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 You lift me up and you take me higher (ft. Lee Dae Won)

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Shim Wenxia
Âge : 33
Occupation : Cantatrice
Quartier : Nam
Situation : Veuve, et donc célibataire
Don : Nyctalopie
Niveau : 4
Multicompte : Lim Yong Kyu & Alex Zimmermann
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Mar 17 Oct - 22:22

You lift me up and you take me higher


« Ah Tae Hyun, c’est vraiment magnifique ! Merci pour ce … toc toc toc. Tiens donc ? Ahem ! Merci pour ce magnifique week-end. J’ai vraiment passé deux jours tout bonnement magiques. Pour rien au monde, je ne voudrais que … toc toc toc. Mais comment ça « toc toc toc » ! Ce n’est absolument pas dans mon rêve ! ». En un sursaut, je me redresse et m’assieds dans le lit. Un peu à la façon d’un vampire se réveillant dans son cercueil une fois la nuit tombée. Surprise et un brin apeurée sur les bords, je laisse s’échapper un léger cri s’apparentant à un si bémol. Qu’est-ce que … . Pourquoi est-ce que tout est noir, et que je n’y vois que dalle ? Ah mais oui, c’est à cause de mon masque de sommeil. Quelle conne, vraiment ! Ah, voilà qui est mieux. On y voit déjà plus clair. Enfin si je puis dire, étant donné que la chambre est plongée dans l’obscurité la plus totale. Mais bon, vous vous doutez bien que c’est loin d’être un problème pour moi. Qui peut bien tambouriner à la porte de la sorte ? On croirait entendre les percussions de « Ô Fortuna » de Caramina Burana par Carl Orff. Puis d’abord, quelle heure est-il ? Huit heures moins le quart ! Oh ça y est, j’y suis … . La lumière commence à jaillir, enfin si j’ose dire. Ca, c’est encore un coup de mon « Speedy Gonzalez ». En même temps, j’aurais dû m’en douter. Qui d’autre que lui pour toquer avec autant d’entrain et de rythme ? Oh non Dawa, pas aujourd’hui. Je ne suis vraiment pas en jambe. En plus, j’étais entrain de faire un si beau rêve. S’il te plaît, laisse moi y retourner. Naïvement, je mets la tête sous l’oreiller et clos avec fermeté les yeux, caressant l’innocent espoir de poursuivre mon doux songe. Mouais … . Pour ça, il faudrait déjà qu’il arrête de taper à la porte comme un benêt. Il finira bien par se fatiguer de toute manière. Euh ouais, ou pas. Connaissant l’énergumène, je doute qu’il lâche l’affaire aussi facilement. Argh, c’est beau d’être jeune, je vous le dis moi !

Je vois d’ici le tableau. Il va me sauter au cou tout excité, me dire qu’il y a « un truc extra super » en ville, qu’il faut à tout prix qu’on y aille et qu’on soit les premiers. C’est toujours pareil. L’autre soir, c’était pour l’inauguration du nouveau bar gay dans le quartier de Busanjin. Une heure ! Une heure qu’on est resté à faire le pied de grue devant les portes, et à se les geler dans le froid de Septembre. Tout ça pour qu’on puisse se faire mousser, et dire à qui veut bien l’entendre que nous avons été les premiers à savourer un délicieux Pericolosuce. Non, ce n’est pas une blague. Je vous assure qu’il y a un cocktail qui s’appelle vraiment comme ça. Ce jour là il avait bien mené sa barque, pour me convaincre de venir avec lui. Un petit coup de brosse à reluire par là : « Tu es une véritable icône gay. Tu le sais ça pourtant. Imagine tout les heureux que tu vas faire, en allant à cette soirée d’inauguration. ». Des yeux de cocker triste et des airs de drama queen par là : « Alleeeeez Xixi, s’il teuuuuuu plaît ! Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! ». L’argument massue qui m’a fait plié, et qui a déboulonné tout les contres arguments et les pseudos excuses que je pouvais lui sortir. Une énième fois, j’ai donc cédé et l’ai suivi. Je vais vraiment finir par croire, que je suis incapable de lui dire non. C’est un fait : il gagne toujours. Au final, je ne regrette rien. Nous avions vraiment passé une super soirée. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas autant ri, que lors de cette nuit là. Cette fois, je ne me laisserais pas faire. Je vais être comme Margaret Thatcher : inflexible ! Oui c’est ça, vas-y mon bonhomme cogne ! Cogne donc tout ton soul. N’empêche, c’est quand même chiant. N’y tenant plus, et en ayant assez de gesticuler comme une parkinsonienne dans mon lit, je finis par balancer au loin l’oreiller et à jurer en chinois. Voilà, ça va, ça va je me lève. Tu as gagné, une fois encore.

J’enfile mes mules à pompons, et couvre mon petit négligé de soie rouge, avec un kimono en satin une teinte plus claire. Inutile que je fasse plus d’efforts vestimentaires. Depuis le temps qu’on se connaît. De toute façon, je doute sérieusement que me voir dans cette tenue, puisse l’exciter. Monsieur semble de toute évidence être de la contre allée. Je n’ai pas suivi tout les épisodes de cette incroyable série qu’est sa vie sentimentale, mais aux dernières nouvelles, il me semble qu’il a le béguin pour un petit jeunot ayant son âge. Qui plus est, il ne m’a jamais regardé avec l’œil qui frétille. Non, j’ai toujours eu l’impression qui me voyait comme une sorte de grande sœur pantouflarde et casanière. Tant mieux ceci dit. Sinon, j’en connais un qui n’aurait pas été content du tout. J’espère seulement que ça ne va pas trop le traumatiser. Au pire, je suis sûre qu’il s’en remettra. A mon avis, il en a vu d’autre ! Baillant à m’en décrocher la mâchoire, je déambule en traînant des pieds dans le salon, avant d’arriver dans l’entrée en me frottant les yeux. Oh mon Dieu, voilà qu’il se met à chanter « L’amour est un oiseau rebelle ». Avec un de ces accent en plus, je ne vous raconte pas … . A peine ai-je eu le temps d’ouvrir la porte que Dae Won me sauta à la gorge, m’embrassant sur les joues avec une frénésie qui m’est bien difficile d’apprécier à huit heures du matin. D’habitude, j’aurais été ravie d’être couverte de tant d’affection, mais là si tôt de bon matin … . Je ne peux que grogner et ronchonner, du fait d’être encore mal réveillée. Aller, c’est parti … ! Ma chérie par-ci, que je suis heureux de te revoir par là, tu m’as tellement manqué et j’en passe ! Tellement manqué, tellement manqué … . Cela ne fait que deux jours que l’on ne s’était pas vu. A l’entendre, on croirait que ça fait dix ans que l’on n’a eu aucun contact. C’est du Dae Won tout craché ça. Tout dans la folie des grandeurs, les excès, les hyperboles à gogo. Ce gars est un véritable passionné, quelqu’un qui vit à 200 à l’heure. Avec lui, il n’y a pas de demie mesure.

C’est soit blanc, soit noir. Le gris, connais pas. Et avec ça, il parle, il parle et il parle ! Tout y passe. Un certain Kim Bo Cho ou je-ne-sais-quoi, qui le rend dingue. Ses nouvelles baskets qu’il, je cite, « A-D-O-R-E ! ». La nouvelle boulangère, qui est selon ses dires « une vraie connasse ». Ses sœurs qui l’agacent par moments prodigieusement. Bref, tout ce qui peut bien lui passer par la tête, il m’en fait part d’une manière très … brute de décoffrage ! Puis soudain, sans qu’on ne sache trop pourquoi, il me demande avec étonnement pourquoi je ne dis rien. Que ce n’est pas gentil de ma part de le laisser comme ça. Qu’il faut m’arracher les mots. Et gniagniagnia. Au moment où il marque une courte pause pour respirer, je saute sur l’occasion et lui coupe l’herbe sous le pied pour lui dire : « Quand je ne dis rien comme ça, c’est que tu ne me laisses pas en placer une. Tu es vraiment terrible. On ne te refera pas, hein ?! ». En disant cela, j’en profite pour lui pincer doucement la joue, comme ont coutume de le faire les mères juives avec leurs fils chéris. Cette fois, c’est à son tour de tempêter et de maugréer. J’adore quand il prend ce petit air bougon. Je ne peux m’empêcher de laisser s’échapper un petit éclat de rire cristallin. En se libérant, il m’affirme qu’il a changé. Terriblement changé. Qu’il est devenu calme, raisonnable, réfléchi. Mais bien sûr … et moi je chausse du 34 fillette ! Ah non vraiment je vous jure. Mieux vaut entendre ça que d’être sourde, ça dure moins longtemps. Puis, il entre en speed dans l’appartement comme si c’était le sien. Il ne comprend pas pourquoi tout est éteint. D’un air moqueur, il me demande si je ne veille pas les morts. Très drôle drrrrr.daewon. Vraiment très drôle … ! Avec la vitesse d’un feu follet, il allume toutes les lumières du salon et ouvre les volets roulants. Aussitôt, je me cache le visage avec les mains et m’empresse d’éteindre deux ou trois lumières.

Toujours les yeux fermés, j’avance à tâtons vers les baies vitrées, et ferme les volets à mi-hauteur en déclarant : « Piano, piano ! Vale pianissimo avec la lumière. Je t’ai pourtant déjà dit de me considérer comme un vampire. Enfin, sans tout l’aspect commercial qui va avec. ». Quelque peu désabusé, il finit par s’excuser en levant les yeux au ciel. Merci … . Oïch, ça y est le moulin à parole est de nouveau en marche. Elles sont où les piles là ? Comment on le débranche ce petit ? C’est incroyable. Comment peut-on être autant énergique ? D’autant plus que je suis quasiment certaine qu’il a fait la tournée des grand ducs. Traduction : écumage des boîtes de nuits et autres bars branchés, et donc nuit blanche. Comme je l’ai dit précédemment, c’est beau d’être jeune ! Après une soirée comme ça, moi il me faut quarante-huit heures de sommeil non-stop pour m’en remettre. Pourquoi moi ? Mais pourquoi moi ? Pourquoi si tôt ? Qu’ai-je donc fait au ciel pour mériter ça ? En plus, il est incroyablement tactile. Non pas que je n’aime pas ça, loin de là. Mais c’est comme tout : c’est sympa mais à petite dose. Le hic c’est que « petite dose » ne fait pas partie du vocabulaire de Dae Won. Afin de mettre le holà, je leve la main comme une écolière voulant prendre la parole en salle de classe. Lorsqu’il se tut, je lui dis alors : « Dawa, Dawa, mon chéri … . J’ai déjà beaucoup de mal à te suivre en temps normal, mais alors là à jeun et sans caféine dans le sang, c’est juste mission impossible. Laisse-moi au moins le temps de prendre un petit expresso. Tu en veux un ? Même si de toute évidence, tu ne sembles pas en avoir besoin. ». Dae Won me donne sa réponse et s’empresse de reprendre son petit monologue. Je ferme les yeux pendant quelques secondes, puis pars d’un pas un peu moins nonchalant que tout à l’heure vers la cuisine. Bien évidemment, mon Dawa m’emboîte le pas. Alors une, deux, trois et quatre cuillerées de café. Hum … réflexion faite, cinq me semble un nombre plus indiqué. Il me faudra bien cela. La journée promet d’être longue et mouvementée !

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