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 Parle moi ! [feat. Myeong Hee]

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Lee Je Ha
Âge : 30
Occupation : Chirurgien (Résident)
Quartier : Haeundae
Situation : Célibataire
Don : Thermokinésie
Niveau : 4
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Ven 10 Nov - 21:07
Depuis la soirée d'Halloween, le jeune homme n'a pas recroisé Myeong Hee. En fait, elle est partie si précipitamment. La façon dont elle lui a parlé, la manière dont ça c'est passé, ça l'avait laissé sur le "cul". Du coup, il n'avait même pas eu le courage de l'arrêter pour lui demander plus d'explications. Il a simplement laissé couler, laissant tomber. Si elle ne veut pas être son amie, si elle veut se comporter de la sorte, c'est son problème, non ? Dans sa vie, il a déjà bien assez souffert pour s'occuper de ce genre de choses. Pourtant, les jours passés et il ne parvenait pas à oublier ce moment. C'est tellement inexplicable. Il se rappelle encore du jour de leur rencontre et de la chasse aux lucioles. Le docteur ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal. Tout ce qu'il voulait c'est être son ami, rien de plus. Tout ça commençait à le hanter. Les questions défilent dans sa tête, parfois il en vient même à se demander si elle n'a pas découvert son secret. Peut-être qu'elle sait d'où il vient et que cette origine ne lui plaît pas, raison pour laquelle elle le rejetterait de la sorte aujourd'hui. Et si jamais, elle faisait courir le bruit partout qu'il est Nord Coréen ? Je Ha n'a pas la moindre envie qu'on puisse le haïr à cause de cette origine qu'il n'a pas choisie.

Dans le doute, il se mit à chercher pour trouver où elle habite. C'est dans les dossiers de l’hôpital qu'il trouva la réponse. Ce n'est que lorsqu'il eut un jour de congé, qu'il se rendit à l'adresse indiquée. Avec un peu de mal, il finit par trouver. C'était une vieille maison traditionnelle. Elle habite vraiment là ? Ceci a tellement plus de gueule que son pauvre appartement au dernier étage de son immeuble. N'étant pas là pour des questions de bâtiment, il frappa à la porte avec la ferme intention d'avoir des réponses. Plusieurs fois, il frappa pour être sûr d'être entendu et qu'on vienne lui ouvrir. Encore faut-il qu'elle soit là...
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Yoo Myeong Hee
Âge : 25
Occupation : chirurgienne
Quartier : Buk
Situation : célibataire au coeur perturbé
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Sam 11 Nov - 0:26
Parle moi !
jeha & myeonghee

La vie était faite de choix, et pourtant certain choix n'en étaient pas réellement. Je n'avais pas choisi d'ignorer tout ceux qui avaient une place dans mon coeur mais je le devais. Parce qu'on me l'avait formellement recommandé, si ce n'est imposé. Le front collé au carrelage, je laissais mes pensées vagabonder bien loin. Peut-être trop loin. Je repensais aux nombres de jours qui s'étaient écoulés depuis ma dernière visite chez Yu Jin. Je repensais au peu d'appels que je m'était permise de passer à Lucas. Je repensais à mon dernier contact désespéré avec Won Pil. Et surtout je repensais à cette nuit d'Halloween auprès de Je Ha. Le rejeter violemment avait au moins eut l'effet escompté. Il ne m'avait pas suivi, me laissant disparaître dans cette foule de créatures. Plusieurs jour étaient passés mais je n'arrivais pas à faire disparaître son visage de mon esprit. Ses yeux ronds et étonnés par mes paroles, par cet aspect si glacial qu'il n'avait encore jamais connu. Celui que le monde entier devait supporter depuis plusieurs longues années. Mon poing frappa contre le carrelage avec une telle force que j'étais sûre d'être rouge et gonflée jusque demain. J'avais terriblement hâte d'en finir avec cette histoire de grossesse qui n'aurait jamais dû me concerner. Parfois je me demandais pourquoi j'avais été choisie, avant de comprendre que mon jeune âge et mes compétences en étaient certainement la cause. Je tapais des pieds dans la douche en jurant, tournant ma tête vers la vitre derrière laquelle attendait patiemment Mochi. « Tu ne peux pas comprendre toi, hein ? Aish ! » L'eau continuait de rouler sur ma peau alors que je regardais ce stupide chat usé par le temps. Son poil était terni, manquant par endroit. Je me souvenais du roux flamboyant de ses débuts voilà dix ans. Il s'allongea sur le tapis en miaulant. Il ne comprenait clairement pas les problèmes que je pouvais avoir, mais il réussit à m'arracher un sourire. Mochi était mon rayon de soleil lorsqu'il faisait le beau la journée, mon clair de lune lorsqu'il se glissait auprès de moi la nuit. Jamais je n'aurai imaginé qu'en adoptant ce chat solitaire nous saurions si bien faire la paire. Je relavais le visage, fermant les yeux sous le pommeau. Comme si l'eau allait emporter avec elle toutes mes pensées douloureuses. Comme si elle était capable de me nettoyer de l'intérieur. Mais c'était parfaitement impossible. Ce n'était qu'un effet psychologique qu'on avait à se convaincre soi-même d'une telle efficacité. Et le savoir rendait le tout parfaitement inefficace.

Ce n'est ni Mochi, ni Cassis, ni un quelconque autre élément qui me sorti de mes pensées. Seulement quelques coups à la porte qui se répétèrent longuement. Mes yeux se firent rond alors que je dressais la liste des personnes pouvant possiblement venir toquer. Pas parce qu'elles le voulaient, une visite était un fait exceptionnel. Je me rendais davantage chez les autres et il était rare que l'on vienne sans me prévenir au préalable. Yu Jin, Lucas, Won Pil et Jin Oh étaient les seuls à connaître cette adresse. « Mochi, tu sais qui ça peut bien être ? » Je regardais mon chat qui se retourna pour sortir de la pièce. J'imaginais qu'il était temps d'en faire autant. La salle de bain étant attenante à ma chambre, il fut simple de trouver quelques vêtements pour m'habiller. Un tee-shirt, un jogging et c'était fait. Je laissais mes cheveux emmêlés et humide avant de me rendre jusqu'à l'entrée. Cette maison et ses milles pièces étaient décidément bien trop grande pour moi seule. J'ouvrais la porte d'un coup, prête à râler sur le premier venu. Mais la vue de cette personne devant moi me stoppa de façon nette. « Je Ha ! Que... Que fais-tu là ? » Pendant plusieurs seconde je restais sans bouger, avant de réaliser la situation. Il était devant chez moi et n'importe qui pouvait le voir. Aussi j'attrapait vivement son bras pour le faire entrer à l'intérieur avant de refermer la porte, baissant le verrou pas simple paranoïa. Mon dos se colla contre l'entrée alors que je l'observais de haut en bas. Je Ha. Chez moi. Maintenant. « Comment as-tu su où je vivais ? Je ne t'ai jamais donné mon adresse. » Je soupirais en me grattant la tête. Pourquoi était-il revenu alors même que je lui avait offert ma pire facette ? Pourquoi l'avait-il fait malgré mon violent rejet ? Je n'arrivais pas à le comprendre. Un être normalement doté aurait fuit à la première de mes paroles. Même Won Pil avait finit par fuir. Pourquoi pas Je Ha ? « Et... Pourquoi es-tu ici ? N'ai-je pas été assez claire ? On ne peut pas se voir. Pourquoi est-ce que... tu es quand même venu ? » Ma voix se fit de plus en plus douce, de plus en plus basse, avec moins de dureté que je ne l'aurais souhaité. Il ne réalisait pas même une seule seconde dans quoi il venait de mettre les pieds.
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“One dictum I had learned: You cannot save the world, but you might save the man in front of you, if you work fast enough.”
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Lee Je Ha
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Lun 13 Nov - 0:38

Le docteur était là, devant cette porte désespérément close, à frapper contre cette dernière en espérant qu'elle finisse par s'ouvrir. Il gardait espoir. En venant, il avait décidé qu'il ne partirait pas avant d'avoir vu Myeong Hee et eut une petite conversation avec elle. Vous savez, il a mis du temps à se décider à venir. Il faut dire que la dernière fois, elle n'a pas été des plus sympathiques avec lui. Comme tout le monde, Je Ha a un égo et d'une certaine manière, elle a réussi à le blesser. Mais au fond de lui, quelque chose lui faire croire que ce n'est pas normal et c'est bien trop vague pour qu'il puisse accepter les maigres explications qu'elle lui a dis. C'est d'ailleurs un peu flou dans sa tête, non pas à cause de l'alcool qu'il a pu boire ce soir là, mais plus à cause du choc que ça lui a fait de la voir se comporter de la sorte avec lui.

Finalement, la porte finit par s'ouvrir pour laisser la jeune femme apparaître. Vu la tête qu'elle fit, ses yeux grands et ronds, il comprit qu'elle ne s'attendait vraiment pas à voir débarquer le chirurgien devant chez elle. Sa question confirma ce qu'il avait pensé. Avant qu'il puisse répondre, elle l'attrapa pour le faire entrer à l'intérieur, le poussant même un peu contre le mur, ce qui le surprit légèrement. L'instant d'après, elle refermait la porte rapidement, donnant l'impression de donner un coup d'œil, comme si elle avait peur d'être espionné ou quelque chose comme ça. C'est le genre d'attitude qu'il connaît, il en vue des gens dans son pays natal avoir peur d'être suivi ou espionné. Une fois la porte fermée et verrouillée, elle s'appuya contre, comme si elle avait échappé à quelque chose de grave et qu'elle se trouvait en sécurité. Son regard la scruta, il ne comprenait pas du tout ce qu'il se passait. Déjà, il ne s'attendait pas du tout, à ce qu'elle le tire à l'intérieur de chez elle. Vu la conversation la dernière fois, il s'imaginait qu'elle allait lui claquer la porte au nez et qu'il aurait dû insister longtemps pour qu'elle écoute, mais non. Tout l'inverse venait de se passer du coup, il était un peu déstabilisé.

En premier lieu, elle lui demanda où il avait trouvé son adresse. C'est si important que ça ? N'importe qui peut trouver ou habite quelqu'un en cherchant bien. Certes, il avait vraiment fait la fouine et il n'est pas certain que ce soit une bonne idée de lui expliquer ça, non ! "Je crois que ça n'a pas vraiment d'importance..." Puis, elle reprit, elle voulait connaître la raison de sa présence, ce qui semble logique, non ? Encore une fois, elle disait qu'ils ne pouvaient pas se voir et il ne comprend pas. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait de mal pour mériter ça ? Ce qu'il veut se sont explications plus claires. "Je veux juste comprendre ! La manière dont tu m'as... rejeté la dernière fois. Je comprends pas. J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Si c'est le cas, je veux savoir quoi. Et puis... pourquoi t'as l'air aussi stressé ?" demande-t-il avec un regard à la fois interrogateur et inquiet. "Quelque chose ne va pas ?"
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Yoo Myeong Hee
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Mar 14 Nov - 23:33
Parle moi !
jeha & myeonghee

Savoir comment il avait obtenu mon adresse n'était clairement pas ce qui avait le plus d'importance. Pourtant je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer chercher mon adresse pour me contacter. Mon coeur se serra. Avec beaucoup d'idiotie je l'avais souhaité, sans vouloir pour autant que ça se réalise vraiment. Mais il était bel et bien là, juste devant moi, à l'intérieur de cette immense maison. Il voulait comprendre, savoir pourquoi un tel rejet. Au point de penser avoir fait quelque chose de mauvais. Au point de prendre la responsabilité. Pourquoi les personnes ne comprennent jamais lorsqu'on leur dit ne pas pouvoir ? Pourquoi continuent-ils à creuser encore et encore ? Je m'appuyais de toutes mes forces contre la porte, ne remarquant même pas mon propre comportement. Du stress ? J'étais encore bien plus que ça. « Moi ? Stressée ? Non. Ne t'inquiète pas. Tout va bien. » Je soupirais en évitant son regard. « Tout va bien. » Sauf que c'était un merveilleux mensonge. Un beau mensonge. Que faire à présent ? Il était là face à moi et j'étais certaine de ne plus réussir à fermer un seul oeil s'il venait à quitter ces lieux maintenant. Je dormais déjà très peu. Le souvenir d'une nuit de plus de deux ou trois heures était bien trop lointain dans mon esprit. Je relevais mon visage vers le sien. Il suffisait d'un regard pour voir toute la détermination qui l'animait. Il avait traversé la ville jusqu'à cette ancienne maison pour avoir des explication. Je n'étais pas certaine qu'il parte sans quelque chose, sans une explication plus poussée. Mon propre esprit et ma réflexion me battaient. « En fait... non. Tout va mal. » Mon regard était plongé dans le sien alors que je laissais les mots tomber brutalement sur le sol. Juste entre nous. Dans cet espace encore sécuritaire. Si je n'avais pas cette porte dans mon dos je serais certainement tombée sur le sol. C'était la première fois que ces mots sortaient de ma bouche. Et j'en étais la première étonnée. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? « Je suppose que tu ne partiras pas ? Je t'assure que ce n'est pas ta faute Je Ha ! » Alors je soupirais en me décollant lentement de la porte, me glissant avec lenteur jusqu'au grand salon ouvert. « Puisque tu es venu jusqu'ici laisse moi t'offrir quelque chose à boire. » Puis je lui tournais le dos en me pinçant la joue. J'allais devoir la jouer fine. Mon moment de faiblesse allait me coûter. Mais comment aurais-je pu résister à son regard ? A ses paroles ? J'étais prise entre deux sentiments contradictoire. Tout lui dire ou tout lui cacher. Dire la vérité ou trouver un mensonge. Le plus étonnant dans toute cette histoire est qu'aucune des deux solutions ne semblait être la bonne. Elles étaient aussi horribles l'une que l'autre avec leurs conséquences tout aussi détestables.

Rapidement, je posais un verre et quelques bouteilles sur la table. Du jus de fruit, de l'eau, du thé glacé, de la bière, du soju. Je ne savais pas ce qu'il pourrait boire et je n'avais clairement pas envie de faire des allers retours pour chercher chaque boisson dans la cuisine. Cette maison était trop grande. « Prends ce que tu veux. » Je me laissais littéralement tomber sur le tapis posé au sol, pouvant être en tailleur face à la table basse. Les émotions se mélangeaient et se battaient à l'intérieur de mon corps, m'épuisant encore bien plus que je ne l'étais déjà. D'une main j'attrapais une des bières pour l'ouvrir, la levant vers Je Ha avant de boire un coup. Une bière ne me ferait aucun mal, surtout si je finissais par opter pour la première solution. « Dernièrement j'ai... Comment dire ? » Un rire rauque et ironique me prit avant que je ne sois capable de reprendre ma phrase. « Dernièrement j'ai dû m'éloigner de tous ceux que je connaissais. Parce qu'on me l'a demandé. Parce que si je ne le fais pas, ce sont ces personnes qui risquent d'avoir des soucis. » Je faisais tourner distraitement la canette entre mes doigts, le regard concentré sur l'opercule. « Je ne veux pas que quelqu'un ait des soucis à cause de moi. » C'était le rôle d'une chirurgienne comme moi. Nous étions tous identiques : médecins, chirurgiens, aide-soignants, pédiatres, sage-femmes. Nous avions comme but principal de sauver le monde. De soigner tous les maux de tous. Pas d'en créer. Je levais mon visage vers le chirurgien. « Et surtout pas toi. Je pense que tu es le mieux à même de me comprendre. » Je haussais les épaules, laissant mes lèvres se tordre en une drôle de grimace. J'espérais que ce peu d'information suffirait à la satisfaire. Mais tenter d'offrir du pain à celui qui est assoiffé. Jamais il ne sera désaltéré. A l'instar de cette personne, j'étais certaine que mes paroles n'allaient pas étancher sa soif de savoir. Mais je devais essayer.
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Lee Je Ha
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Lun 20 Nov - 0:26

Le Docteur observait la demoiselle, elle ne semblait pas aller bien, du moins elle avait l'air inquiète et stressée. Ce n'était pas normal, quelque chose se cachait derrière tout ça. C'est obligé, sinon elle n'agirait pas de cette manière. Malgré tout, elle disait que tout allait bien. Vraiment. A qui elle veut faire croire ce mensonge ? A lui ? Désolé, mais ça ne risque pas de marcher. Dans sa vie, il a vu pas mal de personnes ayant des problèmes ou cherchant à les cacher, du coup, il parvient à les reconnaître à présent. Son regard resté fixé sur elle, attendant qu'elle craque, qu'elle finisse par lui dire la vérité. Parce que là, sincèrement, il n'a pas envie de s'en aller avant d'obtenir de vrais réponses et non pas une pseudo vérité qu'elle aura inventé. Finalement, elle céda, elle avoua que non ça n'allait pas du tout. Son regard se fit inquiet, si quelque chose ne va pas, il est prêt à l'aider, mais elle doit lui faire confiance. C'est pas son genre de laisser tomber ses amis. Il a vu trop de choses horribles pour laisser les autres vivre ce genre d'instant. Comme elle le devinait, il ne risque pas de s'en aller avant d'avoir eu de plus amples explications. En même temps qu'elle bougea, il l'a suivi du regard et finit par la suivre jusqu'à son salon. Boire n'était pas du tout la raison de sa visite, mais si ça peut l'aider à s'ouvrir de discuter autour d'une boisson, ceci ne le dérange pas. Sans un mot, il l'a suivi et l'observa. Pourquoi est-ce qu'il veut autant l'aider ? Il ne lui semble pas avoir ressentit ça avant. Une profonde envie de l'aider et de se rapprocher de quelqu'un. Peut-être parce qu'elle lui est amicale ? En fait, il n'en sait rien. Mais il est clairement prêt à tout pour l'aider si jamais elle a un problème.

Avant d'avoir des explications, il la laissa amener à boire et décida de prendre du jus de fruit pour le moment. Il préfère clairement avoir les idées claires pour pouvoir l'écouter et discuter avec elle. L'alcool ne fera que rendre son esprit trop embrouillé et il ne veut pas qu'un dérapage puisse avoir lieu. Tomber saoul ne pourra pas l'aider, par exemple. Il s'installa avec son verre de jus de fruit prêt à écouter ce qui ne va pas. Même s'il n'est pas psy, il peut être une bonne oreille et pouvoir parler de ce qui ne va pas, ça peut parfois aider. Encore faut-il trouver la bonne personne et avoir le courage de parler. Je Ha n'est pas la pour la juger. Il sera neutre s'il le faut. Tout ce qu'il veut c'est l'aider. Ainsi, elle commence à parler en disant qu'elle a du s'éloigner de tout le monde. Et ce n'est pas une décision qui lui appartient. Visiblement, une tierce personne lui a ordonné de le faire. Ceci le fit hausser un sourcil, il ne comprenait pas. Qui peut faire ça ? Qui a le droit d'interdire à quelqu'un de ne pas voir ses amis ? Qu'est-ce qu'il se passe dans sa vie ? Et c'est quoi cette histoire qu'ils pourraient avoir des ennuis si elle reste près d'eux ? Qu'est-ce qu'elle a fait ? Dans quelle histoire elle s'est fourrée ? Du coup, elle écoutait les "consignes" à la lettre pour ne pas risquer que les gens puissent réellement avoir des problèmes. "Mais... qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Quelqu'un te menace ?" demande t-il en cherchant ce qu'il peut se passer. Serait-ce un ex-petit copain trop jaloux ? Ce qui le frappa le plus, c'est qu'elle l'avait repoussé pour le protéger. Visiblement, il est l'une des personnes qu'elle voulait vraiment protéger. Ses paroles le touchèrent profondément, son cœur se serrant dans sa poitrine. Pourquoi est-ce qu'elle lui fait cet effet là avec ces paroles ? Il décida de se lever, pour faire le tour de la table basse et aller s'asseoir juste à côté d'elle. L'une de ses mains vint se poser sur l'une de ses épaules se voulant rassurant et bienveillant. "Je t'en prie, dis moi ce qu'il se passe Myeong Hee. Pourquoi tu veux me protéger ? De qui tu veux me protéger surtout ? Est-ce que quelqu'un te veux du mal ?" s'inquiète t-il. Le jeune homme n'est pas un justicier, mais s'il peut l'aider et empêcher une personne de lui faire du mal, il est l'aidera. Il a vu trop d'injustice par le passé, il a bien décidé de ne plus laisser passer ça à présent. "Ça me touche, que tu veuilles me protéger, mais je suis un grand garçon, je peux me défendre seul. Mais toi... je vois bien que ça va pas. Ça m'inquiète, je peux pas te laisser comme ça ! Alors, parle moi, tu n'as pas à avoir peur. Tu peux pas continuer à t'enfermer comme ça. C'est pas possible !" Le chirurgien était déterminé à la faire bouger, à l'obliger à cracher le morceau, si ça peut l'aider, la libéré, ça n'aura que du bon. Le pauvre, il ne sait pas encore ce qu'il va entendre.
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Yoo Myeong Hee
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Sam 13 Jan - 14:47
Parle moi !
jeha & myeonghee

La situation semblait inconcevable. J’étais prise entre les mains d’un mafieux pour la survie d’une femme qui portait un enfant dont il n’avait certainement rien à faire. Du moins c’est l’impression qu’il me donnait. J’étais certaine qu’il se souciait un minimum de l’enfant puisque d’après ses demandes il devait sans aucun doute être le sien. Pour la jeune femme qui le portait j’en étais bien moins sûr. Ce n’était pourtant pas là le problème le plus aberrant. Je me sentais enfermée dans une cage, alors même que j’avais toujours connu une grande liberté. J’aidais un mafieux à garder cette femme captive, alors même qu’elle aurait dû se rendre à l’hôpital. Si cela avait été pour le bien de la femme en question je ne me torturerais pas tant l’esprit, mais je voyais bien qu’elle semblait tout autant captive que je l’étais. Le regard vide, je déballais mes soucis sans pour autant entrer dans les détails. Mais il allait en quémander davantage, j’en étais certaine. Quel homme pourrait être rassasié par si peu d’informations ? Pourtant ce n’était pas par simple curiosité qu’il me questionna. C’était par véritable inquiétude. Au milieu de ses dizaines de questions, il se leva pour contourner à la table et s’assoir à mes côtés. Sa main sur mon épaule était chaude, réconfortante et rassurante. « Je ne peux pas mettre les autres en danger... Même s’ils savent se défendre ! S’ils échouent je ne cesserai de me dire que c’est uniquement de ma faute. Comment pourrais-je espérer vivre après ça ? » Un long soupir traversa mes lèvres alors que je prenais une nouvelle gorgée de bière. Aucun de mes amis n’avait idée de l’homme qui me tenait entre ses griffes. Personne ne savait que son bras était bien plus long que tous leurs auriculaires réunis. Ils ne l'imaginaient pas. Ma main se pose au-dessus de la sienne alors que je baissais la tête sur mes jambes croisées. Je Ha voulait connaître la vérité, il avait le droit de savoir. Mais étais-je prête à en assumer les conséquences ? Rien n'était certain. Je retirais sa main, la gardant quelques secondes au creux de la mienne avant de la laisser retomber. « Tu as le droit de savoir. Je crois... Si tu veux te préparer aux conséquences de cet aveux. » Il allait être en danger, c'était une certitude. J'allais sans doute subir la fureur de Saren s'il venait à apprendre que ma langue s'est déliée. Mais en parler allait me libérer, d'une certaine manière. Pouvoir partager ce fardeau avec quelqu'un le rendrait peut-être moins lourd. J'avais pris cette habitude de porter seule le monde sur mes épaules. Ce chirurgien semblait vouloir le partager avec moi, à présent. Mes yeux plongèrent un court instant dans les siens. Les mots me libéreraient peut-être enfin !

Me levant, je quittais ce petit espace pour m'approcher près de la baie vitrée. Elle montrait un grand jardin qui mourrait déjà sous l'effet de l'hiver venant. Les feuilles n'habillaient plus les arbres et l'eau de la piscine n'était plus aussi claire qu'en été. Les fleurs étaient mortes depuis bien longtemps tandis que la fontaine faisait toujours taper ce morceau de bois contre cette vieille pierre. Ma main se posa à plat sur la vitre. « C'est un mafieux répondant au nom de Jang Saren. » Mon regard se perdait de plus en plus dans le vide, cherchant comment peser correctement mes mots. Dans ce genre de situation le secret médical n'était plus. Je me demandais encore comment j'avais pu me fourrer dans cette situation. Pourquoi cela était tombé sur moi et non pas n'importe quel autre médecin, chirurgien ou pédiatre. Sans doute parce que j'étais les trois à la fois. Sans doute parce que ma réputation m'avait précédée. Pour la première fois dans ma vie j'aurais voulu n'être qu'un médecin de pacotille. « Une femme porte son enfant. J'ignore s'il tient à elle, mais je sais qu'il tient un minimum à ce futur héritier. Les Jang sont une grande famille, avec une longue réputation. C'est ce qu'il se dit. » J'hausse les épaules comme si cela importait peu, alors même que c'est la raison de ce danger. Parce que c'est une grande famille, l'une des plus importantes si ce n'est la plus importante. « Il ne veut pas que le monde soit au courant de cette grossesse. Aussi c'est à moi de m'en occuper, dans toutes les étapes. Le silence est donc de mise, autrement quoi il s'en prendra à mes proches. » Je me retournais pour m'appuyer contre la vitre, un sourire triste coincé sur les lèvres. C'était idiot mais j'avais préféré éviter tous le monde le temps de la grossesse. Ce n'était que neuf mois, après tout. Ce qui ne semblait pas être grand chose dans une vie. « Promets moi de ne rien faire de stupide Je Ha. » Je n'avais pas envie qu'il lui arrive le moindre mal. A lui plus qu'à n'importe qui d'autre. Il lui suffisait de répéter cela pour que l'on s'en prenne à lui, ou même à d'autres de mes proches. C'était bien la dernière chose qui me faisait envie ! Après ces longues années passées seule et terrée dans le silence, je n'avais pas envie qu'on fasse du mal à ceux qui vivaient dans mon coeur.
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Mar 16 Jan - 17:41

Je Ha voulait uniquement la vérité, savoir ce qui la faisait rester dans son coin et l'éviter. Il ne savait pas forcément qu'elle évitait les autres, il avait simplement l'impression que le problème était avec lui. C'est pour ça qu'il voulait des réponses, savoir ce qui n'allait pas. Elle craignait pour lui, elle avait peur qui lui arrive quelque chose de mal. C'est suffisant pour qu'il s'inquiète et se pose des questions, non ? C'est la raison de sa visite surprise, au bout d'un moment, il faut savoir prendre le taureau pas les cornes et c'est ce qu'il va faire. Tant qu'il n'aura pas obtenu de réponse, il restera ici, qu'importe s'il doit passer la nuit dehors. De toute manière, il doute qu'elle le fasse attendre la nuit entière et plus encore. Elle a quand même un peu de cœur, non ?

Tout partait visiblement d'une bonne intention, elle ne voulait pas mettre les gens qu'elle connaît en danger. Mais de quel danger elle parle ? Dans quoi a telle bien pu se fourrer pour qu'elle soit si inquiète que ça ? Il a beau y réfléchir, il ne voit pas. Pour lui, la Corée du Sud est un pays sur, ce n'est pas comme le Nord ou un simple pas de travers pourrait vous envoyer dans la tombe. "C'est gentille de t'inquiéter pour les autres, mais tu ne crois pas que c'est à eux de décider si oui où non, ils veulent être en danger ? Tu ne peux pas décider pour eux et rester dans ton coin comme tu le fais. Je m'inquiète vraiment pour toi. Tu... as l'air si fatigué et triste. Je veux simplement t'aider !" assure le docteur en espérant lui faire comprendre qu'elle peut vraiment compter sur lui et avoir sa confiance. Un secret, il sait ce que c'est. Il en a un et dans son pays d'origine, c'est le genre de choses qu'il fallait garder pour soi. Sa présence, son contact même, il avait l'impression que ça lui faisait du bien, même si elle ne le montrait pas totalement. Finalement, elle était d'accord pour lui en parler. Il faut juste qu'elle trouve la force d'avouer ce qu'elle a à dire.

Le chirurgien lui laissa le temps de réfléchir et de trouver par où commencer. Après tout, cette histoire à l'air compliqué, il ne veut donc pas la brusquer. Sa voix laisse échapper les premiers mots et le problème serait en fait lié à un mafieux. Le nom ne lui évoque rien. Ici, il ne connaît pas grand monde et il fait tout pour ne pas être mêlé aux problèmes. N'oublions pas qu'il a quitté l'un des pays le plus fermé au monde alors qu'il n'aurait pas dû. Sa vie pourrait être en danger. Mais, il n'est pas important, il espère que personne n'enverra un chasseur de tête pour le tuer. Elle continue son histoire, parlant de cette femme enceinte, certaine de ce Saren. Pour le moment, il ne voyait pas le lien entre elle et ces personnes. C'est là qu'elle en vint aux faits. Elle doit s'occuper de la future maman et de son futur enfant. En gros, il la tient en la menaçant. Myong Hee doit s'occuper de cette femme et si elle ne le fait pas, elle risque d'avoir de graves problèmes du moins, les gens qu'elle aime. La menacer c'est aussi pour qu'elle ne parle pas. Mais c'est tellement injuste. Il ne comprend pas comme cet homme peut lui faire ça. Il devrait au contraire lui être reconnaissant. I ne connaît donc rien au secret médical. En demandant, elle aurait sûrement accepté de ne rien dire. "Bon sang, mais pourquoi tu n'as rien dit avant ? Tu t'es renfermé sur toi-même. Tu crois vraiment que c'est nous protéger ? Et toi ? Tu as pensé à toi au moins ? Regarde toi, tu as l'air tellement triste et déprimé à t'isoler du monde." Ce n'était pas méchant, il voulait simplement lui faire comprendre. Ce n'est pas en restant seul que ça ira mieux et que ça va passer. Qui sait ce que le mafieux pourrait lui demander après. Rester seul, c'est nul ! "Tu peux pas continuer comme ça !" Il se rapprocha d'elle, alors qu'elle était devant la baie vitrée. De nouveau, il posa une main sur son épaule, histoire d'attirer son attention. "Tu peux compter sur moi, quoi qu'il arrive !"
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Yoo Myeong Hee
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Mer 17 Jan - 22:35
Parle moi !
jeha & myeonghee

Cette boule au creux de mon estomac ne disparaissait pas, mais elle avait au moins eu l'avantage de réduire. Parler me faisait énormément de bien et je n'aurais sans doute pas dû me renfermer sur moi-même, éloignant tous mes proches de ma vie. Dans la théorie cela m'avait semblé être le plan le plus adéquat. Dans les faits c'était terriblement douloureux. Pour ma propre santé mentale mais également pour ceux dont j'étais proche. Il suffisait d'entendre l'inquiétude de Je Ha pour le comprendre. Même s'il l'avouait sans peine, il suffisait de voir son regard et d'entendre sa voix pour le comprendre. Il est vrai que c'était aux personnes elles-même de décider si elles voulaient ou non se mettre en danger, cependant en parler les mettaient déjà en danger d'une certaine manière. S'ils ne voulaient pas de ça ? Il n'existait pas de retour en arrière. Aucun bouton ne pouvait rembobiner le film de la vie et effacer nos paroles. Les mots qui suivirent mon court monologue me firent baisser le regard. Le résidant avait parfaitement raison. Seule j'étais triste et déprimé. Une ombre de moi-même, me concentrant uniquement sur le travail à l'hôpital et la progéniture de ce mafieux. Je levais un regard brillant vers lui. « N'est-ce pas notre rôle de penser aux autres en premier ? De s'oublier pour protéger la vie d'autres personnes ? C'est ce qu'un chirurgien fait : il sauve des vies. Il n'en met pas d'autres en danger. » Cette passion pour la chirurgie était venue avec les années de médecine. Celle de sauver des vies m'était venue de mon père médecin dans les campagnes. Pendant une grande partie de mon enfance je l'avais accompagné dans les maisons, aidant les habitants contre trois fois rien. Parfois il repartait avec de quoi dîner à la maison, d'autres fois avec des fruits et des légumes. Une fois on lui avait même offert une broche en argent très ancienne pour qu'il l'offre à ma mère. Peut-être qu'un tel comportement ne s'arrête pas au travail de médecin, peut-être qu'il se transforme en philosophie de vie. S'oublier pour les autres. « Les autres sont toujours passés avant moi. » Nombreux étaient mes défauts. J'aimais notamment être jolie et remarquée. Cependant je savais m'effacer au profit d'autres vies. C'est ce que l'on nomme le coeur sur la main. Du moins, ça y ressemble beaucoup. Mais les mots de l'homme près de moi faisaient lentement leur chemin dans mon esprit. Peut-être qu'il fallait d'abord penser à soi par moment. Peut-être que ce n'était pas toujours à moi de prendre les décisions pour les autres. Ma main était toujours accroché à la vitre. Les meilleurs attentions ne menaient pas toujours sur les meilleurs décisions. L'Histoire l'avait prouvé un millier de fois. Aussi qu'importe combien mes intentions étaient bonnes, elles n'ont pas mené sur une bonne décision. Elles avaient inquiété Je Ha. Maintenant que j'y pensais ce choix avait sans doute inquiété d'autres de mes amis. Pour autant je ne me sentais pas capable d'en parler à tous. Parler à Je Ha était suffisant. C'était beaucoup si l'on doit penser aux conséquences et j'avais beau être d'accord avec lui, je n'allais pas changer en une seule nuit.

Il s'approcha de moi pour poser sa main sur mon épaule, captant mon regard. Ses mots me touchaient autant qu'ils étaient réconfortants. Je m'avançais d'un pas vers lui, un fin sourire encore peint par la tristesse de ces derniers jours. Mais j'avais trouvé quelqu'un à qui me confier -ou plutôt cette personne m'avait trouvé-. Il avait su forcer la porte de glace de cette maison où je restais terrée et, peut-être bien qu'il arrivait à forcer la porte de mon coeur. « Je le sais maintenant. Jamais je ne pourrai assez t'en remercier. » Je laissais mon buste se courber légèrement pour poser mon front sur son thorax, tout près de con épaule. De la même manière que l'on s'appuie sur un pilier pour ne pas tomber. Il m'avait assuré être là, ce qui semblait peu mais qui signifiait énormément. Je pouvais m'appuyer sur quelqu'un d'autre que moi-même et partager, ne serait-ce qu'un peu, ce monde que je voulais porter sur les épaule à moi seule. Un long soupir traversa mes lèvres comme si toute la fatigue accumulée s'exprimait enfin depuis de longues semaines. Je récupérais sa main libre dans la mienne en me redressant légèrement, sans m'écarter pour autant. « Dis moi ce qui te ferait plaisir et je le ferai. Je te dois bien ne serait-ce que ça. » Je repensais à notre première rencontre, aux lucioles, à ce dîner de promis et à cette soirée d'halloween. Tant d'occasion où nous avions parlé et passé un moment ensemble sans pour autant apprendre pleinement à se connaître. Lui aussi avait la main sur le coeur, celle d'aider les gens comme il le faisait à cet instant avec moi. Il savait parler aux autres, tout autant qu'il était doué médicalement parlant. « Tu as quelque chose pour soigner les coeurs, sous plusieurs aspects. Tu seras un parfait cardio-chirurgien ! » La tristesse qui m'avait envahie jusqu'à présent ne s'était pas complètement envolée. Elle restait toujours sous jacente, quelque part au fond de mon coeur. Mais grâce à lui elle avait au moins eut le mérite de s'atténuer. Tout ça n'allait pas disparaître en un jour et j'allais sans doute devenir plus inquiète encore en imaginant les conséquences qui pouvaient s'abattre sur lui. Pourtant cela ne me semblait plus aussi effrayant. Je n'étais plus seule.
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Lee Je Ha
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Lun 22 Jan - 16:03

D'une certaine manière, elle avait raison. Un Chirurgien doit penser aux autres, mais dans ce cas là, il y a prescription ! C'est totalement différent ! Ce n'est pas comme si elle était à l'hôpital devant opérer quelqu'un ou attendre une ambulance. Ce n'est pas non plus comme si elle voyait quelqu'un mal en point dans la rue ayant besoin de premier secours. Non, là sa propre vie était également en danger. C'est bien beau et bienveillant de vouloir protéger ses amis et sa famille, mais ça l'aide pas. A cause de ça, elle s'est renfermée sur elle-même et isolée. Dans ce genre de situation, se retrouver seule ce n'est pas la bonne chose. Il faut vraiment qu'elle change. Il doit bien y avoir dans son entourage une personne de confiance à qui elle peut en parler, non ? Quoi qu'il arrive, ce mafieux, qu'importe qui il est, ne peut pas s'en prendre à tout le monde en même temps ? Ceci lui semble impossible, ça voudrait dire qu'il aurait assez d'hommes sous son autorité pour qu'ils suivent H24 chaque ami, chaque membre de sa famille, c'est simplement impossible. Du coup, c'est bien de s'inquiéter, mais c'est peut-être un peu trop. Dans la vie, il faut savoir être égoïste par moment et penser à soi. Ça peut sembler cruel de penser ça, mais c'est la vérité. "Ne confond pas le travail et la vie ! A l'hôpital, c'est notre job de tout faire pour protéger les gens, mais là... si tu continues comme ça tu fonces droit dans le mur ! Regarde toi ? Tu sembles si stressée, tu évites les gens, tu te retrouves seule... Ce n'est pas une vie. C'est bien de penser aux autres, mais vraiment si tu fais ça pour ensuite déprimer et aller mal, ça ne sert à rien. Pour une fois dans ta vie, pense à toi !" C'est un conseil qui lui semble tout indiqué, lui-même à plus où moins fait ça en quittant la Corée du Nord pour ne jamais y retourner, laissant sa mère seule là-bas. Certes, elle l'a poussé, mais d'un côté elle avait raison. Il doit penser à lui et pas forcément aux autres. Je Ha peut comprendre que ce soit difficile pour elle de faire ça, mais il espère bien qu'elle ait enfin compris et qu'elle se décide à s'ouvrir un peu et ne pas s'isoler à cause de ce salaud. Et puis, le chirurgien sait se défendre et le danger... autant dire qu'il l'a connu quand il était dans son pays natal.

Ces paroles ont dû la toucher assez pour qu'elle se détende un peu et puisse entendre raison. Elle se rapprocha de lui, chose qui était presque surprenante, vu à quel point elle l'avait fuit les derniers temps. Elle se posa contre lui, un geste inhabituel et pourtant il trouva ça mignon et agréable. C'est étrange ce qu'il ressent, il ne sait pas comme expliquer ça. Quant à sa question, sincèrement, elle ne lui doit rien. C'est normal d'aider une amie, non ? "Tu ne me dois rien. Fait moi juste confiance et n'hésite pas à m'appeler si besoin. Tu peux compter sur moi.
Je suis ton ami, ne l'oublie pas, c'est tout ce que je te demande !"
assure t-il alors qu'elle était encore contre lui, il posa une de ses mains au milieu de son dos, cherchant à lui montrer qu'elle pouvait vraiment être rassurée en sa présence. Par la même occasion, elle lui assura qu'il était vraiment un bon chirurgien, car quelque par il venait de la guérir. Ceci le fit sourire grandement. Pourtant, il n'a rien fait, il se comporte juste en ami, inquiet pour elle. "Je ne mérite pas tant de compliment. J'étais simplement inquiet pour toi !" Il se recula un peu et posa ses mains sur les épaules de la demoiselle pour qu'elle le regarde et l'écoute bien. "Quoi qu'il arrive, promet de m'appeler si tu as besoin ! Qu'importe la raison, qu'importe l'heure du jour ou de la nuit. Je serai toujours là !" C'était fou ce qu'il disait, mais il le pensait vraiment. Elle peut crier à l'aide et il viendra tel un justicier pour lui venir en aide.
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Yoo Myeong Hee
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Jeu 25 Jan - 13:47
Parle moi !
jeha & myeonghee

Il me fallait davantage penser à moi-même. Pour une fois je ne devais pas faire passer les autres avant moi ; je devais prendre soin de moi au lieu de ne prendre soin que des autres. Peut-être que mon état s'améliorerait et que mon stress diminuerait. La pression semblait lentement retomber, me laissant un moment de répit contre Je Ha. Je buvais chacune de ses paroles, toutes plus rassurantes. Il était à mes côtés comme les amis le font toujours. Il était à mes côtés pour soutenir ce poids sur mes épaules. Je n'étais plus parfaitement seule. Dans l'instant qui suivit il posa sa main dans mon dos, me rassurant toujours plus. Sa présence m'apaisait après être restée tant de jours parfaitement livrée à moi-même. Chose que je n'avais plus connu depuis trop longtemps et qui se révélait plus horrible que je ne l'avais pensé. « Je te promet de ne jamais l'oublier. » Cette promesse prenait en compte les appels, l'aide et la confiance que je lui accordait. Aveuglément. Alors il se recula pour poser ses mains sur mes épaules, levant automatiquement mon regard sur lui. Il méritait ces compliment, il n'en avait même pas idée. Le chirurgien n'imaginait certainement pas combien de tels mots pouvaient libérer les cœurs. Savoir que nous n'étions pas seuls dans ce monde aidait davantage que nous pouvions l'imaginer. Avoir un appui, une personne sur qui se reposer en cas de problème. Bien sûr qu'il méritait autant de compliments ! Les mots qui suivirent ne firent que confirmer mes pensées. Si agir de la sorte lui paraissait normal, ce n'était pas ainsi pour la majorité des personnes de ce monde. « Je t'appellerai toujours en premier. Peu importe le moment ou la situation. » Je me reculais et brisais ce moment de complicité pour récupérer mon téléphone, posé sur une petite table. Mon doigt glissa rapidement sur l'écran pour le déverrouiller puis chercher les contacts prioritaires. Seul le numéro de mes parents se trouvait là, pour l'aspect pratique. Je lui montrait le téléphone pour qu'il puisse voir son nom apparaître juste sous celui de mes parents. « Voilà. Numéro prioritaire. » Une liste très restreinte de laquelle il faisait à présent parti. Je verrouillais le téléphone pour le poser sur la table, prenant un verre de jus de fruit dans les mains. Il m'était encore impossible de dire que j'allais bien, mais je savais avec certitude que j'allais déjà bien mieux. On dit souvent que la parole est libératrice, sans jamais imaginer jusqu'à quel point elle peut l'être. Avec la promesse de toujours l'appeler venait celle de penser davantage à ma propre personne, quitte à être égoïste. Ce mot me paraissait des plus horrible. Égoïste. C'est oublier le monde qui nous entoure pour notre propre petit confort, notre propre petit bien être. Les mots de Je Ha restaient gravé dans mon esprit. Peut-être que parfois, il est préférable d'être égoïste.

A ce moment précis j'avais envie de l'être. Peut-être qu'il n'allait rien comprendre, peut-être qu'il n'allait plus savoir exactement où donner de la tête avec moi. Mais je pouvais au moins essayer ça. Parce que je lui était redevable, même s'il affirmait que ce n'était pas le cas. Parce que j'avais envie qu'il reste un peu plus longtemps avec moi. Parce que je n'avais pas envie d'être à nouveau isolée du monde. Parce que tant qu'à être venu, il pouvait tout aussi bien rester. « Tu pourrais rester dîner, si tu en as envie. » Le chirurgien avait certainement déjà prévu sa soirée. J'ignorais si c'était avec des heures de travail, des heures de repos ou des heures de sorties. Aussi je sortais un nouvel argument qui, je l'espérais, saurait le faire rester un peu plus longtemps. « On peut commander ou cuisiner. Tu me dois bien un dîner ! » Je faisais passer cette invitation pour le dîner qu'il m'avait promis voilà un long moment. A l'hôpital, alors que nous nous connaissions encore à peine. Je n'étais pas non plus devenue folle au point de me rendre dehors pour dîner avec lui dans les rues de Busan. Mais ça j'étais capable de le faire. Mon réfrigérateur était empli de quelques légumes, de poulet et mes placards regorgeaient de nouilles et épices en tout genre. Cela donnait l'impression de pouvoir faire des milliers de dîner. Pourtant, la plupart de ces choses étaient amenées par ma voisine. Cette dernière avait toujours su prendre soin de moi depuis mon plus jeune âge et elle continuait toujours à le faire malgré mes vingt-cinq années. « Je tiens juste à te prévenir : je ne sais pas très bien cuisiner. » Lorsque l'on commence à vivre seule dès l'âge de douze ans, nous apprenons les choses essentielles de la vie. Aussi je ne savais que cuisiner des nouilles ou du riz, sans plus d'élaboration. Ce n'était pas du grand art, mais cela suffisait à me sustenter. Souvent je finissais pas couper les légumes pour les faire frire sur une poêle, ou les donner à un de mes deux chats. De même avec les morceaux de viande. Vivre à Busan m'offrait l'avantage de pouvoir commander toute sorte de plats, ce qui n'arrangeait pas la catastrophe que j'étais en cuisine. « Je sais utiliser une poêle et cuire du riz. » Ce qui semblait déjà beaucoup. Comment pouvait-on être si doué avec un scalpel et si peu avec une spatule ? C'était un grand mystère. On dit pourtant que la cuisine est essentielle et que toute bonne future épouse devrait savoir correctement cuisiner. J'allais faire une bien mauvaise épouse.
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Lee Je Ha
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Jeu 25 Jan - 18:00

Le jeune homme avait fait ce qu'il faut, joué son rôle d'ami parce qu'il s'inquiétait pour la demoiselle. Son attitude n'était pas normale, surtout que du jour au lendemain, elle avait décidé de l'éviter et le fuir comme s'il était un malpropre. Pendant des jours entiers, Je Ha s'était torturé l'esprit afin de trouver ce qu'il avait bien pu faire ou dire de mal pour qu'elle ne veuille vraiment plus le croiser. Hormis insister pour avoir son dîner, il ne voit pas ce qui pourrait être si dérangeant ? Et dans le pire des cas, elle pouvait simplement lui annoncer qu'elle n'avait pas du tout l'intention d'avoir ce repas avec lui. Ce n'était pas un rendez-vous galant, il l'avait bien précisé, c'était simplement pour se faire pardonner, même s'il l'avait déjà fait, il trouvait ça plus formel de lui offrir à manger. A présent, il est quelque part rassuré de savoir que ce n'est pas sa faute, mais inquiet d'avoir appris que tout ceci concerne une histoire de mafia.

C'est tellement insensé, on dirait une histoire tout droit sortie d'un film policier. Un mafieux qui la retient en quelque sorte prisonnière juste pour qu'elle s'occupe de sa femme enceinte. c'est horrible de faire ça et même s'il voudrait agir, il ne pourrait rien faire pour l'aider. Ce type doit être armé, puissant et avoir tout un tas d'hommes à ses bottes pour jour les chiens de garde. Le mieux, c'est de rester présent dans la vie de son amie et qu'elle cesse d'avoir peur. A présent, elle peut compter sur lui. La mafia ça devrait lui faire peur, mais pas plus que ça. Disons qu'en venant de la Corée du Nord, il a appris à avoir peur d'un régime bien pire.

Myeong Hee lui proposa de rester dîner après lui avoir assurée qu'il serait la première personne qu'elle contacterait en cas de problème. Du coup, il peut bien rester non ? Surtout qu'il n'a rien de prévu pour le dîner, hormis rentrer chez lui et sûrement se faire un paquet de ramen tout en mangeant devant une émission de télévision. Le fait que ce dîner puisse être celui qu'il lui a promit le tente encore pus de rester. Un large sourire vient se dessiner sur les lèvres, bien sûr qu'il va rester avec elle. Par contre, hors de question de commander, ils peuvent cuisiner ! Je Ha n'est pas un chef, il n'a pas fait d'école de cuisine, mais il a souvent aidé sa mère, il a de bonnes connaissances. "Très bien, je reste si on fait la cuisine nous même !" annonce t-il. Il ne veut pas qu'elle croit qu'il veut être là, les pieds sous la table à ne rien faire. Loin de là. Ce n'est pas un macho et encore moins le genre de personne à se laisser vivre. Alors si elle ne sait pas bien cuisiner, elle sera son assistante. "Je me débrouille pas mal ! J'ai beaucoup aidé ma mère quand j'étais plus jeune. Tu n'auras qu'a faire ce que je te dis, d'accord !" demande t-il toujours avec une grande sympathie. Avant tout, il faut qu'il sache ce qu'elle a dans son frigo et ses placards pour savoir ce qu'il peut faire. "Montre moi la cuisine, j'espère que tu as des produits frais, comme des légumes, de la viande ou du poisson ?" Même sans viande et poisson, il peut faire quelque chose de bon, à condition d'avoir au minimum des légumes. Après, il suffit d'accorder le tout, de l’assaisonner et de le cuir comme il faut. Bon, ça sera sûrement moins bon qu'un grand restaurant, mais ça devrait être bon à manger. Pour le moment, il n'a jamais été déçu par ce qu'il cuisine... après il n'a jamais eu d'avis extérieur pour savoir si c'est bon ou pas. Ce sera une grande première. En plus de ça, cuisiner ça peut rapprocher les gens et si ça peut être amusant et lui faire penser à autre chose, il en sera ravi.
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Yoo Myeong Hee
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Dim 28 Jan - 23:55
Parle moi !
jeha & myeonghee

Tant qu'à être ici, il avait autant à rester dîner. Je n'avais plus grand chose à perdre maintenant qu'il connaissait la vérité. De plus, si quelqu'un l'avait aperçu rentrer qu'il reste cinq minutes ou cinq heures de plus ne changerait absolument rien. Un sourire tira mes traits lorsqu'il accepta. Malgré ma mise en garde sur mes plats plus que douteux, il était près à dîner avec moi sous la conditions que nous cuisinions. Le sourire se transforma en une douce grimace si rapidement que j'aurais pu en être la première étonnée. Mais les mots suivant suffirent à gommer cette moue boudeuse sur mon faciès. Un homme qui cuisine sait toujours comment atteindre aisément le cœur d'une femme. Cela aurait presque pu être classé comme un fait scientifique. Il est impossible de ne pas avoir le cœur qui martèle la poitrine lorsqu'un homme prépare un plat des plus délicieuse. Ma tête s'articule lentement de haut en bas. « D'accord. » Son attention se porta ensuite sur la cuisine et ce que je possédais, ce qui semblait plutôt logique pour cuisiner. Je portais une main à mes cheveux en tentant de me rappeler ce que je pouvais bien cacher dans mon frigo et mes placards. « J'ai quelques légumes, du poulet, du riz et pas mal d'épices. » Je soupirais. « Je crois que j'ai aussi du kimchi préparé par ma voisine. » D'une main je lui faisais signe de ma suivre alors que je virais à droite vers une petite pièce. La cuisine était fonctionnelle, malgré son petit plan de travail et sa minuscule table carrée au milieu. Je vivais dans une maison traditionnelle coréenne, aussi il n'était pas étonnant que la cuisine fasse carrément vieillotte. Avec le temps j'ai finis par m'y habituer et l'idée de la restaurer m'est complètement passé au-dessus de la tête. Une fois dans la pièce j'ouvre le frigo pour vérifier mes dires. « Du poulets, du kimchi, des yaourts et des légumes sortis tout droit du jardin de ma voisine. » Le riz et les épices étaient dans un placard juste en face. « Je te laisse faire comme chez toi. » Il fallait bien qu'il puisse cuisiner à son aise. J'allais servir d'assistante, mais il devait voir de ses propres yeux ce que je possédais pour réussir à se décider quant au dîner que nous allions partager ce soir. Mes yeux glissèrent sur mes mains. J'allais devoir tenter de me débrouiller avec un couteau et tout ce que Je Ha allait me demander de faire. Mon ego allait sûrement en prendre un coup, aussi j'espérais pouvoir limiter la casse.

Avec une certaine lenteur je prenais place sur une des quatre chaises qui étaient autour de la table, attendant qu'il se décide quant au plat à choisir. Ma main passa sur le pendentif en forme de cœur qui ornait mon coup, offert par ma grand-mère lors de mon départ de Sokcho. Un sourire pensif tirait mes lèvres. Je n'avais pas vu ma famille depuis bien trop longtemps à présent. « Quoique tu choisisse je suis certaine que j'aimerai. Ce sera nouveau, d'une certaine manière. » Un rire franchit mes lèvres. Après mes confidences sur la pression que me mettait Saren quant à sa progéniture, je me sentais capable de confier pratiquement toute ma vie à Je Ha. « Ma grand-mère est née en Corée du Nord. Aussi elle cuisinait des plats typiques de ce pays. Elle les a appris à ma mère qui me les cuisinaient. Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de différences. Mais dans tous les restaurants traditionnels de la ville, je n'ai encore jamais trouvé un plat au goût similaire... » Elle était née de l'autre côté de la frontière avant que la ligne suivant le 38ème parallèle ne soit tracée pour séparer les deux Corées. Elle s'était réfugiée ici avec un homme du sud qu'elle avait rencontré dans l'armée. Elle avait abandonné sa famille, ses frères et sœurs pour l'amour d'un homme à la peau tannée. Elle avait tout fuit par amour et m'avait toujours appris qu'il fallait aimer le monde. Elle m'avait appris que l'amour transcende les Hommes, peu importe la forme de cet amour. Elle m'avait appris que les choses les plus belles ne sont faites qu'avec le cœur. Toute sa vie elle avait vécu avec le cœur sur la main et, lorsque son époux est décédé, elle n'a cessé de lui rendre visite jour après jour au cimetière de Sokcho. Je m'égarais dans les souvenirs de ma grand-mère, revenant à la réalité en croisant le regard du chirurgien. J'avais du sang nord-coréen dans mes veines et même si je savais à présent qu'il ne me jugerait jamais, je savais combien certains sud-coréens détestaient les personnes comme moi. « Désolée... Je ne me confie pas souvent comme ça. Et je crois que ça, je ne l'ai dit à personne. » Mes yeux roulèrent vers le ciel. « Tu sais, certaines personnes ici sont si stupides qu'elle refuseraient de se faire soigner en sachant que du sang nord-coréen coule dans mes veines. » Puis je haussais les épaules. Certaines personnes avaient encore la stupidité de croire que notre sang, nos origines nous définissent. J'ai toujours pensé que nous étions beaucoup plus que cela. Nous sommes nous même. Tous semblables et pourtant tous différents. Nous étions une partie d'un tout. Chaque personnes était importante, ou presque. Et ça, certains ne le comprenaient toujours pas.
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Sam 3 Fév - 17:52

C'est chez la demoiselle qu'il va manger ce soir ! Ce n'est pas exactement le genre de dîner qu'il avait imaginé quand il lui a proposé de se faire pardonner en l'invitant. Mais tant pis, il prend ce qu'il y a. Et puis, cuisiner pour elle, c'est une assez bonne manière de se faire pardonner. Heureusement qu'il a des notions de cuisine. Sa mère lui a apprit beaucoup, il a dû se débrouiller seul par la suite quand il est parti étudier en France puis aux États-Unis. Mais c'est réellement en France qu'il a apprit de nouvelles choses. Il faut dire que la cuisine Française est très différentes et également très bonne. Bon, il ne pense pas être capable d'ouvrir un restaurant demain et de changer de métier, il ne faut pas exagérer quand même. Avant de se décider sur ce qu'il va pouvoir cuisiner avec son assistante, il lui faut d'abord voir ce qu'elle a dans ses placards et son frigo. Elle annonça qu'elle devait avoir du riz, du poulet et du kimchi, c'est pas mal, mais ça reste limité ! Une fois arrivée dans la petite cuisine, il allait pouvoir réellement voir ce qu'il y a. Par chance, il y avait des légumes frais, en voilà une bonne chose. Ceci fit sourire Je Ha qui avait déjà quelques idées en tête. De sûr, il fera le poulet, histoire d'avoir un peu de viande, le tout accompagnés d'une poêlé de légume et d'un peu de riz, ça peut être un repas complet.

Le docteur se permit de sortir des carottes, du poivron, du chou, de l'oignon, de la courgette et un peu de poireau. Ça fait beaucoup de préparation, mais fait en quantité, il en restera pour plusieurs jours. C'est toujours bien d'avoir un peu de mangé de côté. Il disposa les légumes sur la table et sortit également le poulet pour penser à le préparer tout à l'heure. "Tu peux commencer à préparer le riz ! Le temps qu'il cuise, comme ça on peut s'attaquer à tout ce qu'il reste à faire." Ce qui était bon à entendre, c'est qu'elle n'avait pas l'air difficile et donc qu'elle mangerait en quelque sorte n'importe quoi. Ceci le fit sourire, au moins elle n'est pas difficile. Puis, elle se mit à parler de sa grand mère. Quand elle évoqua la Corée du Nord, il se stoppa pendant deux secondes. Il ne s'attendait pas à apprendre que l'un des membres de la jeune femme venait du même pays que lui. Il se reprit assez rapidement, ne montrant pas que ceci l'avait en quelque sorte perturbé. Du coup, elle avait un peu l'habitude des plats typiquement Nord-Coréen. Hélas pour elle, il ne va pas cuisiner ça ce soir. D'après ce que lui dit Myeong Hee après, c'était la première fois qu'elle parlait de ça. Il afficha un sourire doux et amicale pour lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre avec lui. Qu'elle pouvait parler de tout, il est ouvert d'esprit, surtout en ce qui concerne la Corée du Nord. Pourtant, il ne lui dira qu'il vient du même endroit que sa grand mère. Il ne se sent pas assez courageux pour avouer qu'il est lui-même Nord Coréen. La jeune femme reste Sud Coréenne quoi qu'il arrive, même si elle a du sang ayant les mêmes origines que lui. C'est trop tôt pour se livrer sur un sujet qui peut être si sensible. Quoi qu'il en soit, il comprend ce qu'elle dit quand elle parle que les gens sont encore aujourd'hui trop fermé quand il s'agit du pays voisin. "Les gens sont bêtes, c'est malheureux à dire, mais c'est ainsi. Tu sais, quand j'étais au États-Unis, une fois un homme à refusé que je m'occupe de lui parce que je suis asiatique, il a fait la même chose quand l'un de mes collègues est venu pour prendre ma place, tout ça parce qu'il était noire. Et pourtant, c'était un américain. Les gens sont idiots, tant qu'il y aura ce genre de mentalité, ça sera toujours un peu difficile pour certaine personne." C'est ce qu'on appelle tout simplement du racisme, hélas, il semble difficile à éradiquer. La race humaine ne sera donc jamais unis ?

Assez parlé de chose triste et pas joyeuse, il faut préparer à dîner. Il donna les carottes à la jeune femme, ceci sera sa mission. "Tu peux les éplucher et les couper en rondelle ? Pendant ce temps, je vais m'occuper du chou et de l'oignon." Le homme commence par l'oignon, autant souffrir tout de suite. Il retire les couches supérieur et le fend en deux pour commencer à l'émincer. L'odeur le fait renifler et lui pique les yeux ce qui commence à le faire pleurer. Celui-là c'est un bon ! Vraiment très fort, ses yeux le piquent horriblement, il se tient pourtant le plus loin possible quand il le coupe, mais ce n'est pas suffisant. "J'aurais dû te laisser l'oignon !" dit-il juste pour l'embêter. En vrai, ça ne le dérange pas de couper l'oignon et de pleurer, c'est là ce qu'il se passe quand on cuisine. Une fois terminé, il le met de côté et s'attaque au chou, c'est une mission plus simple et surtout moins douloureuse. "Tu y arrives avec les carottes ?"
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Yoo Myeong Hee
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Jeu 21 Juin - 7:01
Parle moi !
jeha & myeonghee

Me confier sur ma propre vie n’était pas forcément la chose la plus intelligente que j’avais fait. Il aurait pu sortir de cette maison à toute vitesse en apprenant mes origines. Comme beaucoup d’autres. Mais il ne l’a pas fait. Peut-être qu’une partie de moi savait qu’il ne le ferait jamais. Mon cerveau semblait prendre du repos lorsqu’il se tenait près de moi et alors mes décisions n’était plus que dictées par cet organe pompeur de sang. Un mince sourire s’afficha lentement sur mes lèvres alors qu’il me confiait sa propre expérience aux Etats-Unis. Nous partagions au moins cette vision du monde. Comment les personnes pouvaient-elles être si stupide au point de croire que nos origine déterminent tout ? « Il faudrait vraiment changer toutes ces mentalités. Mais ce n’est pas quelque chose de simple. » Nous ne pouvions pas changer le racisme, pas lui et moi à notre petite échelle. Nous pouvions simplement faire parti de ce groupe grandissant de tolérant qui estime que nous avons tous les mêmes droits. Peut-être était-ce la raison principal de notre partout. Je Ha et moi étions de profonds humanistes, d’une certaine manière. Nous avions choisi de compter dans le monde en sauvant des vie. Nous agissions comme nous le pouvions à notre échelle pour tenter de rendre la vie de nos patients meilleure. Il revint vers moi par la suite pour me donner des carottes à éplucher et à couper en rondelles. Le riz cuisait lentement et je regardais les légumes en me demandant comment j’allais faire pour que cela ait l’air un minimum présentable. Lui s’occupait du chou et de l’oignon, ce qui m’arrangeais beaucoup je dois l’admettre. Un simple hochement de tête et je commençais à éplucher ces quelques légumes en veillant à ne pas me couper. J’avais beau être excellente en chirurgie, je ne l’étais pas autant avec la cuisine. Les rondelles étaient toutes d’épaisseur différente et l’on aurait aisément pu croire qu’un enfant de cinq ans avait tenté de préparer le dîner. Je grimaçais avant de porter mon attention sur Je Ha dont les yeux étaient emplis de larmes. Un léger rire moqueur traversa mes lippes. « Tu vois des cœurs tous les jours et ce simple petit oignon réussit à te faire pleurer. Quel homme ! » Je me moquais évidemment de lui sans aucune méchanceté, loin de là. Je me reconcentrais sur mes carottes coupées que je posais non loin de Je Ha. « C’est une catastrophe. Je suis désolée. » Mon égo en prenais un coup, mais j’essayais tant bien que mal de ne rien laisser paraître. Je détestais ne pas maîtriser un domaine aussi simple que la cuisine. Je haïssais véritablement cette idée.

Lentement je fouillais dans un placard pour y trouver quelques tissus qui pourrait aider le chirurgien et son flot de larmes sur les joues. Le temps qu’il termine ces préparations je lui offrais ce quelques tissus afin que son faciès ne soit plus baigné de larmes. « Il reste les poivrons, les courgettes et les poireaux. Je peux m’occuper des poivrons. » Joignant les gestes à la parole, je récupérais les légumes en les faisant lentement sauter entre mes mains, rejoignant la table pour m’atteler à ma nouvelle tâche. Je savais parfaitement que j’allais avoir besoin d’un temps fou pour préparer tout cela alors qu’il allait couper les autres légumes en un éclair. Je profitais de ce moment silencieux pour sourire et penser que Je Ha a tout de même réussit à avoir ce dîner à mes côtés, d’une certaine manière. Une fois ma tâche accomplie, je prenais une poêle pour y mettre tous les légumes. Le riz était presque arrivé à son terme tandis qu’il nous restait à cuisiner le poulet. Je regardais idiotement Je Ha avec le manche de la poêle entre mes mains. « Je crois que je devrais te laisser utiliser ce truc. Je suis certaine que j’arriverais à tout renverser sur le sol si je devais utiliser ça. » Je posais l’objet sur le gaz avant de me tourner vers l’homme à mes côtés. Les oignons ne semblaient pas lui avoir épargné la pire des peines. Je m’approchais de lui, mon regard planté dans le sien. « Les oignons n’ont pas été très aimables avec toi. Tes yeux vont bien ? Tu veux aller dans une salle de bain ? » Nous étions presque arrivés à l’étape de la cuisine et nous allions bientôt pouvoir partager ce dîner ensemble. Celui que l’on doit partager depuis bien trop longtemps à présent.  Il a préparé le plus dur et je n’ai été qu’une assistante embêtante ne sachant que couper des carottes et des poivrons. Le chirurgien a fait le plus gros du travail et a, d’une certaine manière, tenu la promesse faite plusieurs mois plus tôt. Même s’il avait perdu des larmes durant le combat.
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Lee Je Ha
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Mer 27 Juin - 17:24

Changer le monde, beaucoup de personnes y pensent. Rien ne tourne vraiment normalement, il y aura toujours des gens pour être contre des choses et pour d'autres. Il y aura toujours des guerres, du malheur et de la tristesse... Tout ça tant que les être humain n'apprendront pas à s'aimer entre eux, à s'accepter malgré les nombreuses différences qui peuple la terre. Hélas, ce ne sont pas les belles pensées de deux jeunes chirurgiens qui parviendront à faire changer le monde. Cela fait déjà des milliers d'années que c'est ainsi, alors avant de pouvoir faire bouger les choses, autant dire qu'il risque d'en falloir autant.

Malgré cette discussion qui n'est par forcément des plus joyeuse, il était temps de préparer à manger et de passer à autre chose. Après tout, Je Ha n'allait pas s'enfuir comme ça, alors que la pauvre Myeong Hee était dans tous ses états quelques minutes plus tôt. Il veut être son ami et en tant que tel, il va rester pour lui remonter le moral. Par chance, le jeune chirurgien n'est pas mauvais en cuisine. Depuis qu'il est assez jeune, il aide sa mère à cuisiner, c'est la raison pour laquelle il n'a pas de difficulté à couper les légumes ou faire un plat qui devrait avoir bon goût. Pour commencer, il s'était attaqué par les oignions, ce qui est le pus délicat, car souvent très douloureux. D'ailleurs ça ne manqua pas, les larmes se mirent à couler. C'est affreux ce que ce "légume" peut faire. Il ne pouvait pas s'empêcher de sniffer et d'avoir des larmes qui coulaient toutes seules, le pire c'est que c'était douloureux tout ça, mais c'est un homme résistant, heureusement. Son amie lui fit un commentaire, qui lui arracha un petit rire avant de dire : "Tu veux peut être t'en occuper ?" Elle ne risque pas de dire oui, mais c'est amusant de lui renvoyer la balle de la sorte pour la voir prendre la fuite après. Il est presque certain qu'en étant dans la même pièce que lui, elle doit sentir à quel point les oignons piquent et irritent ses yeux en ce moment même.

De son côté, la jeune femme devait se charger des carottes, c'est là une mission bien plus facile que les oignons c'est certain. Malgré tout, quand elle vint le voir après avoir terminé, il ne put s'empêcher de rire légèrement en voyant la coupe difforme de ses dernières. "T'as essayé de faire de faire du Picasso avec les carottes ?" demande t-il pour la taquiner un peu. En soit, ceci n'a pas la moindre importance, quoi qu'il arrive, elles vont cuire de la même manière. Elle n'avait pas a avoir honte, elle s'était très bien débrouillée et le légume préféré de Bugs Bunny n'est pas forcément le plus facile à couper. "Tu peux les poser la bas, je les ferais cuire quand j'aurais tout," indique t-il en montra le plan de travail.

A présent, il restait uniquement les poivrons et les courgettes à découper. La jeune docteur allait s'occuper des poivrons. Ayant terminé avec ses oignons maudits, il commença à couper les courgettes, tout en mettant de lui au fond du poêle pour faire revenir les oignons tout doucement. L'odeur de ses derniers commençait à flotter dans la cuisine et c'était largement suffisant pour lui donner un peu faim. De même, il mit de l'eau dans une casserole pour faire chauffer le riz. Utiliser le cuiseur à riz est largement plus facile, mais il veut obtenir une certaine cuisson, du coup, il préfère le faire lui même. En Corée du Nord, il faisait uniquement cuire le riz dans une casserole, sa mère n'avait jamais eu les moyens de s'acheter une technologie plus évolué.

Myeong Hee était également venu pour l'aider avec les dernières larmes qui persistaient sur son visage, car même la cuisson des oignons parvenait à le faire encore un peu pleurer. Autant dire que c'est les oignons les plus horribles qu'il n'a jamais eu à préparer. Il la remercia d'un grand sourire alors qu'il venait juste de terminer les courgettes de son côté. "Tu peux ajouter les carottes et les poivrons dans la poêle vu que les oignons ont changé de couleur." Je Ha pourrait le faire lui même, mais il veut qu'elle participe un petit peu, qu'elle voit que cuisiner ce n'est pas si compliqué. De toute manière, il est là pour l'aider si jamais elle a des doutes sur ce qu'il faut faire. "Est-ce qu'il y a une sauce que tu préfères ?" demande t-il pour savoir si les légumes doivent cuire seuls, ou s'il doit ajouter quelque chose dedans.

[c'est pas ouf, désolé T_T]
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Yoo Myeong Hee
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Jeu 28 Juin - 8:33
Parle moi !
jeha & myeonghee

La cuisine offrait vraiment trop de peine. Se donner tant de mal pour au final manger bien plus rapidement que cela n’a demandé de préparation. Je réalisais que même si cela devait sans doute me revenir bien plus cher, je préférais de loin commander. C’était plus pratique ! Du moins en imaginant que je sois seule. Cuisiner avec Je Ha était tout autre chose. Je prenais du plaisir à couper ces légumes juste parce qu’il était là. Est-ce vraiment ainsi le temps passé avec tous les gens qu’on aime ? Est-ce que toutes les activités, même les plus ennuyantes, paraissent soudainement extrêmement distrayantes ? Je riais face à sa question pleine d’amusement. « Non. Merci. Je te laisse ton ami l’oignon avec plaisir. » Un sourire crispé tira mes lèvres pour me moquer de lui avant que je ne retourne à la préparation de mes légumes. C’était une véritable catastrophe ! Comment pouvais-je si bien maîtriser des scalpels et si mal couper des carottes ? Mon regard se fit un peu plus inquisiteur face à sa remarque et je lui tirais la langue avant d’hausser les épaules. « Te moques pas. C’est presque du grande art. Je pourrais vendre ça davantage plus cher qu’un Picasso. » Ou pas. Mais le tout était de prétendre avoir un égo surdimensionné. Peut-être qu’il était réellement un peu plus gros que celui des autres. Regardant toutes nos préparations, j’exécutais les ordres de Je Ha sans poser plus de questions. C’était lui qui s’y connaissait et qui avait la charge de la préparation. Je le regardait couper le reste des légumes, s’occuper du riz et finalement j’ajoutais les légumes lorsqu’il me le demandait. L’odeur commençait lentement à envahir la pièce entière et je sentais mon estomac se contracter sous l’effet de la faim. Nous allions avoir un excellent le repas. Peut-être que finalement tout ce temps de préparation en vaut vraiment la peine. « Une sauce préférée ? » J’essayais de réfléchir un instant à ce qui pourrait se marier avec nos préparations. Ce n’était pas tant ma préférence qui comptait mais ce qui allait le mieux se marier avec notre repas parmi mes préférences. Je posais une main sur mon menton en énumérant machinalement les sauces que j’aimais comme je l’aurais fait avec un patient et un problème de santé. Puis j’éliminais au fur et à mesure. « Quelque chose d’un peu sucré ? Pour balancer le goût des légumes. Peut-être avec du miel. » Je n’étais pas une professionnelle des fourneaux, mais je savais clairement que j’aimais les sauces sucrés quand il s’agissait de manger des légumes ou du poulet.

Une fois l’idée proposée, je retournais près de la table centrale pour nettoyer toutes les pelures et restes de carottes. On aurait presque pu croire qu’un véritable ouragan était passé par ici. Puis je posais une bouteille d’eau, des verres, deux cuillères et deux paires de baguettes. Cela ne prit que quelques instants, aussi je retournais auprès de Je Ha et manquait presque de trébucher sur Mocchi. Ce chat était si vieux qu’il ne voyait pratiquement plus rien, et je devais sans doute commencer à vieillir à mon tour. Je me rattrapais d’une main sur le plan et de l’autre sur le bras de Je Ha. « Désolée. » Je riais nerveusement avant de regarder machinalement si je n’avais pas crée une nouvelle catastrophe. Il me semblait pourtant que celle faite avec les carottes était bien suffisante ! « Tu vas bien ? Tu ne t’es pas brulé ? Je ne t’ai pas créé de soucis ? » Ma main restait accrochée à son bras avec une inquiétude que je connaissais trop bien dès qu’il s’agissait de Je Ha. Entre ses yeux et ma bousculade, il allait vraiment finir par me fuir. « Tu pleures avec les oignons et à présent je te bouscule. Ma maison est véritablement dangereuse. » Je riais avant de récupérer lentement le manche de la poêle, sans réellement lui laisser le choix de continuer à le tenir ou non. Ma main s’enroula autour, secouant un peu au-dessus du feu afin de continuer à faire bouger les légumes. C’est comme ça que l’on faisait n’est-ce pas ? « Laisses-moi m’occuper de ça. » Puis je levais mon regard à intervalles régulières afin de suivre son avancée. Nous allions bientôt pouvoir passer à table. Ce qui faisait déjà plaisir à mon estomac. J’étais sans doutes la plus lente à tenir mes promesses, mais tôt ou tard je les tenaient. On s’était promis l’un et l’autre un repas, aussi nous allions avoir ce dîner.
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Lee Je Ha
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Jeu 12 Juil - 17:32

La préparation de ce petit dîner avançait plutôt bien. Ça serait loin d'être du grand art, loin d'un menu gastronomique dans le meilleur restaurant français, mais ça devrait être suffisamment bon pour s'apprécier. Je Ha n'est pas un chef étoilé, mais techniquement, il se débrouille quand il s'agit de faire à manger. Depuis qu'il a quitté son pays d'origine, il a bien fallut qu'il fasse seul et vu qu'il n'avait pas forcément énormément d'argent pour se payer des repas aux restaurants, le mieux étaient encore de faire a lui même. Avant de quitter la Corée du Nord, il ne connaissait que des plats Nord Coréen. En allant en France, il a apprit beaucoup de choses, c'est sûrement là qu'il c'est grandement améliorer. Un petit tour sur internet et c'était un jeu d'enfant de tester de nouvelles recettes. Ce n'était pas toujours une réussite, il en a brûlé des casseroles, mais c'est en faisant et en faisant des erreurs qu'on apprend et qu'on s'améliore.

Préparer à manger, lui permettait de passer un moment avec Myeong Hee et c'est bien ça le plus important. Même si elle n'a rien d'un cordon bleu et que sa technique pour couper les légumes laissent à désirer, la voir sourire à nouveau ça vaut tout l'or du monde. On peut dire qu'il a bien fait de venir jusqu'ici.

Histoire de pouvoir terminer tout ça, il voulait simplement savoir à quel sauce elle voulait manger le repas. La demoiselle décida que le miel pouvait être parfait. Pourquoi pas ! Il afficha un sourire radieux pour valider son choix et se remit à la cuisson des légumes pour qu'ils ne brûlent pas. Ça serait dommage d'avoir du charbon à manger. A un moment, la demoiselle revint vers lui et faillit tomber. Par chance, elle s'accrocha à lui et évita une terrible chute. Inquiet, il la regarda pour voir si tout allé bien et si surtout elle ne s'était pas fait mal. Dans le cas contraire, il peut toujours la soigner, il est docteur après tout, non ? Au final, c'est elle qui s'inquiéta le plus, pensant avoir fait du mal à Je Ha. Dans un hochement de tête, il la rassura : "Ne t'en fait pas pour moi, je vais très bien. C'est plutôt à toi que je devrais demander ça. Tu ne t'es pas fait mal ?" Bien qu'elle n'ait pas encore répondu, à première vue, elle n'avait pas l'air d'avoir la moindre blessure, ce qui le rassura intérieurement, bien qu'il attendait tout de même une confirmation de la part de Myeong Hee. Après ça, la demoiselle décida de prendre en main la fin de la cuisson. Il lui laissa donc la place, mais resta à coté histoire de surveiller le tout, surtout qu'il va falloir ajouter le miel et que ça pourrait brûler très rapidement. D'ailleurs en parlant de miel, où est-il ? Du coup, il se tourna de nouveau vers elle, avec un petit sourire gêné cette fois. "Hum... Est-ce que tu pourrais me dire ou est le miel ?" Il ne voulait pas faire tous les placards et donner l'impression de fouiller partout. "Une fois qu'on aura mit le miel, il faudra baisser le feu et faire cuir... juste deux ou trois minutes, sinon ça va brûler. On va bientôt pouvoir manger !" assure t-il heureux de pouvoir enfin dîner avec la demoiselle. Depuis le temps que ça devait se faire. Mais vu les derniers mois et les mésaventures qu'elle vit, il comprend que ça n'a jamais pu arriver. Malgré tout, il aurait vraiment préféré qu'elle lui parle, plutôt que de fuir pour le protéger.
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