je prête toujours attention à ce genre de détails, il sont ce qui fait toute la différence.

Avançant avec une douce lenteur jusqu'à la chambre onze, on me donna quelques bouteilles d'alcool juste avant que je n'entre. Monsieur avait payé pour un temps indéterminé, aussi dans ces conditions une hôtesse se devait de refermer derrière moi et seul le client pourrait ouvrir à nouveau la porte. J'entrais dans la pièce, laissant le bruit familier de la serrure tinter à mes oreilles avant de m'avancer jusqu'à la petite table pour poser les bouteilles. Je ne vis que ses jambes, dans un premier temps. Aussi je commençais mon discours habituel tout en laissant couler mon regard de ses jambes à son visage. « J'espère que Monsieur saura être satisfait pour cette soir... » Ma voix s'étrangla lorsque mes yeux croisèrent les siens. Cet homme était reconnaissable entre tous. Kotarô. Par réflexe je reculais, manquant de tomber à la renverse. Sans réfléchir, je me dirigeais de dos vers la porte avant de réaliser que j'étais enfermée avec lui. Sur tous les clients possibles et inimaginable, il avait fallu que je tombe sur lui. Oubliant mon coréen, je m'exprimais à présent dans un japonais totalement fluide. « Comment m'as-tu retrouvée ? T'es là pour me tuer, c'est ça ? Père t'as envoyé me retrouver pour avoir ma peau. » Mes jambes tremblaient sous la peur et l'appréhension. J'étais partagée entre le désir de l'avoir pour moi et celui de le fuir à toute jambe puisque ma vie en dépendait. J'aurais tant aimé qu'il ne soit pas aussi fidèle à notre père. J'aurais tant aimé qu'il puisse fuir à l'image de Takuya pour vivre en paix à Busan. Et, qui sait, peut-être même vivre à mes côtés. Mais je le connaissais bien et je savais que jamais il n'oserait trahir notre père. « Je ne mourrai pas. Sois en certain. » J'allais me battre, même sans arme. J'allais donner toute mon âme pour rester en vie. Jamais le père Nobira ne gagnerait. Jamais.
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“Some girls want to be a princess when they grow up. I wanted to be in a bad bitch girl gang. And I was more addicted to self destruction then to the drugs themselves... something very romantic about it”
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Nobira Kotarô
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Sam 6 Jan - 13:47
As always, you're mine...Assit de manière lasse sur le canapé plutôt confortable, j'attends patiemment cette fameuse hôtesse. J'ai entendu dire que cette June faisait des prouesses avec son corps, et je compte bien expérimenter certaines choses... Je sais qu'avec le montant que j'ai payé, on ne devrait pas trop me tenir compte de faire un écart de conduite ou deux... Je crois ? Au pire des cas, si l'on vient dans le but de me virer du club, je saurais les remettre à leur place. C'est-à-dire au sol avec quelques os de cassés.
Je regarde un peu partout, jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Je reste de marbre, voyant l'hôtesse et son corps sublime se profiler devant moi. N'ayant pas le temps de détailler son visage, je la laisse poser la bouteille sur la table basse puis... Sa voix me semble anormalement familière. Mes yeux ne la lâchent pas une seule seconde. Cette voix, je peux la reconnaître entre mille. Puis mes doutes se volatilisent lorsque cette charmante June relève son visage en ma direction. Mes yeux restent plongés dans les siens un moment, mais je ne dis rien la regardant agir. Je l'observe encore et encore. Je la vois reculer mais je ne fais pas attention à ce qu'elle me raconte. Actuellement, j'ai autre chose à faire que d'écouter ses minables excuses ou me dire qu'elle ne se laissera pas faire.

Chiyo finit par se heurter à la porte derrière elle, réalisant sûrement qu'elle est prise au piège avec moi. Mes yeux se baladent encore sur son corps presque entièrement découvert, jusqu'à se poser sur ses magnifiques jambes devenues toutes tremblantes à cause de ma simple présence. Et étrangement... Je trouve tout ça fort excitant. Alors qu'elle énonce sa dernière phrase, je la coupe au milieu dans un japonais aussi fluide que le sien.

"Alors comme ça Chiyo... S'est enfuie, a trahi sa famille et s'est rendue à Busan... Pour devenir une escorte de luxe appelée June. La meilleure escorte, qui plus est." Je souris puis finit par me lever afin de m'approcher d'elle au plus près possible. Mes yeux se plongent dans les siens, avant de descendre sur son cou puis sa poitrine. Je me mord la lèvre, et mes yeux finissent par remonter se plonger dans les siens. "C'est risible, tu ne penses pas ? Tu m'as abandonné... Pour devenir une pute. La lâcheté te va si bien enfin de compte..." Une de mes mains vient se loger dans ses cheveux, les caressant délicatement avant de venir sur sa joue. "N'aies crainte Chiyo... Je ne compte pas te tuer maintenant. Ce serait trop simple... Et mon sadisme ne serait pas comblé, non. Avant, je vais tuer Hanzô. Je sais qu'il est en ville, il est un livre ouvert pour moi. Puis, je le tuerai de la manière la plus horrible qui soit."
Mes pulsions se font de moins en moins contrôlables, tout ce que j'aimerais lui faire me revient en tête et me connaissant je n'ai pas très envie de les retenir une fois de plus... Personne n'est là pour me surveiller ou me retenir. Ma main libre vient claquer ses fesses avant de descendre un peu plus sur sa cuisse encore tremblante. J'approche mes lèvres de son oreille afin de lui murmurer quelques mots.

"Les sentiments, ça rend faible." Mon regard change du tout au tout, laissant une colère sans nom changer mon visage. Mes mains viennent saisir les siennes pour la plaquer contre la porte. "Regardes-toi, tu fais de la peine à voir. Où est passée Nobira Chiyo ?! Tu vends ton corps pour survivre, tu es devenue pitoyable... Regardes-toi, tu trembles comme une feuille alors qu'avant tu m'aurais déjà mis au sol. Je pourrais faire ce que je veux de toi..."

Absolument tout ce que je veux...
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Lee Jung Ran
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Lun 8 Jan - 0:30
as always, you're mine
chiyo & kotarô

Ma main se posa à plat sur la porte, parfaitement impossible à déverrouiller. La vie semblait se moquer de ma personne. Me retrouver enfermée avec ces mâles inconnus n'avait jamais été un problème. Avec eux je n'avais jamais été prise au piège, tout comme je n'en avais jamais eut la sensation. Pour la première fois depuis bien longtemps je me sentais totalement prisonnière. Dans ma jolie prison japonaise il m'avait été possible de fuir. Ce n'était à présent plus le cas. Même la fuite n'était plus en option. Avec les années j'avais fini par oublier combien la vie était un combat de chaque instant. Le bonheur récent d'avoir retrouvé Hanzô -ou plutôt Takuya- m'avait fait oublier cette foutue épée en équilibre sur ma tête. J'aurais dû être plus méfiante, prendre plus de précautions. J'aurais dû prendre ne serait-ce qu'une arme avec moi, ce doux couteau papillon que je sais si bien maîtriser. Mon corps tétanise à l'entente de ses première paroles et mes jambes se remettent à trembler lorsqu'il se lève pour s'approcher de moi, détaillant mon visage et mon buste. Il continuait sa tirade, crachant des mots plus forts et douloureux les uns que les autres. Je les imprimaient dans mon esprit comme on marque la pierre. Sa main passe de mes cheveux à ma joue et il m'est impossible de retenir un soupir. Mon corps est partagé entre le désir de l'avoir plus près de moi et celui de le pousser à terre pour qu'il ne me touche plus jamais. Mes anciens désirs à son égard renaissent et se mêlent à la haine que j'éprouve pour les Nobira. Les mots qui suivent me tuent toujours plus à l'intérieur. Lorsque sa main claque mes fesses j'émet un grognement réprobateur. Les autres paroles se perdent doucement dans la pièce alors que je me focalise sur une seule idée: sauver Takuya de ses griffes. Avec lenteur je glisse ma main par dessus la sienne qui, elle, est toujours posée sur ma cuisse. La proximité fait battre mon coeur mais j'ignore si c'est de rage ou de peur. Ou peut-être d'un désir renaissant. Quoiqu'il en soit, des mots saccadés et féroces glissent de mes lèvres. « Jamais tu ne touchera à Hanzô. Jamais. » Mes mains s'agrippent aux siennes alors qu'il les maintiens collées à la porte. D'un geste vif je glisse l'avant de mon pied derrière sa cheville pour le tirer vers moi, le faisant ainsi tomber en arrière. Avec la force du geste je tombe à la renverse sur son corps, nos mains toujours liées. Mon kimono s'ouvre sur l'impact et nous nous retrouvons allongés au sol. « Tu n'imagines pas un seul instant qui il est vraiment. Ni même combien il compte pour moi. » J'hausse les épaules avant d'ajouter: « Ou peut-être que si, finalement, si tu tiens tant à l'exécuter avant moi. » Mon frère le plus précieux, celui qui a toujours été comme de mon propre sang. Drôle de coïncidence que nous partagions au final le même ADN ! Les nombreuses nuits à le rassurer nous avaient rapprochés, comme une seule âme enfin complète.

Je retirais avec force une main de la sienne pour venir caresser son visage avant de l'attraper entre mes pouce et mes doigts. Nos visage étaient bien trop proches l'un de l'autre, tant que je pouvais aisément sentir son souffle sur mes lèvres. « Tu me crois faible parce que j'ose éprouver des sentiments. Mais tu te trompes ! Je suis forte parce que j'ose ressentir quelque chose là. » Sur ce dernier mot je posais ma seconde main sur son coeur, juste après l'avoir libérée de son emprise. Ce coeur de glace qu'il s'était forgé avec le temps à cause de notre père. Un coeur que j'aimais croire encore chaud et brûlant derrière cette énorme carapace. J'aurais tant aimé me briser les doigts sur cette glace pour découvrir le soleil brûlant qui s'y cachait. Faudrait-il encore qu'il me laisse le temps de le faire. Ce qui me semblait bien peu probable. « C'est ça qui me rend plus forte. Parce que je donnerais ma vie pour Hanzô. Parce que je tuerais quiconque oserait s'en prendre à lui. Parce que les sentiments peuvent rendre quelqu'un parfaitement fou et déraisonnable. » Parce que j'étais parfaitement folle et déraisonnable. J'aurais dû assommer Kotarô depuis un bon moment. Pourtant j'étais avachie sur lui, continuant à parler dans ce qui devait s'apparenter à du vide. Je n'étais pas même certaine qu'il m'écoute réellement. Ma main lâchait enfin son visage et je me redressais, à califourchon sur sa personne. « Fais ce que tu désires de moi. Essaie seulement ! Mais ce que tu appelles pute est exactement le genre de personne que tu as demandé à avoir ce soir, pour laquelle tu as dépensé une somme surement exorbitante. » Je retirais le pic de mes cheveux, les laissant tomber en cascade sur mes épaule. Peut-être allait-il m'être réellement utile. A défaut d'avoir une arme il fallait me débrouiller. Un pic pour retenir les cheveux semble tout à fait anodin, pourtant par sa forme il pouvait se révéler horriblement dangereux. Avec ma force et mon agilité, je savais que j'étais capable de faire des dégâts avec ce pauvre accessoire. Connaissant Kotarô, je savais d'avance comment frapper. « Ce corps ne t'appartiendra jamais ! » Je levais la bras en l'air, m'apprêtant à planter ce pic dans son épaule. Simplement histoire de le mobiliser pour appeler une hôtesse et fuir cette pièce à toutes jambes.
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Nobira Kotarô
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Mer 28 Fév - 0:43
As always, you're mine...Cette expression si inquiète sur son visage... La Chiyo que je connaissais aurait au moins eu la décence de cacher cette expression le mieux possible. Tout ce qu'elle m'inspire actuellement, c'est de la pitié. Nobira Chiyo, me fait pitié. Je n'aurais jamais pensé penser ce genre de choses un jour... Mais cela témoigne bel et bien du fait que ce cher Hanzô l'a rendu faible, avec ces sentiments... Ces émotions inutiles. Tandis que des mots aussi durs les uns que les autres sortent de ma bouche, je m'approche d'elle, la plaquant contre le mur... Ma main passe de ses cheveux à sa joue, avant de venir claquer ses fesses pour finir sur la peau si douce de ses cuisses. Des mots de plus en plus durs et des menaces sortent de ma bouche, et la main de Chiyo, ou devrais-je dire June, se pose sur la mienne. Mon regard se plante dans le sien lorsque ses mots s'évadent avec férocité de ses si jolies lèvres... Je souris de manière arrogante, comme pour la provoquer. Je veux m'amuser avec elle... La faire regretter de m'avoir trahit comme elle l'a fait. "Oh... Crois-tu ?" Mais peu après cette courte phrase, la tendance se renverse, littéralement.

Après avoir agrippé mes mains, Chiyo glisse son pied derrière le mien afin de me faire tomber au sol d'un geste vif. Mes mains sont plaquées au sol, et voici "ma sœur" à califourchon sur moi, ses mains toujours sur les miennes. La force de son geste était telle que son kimono déjà transparent s'est ouvert, m'offrant ainsi une vue bien plus magnifique que celle que j'avais auparavant. Mais bien sûr, elle a les mots pour casser l'ambiance. Mon expression redevient aussi froide que d'habitude, bien que mes mains se serrent contre les siennes au fil de ses paroles. Je le sais, qu'elle préfère Hanzô. Alors pourquoi me le répéter sans cesse ? Seul Hanzô compte pour Chiyo. Raison de plus pour l'exécuter devant et avant elle, comme elle vient si bien de le dire.

Je reste de nouveau silencieux, jugeant la situation inapte à gaspiller ma salive. Sa main se délie avec force de la mienne, venant caresser avec cette douceur particulière mon visage, avant de le saisir délicatement entre ses doigts. D'autres mots sortent de sa bouche. Des mots qu'elle doit sûrement juger utiles, puisqu'ils sont énoncés dans le seul but de me prouver que les sentiments n'affaiblissent en aucun cas sa personne. Si c'était le cas... Pourquoi suis-je encore vivant ? Elle aurait au moins du m'assommer. Le pic dans ses cheveux pourrait largement servir d'arme. Avec la force nécessaire, elle pourrait me l'enfoncer droit dans le cœur, ou bien même pile au milieu de mon front si elle veut être sûre de son coup. Sur son dernier mot, sa main libre vient se poser sur l'emplacement où se trouve mon cœur. Peut être qu'elle veut que je retrouve mes émotions... Mais il en est hors de question. Je ne veux pas redevenir aussi faible que je l'étais auparavant. Je ne veux pas décevoir notre famille... Notre père. Comme Chiyo le dit si bien, les sentiments peuvent rendre fou et déraisonnable. Et c'est pour ça que moi, je n'hésite pas. J’exécute les ordres, sans pour autant me priver d'un certain amusement. Et c'est en m'amusant à ma façon, que je ne décevrai pas mon père. Je rentrerai au Japon avec la tête de mon frère et ma sœur dans un sac, comme promis.

Je la regarde, forcé à entendre son blabla sans réelle importance. Je l'entend, mais l'écoute à moitié. A vrai dire, mes yeux sont plus rivés sur ses lèvres qui me paraissent si douces. Puis vient la partie la plus intéressante de son discours... Bien sûr, que je vais essayer de faire ce que je souhaite de son corps. Absolument tout ce que je souhaite. Elle se décide enfin de retirer ce pic de ses cheveux, les laissant tomber en une cascade enivrante. Elle achève son discours barbant avec une dernière phrase, puis lève son bras par la même occasion avant d'essayer de me porter un coup. Mais avant qu'elle n'agisse, je me redresse, lui tenant son bras dans sa chute. Je me colle à elle laissant mon souffle se heurter contre son cou, puis ses lèvres. Mon autre main, toujours dans la sienne, se serre un peu plus comme pour l'empêcher de se défaire de mon emprise. "Tu sais quoi Chiyo ? Tu as raison... Tu es parfaitement folle et déraisonnable. Folle, parce que tu crois encore que tu pourras te sauver toi, et cet idiot d'Hanzô. Déraisonnable..." Mes lèvres viennent embrasser son cou. Suite à cela, je la plaque au sol, inversant nos positions. "Déraisonnable, parce que comme tu l'as dis... Ce que j'appelle pute, c'est exactement ce pourquoi j'ai payé une somme exorbitante ce soir. Et TU es venues à moi grâce à cette somme exorbitante afin d'assouvir chacun de mes désirs sexuels. Et crois-moi..." Un léger rire sadique s'échappe de mes lèvres au beau milieu de ma phrase. "Vue la somme que j'ai allongé pour te voir, j'assouvirai autant de désirs possibles. Je profiterai de chaque heure, chaque minute et même chaque seconde de notre entrevue."

Je soupire, lâchant sa main vide avant de la plaquer de nouveau au sol à l'aide de mon genou. Je ne la laisserai pas avec une main de libre, je ne suis pas assez fou pour ça. Je caresse à mon tour son visage délicatement, tenant par la suite son menton si fin entre mes doigts. J'observe de nouveau ses lèvres qui m'appellent depuis le début de nos retrouvailles. "Chiyo... Tu sais, je me suis toujours posé cette question depuis ton départ. Pourquoi tu as fuis comme ça ? A cause de toi, il s'est passé tellement de choses dans la demeure. Père est devenu encore plus dur tu sais. Juste, à cause de toi..." Mes doigts commencent doucement à descendre au niveau de son cou, tandis que mes yeux reviennent se fixer dans les siens. "Tu es vraiment égoïste, Chiyo... Tu avais même laissé ton frère préféré derrière toi. Et tes trois autres frère aussi occasionnellement, mais moi je le sais bien qu'on ne compte pas tellement à tes yeux..."

Non... On ne vaut rien pour elle. Je ne vaux rien, pour elle. Mais, je vais lui montrer ce que je vaux ce soir.  
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Lee Jung Ran
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Mer 20 Juin - 9:38
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chiyo & kotarô

Toute la haine que j’avais enfoui au plus profond de mon être jaillissait telle la lave d’un volcan. C’en étais presque si j’avais oublié toute cette colère qui faisait de moi celle que j’étais. Avant mon arrivée en Corée, avant que je ne me pense en sécurité, avant que je n’abandonne toute ma famille. Car c’était ainsi que notre père nous avait tous construit. Il nous avait forgé au fer et nous étions à l’image de ces épées forgée : des armes prêtes à attaquer. Mais une épée ne peut être autrement que tranchante et vive, jamais elle ne peut être douce et délicate. Ce fut une terrible erreur de croire que je pouvais changer ma nature profonde. Kotarô venait juste de me le rappeler. Pour autant, je n’étais pas prête à embrasser une nouvelle fois celle que j’étais vraiment, celle que je refusais de voir en m’aveuglant à coup de rêveries coréennes. Mon geste se voulait fort et vif, pas pour le tuer mais pour l’immobiliser. L’ancienne jeune fille n’aurait pas hésité à le tuer. Mais j’avais encore envie de croire que je n’étais plus Chiyo Nobira. Ce n’était pas étonnant de sa part qu’il réussisse à stopper mon geste. N’avions-nous pas été élevés ainsi ? De plus, s’étant toujours entrainés l’un contre l’autre, il savait parfaitement comment stopper mes actions. Sa main serrait toujours la mienne et alors que son souffle tombait dans mon cou, se répercutait sur mes lèvres, j’étais piégée. J’avais beau tenter de fuir il m’était pratiquement impossible de bouger. Mais en avais-je véritablement envie ? Il reprit mes mots avant de laisser ses lèvres se poser dans mon cou. Mes yeux se fermèrent et je me crispais en tentant de combattre le désir qu’il éveillait en moi. Mais cet instant fut court puisqu’il inversa nos position encore plus rapidement qu’un doux soupir. « Chacun de tes désirs sexuels ? Parce que tu crois une seule seconde, un seul instant que je te laisserai prendre possession de mon corps ? » Et quand bien même je le désirais tout autant, si ce n’est plus, que lui. Il ne le faisait que par haine, par vengeance, par orgueil. Kotarô ne pouvait pas véritablement me désirer. Peut-être fut une époque il aurait voulu me posséder sans autres pensées ; mais avec ma fuite cela remettait absolument tout en perspective.

Avant que je ne puisse bouger que d’un seul millimètre, le japonais immobilisa toute ma personne. J’étais ce foutu lapin bien trop idiot pour marcher dans le piège du chasseur et avoir sa patte coincée entre des dents de métal. Sa main trouva les courbes de mon visage, laissant ses doigts s’agripper à mon menton. J’avais envie de croire qu’il mentait, mais je savais que chacun de ses mots étaient vrais. Takuya m’avait raconté chaque détail affreux des coups que notre père leur avait offert suite à mon départ. Kotarô aussi avait souffert. Il ne réagissait pas de la même manière, simplement. Mon départ suite à mon don, à cette envie de m’éviter la plus grande des punitions si notre père venait à l’apprendre. Une fuite pour sauver ma propre vie sans penser à celle des autres. J’étais bel et bien une véritable égoïste, mon frère avait au moins raison sur ça. Cependant, je ne pouvais pas approuver tous les mots qui animaient son discours. « Tu crois vraiment que vous ne comptez pas ? Qu’est-ce que tu peux être idiot Kotarô. Je jure que tu parles beaucoup trop sans vraiment réfléchir au sens des mots que t’emplois. » Je crachais ces mots à une vitesse folle. Ma poitrine se soulevait de plus en plus rapidement alors que la colère m’habitant ne diminuait pas. « Et ta jalousie envers Hanzô… Il avait beau être celui dont j’étais la plus proche, ta jalousie est parfaitement infondée. » Ou peut-être qu’elle l’était, au fond. N’est-on pas jaloux lorsque la personne que l’on aime se réfugie dans le lit d’un autre ? Quand bien même il n’existe pas l’ombre d’un désir ? Je n’osais même pas penser s’il s’était comporté ainsi sous mes yeux avec une autre femme.

Le reste de mon énergie fut employée à libérer ne serait-ce qu’une de mes mains de son emprise. Ne serait-ce qu’une. Un rire rauque passa la barrière de mes lèvres. « Le seul que je n’ai jamais désiré était toi. » Toutes ces années passées à enfouir mon désir pour lui venaient de s’envoler en une seule fraction de secondes. Les mots que j’avais prononcés jusqu’alors me semblaient parfaitement inutiles. Ils étaient emplis d’une colère qui les rendaient tous parfaitement faux. Mes yeux lâchèrent les siens pour suivre ma main libre. Je n’avais pas envie de le faire souffrir, je n’avais plus envie de le fuir. Cet instant précis était différent. Peut-être que lorsque je sentirai à nouveau ma vie en danger je retrouverai l’envie de planter ce pic au sol dans son corps pour partir à toutes jambes. Mais j’espérais que mon frère puisse écouter chacune de mes paroles. Ma main se posa juste sous son nombril, remontant lentement en suivant le creux dessiné entre ses muscles. « Tu crois que je n’ai jamais voulu toucher ce corps pendant des nuits entières ? Le voir se mouvoir dans l’ombre, dans la lumière ? Pouvoir laisser mes mains en découvrir chaque parcelle ? » Mes doigts se stoppèrent dans son cou, l’agrippant quelques instants. «Tu crois que je n’ai jamais voulu murmurer des milliers de mots interdit juste contre cette parcelle de peau ? Agripper ta nuque à ne plus pouvoir délier mes doigts ? » Mon ascension continua jusqu’à poser le bout de mes doigts sur ses lèvres. « Tu crois que je n’ai jamais voulu que nos lèvres se rencontrent de longues heures ? Que nos langues puissent danser ensemble jusqu’à l’épuisement ? » Mes yeux lâchèrent enfin ma main pour se poser sur son regard. Il pouvait me traiter d’égoïste, de fuyarde, et d’un millier d’autres adjectifs peu gratifiant qui désignaient pas personne. Mais je lui interdisait de penser qu’il n’avait jamais compté pour moi. Bien au contraire ! « Alors tue moi si ça peut apaiser ton cœur de glace, mais elle est là, la seule vérité. Tu es celui qui a le plus compté. » Et même si j’avais fuit pour sauver ma propre personne, cela ne retirait en rien tout les sentiments et tout le désir que j’avais pour lui.
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