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 You lift me up and you take me higher (ft. Lee Dae Won)

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Shim Wenxia
Âge : 30
Occupation : Cantatrice
Quartier : Nam
Situation : Veuve, et donc célibataire
Don : Nyctalopie
Niveau : 4
Multicompte : Aucun
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Mar 17 Oct - 22:22

You lift me up and you take me higher


« Ah Tae Hyun, c’est vraiment magnifique ! Merci pour ce … toc toc toc. Tiens donc ? Ahem ! Merci pour ce magnifique week-end. J’ai vraiment passé deux jours tout bonnement magiques. Pour rien au monde, je ne voudrais que … toc toc toc. Mais comment ça « toc toc toc » ! Ce n’est absolument pas dans mon rêve ! ». En un sursaut, je me redresse et m’assieds dans le lit. Un peu à la façon d’un vampire se réveillant dans son cercueil une fois la nuit tombée. Surprise et un brin apeurée sur les bords, je laisse s’échapper un léger cri s’apparentant à un si bémol. Qu’est-ce que … . Pourquoi est-ce que tout est noir, et que je n’y vois que dalle ? Ah mais oui, c’est à cause de mon masque de sommeil. Quelle conne, vraiment ! Ah, voilà qui est mieux. On y voit déjà plus clair. Enfin si je puis dire, étant donné que la chambre est plongée dans l’obscurité la plus totale. Mais bon, vous vous doutez bien que c’est loin d’être un problème pour moi. Qui peut bien tambouriner à la porte de la sorte ? On croirait entendre les percussions de « Ô Fortuna » de Caramina Burana par Carl Orff. Puis d’abord, quelle heure est-il ? Huit heures moins le quart ! Oh ça y est, j’y suis … . La lumière commence à jaillir, enfin si j’ose dire. Ca, c’est encore un coup de mon « Speedy Gonzalez ». En même temps, j’aurais dû m’en douter. Qui d’autre que lui pour toquer avec autant d’entrain et de rythme ? Oh non Dawa, pas aujourd’hui. Je ne suis vraiment pas en jambe. En plus, j’étais entrain de faire un si beau rêve. S’il te plaît, laisse moi y retourner. Naïvement, je mets la tête sous l’oreiller et clos avec fermeté les yeux, caressant l’innocent espoir de poursuivre mon doux songe. Mouais … . Pour ça, il faudrait déjà qu’il arrête de taper à la porte comme un benêt. Il finira bien par se fatiguer de toute manière. Euh ouais, ou pas. Connaissant l’énergumène, je doute qu’il lâche l’affaire aussi facilement. Argh, c’est beau d’être jeune, je vous le dis moi !

Je vois d’ici le tableau. Il va me sauter au cou tout excité, me dire qu’il y a « un truc extra super » en ville, qu’il faut à tout prix qu’on y aille et qu’on soit les premiers. C’est toujours pareil. L’autre soir, c’était pour l’inauguration du nouveau bar gay dans le quartier de Busanjin. Une heure ! Une heure qu’on est resté à faire le pied de grue devant les portes, et à se les geler dans le froid de Septembre. Tout ça pour qu’on puisse se faire mousser, et dire à qui veut bien l’entendre que nous avons été les premiers à savourer un délicieux Pericolosuce. Non, ce n’est pas une blague. Je vous assure qu’il y a un cocktail qui s’appelle vraiment comme ça. Ce jour là il avait bien mené sa barque, pour me convaincre de venir avec lui. Un petit coup de brosse à reluire par là : « Tu es une véritable icône gay. Tu le sais ça pourtant. Imagine tout les heureux que tu vas faire, en allant à cette soirée d’inauguration. ». Des yeux de cocker triste et des airs de drama queen par là : « Alleeeeez Xixi, s’il teuuuuuu plaît ! Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! ». L’argument massue qui m’a fait plié, et qui a déboulonné tout les contres arguments et les pseudos excuses que je pouvais lui sortir. Une énième fois, j’ai donc cédé et l’ai suivi. Je vais vraiment finir par croire, que je suis incapable de lui dire non. C’est un fait : il gagne toujours. Au final, je ne regrette rien. Nous avions vraiment passé une super soirée. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas autant ri, que lors de cette nuit là. Cette fois, je ne me laisserais pas faire. Je vais être comme Margaret Thatcher : inflexible ! Oui c’est ça, vas-y mon bonhomme cogne ! Cogne donc tout ton soul. N’empêche, c’est quand même chiant. N’y tenant plus, et en ayant assez de gesticuler comme une parkinsonienne dans mon lit, je finis par balancer au loin l’oreiller et à jurer en chinois. Voilà, ça va, ça va je me lève. Tu as gagné, une fois encore.

J’enfile mes mules à pompons, et couvre mon petit négligé de soie rouge, avec un kimono en satin une teinte plus claire. Inutile que je fasse plus d’efforts vestimentaires. Depuis le temps qu’on se connaît. De toute façon, je doute sérieusement que me voir dans cette tenue, puisse l’exciter. Monsieur semble de toute évidence être de la contre allée. Je n’ai pas suivi tout les épisodes de cette incroyable série qu’est sa vie sentimentale, mais aux dernières nouvelles, il me semble qu’il a le béguin pour un petit jeunot ayant son âge. Qui plus est, il ne m’a jamais regardé avec l’œil qui frétille. Non, j’ai toujours eu l’impression qui me voyait comme une sorte de grande sœur pantouflarde et casanière. Tant mieux ceci dit. Sinon, j’en connais un qui n’aurait pas été content du tout. J’espère seulement que ça ne va pas trop le traumatiser. Au pire, je suis sûre qu’il s’en remettra. A mon avis, il en a vu d’autre ! Baillant à m’en décrocher la mâchoire, je déambule en traînant des pieds dans le salon, avant d’arriver dans l’entrée en me frottant les yeux. Oh mon Dieu, voilà qu’il se met à chanter « L’amour est un oiseau rebelle ». Avec un de ces accent en plus, je ne vous raconte pas … . A peine ai-je eu le temps d’ouvrir la porte que Dae Won me sauta à la gorge, m’embrassant sur les joues avec une frénésie qui m’est bien difficile d’apprécier à huit heures du matin. D’habitude, j’aurais été ravie d’être couverte de tant d’affection, mais là si tôt de bon matin … . Je ne peux que grogner et ronchonner, du fait d’être encore mal réveillée. Aller, c’est parti … ! Ma chérie par-ci, que je suis heureux de te revoir par là, tu m’as tellement manqué et j’en passe ! Tellement manqué, tellement manqué … . Cela ne fait que deux jours que l’on ne s’était pas vu. A l’entendre, on croirait que ça fait dix ans que l’on n’a eu aucun contact. C’est du Dae Won tout craché ça. Tout dans la folie des grandeurs, les excès, les hyperboles à gogo. Ce gars est un véritable passionné, quelqu’un qui vit à 200 à l’heure. Avec lui, il n’y a pas de demie mesure.

C’est soit blanc, soit noir. Le gris, connais pas. Et avec ça, il parle, il parle et il parle ! Tout y passe. Un certain Kim Bo Cho ou je-ne-sais-quoi, qui le rend dingue. Ses nouvelles baskets qu’il, je cite, « A-D-O-R-E ! ». La nouvelle boulangère, qui est selon ses dires « une vraie connasse ». Ses sœurs qui l’agacent par moments prodigieusement. Bref, tout ce qui peut bien lui passer par la tête, il m’en fait part d’une manière très … brute de décoffrage ! Puis soudain, sans qu’on ne sache trop pourquoi, il me demande avec étonnement pourquoi je ne dis rien. Que ce n’est pas gentil de ma part de le laisser comme ça. Qu’il faut m’arracher les mots. Et gniagniagnia. Au moment où il marque une courte pause pour respirer, je saute sur l’occasion et lui coupe l’herbe sous le pied pour lui dire : « Quand je ne dis rien comme ça, c’est que tu ne me laisses pas en placer une. Tu es vraiment terrible. On ne te refera pas, hein ?! ». En disant cela, j’en profite pour lui pincer doucement la joue, comme ont coutume de le faire les mères juives avec leurs fils chéris. Cette fois, c’est à son tour de tempêter et de maugréer. J’adore quand il prend ce petit air bougon. Je ne peux m’empêcher de laisser s’échapper un petit éclat de rire cristallin. En se libérant, il m’affirme qu’il a changé. Terriblement changé. Qu’il est devenu calme, raisonnable, réfléchi. Mais bien sûr … et moi je chausse du 34 fillette ! Ah non vraiment je vous jure. Mieux vaut entendre ça que d’être sourde, ça dure moins longtemps. Puis, il entre en speed dans l’appartement comme si c’était le sien. Il ne comprend pas pourquoi tout est éteint. D’un air moqueur, il me demande si je ne veille pas les morts. Très drôle drrrrr.daewon. Vraiment très drôle … ! Avec la vitesse d’un feu follet, il allume toutes les lumières du salon et ouvre les volets roulants. Aussitôt, je me cache le visage avec les mains et m’empresse d’éteindre deux ou trois lumières.

Toujours les yeux fermés, j’avance à tâtons vers les baies vitrées, et ferme les volets à mi-hauteur en déclarant : « Piano, piano ! Vale pianissimo avec la lumière. Je t’ai pourtant déjà dit de me considérer comme un vampire. Enfin, sans tout l’aspect commercial qui va avec. ». Quelque peu désabusé, il finit par s’excuser en levant les yeux au ciel. Merci … . Oïch, ça y est le moulin à parole est de nouveau en marche. Elles sont où les piles là ? Comment on le débranche ce petit ? C’est incroyable. Comment peut-on être autant énergique ? D’autant plus que je suis quasiment certaine qu’il a fait la tournée des grand ducs. Traduction : écumage des boîtes de nuits et autres bars branchés, et donc nuit blanche. Comme je l’ai dit précédemment, c’est beau d’être jeune ! Après une soirée comme ça, moi il me faut quarante-huit heures de sommeil non-stop pour m’en remettre. Pourquoi moi ? Mais pourquoi moi ? Pourquoi si tôt ? Qu’ai-je donc fait au ciel pour mériter ça ? En plus, il est incroyablement tactile. Non pas que je n’aime pas ça, loin de là. Mais c’est comme tout : c’est sympa mais à petite dose. Le hic c’est que « petite dose » ne fait pas partie du vocabulaire de Dae Won. Afin de mettre le holà, je leve la main comme une écolière voulant prendre la parole en salle de classe. Lorsqu’il se tut, je lui dis alors : « Dawa, Dawa, mon chéri … . J’ai déjà beaucoup de mal à te suivre en temps normal, mais alors là à jeun et sans caféine dans le sang, c’est juste mission impossible. Laisse-moi au moins le temps de prendre un petit expresso. Tu en veux un ? Même si de toute évidence, tu ne sembles pas en avoir besoin. ». Dae Won me donne sa réponse et s’empresse de reprendre son petit monologue. Je ferme les yeux pendant quelques secondes, puis pars d’un pas un peu moins nonchalant que tout à l’heure vers la cuisine. Bien évidemment, mon Dawa m’emboîte le pas. Alors une, deux, trois et quatre cuillerées de café. Hum … réflexion faite, cinq me semble un nombre plus indiqué. Il me faudra bien cela. La journée promet d’être longue et mouvementée !

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Lee Dae Won
Âge : 22
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Quartier : Nam
Situation : Aussi libre qu'une relation libertine me permet d'être, malgré mes sentiments grandissants pour lui
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Mar 2 Jan - 20:43


october 2017, bada apartments, nam ♣ les premières mélodies d'une belle journée
you lift me up and you take me higher
dae won & wenxia
KNOCK KNOCK KNOCK KNOCK

« Allez debout Xixi! » Eh oui, à peine le soleil levé que je me retrouvais déjà au pied de la porte menant à l'appartement de ma célèbre mais si chère amie. Frénétiquement, mon poing se faisait aller contre le bois de la porte, comme un vain effort pour la convaincre d'au moins se redresser dans son lit et s'esclamer qu'elle est debout. Parfois, je prends une petite pause; dix secondes tout au plus, juste le temps de déposer mon oreille contre le bois pour entendre ne serait-ce que le moindre signe de vie. Mais rien ne vient, alors je reprends de plus belle, chaque coup ayant de plus en plus de vigueur. « Rise and shine ma jolie! On a une SUPER journée devant nous, allez allez! »

À vrai dire, je n'avais pas vraiment de plan de match autre que de tenter de la convaincre de sortir de chez elle et venir avec moi à cette exposition sur la musique qui venait tout juste de s'installer dans le quartier. Un établissement temporaire, un genre de salon assez modeste mais qui avait l'air d'être parfait pour quiconque adore les mélodies, le chant, l'histoire musicale, tout ça. Moi, en tout cas, ça m'intéresse à un POINT! Et du coup comme Wenxia est cantatrice je me suis dit que ça lui ferait une activité cool. Et puis elle a besoin de prendre l'air. C'est important! Alors tant et aussi longtemps qu'il n'y avait pas de mouvement derrière cette porte, tant et aussi longtemps que Xixi ne m'ouvre pas, je continue à tambouriner. C'est pas ça, la spécialité des batteurs?

Une nouvelle pause, un nouvel échec. J'en profite pour avaler d'un coup le reste de cette canette de Red Bull que j'avais entâmé juste avant de m'aventurer jusqu'ici. Bon, "aventure", c'est un grand mot; on habite quand même dans le même complexe d'appartement, c'est pas une super longue balade. Mais la canette, elle, était mieux de me donner plus que des ailes. Il était hors de question que je manque cette exposition, surtout si elle est éphémère, et ce même si je m'étais complètement bourré le visage hier. Bah oui, un petit concert au Jazzy qui s'est terminé en buverie, c'est pas comme si c'était rare. Mon nombre d'heures de sommeil pourrait presque se compter en minutes, mais j'étais bourré d'énergie. Woot woot! En plus, il n'a suffit que quelques autres coups pour que j'entendes finalement un truc. Du chinois, probablement un juron ou deux, mais c'était un signe de vie. Mission accomplie!

Ah mais c'est qu'elle prend son temps en plus! Not on my watch, Xixi. Va falloir prendre les grands moyens, semble-t-il. Alors je me râcle la gorge, et usant de tout mon talent de chanteur, je tente de l'imiter. Talent est, lui aussi, un grand mot; mais les cours de chants que je prends c'est pas de l'opéra, hein! C'est juste assez pour accompagner døubt vocalement quand ils en ont besoin. Et puis, je dois avouer, je fais un peu exprès de sonner moins que parfait. « L'AAAAMOUR EST UN OISEAU REBEEEELLE QUE NUL NE PEUT APPRIIIIVOISEEEER » Finalement, peut-être que je sonne pas si mal? L'accent français, par contre, on en reparlera hein! Espérons pour ma tête qu'elle ouvrira la porte bientôt parce que je sens qu'un voisin ou deux va vouloir me guillotiner à la manière Louix XVI.

« TE VOILÀ! », criai-je en sautant dans ses bras, tout heureux... et peut-être encore un peu ivre d'hier soir. Cette nuit? Meh, same difference. En tout cas, mon enthousiasme a prit un peu le dessus et mon clapet ne se ferme plus. Tu m'as manqué, regarde je me suis acheté des nouvelles chaussures avec ma prime d'heures supp au casino, Ho Joo m'a envoyé une nouvelle photo et il est si BEAU mais je le HAIS (non je l'aime), tout y passe et j'arrive à peine à remarquer que ma pauvre amie est 1) pas réveillée du tout et 2) complètement étourdie par mes conneries. D'un coup, je m'arrête et je la regarde comme un chaton troublé. « Bah quoi, tu dis rien? » Tu ne me laisses pas en placer une. Oops! Je m'excuse en ricanant, même si je perds mon sourire l'espace de quelques secondes quand elle me pince les joues, et j'entre finalement au creux de son appartement. Mais c'est tout noir! Je suis OUTRÉ! Elle veille les morts cette fille, c'est pas croyable. Alors voilà, et la lumière fut! Toutes les lampes sont allumées, les volets ouverts; une bonne grosse dose de vitamine D pour bien commencer la journée. Mais bon, ça plait pas à Vampira qui se plait à faire sa souffrante et me rappeler qu'il faut que je la considère comme un mort vivant.

Un sourire en coin, je lève les yeux. En m'excusant, bien sûr. J'avais oublié qu'elle a du mal avec la lumière. Ça arrive, parfois, non? Du coup, maintenant qu'on arrive à voir quelque chose dans ce tombeau qui lui sert de toit, je recommence à parler de tout et n'importe quoi. Surtout de la soirée d'hier, en fait; le concert était un franc succès, y'avait plus de gens qu'à l'habitude et donc la tournée des bars juste après était lit as fuck. L'alcool coulait à flot, c'était dément! Mais je suis arrêté dans mon élan. Xixi a pas encore eu sa dose de caféine. Moi j'ai déjà mes ailes, pas besoin de café. Surtout que ça serait dangereux de mélanger les deux. « Ah non merci, c'est pas conseillé avec ce truc », lançai-je en donnant une petite pichenote sur la canette de Red Bull vide. « Mais je te suis jusqu'à la cuisine hein! », et en disant ça nous étions déjà en route.

« Okay Xixi, je t'explique. Y'a un genre de salon de la musique qui a l'air suuuuper dément qui s'est installé dans le quartier — Nam c'est quand même le quartier artistique hein — et comme c'est qu'aujourd'hui j'avais prévu y aller! Et comme je sais que ça pourrait t'intéresser aussi... » Je la regarde mettre des cuillérées pleines de café dans sa tasse et je souris. Ça aurait été mon genre si je n'avais pas déjà bu du cancer sous forme liquide. Mais c'est quand même ce qui me tient debout, ces temps-ci. « Alleeeeez Xixi, s’il te plaît! Dis oui! Dis oui! DIS OUIIIII! »
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne

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be free, don't worry
carpe diem. ▬ dance with me, 'til you get dizzy, 'til you become a mess, nobody cares. think about how nice it’ll be when you climb into bed, baby
(c) bat'phanie
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Shim Wenxia
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Mer 3 Jan - 1:00

You lift me up and you take me higher


Passer d’un doux et paisible songe en compagnie de mon tendre Tae Hyun, à une scène des « Monologues du pénis » jouée par mon pétillant et explosif Dawa, c’est … une transition pour le moins brutale et abrupte. Pour vous donner un exemple, c’est comme si vous écoutiez une cantate de Bach et que sans savoir pourquoi, votre playlist se mette à faire des siennes et à émettre « I want your sex » de George Michael. En soi, c’est loin d’être insupportable auditivement. Quoiqu’il en soit, cela surprend et il faut un certain temps pour s’y habituer ainsi qu’être pleinement dedans. Eh bien avec Dae Won, c’est pareil. Les premières minutes vous vous dîtes : « Doux Jésus ! Mais qu’est-ce que c’est que ce mec ? ». Puis une grosse demi-heure plus tard après avoir bien discuté, et surtout bien ri avec lui, vous vous dîtes que ce garçon est une véritable bouffée de fraîcheur. Non mieux encore, c’est le meilleur des anti-dépresseurs. Ce type devrait être produit en série dans les usines, et prescrit par les médecins à toutes les personnes n’ayant pas le moral. Quoi que … à la réflexion faîte, je ne suis pas certaine que le monde puisse survivre à un déferlement massif de petits Dae Won. N’empêche, les faits sont là. A quoi bon se gaver de Prozac ou d’Atarax lorsque vous avez dans votre entourage un ami comme Dawa ?

A votre avis, comment pensez-vous que je sois parvenue à sortir la tête de l’eau après la mort de mon mari ? Grâce à mon thérapeute certes, mais c’est aussi et surtout grâce à Dae Won. S’il n’avait pas été là pour me secouer les puces, me changer les idées, me sortir et me faire découvrir des endroits aussi improbables qu’inimaginables, je n’ose à peine imaginer à quoi mes journées auraient rassemblées. Oh mon Dieu l’horreur, je vois d’ici le tableau ! Je serais très certainement à l’heure qu’il est encore échouée tel un Titanic sur le canapé, nippée en survêtement informe et dégueulasse, avec les cheveux gras à regarder des conneries sans nom à la télévision tout en engloutissant Balisto sur Balisto. Ah oui, elle aurait été très désirable la « Callas d’Orient », il n’y a pas de doute là-dessus ! En parlant justement de désirable, j’en connais un qui a dû sacrément l’être pour que son Bo Cho lui envoie une photo de lui … ! Bizarre qu’il continue de tourner autour de ce gars. J’aurais juré qu’il n’aurait été qu’une énième passade amoureuse, dans la vie de Mister Boom Boom. Qu’il l’oublierait et passerait à autre chose, en moins de temps que ne prennent des lapins pour s’accoupler. Eh bien, que nenni ! Qui que soit ce type, il est toujours d’actualité. Chose assez rare et exceptionnelle avec Dae Won, pour être soulignée.

Qui plus est, vu la façon dont il parle de lui, j’ai comme qui dirait l’impression qu’il a l’air épris de lui. Ce pourrait-il que … . Par Saint Elton Jones, mais c’est qu’il est fou de lui ce petit ! Oh non je craque, c’est tellement charmant : mon gentil bébé qui est amoureux. Je suis tellement émue si vous saviez. Il faudra que je lui touche deux mots au sujet de ce Bo Cho. Enfin pour cela, encore faudrait-il qu’il m’en laisse l’occasion. Qu’est-ce que c’est … que ça ? Une boisson énergisante ? Comme s’il avait besoin de ça ! Je comprends mieux maintenant pourquoi il est toujours en mode presto rapido. De fait, une double dose de caféine n’est pas spécialement recommandé. Yeurk, en tout cas je n’aimerais pas voir l’état de ses intestins. Ils doivent être aussi beaux que les canalisations de toilettes publiques. Breeeef ! Traveling avant vers la cuisine. Une fois le café en cours de préparation, je pars en quête de quelque chose à grignoter en farfouillant dans l’un des placards trônant au-dessus du plan de travail. Hum … oh tiens, tartine pain de mie et confiture d’abricot. Yummy ! Ca fait une paye en plus. C’est donc d’une oreille discrète que j’écoute ce que Dawa a à me dire. Avec une grande attention, je barbouille d’un coulis d’abricot sucré plusieurs tranches de pain, tout en prenant grand soin de ne pas tâcher le comptoir d’angle faisant office de table.

Etant une Miss Catastrophe, il faut toujours s’attendre au pire avec moi. Surtout si tôt en matinée. Mine de rien, j’arrive à saisir l’essentiel de ce que dit le batteur des Døubt. Ce qui dans mon état de semi éveil relève de l’exploit. Un salon de musique suuuuper dément … . Mouais, possible. Eh bah dit donc, ce n’est pas vraiment le cri du cœur. J’espère qu’un bon café noir aura le mérite de me rendre plus enthousiaste. Justement, le glou-glou caractéristique de la cafetière fredonne. Si cette machine bénie des dieux pouvait parler, cela signifierait sûrement : « Allez-y, servez-vous ! ». Ni une ni deux, je verse le liquide noirâtre dans un grand mug à l’effigie des DSO : le groupe de K-Pop dans lequel mon mari jouait de la guitare et était le chœur principal. A peine ai-je eu le temps de revenir vers la table, que mon infatigable Dawa vient tirer sur la manche de mon kimono en soie, tel que le ferait un gamin capricieux avec sa mère. C’en est tel que la petite ceinture le maintenant fermé se dénoue, dévoilant ainsi mes sous-vêtements affriolants rouges et noires. Oui, Tae Hyun a toujours eu un faible pour la lingerie fine. Alors que je tente de couvrir mon semblant de nudité, non que ça puisse exciter Dae Won, mais plus par principe, je lui rétorque alors : « D’accord, d’accord … D’accoooord ! Ok la drama queen, c’est entendu : je viens avec toi. »

« Mais je te préviens, si on a le droit à une mauvaise surprise, comme ce fut le cas au Bexco avec cette innommable exposition SM, alors je peux te promettre que tu vas savoir ce que pouvaient ressentir à l’époque les castras ! »
. Sur ces mots, j’agite d’un air menaçant mon index dans sa direction afin de le mettre en garde. Toutefois, le large rictus s’étendant sur mes lèvres en repensant à la scène, me rend peu crédible et sérieuse. Ah oui, je ne vous ai pas parlé de ça. Dans la série les bons plans de Dae Won, je voudrais l’exposition « Whip & Chains ». Bon pour sa défense, ce n’est pas entièrement de sa faute. Les conservateurs du musée ont permuté à la dernière minute la programmation. Au départ, nous étions sensés assister à une grande exposition sur l’animation coréenne et japonaise. Une sorte d’immense rétrospective retraçant l’histoire de cette art, depuis sa genèse jusqu’à nos jours. Imaginez donc la surprise qui fut la notre lorsqu’à la place de voir Pikachu ou Détective Conan, nous vîmes une ribambelle de pinces à tétons, combinaisons en latex, cuir, lycra et autres cravaches cloutées. Roh non vraiment, qu’est-ce qu’on a eu honte ce jour là. Bizarrement … je dirais que nous avions également été étrangement intrigués et fascinés par … les chefs-d’œuvre qui s’offraient à nous. Si vous saviez ce que j’ai vu ce soir là … ! Encore aujourd’hui, je me demande comment il est possible pour un homme de faire … des trucs avec une pompe à vélo, sans risquer la lésion testiculaire. Enfin, breeeef !

J’ai fini par partir et prendre mes jambes à mon cou, lorsqu’une nana déguisée en Catwoman m’a dit que j’avais tout pour faire une excellente maîtresse dominatrice. Les joues légèrement empourprées, sans doute à l’idée de repenser à cette exposition des plus originales, Dawa s’assoit sur l’un des tabouret tournant et à hauteur réglable. Je fais de même en allant m’installer sur celui de l’autre côté du comptoir. Je dispose deux grosses tartines de confiture d’abricot devant Monsieur dix mille volts et ajoute : « Tiens, mange donc un petit quelque chose. Te connaissant, j’imagine que tu n’as pas dû petit-déjeuner ce matin. Rahlalala … mon pauvre ami ! Qu’est-ce que tu ferais si maman n’était pas là ? ». Je ponctue mon propos en ébouriffant sa crinière de lionceau décolorée. Mister Drum bougonne tandis que je souris de toutes mes dents tout en savourant, enfin, une bonne gorgée de café bien chaud. Tsss, ces jeunes et leur alimentation bancale … tout un poème ! Heureusement que je suis là. Euh, je me demande si c’était une bonne idée d’opter pour de la confiture. Avec ça plus sa cochonnerie de boisson, son taux de glycémie va crever le plafond. Combien vous pariez que s’il apprend un beau jour qu’il a du diabète, il m’accusera de l’avoir entretenu ? Nous habitons dans le même complexe d’appartements. Du coup il est souvent radiné chez moi, et inversement.

Je peux vous dire qu’il est bien content quand Xixi lui concocte de la bonne cuisine chinoise maison. A la fin du dîner, je pourrais limite ne pas faire la vaisselle tant il a léché le plat. Enfin, c’est une image. Je ne sais plus s’il aime l’abricot. Dans mon souvenir, il me semble que son parfum préféré, c’est la fraise. Pendant quelques instant, un ange passe. Étonnant. Que dis-je, hallucinant. Dae Won qui n’a rien à dire : ce n’est pas normal. J’aurais jamais crû dire ça un jour mais … c’est trop calme. Ca m’inquiète. Non, ça me fait carrément peur. Je crois qu’à tout choisir, je préfère encore quand il parle à n’en plus finir. Hum, ce serait peut-être le bon moment pour lui parler de son Bo Cho ? La moitié de ma tasse bue et une tartine ingurgitée plus tard, je me ravise finalement. Il est encore un peu tôt pour parler de ceci. Après quelques secondes de paix et de tranquillité, je brise finalement le silence en rebondissant sur un tout autre sujet. Afin d’être sûre que Dae Won m’écoute de toutes ses oreilles, je pose ma main sur l’un de ses poignets obtenant ainsi toute son attention : « Au fait, à propos de musique, j’ai écouté la maquette du morceau que tu m’as envoyé. C’est bien. Je dirais même plus, c’est excellent ! L’instrumental et la mélodie sont juste à tomber par terre. Et puis que dire de ton petit solo de batterie après le bridge, si ce n’est que Frank Ferrer des Gun’N’Roses n’a qu’à bien se tenir ! ».

« Bon par contre, j’ai, comment dire … quelques petites réserves sur le texte. Tiens, je te donne un exemple. Second couplet : « Sur la plage d’Abukir, ton string ficelle me tente et m’attire. ». Bon alors déjà, de deux choses l’une. D’abord, où diable c’est Abukir ? Et ensuite, string ficelle … Really ? J’ai du mal à croire que tu étais d’accord pour de telles paroles. Cela ne te ressemble pas. »
. Ah ça non, ce n’est pas mon Dawa ! Lui qui aime les rythmes saccadés, les allitérations, les assonances, les rimes embrassées et autres belles figures de styles, j’ai du mal à croire qu’il se soit abaissé au niveau du string ficelle. Prenez la chanson « Daiamondeu » sur leur premier album. Chanson peu connue je vous l’accorde, mais qui gagnerait pourtant tant à l’être davantage. Eh bien, c’est mon Dawa qui a écrit tout seul comme un grand les paroles. Il a un vrai talent. Mélanger les styles pour créer un alliage et surtout un langage novateur : il le fait mieux que quiconque. Mixer des mots et des expressions jeunes, avec d’autres plus anciennes et qui tombent en désuétude, il adore ça. A la première écoute, c’est une chanson qui déroute et détonne complètement du reste de l’album. C’est pour cette raison que je l’aime bien. Il a pris un risque en sortant le groupe de sa zone de confort avec cette chanson. C’est tout sauf du Døubt. Avec ça, il nous a tous bluffé, surpris et pris de court. Personnellement, j’adore et suis fan.

Partir d’un petit bijou pareil pour en arriver à string ficelle, bonjour le gap de ouf, comme disent les jeunes ! Vu la petite moue sur son visage, j’en déduis que lui non plus n’est guère très friand de ce genre de prose et qu’il a certainement dû freiner des quatre fers avant de donner son feu vert. Je me lève et pars me servir une seconde tasse de café. Tout en versant le chaud breuvage aux volutes amer me taquinant les narines, je poursuis en déclarant : « La chanson et la musique, c’est comme la séduction : mieux vaut suggérer que dévoiler. Si nous autres les nanas, nous nous habillons avec des décolletés plongeant jusqu’au nombril et des jupes à ras la salle de jeu, le mec il se dit que ça y est c’est dans la poche. Qu’il peut d’office passer à la phase horizontale et faire l’impasse sur les fleurs, le resto, le ciné et j’en passe. Eh bien en musique, c’est pareil. Au lieu de dire les chose de façon directe, trash et crue, le mieux est de sous-entendre. Avec des euphémismes, des images ou que sais-je d’autre. De cette façon, il y a différents niveaux de lecture. Un gamin peut y voir quelque chose de mignon tout plein, alors qu’un adulte comprendra en lisant entre les lignes qu’il s’agit de quelque de bien plus chaud et olé olé. Ainsi, vous toucherez un public encore plus large et ne risquerez pas d’être censuré. Et là, je parle en connaissance de cause. Pensez-y mes loulous ! Si une femme veut séduire un homme elle fait pareille. En utilisant des jeux de transparence, de la dentelle, des bas coutures … . Ah ouais non pardon, mauvais exemple. C’est le genre de truc qui ne te dit rien à toi, c’est vrai. Hahaha ! ». C’est donc sur ce petit chambrage amical, et surtout affectueux, que je me rassois en face du zicos avec mon mug de nouveau plein. Apparemment mon Dawa le prend plutôt bien, si j’en juge son illusion de sourire et la façon blasé, mais amusé également, qu’il a de lever les yeux au ciel. En tout cas, si je l’ai blessé ou lui ai fait du mal ce n’était pas mon intention. S’il y a bien une personne envers qui je ne pourrais jamais être dure ou blessante, c’est incontestablement lui.

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You lift me up and you take me higher (ft. Lee Dae Won)
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